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Lower coast gazette. (Pointe-a-la-Hache, La.) 1909-1925, January 11, 1913, Image 1

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" L' FHaitation Saint Ybars
ou
e 1Maitres et Esclares en Louisiane.
, Recit Social
Par Alfred iViercier.
. , . /.
SCHAPITPE I. ait qu'il
En ce temps-là. .ier.cOm
I Le 5 cmi, le-trois-mats Polonia, arriv- regard i
î ;t de Cd.ix, entrait dans notre port, tervaile,
Sti Li-ntt jetait l'ancre en face de la ye~:x au
i ,e- Marig-ny. Parmi les passagers qui i.rotecti
S-n descendirent se trouvait un jeune piét6 qu
s :oni:me, dont la physionomie parais- avaient
sait plutôt française qu'espagnole. En de mini
S'ct, il itait français. Bien qu'il eût quitti 1
ni peine vingt-trois ans, il avait déjà art, po
r aiccup çoulfert pour ses opinions c'aves.
r p:i'que. Blessé et fait prisonnier Le jE
sur les barricades, à Paris, pendant1 pour m
I ls journées de juin 1848, il avait été nps d's
- dCp'cri en Aïrique. Après avoir ré- e'adres:
h -ist seize mcis, aux épreuves de la a eà re
Y taptiit. et au climat meurtrier de "'Mac
-e L:nb'ssa, il était parvenu à s'évader, que cec
et il s'était embarqué à Oran sur un La
st :aviro on partance pour Cadix. En Madam
• ch mcttant le pied sur la terre d'Espagne, larges
iil avait rencontré un ancien réfugié la rac<
an dont il avait fait la connaissance à ne :eu
-t i ars, en 1S1li, dans les galons de Le avcir
n' i Pru Rcllin. L'espagnol l'avait accueil- :er i £
Savec cordialité, et, s'autorisant de "VoÏ
he  cn ge et de son amitié, lui avait ile:;
ofl 'cun un conseil. "Croyez-moi, lui EFle
0n 1 ait-il (lit, ne cherchez pas à rentrer compr
vai dans votre patrie clandestinement. La avait
:ce ; c: nce appartient désormais au prince rzprit
ec- L;-.is-Napolecn; il en fera tout ce qu'il "Ce
icuvdra, jusqu'à nouvel ordre. Coin- fileur.
Iry i;ien de temps durera-t-il?... .qui sait? '.)
lel iiitateur supErstitiux et servile de l:and:
Rer icn onUle, il ie copi:-a jusque dans chIehe;
ga.r rcs faiutes; il s'obstinera, au mépris | 'ie:
i7 ,y , -ens commun, à se fier à ce que, u::pri
tw' .ins sa famille, on a l'habitude d'ap- l'avai
n Fpeler la bonne étoile des Napoléons. d'ana
: .nd re ':u follet de l'orgueil l'aura  .'t
, i.trci..n.n, lui aussi, à sa perte, la prcch
,rk ',:rc au:a lprs congé de sa dernière A'
n to -iluicn monarchique; alors, commen c
in crct de temps meilleurs pour vos anr s
enr idées ripublicaines. En attendant, al- c.: -
T. e;: -aux Etts-Unis; là vous verrez, i pa-?
ress ane toute Fltendue de son applica- mn
Sof 'on, le p-incipe gcuvernenmental que -i
vous cr. ye'a l~ plus favorable à la lib- l
sf - i l-·- n t e-cl son bonheur, i rcr
te- Vous observerez, vous étudierez; vous : k.
de r' lhi;ez. Un jour viendra, peut- avcc
'e, i tre plus tIt que je ne crois, où vou preim
r'- reparaitrez parmi vos compatriotes mIri
farn avec l'autorité que donne l'expérience. r:-r.
life T.n1::, j'ai justement un navire qui r
and va mettre à la voile pour la Non- "A
1 by \ elc-Orléans; je vous y offre une cab- roi
oots. ine. Vous trouverez facilement à vous mas;
, caser. en Louisiane, comme professeur.
' ate 'ai quelques amis à la Nouvelle-Or- l
iga te 'an, entre autres un ancien avocat et
Sattaché à la redaction d'un des princi- mar
vo'lu- aux journaux de cette ville; je vous fra.
luoni 'r'inerai une lettre de recommanda- :ur
vohi ticn pcur lui. Ne perdons pas de d'u'i
ans. temps; écrivez quelques mots à votre d'xi
him. 1 îmi"le, ensuite, nous nous occuperons c n
itornio d votre malle de voyage." cl
data. i Le jeune proscrit avait suivi le con
ations tcil de son ami; debout sur la dunette L
evolu-' du Polonia, au moment où le soleil :
the ,eecendait scus l'horizon, il avait con- j Ir
tstates templ- longtemps, non sans émotion,
et cette terre d'Europe dont il s'eloi- ïan
a ns, ai et la mer qui' l'emportait vers s'
Snshe stinée incertaine, peut-être heur- I:
, have ieue, peut-etre madheureuse. A voir
e in air calme et assuré avec lequel, en e,
"ty hall é.trquant, il marchait sur la Levee, ! Y
ege on on n'eût pas dit qu'il fûtt en pays
dar at- éLtra;nger. 11 avait étudié le plan de la m,
r i3 ai i'ie, il savait biben son chemin pour
's iife. i e rendre aux bureaux de l'Abeille. Ili
o cf thei prit la rue de l'Esplanade, et se dis
curating pozait à tourner à gauche dans la rue
i club de Chartres, lorsque son attention se I C
iw dots i xa une maison ; sse dont toutes les Ci
i a case pertes et fenêtres ,taient grandes ou
ill soon verts. Les deux chambres de devant, la
srs the donnant sur l'Esplanade, n'avaient.
