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Le Patriote canadien. (Burlington, Vt.) 1839-1840, October 02, 1839, Image 4

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M ELANCES.
Yankee doodle.'
La i-hn-: de " Valine Doodle,'
tire
son on one Ie 1 .Ulliee leJJ. on mi in...
I I. . . ' I - I .. .1 . .. . ...
quim! b s anglais' Ifoictierit de réduire le
pouvoir Fiançais aux Canadas, l'armée
aii'.'îai-e '-tait campée dan l'été d" Fî' ni.'--'.''),
Mjr la rive Orientale de l'HuL-on,
non loin e il Sud d'Albanv. Des !c rom-
nn'in enn iit de juin, bs iroup-js
de lE-t
furent envoyées au C;aiala. Leur mn-rhe,
leurs :u-ri) ii remeus, l'oid.e des soldat?, tout
enfin fournissait, matière il ramusenient de
l'armée anglaise, qui satiri-aif sain p t -cette
milice. La mu-i que jouait de, airs qui
existaient au moins depii deux cents a
Pour la tourner n ridieule, un médecin an
niais, nommé Sachbury, nniiHi-;'. un air
qu'il recommanda aux olle i rs de inil
comme très éiebre. La plaisanterie réussit,
t en p u d" jnur-on ti'ei fendait que h. an
l:ee Doodle dan- le camp piov iiici.-.l.
Lu moins de fiente ans de celte époque,
Lord Cornw.illis et son armé'; se rendaient
a l'armée américaine sur le m( m air.
LVLNLMLNT KTIiAM;
II y a quel pie. terns qu'un shérif du
Mis-issippi reçut, en sa qualité, vinirt nulle
piastres; et soin prétexte d'avoir allaite, il
laissasa mai-oii pour quelqii " jour.', eu re
meilnnt l'argent aux soins de sa femme.
Le soir du jour de son dépai t, un voj a L'etir
vint demander l'In -pilalité pour la tnul :
apit's quelque hésitation, elle hit fut accor
dé". La nuit él ut, avalée quand tmis
homme,., barbouillés da noir, se n minent
;i li mai-rn, demanib rent il la dame Tar
L'eiit qti'i Ile avait M)tis .a iiario. I'eranf
e;ue la ré-i-tance s i.iif vain'', elle les con
duisit dan la t hauJuiî ou riait logé le
x n m r, ne ( nui conienait l'afreeiif. M s
' . . I l i
avanl (in ils purent s en leiiilre maîtres, le.
voyageur, qui avait été révillé par le btuif, ;
lue tin des VoleuM, la dame eu lit autant j
d'un aune, et le troisii me fut poignaide j
dans le (ems qu'il lu n bail a fuir. Lu la-1
vaut I-noir (! lean visa (( lui qui avail j
été tué par la dame, (ut ieiti:uu pour élie
son propre éous, et les deux autres ses
voisins. Telle est la ub.-tance. de l'évé
nement rapporté plus au long dans un jour
nal du la Louisiaune.
IMtF.SSK M MUE.
La liberté de la pn-sse -st. dan ton les
pas un puissant, instrument de bien et de
mal. lTnc presse (pii n'est point vendue,
el la vraie seiilin lie qui veille sur la tour
de la liberté; mais une prose vénale, inei
ceiiaire, est tout ce que la liberté a de plus
datléieiix, parce qu'elle est une ennemie
trail res.m; : elle crie " tout est bien," tan
dis (pie les dioiisdu peuple sont eiivah'n et
deviennent la proie du pouvoir et des ma
chinations ; au lieu d'être l'ai ciisr.liice de
la corruption, elle en est la complice.
POPULATION DANS L'OUKST.
Dans peu d'années l.t balance du pou
voir politique si ra trnn.spotiéc de l'L-t dans
l'Ouest. Celte époque est plus prochaine
qu'on ne la suppose énérab ineni. On ne
peut la placer au-delà du prochain n cen- j
semeni. i.a p.qiui.un.u uim.i.msi "'s au
m i nut nu ni I'M" imiu, .i Mum i win-
me (levant selevera ll.,wni',ni ni i Haitians.