urchase rcr tcus .meubles que des blancs
its en- ,Ïlicncs le long des murs et occupés, <
:st club co:x d'une pièce par des nègres, ceux
- l1e antre par des négresses; quelques v
gens de couleur d'une nuance plus ou
hairman n-,oins claire étaient mélangés avec ces
mission, noirs. A chailue pilce correspondait, c
adquart- sur le trottoir, un escalier de trois '
ler. He marches; sur les degrés de l'un et de
ed Nic- I'autre se -tenaient debout quelques
h was ni~gres et quelques négresses, tous
Panama dans la force de l'âge et paraissant
1ouir d'une excellente santé. A l'inté
Q Qezon,i rîeur une porte à coulisse ouvrait une
pir.o as- large communication de l'une a l'au
measure tre chambre. Au second plan, oa voy
Sa pro- ait des pièces plus petites, peu
ment to êclairées; puis, au delà, une galerie
- 4, 1913. |ocnnant sur une cour ou fond do
y for the lequ.ellce taient une cuisine et les dé
ndence is pcndances.
s deemed Un homme de race blanche, grand
verag-ry et robuste, allait et venait de la
t h clambre des" hommes à celle des
colonies, femmee7 jetant de temps en temps
however, oi n coup d'oeil- du côté de la rue,
a nation, comme font les marchands qui attend
it pople. i crot la pratique. Jeune encore, il avait
a peopleI déjà cette bouffissure des joues et ce
die on the i t.int violacé auxquels on reconnait
SGEC: hadit:fdls d'i:rognerie. On voY
4 -
ait qu'il avait dû être beau au cern- I"
:encment de l'âge viril.: Il avait le.
regard intelligent mais dur. Par in- "Si j
tervaile, il levait religeisement les b s. u
yi yx au ciel, comme pour implorer sa j a
:.rotecticn; mais c'était, moins par vatard
pi té que par une sorte detic que lui vanta
Savaient laissé ses ancienn.s fonctionsa nt
i de ministre protestant; car, il avait Pa vit.
t quitt, l'état, ecclésiastique !epuis cinq la éfrg
1 arr, pour se faire mar hand d'es- la
di."
s :aves. ' " 'est
r Le jeune étranger raleiiit le pas, 'air
t pour mieux voir; mais il .ne comprit faire,"
mettre
é pas d'aord ce qu'il voyait. Alors, Et s
- 'adressant à une négresse qui venait e
aà - rencontre, il lui dit: 't-il
e "M"acame, je vous prie, qu'est-ce "Di-l
r, que cela?" r pondi
i La négresse s'entenda-t appeler,
car, je
n Madame, se laissa aller ai un de ces "C'e
e, larges et joyeux rires particuliers à S"in
ié la race africaine, et donti l'européen et
à ne :cut se faire une idée avant de les 'il et
.e avcir entendus; puis, r:prenant àS' e
vante,
il. aeii scn sérieux: pD ii
le "Vou pa oua don, Michié?" repondit- p
Lit cil:o "'c nig pou vende." Le j
ui F!ie s'apereut qu'elle i'etaft pas c..isi
er comprice; alors, elle se douta qu'ele risn
Sa avait affaire à -n étran.er, et elle i ;cri.
ce rprit en bon français: Cn,
i'il "Ce ont de nègres à vendre, Mon- r
m- i leur. , n ein
it? ' .'.h!" fit 1' inconnu, et il ne de- coci.t
de ! :anda plus rien. Il y avat bien des copa
.ns I chICe dens ce simple "ah!" La une es
ris n.rese n'y vit qu'une expression de a o
Lie, i :-prie ltaie; quant . celui qui tra::
ap- l'avait prononcé, il n'eut pas le temps pIru
ns. (nalySnZ cnr E0 impression: sa vue U
ira G'.'".t .j- à fixée sur que-iu'On qui s'ap-t adn
la pr ch.it, tcinat par la mairi ne petite d'epr
ère Iri'riselle a quatorze ans.
ne- L'hnmn . q(ui "venait etait un louisi- ercC:
vos I arnaK do vielle souche, un type de l'ar- 1ne
al- 'c- :rat!i Cré le. D'une taille élevée, veau
rez, ! prisait cEcre plus grand par sa n uel
ica- m: nit:ro do t2nir se tte, haute et !
que -. ^e ' 9, u jete en arrière comme La f
litî I ' : ' ic
eui-~ c.. . Mince, bien fait, é6egamment ij .
:ous I-.:' la derniire m'oe, il marchait Ce'ç
eut- vec une déeinvclture où se lisait, au j s ,
ous pre.Bier couti d'oil, l'etti ic de soi- tj:r,
otes !mne ct i h -tu .oi e du ccmmnu- ! c t
nce. m nt. En l'apercevant, le jeune \ 1L
qui (utr' er 'a dit intérieurement: ;imu
fou- "A-t-i l 'a1r fi", celui-là!... .le grand , ti
cab- roi 'ssuCrus, dans toute sa gloire, nas Ch
vous t.ar:i't t pas plun superbement." hm:
eur. La filette avait un costume qui lui i ho-'
e-Or- l.l*i:t à ravir; mais elle était si jolie gois'
ocat et elle avait uno physionomie, si re- snt
inci- marqualie, que l'attention du jeune i8
vous fr.ancais se c:ncentra exclusivement j g.
inda- -ur s.on visage. Ell avait la peau tjn
s de d'r.r.e tlacheur mate, et les lévresi La
votre d'un rose vif. Ses yeux, d'un noir , ,,
.rons fcenré et velouté, rayonnaient d'un
éclt deux et tranquille qu'un poète
conI ,rait volcntiers comparé à celui d'une Dr
nette 1 tcie nuit d'été; ils, révélaient una i
soleil 'ccvr sensible, une âme recueillie et vjr
t con- ilrcene. Elle eût para trop serieuse
otion, , ur"' scn âge, sans l sourire, charm- i '.
s'eloil ant de candeur et de bonté, qui se des- i l
vers sinait aux coins de sa gracieuse petite . .o
heur- i:ouche, d.s qu'elle parlait. v
voir Le !ousianais entra chez le mar- ccl
l, en chand d'esclaves; celui-ci leva les jco
Levee, yeux vers la plafond, Eoupira de satis- i
pays facticii et s'inclinant respecteuse
de la ment:
, pour *'"Monsieur Saint-Ybars, dit-il, je suis ch
ille. II heurux de vous voir. Vous tombez
se dis- tien: j'ai deux lots magnifiques, it
la rue t'omri:es et femmes, tous sujets de ..i
ion se choix, excellents travailleure, et plarmi ,'
teses s cl.x Cuelques ouvriers spéciaux." ji
es ou "oalut, Monsieur Stoval," répondit i
levant, laconriq.:emcnt Saint-Ybars, sans re-I
avaient :ar.er le0 marchand, et m3me sans
blancs P or.idro la peine dissimuler le mépris 1
coupés q 'il avait pour lui. On peut trouver
s, ceux t_'ange st contradictoire que lui, que
uelques veiait ià pour acheter des esc!aves,
plus ou ,~^risit celi qui faisait métier d'en
vecces vcndrco; mais ce sentiment, logiquc ..
pondait, cUi nct, n'en existait pas moins chez ti
le trois Ii. - .
' et de "CGui Monsieur," reprit Stoval,
uelques "con'r.e j'ai eu l'houneur de vous le
s, tous aire, tous sujets de choix, excellents
aissant r.vail:eTrs, et parmi choix...."
.A 'inté- "c!eet bien, je le sais," dit Saint
r ait une Yiars en interrompant la ritournelle
à l'au- Cu archa- d; "ils appartiennent à la
o n voy- ucion de la veuve Hawkins. Les
r heritiers sont à Eostcn; ils ont en
galerie voyé l'ordre de les vendre tous, grands
fond do e petits. Et ce sent ces mêmes gens
t les dé- qui prechent l'abolitionlsme, au nom
de la philanthropie. Hypocrites! Mais,
, comme ils disent, ces saints du jour,
e, grand usiness i business: j'ai besoin d'un I
t de la orge: on, pour remplacer un des miens
elle des ai perdu. Vous en avez un; il
n temps nomme Fergus; oil est il?
Sla rue, .'Fergus, avencez," dit Stdval, en
i attend- s'adreseant à un jeune nègre. - ..
, avat Fergus .EOt des rangs. C'était un
ues et ce
reconnait gnil!ard de vingt-cinq ans, bâti en HIer
On voy- <ile, à la mine ouverte et, joviale.
"C'est bien toi qui es forgeron?" 2
demanda Saint-Ybars.
"Oui, maite, cé moin," dit Fergus;
"moin cé nég créol; mo pa nég paco
tille; moin; pa gagnin ain forgeron
dan tcu la ville, ki capab forgé, ain ' T
fer à choil joli vite pacé moin. Mo
capab racomodô ain lessieu é I
iou ';a qui cac6 dan ain voiture. :
Croche, vérou, charnière, gon
piton, tou ça cé kichoge ki con- I
ain moin. Si vou achté moin, maite, j
vou capab di vou achté ain vaillan I
nég."
"Si je t'achète," remarqua Saint
Ybars sur le ton de la bonne humeur, 1
"je suis sûr d'une chose, c'est que i
j'aurai fait l'acquisition d'un fameux C
vantard."
"Non, maite," reprit Fergus, "mo '
pa vanteur, moin; ça mo di vou cé la 1
vérité. Vou mnennin moin dan ain
la forg2; va oua si mo pa fé ça mo . 1
di." 1
"C'est précisément ce que je vais i
faire," dit Saint-Ybars; "je vais te
Smettre à l'epreuve."
Et se tournant vers Stoval:
"Le prix, s'il vous plait?" demanda
t-il. -
S"Dix-huit cents piastres, Monsieur," i
Srépondit Stoval. "C'est bon marché;
ri car, je vous ferai observer...."
_ "C'est bien, c'est bien," interrompit
SiSaint-Y:ars; "je vais le mettre à l'es- ./
n eai, et ie faire visiter par un médecin. i
S'il est bon forgeron, comme il s'en
vante, et s'il est dans des conditions je
rh ,iqes irréprochables, je le 
Le jeune français, dominé par une
a curiosité facile à comprendre chez un
i .trciner, observait avidement mais
e1 dicr;-tem ent ce qui se passâit.
CComme Saint-Ybars allait sortir,
S'de-.x hommes évidemment n'appart
Se ient pas aux rangs élevés de la
de'- i cci'tc louisianaise, entrérent dans le forma
ie cormpartiment des femmes. Il y avait Titia.