I ' H.,.4...k....ll I"
Nous donnons l'évaluation suivante pnu
ISI , de la population des Flats du Sud
et de ceux de l'( )ue-t en noinbics ronds :
Obio
Indiana
lil.Utll) Arkansas
y.0,iliHI Louisiana
2IHUHIM
p 10,000
S jM.oi 0
linois
71111,11(10
.Vu,'" M I
15 ooo
1 10,000
l.V,i"'0
Kentucky
Tennesse
Alabama
Total,
Michigan
Wi-rnn-in
M.ssoiiri
Missis-ipi,
J.iil,IMHI
. Y ni i 1
o.)
L allument aiion a y ajonieresl d environ
(I10,i00, re qui lotineia la moitié de la
population des Ftats-Feis pour 1M0.
Tel est l'accroissement surpicnant de
la population dans l'Ouest.
Cil ARTISTES.
Quelle sera la tin des mouvemens des
Chartistes en Anuletene ?
Les hommes ne piév irent point la lévo
lntion Française, cependant lie vint ; et
...t I ri 1
une lerrililo lesiruciioti les lonceniens ue
la société en Angleu ne n'est point iiopio
liabl'. L'oiaeequi i:rnde maintenant sur
l'Aiiirleterre pourra bien disparabie, pour
une saison au moins, mais si le niéconten
tement des millions, léj;i si menaçant, n'est
point nppiisé, nous crovons (pie l'Angle
tene devi 'ndra une scène d'évèncmciis des
plus remarquables.
.Inli'rrssinl pour les Souscripteurs.
Cequi suit est un extrait d'une lettre a
dressée dernièrement par le liia'itre-cénéial
ties posies au maître de po-tc de Newport,
R. I. " Les maîtres de posies peuvent in
sérer l'argent dans une lettre à tout propti
élaire d'un journal pour payer sa souscrip
tion a une troisième personne, et affreanchir
la lettre si elle e.si écrite par lui-même, mais
si la lettre est éciite par une nuire personne
lojna'.tredc poste uc pi-iH poidt l'affiauchir.
AGRICULTURE.
Aux Etats-L'ni-, n France, en Rei u
:; n Fru-sc, ers Sui-: et dan d'autres
partie; !e l'Europe, bs soe;étés, des in--1-tulioii-
d'agicilfree ii;-ti iii-nt .t un.A-n'
, s ei:il. vateurs dans bs divei.- s biam h -
b ur profession ; i'- ri reçoivent 1 s
iiifjimatiolis les plus luioiiieu-e.
Au t'nn.id'i, riihpeifert: n itee çu;e!
de plus-sensible. Les s'icié'és d'Abri :ul-
Ml!'e V IlianqUe-Ilt ; Celle (jlji Vistejil so'lt
iii-u!'.i-antes $ i î ihl'-s' iiien' 't:', ce
pendant, de la plus l.a iie importance Mjur
toute la roiiunuiiauté, é'ant prepte- ;i pu,
mouvoir les plus jran'l- avanta'' s. 1 1 r
done, du devoir du eriienn rit et th s
particulier", d-; faire tout, en b-ur jKuii
pour améliorer la :(adi!i';:i de l'A 'rrii id
lure en eeîle f;rtil contiér, en piopa:.mt
les meilleures in-inu tioa-j'.atiq'ie parmi
les jeunes a.'m ul'eiii.
On ne doit jam: is oublier que la trrie et
c tiavail sont l s pui-antes i .-.ource,,- de
la fortune piil'b jiv et de la foitune paai-
ul crc. Pli: - ou f-rtil'.ra b-teircs, plus
on pris iueia. de coimai-, a.'ice.- aux aLrin:ul
ti i.f, plus au-'-i on relit era d'avant a;:;'', et
plus de foice .t de tn la1; .n lé -u!n : -iit .
(j'est la dilui-inu des lumières parmi un
peuple, dans lou'es ls cla--ej.de I,t-oc:é r,
,-ur les coimai-saiic s titiles, l'indusiiie, l'es
prit d'entreprise, qui in-piu; i'Iiidéj nd nice
et rend un état vraiment respeclable.