La une esclave qui tranchait sur la massé Le lr
de ;ar son teint et son attitude. Le jeune ex
lui ta ::ger, la croyant de race blanche, en sifi
lp3 plrui fort étonné de la voir dans un h
:u; groupe de négresses à vendre. Belle .n
a' t cdm1irablement faite, elle avait trop Sain
tt d'esprit pour ignorer l'influence que diaom
. ,cs ava.ages naturels pouvaient ex
si5 erccr Éur son avenir; aussi, avait-elle
lait i cendar , se disant que le noru- que
u iv eau miîitre que devait l'acheter, n
s n'uel qu'il dût, ne la traiterait le seca
ie ps co-ime la première venue. vez sa
me La tend de sa pensée se mani- Pc
une iac inf a lvmianière gracieusement - -!
ient imperlnente dont elle tenait sa tête. demia
hait Ce 'e ndant, quand elle s'aperçut rque .C,
, au' ~ ndil
au i deux inecnnus qui venaient d'en- iondit
Sci- trer, la regardaient avec des yeux ar
d- dci.t, et qu'en même temps ils chu- Urnc
iune j ,,ic.ent en échangeant des signes af- pris I
*irniatits, elle se déconcerta; elle pres- sur lE
rand iîtit cue l'un ou l'autre allxit là mar- amt'r
, no lhncr, et lidée d'appartenir à un mais
homme du commun lui inspira une
!uli ihorrer inexprimable. Dans son an- Cette
jolie goisse, une chance de salut se pre- LlanI
i re- i :nta a sa pensée; elle la saisit avide- venir
ieune i t. Elle fit, coup sur coup, des lhber
ment ligros , la fillette que Saint-Ybars 0our
peau i tnait par la main, pour l'attirer à elle. du I
evres 1 La petite eût bien voulu répondre deux
nuoir l son appel, mais elle n'osait pas.
d'un Ce-pendant, la' figure de l'inconnue qui pez,'
podte u priait, prit une expression si déses- | int
'une pirée qu'elle n'hesita plus; elle quit- s50n
t un ta la imain de Saint-Ybars, et courut fami
Set s la suppliarte: vcnd
rieuse ' "Ccmin:eous bel!" di l'esclave ;'n
arm- une vcix caressante, "vou gagnin ain épei
e des- . ii lair si tan comito; vou popa riche, Crai:
petite 1 :o sûr; di ii achté moin. Ma linmin j lui
v ou tou plin. Epi si vou té connin je n
mar- comme mo bonne coiffeuse é bonne son
a les couturise! ma rang6 si bien joli che- ul(
satisi veu doré lai! couri vite di vou papa u't
aeus- i achté moin." s
La fille de Saint-Ybars, cea cette Eac
je suis charmante enfant était sa fille, n'avait en
;ombez pas Lesoin qu'en lui mit, comme on la
.fiques, t dit vulgairemient, les points sur les celi
ets de ., elle comprit la détresse de ma
lanrmi i',s ^ et se sentit prise de compas- pci
i sion.' evcnue prés de son père, elle
pondit i dit on lui montrant la jeune pia
ins re- fmm: vic
é sans 'Papa, achte-la pour moi; elle est lca
nmpris ;I lune coiffeuse, bonne couturire." :
rouver "Mais, mon enfant," répondit Saint- I ti
claves, in prie, papa," reprit la fillette, se
ir den i "achite-la peur l'anniversaire de ma i b
sogique a r.ce qui est dimanche prochain; > a
ns cuez, rendras si heureuse, ch€ 'ri
Stoval, , ' 'Ct (tit passion chez Saint-Ybars; p,
os l il avait pour sa fille une affection ar- (
cllentsdente, Ens ornes. Qui n'et-il pas i à
s n Les a isa.t-il sa fille le prendre par la
oat en ma9in, la conduire, comme un grand I
egands enant, vers celle qui le désirait pour ,.
aunom La june esclave e nommait Tita.
es! Mais, Quand elle vit venir Saint-Ybars et
Si d jour, a , fille, olle rayonna de contentement. -
oin d'uns .ra fille, vous désire pour la ser
es miensi r?" ii dit Saint-Yfars; "est-ce que.
ez un; il airae:riz à venir avec nous?" i
i "Oh! oui, Monsieur," répondit-elle,
tival, en jc',rt tcut ce que je voudrais. Je suis |
ni ie t j'ai grandi chez des ens comme o
C'tait uein flut; je serai à ma place dans une !
te Iler- f.';ille comme la vôtre."
oiiale. i Snt-Y rt ;oppciln toval, et s'in-:
•r Je Pense a. Toi.
1 THINK OF THEE: WHEN THE BRIGHT SUNLIGHT
J T i Shimmers across the sea,
When the cool moonbeam on the foun tain glimmers, .
SI think of thee!
I hear thee, when the tossing waves' low rumbling
The echoes fill:
1I' And in the breakers' crashing, roaring, tumbling,
z} I hear thee still. ,
1 feel thee, as night's shadows close arounC me
In bosk<y
S On pathless moorland still, I think I've found.thee,
And hold thee then.
I s3 th-3 in the sparkling. joyouù river
Winding to sea:
! And in the graceful aspen's airy quiver,
..!,.i Thou art near to me.
,', I note the fragrance of thy perfumed breathing,
SAnd ebon hair,
S In every scented breeze; my soul enwreathing
In ambience rare.
I I taste the sweetness of thy long-drawn kisses:
O, 0, joy supreme!
S Rejoicing, find the balm my sick soul misses,
t In fevered dream.
j.
'i But all is vain! Invoking all my senses,
SI nothing gain: ^
a But only bruise myself 'gainst thorny fences,
. And writhc in pain. î.
.|Ç Some day perhaps a brighter fate awaits me,
,e Hope will not die:
a Mi And I may, then, in eagpr clisp enfold the,
SAnd cease to sigh.
,, W.
 . . , , . "  1,'1,,1' -3,3......
forma du prix que l'on demandait de avec 1i
Titia. I
Le marchand, en, guise de réponse, riuei e
exfcuta une longue phrase musicale lui ma
en sifflant; ce qui voulait dire en :vait 1
Oh! ceci, Monsieur, est de la mar- 4e sa
l ngu ge ordinaire: La f:
chandiEe à prix élev." . yerux 1
Saint-Ybars lui lança un regard les dil
[ d'homme blessé au vif, et lui dit: ct pal
"S'ii y à quelque chose au monde p)re.
que -j'abhorre, monsieur, c'est d'en- I a
tendre sifler. Vdus n'étes pas dans et s',
t le secret de mes affaires; vcus ne pou- "'Me
vez Ea.voir ce qui est cher ou ne l'est 'iséri
pa- pour moi; Ce no sont pas des ré- ;J aie
STrîiii qi1"u. je vo'is aeidi.; Je vous jî
demande le prix de cette femme." de ,n
"Deux mille piastres, Monsieur," ré- bcllo
i:onc.it Stoval, du ton le plus ans;
Srespecteux. u..
Une expression d'ironie et de mni- ji
pris passa comme un nuage orageux pj :a
sur les traits de Saint-Ybars. Il sourit c'est
Samièrement, et dit d'une voix contenue rira
a |mais mordante: tre;
' Vos yankees tirent parti de tout. vcu
i Cette femme à Boston passerait pour To
Sîianche; pourquoi ne l'y a-t-on pas fait :'.a
venir, et ne lui a-t-on pas rendu sa ccm,
libert?é Non, elle vaut trop d'argent Ybai
rs cur cela; la philanthropie de ces gens "T
le u nord ne va pas jusquà sacrifier Stev
Ire deux mille piastres." veni
's. I'Tardon, Monsieur, vous vous trom- ri-n
ui pez," remarqua Stoval; cette jeune . i
. es- mine ne fait pas partie de la succes- St
lit- sien Hawkins; elle appartient à une la
rut famille du pays. On m'a chargé de la de i
vendre pour éviter un grand malheur. voul
ve Un des fIls de maison est devenue vers
aini éperdument amoureux d'elle; on a roul
he), c raint qu'il ne fit un coup de tête. On L
in li i fait entre-prendre un voyage sous atti
nin je ne sais quel prétexte; on profite de elle
neë son absence pour faire disparaltre sa vi
he-. dulcinée. Je crois, soit dit entre nous,
opa qu'elle est...." Sa
Stoval n'acheva pas sa phrase, ne 1:ci
ette Eachant comment exprier sa penede tci
vait sans blesser les oreilles délicates de pc
on la fille de Saint-Ybars. Du reste .(
les celui-ci qui venait de le regarder d'une
de maniire peu faite pour l'encourager é Fa
pas- peurnouivre, lui dit: Ea
elle "Bref, on ne demande deux mille ail
3une piastres; soit; je l'emméne. Je re
viens dens une heure; nous réglerons e
est les tiux affaires en même temps." îc
Le détail do moeurs dont le jeuine te
int- ýtranger venait d'être témoin, l'avait cr
ifson. fortement impressionné. Mais la bi
lette, scène de vente devait être suivie d'un
e mal |pi"cde auquel personne ne .'attend- (
iain;. ;, et qui .. -'t émouvoir tous les as- :
cherr msant:, lui pi. *' 'tout autre.
Une négresse qui -ti près de la i
bars; Perte du fond, se pencha dans la p6
n ar- nombre, et murmura quélques rots
1 pas à la hâte.
uvait- Un être étrange, qui semblait sortir I
pour de dessous terre, entra en gliss.nt et
avait on rampant. C'était, une vielle mulât
Aussi. rcsc cul-de-jatte. Pour avancer elle
ar la s'appuyait sur ses bras dont l'un était
grand plus court lque l'autre, tandisque se s
t pour I1 T-tites ' ambes, torteuses et ratatinées, i
S s'llongeaient alternativement en frot-i
Titia. tnt le plancher Elle était de nuance
ars et cl ire et avait les yeux'bleus. Un ti
ement. gon àl'ancienne mode cachait entiér
a ser- ment ses cheveux, et s'épanouissait
'ce qu: j autour de son front et de ses tempes
s?" comme un éventail largement ouvert. I
It-le,~| Son vêtement se composait d'un gilet
Je suies d. raâu en flanelle, d'une veste de
Som Co cotonnade bleue avec de grandes
Sune pcch, e.t d'un pantalon <n cotonna'k
t si n- ,. c. extérieurement de cuir âtous
Savec le sol. Elle avait une expres
s:ci dcuce et intelligente, malgré ses
rides et plusieurs dents de devant qui
lui manquaient, on entrevoyait qu'elle
avait pu être bien de figure aux jours
S'e sa jeunesse.
La fille de Saint-Ybars eut peur; ses
yeux n'étaient pas familiarisés avec
l s difformitus humaines; tremblante
ct pâle, elle se colla au corps de son
p1re.