Les.-oîs les plus ricin s rie produisent rien
de piofit tîile ans culiuie. Les (dus grand
dm:- Tia'u el n profit nt point il eux qui
e po--ed'-;if, a nio'ns que, comme les sob
licfn-s, iii sti,ejit cultivés avei; a-siduiié,
I (liil'S et MiJis. (lH llos jelltl.'M CUÎtiva-
teuis Canadi'-tw fa--ent donc tout en b tir
fnuvoir pour acquéiir les connaissances in-di-pi
naob - it bur noble profusion. Nous
(lisons liolile pio.e--
'
It'll, car quelle (UIC Soil
idée de'i adanteeiie des clashs privilégiées
en l'.un'pe, et s arisUictates du Canada,
èin s à courte-vue, attachent aux travaux
des C hrimus. li- Ofli tolliours nlitellU le-l'lUS .
.rands îopcts les hommes éclaiiés dans
tolls les siccl' S.
Durant notie séjour î'.u milieu des babi
tans Canadiens, nous avons été a même
de nous assurer qu'un point essentiel y est
fiés défeelif, le défaut le connaissances
sur la nature des engrais, leur préparation
et l'einploi qui doit en être fait. C'est
pourtant un sujet bien piécieux pour les
cultivateurs.
On doit attribuer en partie, a ce que les
terres, faute d'être rmiendéev convenable,
na tif, ne produis) nt pas au Canada autant
qu'elles le devraient.
Nous appelons l'attention des cultivn
teuis Canadiens -ur b's aiticles que nous
leur donnerons sur Tari de cultiver la terre.
Nos avis sur l'Airviculture, dont .'tisane est
applicable au Canada, seront toujours fon
dés sur les coiinais.-auces acquises, et sur
ce qui riotiH avons vû faire en Lnrope.
Ainsi b s airficulteurs Canadiens puniront,
san crainte, t'en si i v ir avec la cciutude
d'en tia r ipi) l j'ie utilité
L N (i II A I S.
Sous le nom Lr.iiéri pie d'enerrais -r- frenu-
vrn( r()U1)n 1((U,,.S 1rs subslan. es (!ui ex-
j.,,.,,, (.,ns painiospliere, ou lesmatièri
('(IMlMlIircH îl'l
I, (pu servent a la Imur
an progrès de la véué-
;. i .,1......
talion.
I ,e enirrai
de la nature
e relirenl ties trow règnes
mais ceux d'un îis.ae plus
commun, sont b s ré-ultats de la décoinoo
j s,(j((Il ,j. s ..ubtances vé'jétales ou des ma
I ,j(,( s animales. Les ses aussi serven
i .....rrais. n'uiètrent le- nores des
pl uiii s, et -tiniuleut la vegetation
( ompicnilre toutes les mal ici i s emplov ces
il raiiii hotatioii des teires sous ' nom e,..
néri ue d't lierais, comporte une s'jntïca
tion trou étendue donnée ;i ce mol. Nous
div Iscien- les ('11'jiais t li u ux classes
1er.
i b s ( nouais nutiiiifs, ou ipii fouiiiis.i nt la
iiouirituie aux p'antes ; 2d. les entrais
slimnlans, ou ceux ipii excitent les rga
nes des iatlles et les po tent à recevoir une
plus grande abondance de tiouriituie.
.'i.'.n .Vtttéitji tl ; ii. l 'io i.
Ils contentent de jus ou d'autres ma
I iMi s -Usci !'! il 'les d'i'i le dissoutes de !!- l'c-.u
ou d'être divi-ees !. laeoîi a pouvoir impré-
çti-r le-ordain s .h s piaules
T
OUS le.
jus
anunaiix il vera'taux sont de ce cenie.
Ces sit'istanct s sont rnciiienl employées
dans b ur état naturel pour servit d'alunens
aux plantes. Pour obtenir des clleis
prompts, il est mieux de les faire jmurrir
afin que la décomposition qui résulte de
l'opération, rende de suite les substances
plus propres a se fondre et a fournir de l ah-
mentaux plantes ou a stimuler leurs or
gnnes pour une saison ou deux ; mais tout
entrais appliqué sans avoir passé par la fer
mentation, dans son état naturel, quoique
son inlluence pour la prene.ère année ne soit
pas si puissante, du moins il ne perd tien
de ses propiiétés volatiles, conserve les gaz
ainiiuoiiiac, carbonique .e. et son action
sur le terrain est de plusieurs annéi s. L'hy-
drogène cl l'azote qui se perdent par la fer -
ni'-n'ation, sont des partie- actives et pré
cieu,es des enviais, l'ar l'application !es
enirrais dans b ur étrtt naturel, la decom
paction -t r'.-tanié.. p:,r leur réparation tu
jétites partie qui pénètrent Matiu !.-nn nt
dansl t terre :t ;iirni-st nt, aux xé.étnux
d- alimi tis p'.ur plu-i urs r-nt-ées.