I a vielle étendit ses bras maigres,
, et s'écria d'un ton lamentable:
* Monsieur Saint-Ybars, cher ma tre,
t iséricorde! n'emmenez pas cette
;i.eu.ne w.nC .e aln moi; elle est la
a f lu-e ma fdilt,''lce'5st"la consolationli -
Sde ma viellcssc. Sa mére ,ui' était
Sbclo comme elle, est morte à dix-lit'
ans; c'est moi qui l'ai élevée. Il peut
vcus paraîttre étrange, Monsieur, que
:j'aie (to mère; mais la nature est
lx 1pžante, Monsieur Saint-Ybars, et
it c'est pour le prouver qu'elle a fait ce
Le miracle. Achetez-nmci aussi, cher mal
tre; vous ferez une bonne action, Dieu
t. vous bénira."
ir Tout en parlant, la vielle infirme ,
,it e 'at approchée de la porte d'entrée,
sa comme pour barrer le passage à Saint
nt Ybars.
1us "Tel ici, miserable avorton! s'ecria
er StGval; qui t'a donné la permisson de
venir trcubler mes affaires? veux tu
m- lien t'en aller, affreux crabe dont on
ne re tirerait pas un picaillon.
es- Stoval écumrait de fureur; 11 donna
ie ,. la malh.lureuse vielle femme un coup
la de p!cd qui fut plus violent qu'il ne le
ur. voulait peut-être. Elle timba à la ren
iue verse sur l'escalier de la rue, et alla
à rouler sur le trottoir.
On La voix furibonde de Stoval avait
)us attiré quelques femmes du vosinage;
de elles s'cmpressérent de relever la
sa viklle.
)us, Saint-Ybars avait pâli d'indigation,
Sa fille connaissant son caractère em
ne rcrté, l'enveloppa de ses bras qu'elle
ul•e cerra de toutes ses forces, pour l'em-,
Sde ;:.c~r ce rairir Stoval au collet et le
este i couer comme un misérable.
'une "Mon enfant, sois tranquille," dit
er é 'annt-Ybars; "ton père ne salira pas
Ea main en touchant cette vile can
aille aille.",
Sre- Le groupe des femmes accourues au
rons secours de l'infirme avait grossi. Leur
." rcombre leur donna du courage, et,
euie tcut e.claves qu'elles étaient, elles fir
avait cnt lbente au marchand de sa lâche
la brutalité.
d'un 1 .e vielle. on tombant, avait perdu
tend- :cn tignon; ses cheveux blancs, ap
s as- paraissant tout à coup, augmentérent
la pDtié et le respect que son grand
le la i::e inspirait à toutes les personnes
r ése- netes.
o ps "M. Stoval," dit-elle, "je vous sav
r 1 s mnéchant homme; mais je ne vous
savai pas capable de frapper une in
sortir rme sans .éfense, et de ricaner on
int et la voyant tomber, Je connais votre
ult histoire; à dix-huit ans vous aban
r elle :cnniez vous parents; vous ne leur
:éetait ;z jamals donné le vos nouvelles;
e ses vous ignorex s'ils sont vivants, ou
inées, I cit:; Ge misère. Après'une jeui .sse
a frot- dissipêe, vous vous êtes fait mirt ;trc
mance protestant, comme on se fait joeur
Un tir- |n noliticien. La religion ne vous en
n iit - !ien ant pas, vous l'avez mise de
ulssait côté, pour vous faire marchand d'es
Lempes r2a.ces. M. Stoval, vous irez loin: une
ouvert. C v ir.e dit qu'au bout du ·chemin où
ou vous marchez, il y à un crime et une
n gilet rotrce uni vous attendent.
ite de "C'et toi, vielle guenon," répondit
,randes Stcvpll ci haussant les épaules, "que
..a' ton insolence fera pendre un de ces
onna 1i? ( re'rt matins."
r àtous i (To be Continucd.) - . . . . . . . a n N U BEr
PDevoted to the Interests of the Lower Coast Ariculture, Horticulture, Fisheries11, 1913.
VOLUME V. POiNTj-A-LA-IAChE, LA., SATUV.DAY, JANUARY, it, 1913.
,';.,."_.,ý. VE.. . . . -- . -. . . . •. . . . . ., ._-i .. . ,
NATIONAL NEWS. H 5
The House commerce committee re- Louikian
ported lighthou e appropriation bill Rouge in
Scarrying w,1 ,O9,O. confer.nc
Castro-arch destroyer of the tran- The rest
quility of Venezuela in particular and created $9
all Latin America in general is detain- of 1912.
ed at Ellis Island, New York. The The hop
: government v;ishes to depert him. He the ho:, fi
is wiliing to give bond that he will chey disapp.ar,
the federal court3 while visiti,.g the
United Stat(es. Ire is a tourist, he The N',
claims, and that he warnts to visit the duce artis
rincipal puint of our country. the eours(
'Senator Jeff Davis, of Arkansas, Mr. Jo,
.ropped dead at Litt!, Rock last week. single tax
His death resulted from an attack of was in I
appoplexy. lHe was one of the most while on J
picturesque figures in Am.erican pol- I Several
ities. His speeches .;maek(d strongy I the trials
of the dramatic. For his whole life- New Orb
time he served the people of his state Ias disae
well a:.d fearlessly. The American fof'eitced
Senator loses its mast peculiar meem- There i
her and regrets his death. ery in Ne
The dynamiters have been nalowed i stran'
bail. The basis of bai is ,,ry..'for but not
each year of their senter.nce. The boil !r small poI
Sfor 32 out of the 33 imprisroned nion- The J
. ~ ThecJc
ists totals to the enOurmous orum oi aTd spee
: $1.100.000. The aftor:.ess for the I
dyn rmiter3 exp:re es doubt as to thi navy vy'~
Sability to raise such an enormous sum.
U Bun state they will strive to secure h
" in r!ze t,
that amount o; bail anr.d have the sent .ed
enced men out as car;y as possible. " s'
A n
Cyclonic storms swept the Atlantic JoAin
Coast of the United Etste last week. NwOr
These terrific winds wrecked nmay Feb Or
dwellings, tore r.um!,erless water crat ageantb.
from their moorings .ed sent them to the
wildly adrift endariangerr.g ether v"seis t trical e
ý' that were tossed and buff.ted tby the
s storm and already in very bad nhape. Ju:ge
Telegraph wire- were t,,.n doin a McCali,
easily as.if they were fine weak known
Sthreads. " A bu:dindg in Piladelia prehid1
was partially demoiShCe.- Planter
SPrms'dent Tait preachE:d his fu':cral . ! :..
oraton at hs "politt.l wake" as .R : :
. termed the occan: i, at, a bsau:,a:
S ev hich : attended last v.cek i. New The, i
Y.ek at New York's p lati.i Waskio' f shows
A. toria hotel. His speech was 1ing'dl of .the
Sithi a Keling of care and caut"icn and ret leni
ahe whole speech was marked by a de- those
rnfe to advise the rscj ' to go slow fccdi
iitd be careful that J-hey do nr.t limake The re
4' alse iegislat: g .ter. Ieis ,p,.ch has te
:l concerv ive and cxtremrly on- the Cc
• ~ ~ ~ , .~li ,4_., :. . -. .
___ dent Taft has decided to lea ve ial ca
:pttlement of the dispute betwveen liivere
_ land rn the Urnitd States o0er on c;
the granting of free tolls to American ! emphi
bottoms ;hrough the Panama Canal to girs
an arbritation bosrd composed of an and <
ual number of American citizens and Grcee
$ritish subjects. Loandern is pheaed by the at
tis presidential declaration. Presi- Sen
ient Tait objects to settlement by the the p
ague, claiming that such a settle- Latin
merit wguld be hampered by the fact leans,
that all Euiope is interested in the into
'iestion of free Panama tolls to ticni
Imerican ships. Centn
James R. jKeene, millionaire turf- are s
an died last week in', New York just Seve:
'ne week after his valet had committed He t
ieide. The] unfortunate boy scrib-. whe.
bled a poem upon the death of the It is
eat horse Syr oby, Mr . Keene's most
eot valued of his string of race horses. txont
owner foi!cwu the boy almost a groe
tek, to the hour. Mr. Keene's hfe and
b very strenuous. At times in pov- 1
yet always he regained his foot- i.
4and died rich. A lover of ra'! ;,ea
es he owned at one time the fin-ct an c
Of horse flesh in the world. He was St.
big man, big in his accomplishments. I and
feelinga were big feelings. His I the
ath is regretted. tad
'Senator Bailey, one of the most elo- nec,
ut members of the upper house of The
agress delivered his valedictory in cou
'Unitcd States Senate last week, a ti
ich was not a tame affair, but in the j clai
e of which he applied some ugly not
bets to William R. Hearst of New hk:
- k newspaper fame. Senator Ash- dec
rat, of Arizona, who is a friend of Bo0
apostle of yellow jourrslism, re- the
,ted Bailey's remarks. Bailey re-1try
d by inviting the Arizonian to see ho'
- atskid. Bailey's career from a
us view point is sad. Eminently
tflled to lead he let himself be led. of
'dard Oil cennecticns damned his di
tiircl s~ucees and he who sh-uld er:
== - bn gre~t, for God had made him m
"ct great because of his own ar
and lauc of foresight.
raCn
Wilam ilockefelier refuses to ap
ras a witness before the money
ag commnitLee. He cannot be h
H His.r, aidence i3 beingv:atches.
- ye t no one has seen .im. It has
 e geo,-e nm t u re,, y ;i':(OD to b:
n ~. t is inde*d ditressing to la
' bt " s . nihed States government ,,
1 unds it so easy to summon a la- ,
Arts.ds it almost impossible to!
on a man of miliions. If no law .
t.that empowers the government
mapel this man of millhons to ap- a
pit courts then it might be well 11
kic.ie. Time ncw spent in less 1
til debate might be used wi'h
n icr the time expended if
*Ueulous searches as the one now
im ii- quest of the millionaire
ye - ri d impossible in the!1
STATE NEWS.
I Louisiana farmers met in Baten
1 Rouge in fourth annual dCnlorstratei e
conference.