Les n.H'ic.-es féea b-s d'-s animaux' sor.t
f iii iée-ib-la Iil" de leurs alirneiis.
l'ai la déoou.po-ition ils rhanent plus ou
u.o.iis ;! naMire, selon l'activ ,tc des orga
j.es di'e-tifs d. s nniinaii.v.
fumii is des pii'eon--, des Volailles, ! c
doivent toUiotos 'ire -tnplovés sans
mp.ove
f raa-ntai ion, n e qu'i
con: i liiieiit
jel!
.. 's.
ne lus. tt
r;t t rim ip i ! i-o ; t (!
Les ' ban ps lit solvent fumé aveebs
evrémens b s inontoi.s pris dans la .-.
OU sejllt's liai s.
le.
parcs par bs am-.
n;:
tH'-.i. i.i", n... - ni' m-m, i
nv'.ri' le !' ei,iplcj ' rum:
t i
Migrais, on
lar ciibir aux f 1 1 1 : i r f 1 s chevaux et ues
bé"-s il COIll'-S Mil' feri!ie!,!'iti' n.
Nous as lirons eu'il ? i lii- avantageux
,', ,:i,,,,v,.t l, s fuit.:-is sari- les faire p;iss(
par la I' iiuf ntalion, i r j-: aiiec lapiou
é ; mai- c uime J ,t tb s cir. instances ou
la f' niif ntalion, l' H'! ii iiei
le 1 iliolll UI peut se floij.f r d '11- la llé-'es- i
.
clia iue nettoienierit es éta . es. vac hera s.
écuries m lieeri s. Des couebes doivent
n étie foi niées d'un pied ii un pin! et demi
mv de I. s îippl qu, r n;.:r- .'s-nvo.r lait tel-; . " 11 rm..m loiig.tems (jueicg
m ut. r, hou-doimw.- ici l,i m.ulletir.i mé-! m";!!''ur , n-ra"' ceux ipii avaient
th.xb; d'v parvenir. , feiio i,ies, et qu'il allait ensuite les tu.
Faite neu-er un endos- spacieux de 'L'l4' f pour qu'ils puissent fertiliser. MaU
deux pieds t-nviron de p-ofoirl or, pour b- . "'''!'!':' t't l'expénenre a prouvé, par des
dép.: du fumier, de l'urine et ib-la 1 tièie i UnU i'" onte..t:i,cs, ipi'il vaut mieux, le
durant l'hiver; en avril ou mai, ouand la : l'"-';,i,:' ' "f. M11'' 'i";ers soient eni
masse d. vra être transportée auebamp (siur f' ,!:,ns ,,M,r. t'"r,t l''urel ; et surtout,
être critcnée par la ch.-.rrn-, la fermenta- ; ro,,v,('!lt '":,,,iX f'" ? les rapports,
lioa à n-tte éprjue fuira été siillisanle pour ,i'ii1,,1'i,"' r -''' ftrface delà
produire une bonne récolte. j l"rr';. 'UU M1' ,!,; b's enfouir.
Ou doit avoir la piéeautioti de couvrir ! T..'iîe 1, parties do engrniijtpii prodtii.
et enclos par un appentis, pour que 1" fu- MI,t 1:1 f' "''i.-aiion m- fondent a l'eau, elles
lier qu'il renfermé m- -oit pas exposé an )!l,;,l I, y t tans profit aux plantes jiu
mauvais epis, à la h-v'- et a la pluie -ur-t ,;lla" ''K'tn'-iit que commence la sépaiation
tout, qui bî lave, i nleve lessi-L, b-s urin. s I''.' l,a' , N 1"'( lies soient enlenées ou
(tb s jus, tt ne laisse que Ac p:.i lies peu : l's Mir la surface du tetrain. Celte
nuMitives. jsepaiation s'opère par la pluie, et les par-
Dès coinpnrfimen-doivrnl être pratiqués! tR'H snt pompées par le sol nu
dans lYndos p'.ur b's dd:'é ens fumiers de ! '""'J- de deux cau.-i s : la première, celle
.... ... .1.. !.. .1 l r
d épaisseur ; et si I on s'aperçoit que. par , !. , (,"u,'m ;1 iiourntmc ries plante,
la fermentation, il s'en éleve des vapeurs, ,-n "!,'"ant son engrais, les piaules per
il faut alors le retourner. On doit faire (U'm ll lir "'i:niluie par la filtration des par
cesser la fermentation dès (pie la paille j s nutritives qui vont Hop avant, et sont
contenue laris le tas, commence à devenir j 'l0S '"' l'uriée ; nu lieu que l'engrais
tei ne. et ses ijatlies se décomposer. Pour 1 ,n,s "ur la s"rface du terrain, l'infiltration
y parvenir, il doit alors être étendu, ou
tiansporle au terrain peur être, mêle il la
terre ; ou bien on peut y mettre du plaire,
de terreau, de la tourbe ou des balavuies
ou oidiire.
Maintenant nous allons examiner dans
quelles circonstances la litière et le fumier
peuvent pa-ser par la fermentation, et
quand il est indispensable, p ur avoir des
lésultais availing ux, de l'employer dans
in -fat natun 1.
Il faut considérer la natere du sol ;ui
doit rire cultive. a:;it-il dun terrain
compact, ni;;ileuxet freoid, il faut nue l'cii-
jiais ne subi-se aucune f iiuefitation. il
' . 1 1 .... t M '
en résultera deux tmtN i id t. : io. n ame-
ucia le -ol en l'ami l.issai.t el le divi-anl,
il deviendia plus susceiit -il le d'absor
ber l'air et l'eau et de s'en impiéjner ; Jo.
n passatu par les nveis i.i'i'ie- oe luiiini-
1 I' T' . I .I ..
ta'ioii et de doeomposil ion
plus de cbaleii!.
i
Si, au contraire, le -a l est le-n-r, poreux
sabb ri'-ux, calcaire et ebaud, l'eiuriais In.
inenté peut être employé avec avantage,
en ce (iti'il récbaidi'e moins, et donne moins
d'issue il la filtration de la pluie. De loti-;
unes ex éiiences ont rendu ces faits évi-j
lells. I
On doit, dans l'usa ç-e des encrais, pn n- j
dre irardi à leurs propr'é'és. et il la eiialité
par'icul ère du sel. Le f mie," des animaux ;
a l'a le1 .-e!d Is plus cbau's ; vient a pus ;
celui des ( ie vaux ; celui d s betes il cor-
... i i
nés -si jt; 'iioius i i.aud.
La décomposition des chain et des flui
des drs animaux pirduiseid avec abondan
ce du gaz amimoiiiac (ou couihina'-on d'a
zote et rhy diouèrie) ce qui les disliiifiiie
des substances v euétales, dont la décompo
sition ne pieduit de ce i:7. U rtilis.-.nt qu'i li
liés pt ti'e quantité, ou pas du loul.
Ap'i's l' s fuiuii is.l s i r n- s des chevaux
bel es it cortv. s
qU'' '(iil puis'e
sont li s nu ill' urs en
en plov i r. 1 N con-
; -t:
ni i. id mi i n pms on moins plaine eoiiiuee j
.1..
des stimu . uis. s oiib- animaux et leur
n ut r if t:i c. Il ne faut jamais appliquer de
l'urine rcsvuite, elle agit avec trop de force
et dessèche les plante ; it moins, si l'on
: veut en employer sans leiincniaiion, d'y
mêler de l'eau.
j On ne saurait prendre trop de peine pour
s en procurer
Four cela, il suffirait que les éîables
eussent des planchers construits en pente
douce, ivour conduire les mines dan-1 un .6-
j servoir où l'on pourrait au-.-i jcîrr h s cnc é-
îneiu humains et des oebns de veçetaux
pour feimcntcr.
(Juan 1 l'urine et mêlée ou crinbinée i
j av ec de la chaux, du platie, elle tonne un
entrais tiès actif pour les teires freoides,
1 Les os, 41Ù contiennent du prosihale de
chaux et de la célatinr, sont très conve.
naides au--i pour produire un agent prol
pre à fertiliser.