- The resourc-s of the state banks in- ,
i creaed $9.689.439 06 in the last quarter, .
of 1912.
e The hog cholera that was worrying .:.
the hoe: farmers of Acadia hai entireiy
Y disappeared.
r The Newcomb Art School will intro- oe I n1
e duce artistic w,:rking of cypress into ,nt de C
e the course of art at that institution., t "i.n":
Mr. Joseph Pelc, chamion of the o Xrci
single tax movrncnt and millionaire, On d'see
was in New Or!eans for a few days :onI:me,
st while on his way west. sait plut
-i Several convictions have resulted in ', in
'y the trials of alleged white slavers of t pine
- New Orleans. One notcrious slaverj tlit':cou
to has ,.discppearcd. His bond has been sur ls'
an forfeited. Ins jour
T- Tlhere is an epidemic of petty thiev- der~s
ery in New Orleans these days, whiich siCti ý se
d a strnge because of its non frequency at
or but not at all surprising because -f the timb,
,ii I small police force of that city. ct 1 s't
in- The Jcanue de Arc, one of the finesot .avlre
of and specdicest cruisers of the French .icttant
he navy in in New Cleeans. Her i sti- il a.ail
m I:ated sp;eed is twenty-five miks an doent it
hour. She has six funnels :ndt is .,t . a s,
in rie to a first-elass battleship being iCru R
c!assed as an armorred cruiser. I a:ec
A new carnival crgar.ization, the ' on 'a
tic .ovians, will appear in the streets of :cune
k. New Orkans this c:rnival season on avait-il
i Feb. st., in a electrical carnival dans vi
aim ,lageant. 'ihis wil a.dd r:;cre Lrillir:rce : :nce
1m to tie carnival festivities. The eltc-, !;,uiý
;ei trical effects w~il be dazzling. .vcura
1e. Judge Emil Po:t and Hon. Henry i:ien d
as McCall, of New Orleans, both well imitat
ek, known sugar men and both 'Xrmner aeln o0
na preid nts ,f he i Louisiana Sugar .cs fa
Planter's ,Asscirtli ., caiei in that city ,', set
as:t " 'Ik. Pe:.r deat11 reimoves two ia.'n3
Smre of the old timers from this gra 1 peler
ur : -id state. . nd
tw±i Th_" r:epcrt of the Conservation Boar i ,tr
0o' f shows a belance of $2080) on the ur:k ,. ae::
o-rd I ci the year. Steps have been taken to luic
and reilenish the supply of wilk ga.;e in erc e"t
ide- those perishes wvhere the last year idlees
s:ow Pcdic Lave left d-:culation and wan° t ;:1 :"
:ake The report shows that much progress can'
-cch has teen made in all depa:rtm'cnta of _ion,
on- the Commission's activities. vous
- - swerT; Iow Congressman As- A'e
vwell, and once upon a time gubernator- Vcs
ciave ial candidate of the inder.ndc.nte, de-i
seen uivered an address at Little Rock, Ark., tre 1
over on countrY life and its prcducts. He rear
ricani empiasized the need of educating farm avec
la; to girns and boys in mettods of farm life '! in'
I an and declared the study of Latin antd va U
s and Greek roots should be supplanted by elic
ed by the study of corn roots and cotton roots. Ime.
Pre Senator Alden Smith of Michigan, of , ~i
Sthe the Senate Committee to investigate
ettk- Latin American affairs is in New Or- .ican,
a fact leans. He is here priocipally to look attas
in the into the financing of the Maderorevolu- i :au;
li to ticn in Mexico and a!so into the chronic c.our
Central American revolutions whiica tion
turf- are supposedly hatched in New Orlans. tEml
Sjust Several other Senators are with him. :em
mitted He will go shortly to San Antorio de
scrib- where he wiil collect some more data. i Li
of the It is hoped that by these investigations til
eene's most if not all cf the future revolu- cdu
horses. tonary movements that retard the 'des
nost a growth of the Central American states tern
's life and Eifxico will be stopped. et
n pov- Thi Boston Club of New Orleans, a ,i
toot- c!ub v hose members are among the .ne
f ra"e wealthiest reople of New Orleans, have eue
fir-ct[ an option on the IIoward residence in l'ai
fle was St. Charles srcect, next to the city hall ti1
iments. and within 3C0 feet of Soule College on i cn
:. His the next comrner. There is a bar at- iTr
tached to the club and such a bar is a! il
st elo. necessery feature of this club's life. iso
ouse of T'Ihe club attacks the power of the prt
tory in courts to prevent them from operating !
week, a thirst quenchiog parklcr. The club de
t in the claims that the Gay-Shattuck law dots fi
n ugly not have any binding force in a case p
f New ike their case. The courts wvill soon ve
or Ash- decide. If the decision favors the
rieid of Bostonians then the club will purchase r
ism, re- the Howard residence and aiter its en- 1l
iley re- try it will have one of the finest club cc
n to see houses in the union.
from a gi
inently Mr. Eben Smith Wheeler, chairmanr
f be lcd. of the Nicaragua Canal Commission,
nned his died id Detroit, his official headquart
o sh uld ers. iHe was an able engineer. He ,
nade him made the survey for the proposed Nic-,
his own aragua Canal project, which was i
abandoned in favor of the Panama d
s to ap- Canal route. "
_e money The Phiiipme delegate, Mr. Qdezon, r
n not be has been instructed by the Filipir.o as- 1
'watches. sembly to support the Jones measure t
r. It has to give the Philippine Islanders a pro-i
' .C5i00 to bationary provisional government to
essing to lss eight years beginning July 4, 1918.
vernment The selection cf the 4th of July fer the i
.mon a la- granting of Philippine independence is
bsible to , happy one. If such a step is deemed
If no law wise we couldcelebrat;e the anniversary
vernentLt of our own independence no mdre mag
dns to ap- nificently than by granting the ind-i
at b n well pendence of one of our own colonies.
It in less It would be morally wrong, however,
used with to thrust independence upon a nation
penpded i whit h is naturally a dependent people. i
me one now And if the Filipinos are such a people
nillicnaire the then the Jones bill should die on t.e
i e.lendar,

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