(iuaod on îuii employer des os coinm
entais, ils doivent être écra.-és fins, et
doivent être mi- n ta jiour fennenter
Des que la fermentation commence, c
dont on peut s'assurer par l'odeur forte 'm
s'en élève, il faut répandre cette niasse
!a terre. Klle levient un engrais
et É-tiimilant tout à la fois.
i::el pies parties sèches des animaux
oinme les comes., les ergots, les saV-J
appioehep.t b. aucoupde la natuidesos.
Le fumier des oUeaux contient plus de
matines animales que relui des animaux
il est pics riche en .eS) cl 0ffree
muais. Mais de tous ,s fumipis c.
i .'Il IKI
on tiédit, le plus fertilisant est celui nni
piov i.ni ue ia maue-re lecale .le llioinine
! Comme aussi de ton-- leg engrais le plus
ni,i.. jiimii in iir-tiius iimiiiaies, coinniç
les clr ro .'lies ; 1. s poissons, lecaplan sur.
soul, dont on peut s'en procurer abondait.,
ment au bas de Québec, forment d'excel.
lens t n mais.
rl. l.,. ..r...-; .1 M. I
mV i!!Kif manière iTimpl yn Un engraiu
i i m i r.t i..oi.i.,t i .. . ... a
",: 11 "' ul ' onue, ia mi te aitrac
tioii de la terre, au-.-i bien (;ue de ralinos-
l""'1'' I""1'' sub.-îance en dissolution
! l! Hirs "oiiri icieis val aietier les i. 'ici nés
.us piantes, t:t îut.ner delà vigueur à la
végétation.
Sur rnjplicalion !n plaire cakinf, des cendrts,
tie la tétanie tl pierres rulcuirt.i.
Le plâtre calciné opère des résultais
i avantageux sur qia bpies terrains et sur
! quelques mois. oins t n'est d'r iicune, eu
de peu d'ut iité sur d'autres.
11 convient aux t nains sablonneux, cru.
i verts i!e L'iavois. si es et argileux, line
i .t . . . .
convient pas aux terrains humides.
Son ellet le plus avantageux est mu un
sol pauvre, surtout sablonneux, pourvu
qu'.l cotitiiine assez de matières organique-,
qui peuvent r-e luiidre, pour alimenter la
mois -on.
Il laut le îépandre sur la terre en avril P
I ou ,,n c;u,;i(;l
... :, rpi,,,:r,111f.r ,,,, .....î , r-,
, i ej jui uinui un j " u i u il j i; i i j id ri i U'ki
le. se
i :i ensuit, il est souvent sans t i c
pour la saison.
la s i i ndies .-ont nuisibles quand on 1
emploie r ur un terrain humide ; mais elle
produisent les meilleurs effets sur les soli
secs.
Les cendres ne coiitii nnent point de par
ties nutritives aux piano s ; leur efficacité
consiste dans leurs elle t s cbiini pies sur les
lu.'. 1 loi i's oi t:i tonnes. i'l ni r. m i 11. s sti-
' itiiib nt la di"eslicn des plantes. Le "1 il
, st l'estomac des plantes, si nous pouvons
j nous serv ir de celte expression, el les sti
i nuilaiis (pi'on y nj plique leur sont au?si
! profitables pour promouvoir la nutrificni;en
; v éçéinle et la sanlé des plantes, qu'ils e
;sont dans l'éronomie animale.
La chaux, la marne, les cendres, ls
j - -------- j r
plâtre ci .ristiiuent ces stitnulans. Touslcsj
eléinelis de la fertilité sotit dévelopj és par
eux ; il sidlil de ne pas en mettre avcCj
excès. !
Il- convienent at:x grains, aux po;s ntiî
prairies t aux patates ou j-ommes de terrf
LE PATRIOTE CANADIEN,
Joiifna! licvfiié h ! nl.a v .nrir'irc et élrnnp!
l'in-i.. "-, à l.i J.iaérai'if, à l'a.Ti'Mili-in', i l'inlutrif "
. .iiiinri t-, e t p i1 1 é mir f ' j ar seiiia.ne, k Burl.ntr.1
L.niile irni..n-, ar lt'.rR I VlSkl.
lx- prix !e l'a' i.iiiir:neia e-t île 4 .irir l'annc, p!
!!.. .f'.:. f, ei i'.- l'.ivat le W la fin 'le Tannfei 4
Si 2'-'. "' r en s'-i.ii .'r; l'av.i' 1rs a imi m 'r
i r uic, c. en; n .'e S2 50 . il 1'cxi'iraiion de pit
A'i'-'iec ' T j.i.on ne m-t pf jxi-ir moin Pu
! mu iin-n. nen ni-it ni; ntiif (-o.ruun
r.-nl ! e. .lan le- île ix liinfue-, aux laux uruj"-'
n . .'a . c 'i l'iS m. rut cdniri-iiinii. t's. On Iraae J? p'
?. X. I ..kV-T
'1 li' le !
. i- i iin Mil--sa ion- cm e:Tp. ilrvronl noi-
8..IC ,
.ie la t r Jiiiir du Bas-C'aaa'ls.
t
il MISCELLANEOUS.
Yankee doodle.
The phrase "Vankce I lb," orig'nVr-d
in the year 17i, it istiaid, yJci the Rrit
iblt were endeavoring to reduce tin; l'rt in li
power in the Canadas. The Hriti-li army
lay encamped, in tin; summer of 17ô, on
the eastern ban : of the Hudson, a bob
outil of Albany. In the early p.-it of Juin-,
the eastern troops beau to pour in.
Their march, accoutrements, and the whole
0 rrangemcnts; of the t-oldiers, furnished
tnitlcr of ainux'-m'Tit. to the wits of the
HritiU nrmy, who l.tmpoon d the raw mi
litia without mercy. The mush: played
airs which were al least t wo centuries olil,
in ridicule of which, a lîii ï-sJ h can,
named Sachbury, composed a tunc and re
commended it to the militia officers as a
most celebrated air. The joke look, and
in a few days nothing wim heard in tin
provincial camp but the air of Yunkce
Doodle. In less than thirty years freom that
time, Lord Cornwall;. an I his army fur
rendered to the Amcricau uuiy t the
name tunc.
ST it A r. i; ) f ; ( ; r i : u î : n ( : I
Some time since a Sherill'in Mississippi
-.received, in his official rapacity, tvvcn'y
thousand dollars, and under a pretext of
business, left home for a few days, leaving
the money in rare of bin wife. While he
va? gone a traveller arrived and reques
lodgings for the niirht: it was gianted, but
with some reluctance. Late in the n g
fhree men, disguised as riecrioew, rame to
ihc house, cnlleil up the lady and demand
ed possessif)ii of the m ney h'ft in her ciru
:ge. Relieving that resistance was in vain,
fclte directed them to (he room in which lie
traveller lodged, where the money had
been deposited. Refoic they had obtained
possession of it, the traveller, who bad been
awakened by the noise, shot one of the
: lobborr, the woman shot another, nnd the
other-was tabbed as he attempted to inn
away. On washing the paint freom their
face, the one killed by the lady pioveil to
bo her own husband ! and the other two a
couple of his neighbors! Such is the sub
stance of tLfi occurrence, as related s une
what more At length in a Louisiana pa
per. ïIRCIM'KLSS.
The fiée pressa in admitted to be in nil
countries a most powerful engine, both for
good nnd for evil. An unbought press
is the truest sent.nel upon the watch-tow-er
of liberty ; but a venal, purchased press
ii liberty's luosLduigerous, because it is a
-traiterons enemy: it cries all's well,"
while the lights uf the people are invaded
nnd becomes the pander of power and ma
chinations, instead of being the uncom
promising exposure of corruption.
THE MARCH OK EMI'IIIL IS NT.ST.
In ft few more year3 the balance of po
litical power will be transferred fimu the
East to the West. This period is nearer
at hand than is generally supposed. It
cannot be procrastinated much beyond the
next census. The population of tin; United
States at the next census will not it is es
timated, fall short of 1G,MiM,OMi. We give
the following estimate of tie; populutimi f
the Western and South-w estern States in
18 10, in round numbers :
Ohio l,5DO,IIOl) Arkansas
Indiana flOO.nnO Louisiana
Illinois 7m,not) Kentuckv
Michigan, 3.rino) Tennessee
2')O,U0M
H:l,tlOi)
.s:i ,i)im
!)!)', tut i
5 I",! Il a i
, "Wisconsin 15V)0(Ï A'aliama
Missouri 4"M',()0
.Mississippi 4jO,UI0 Total, 7,.ï , M
The estimated negregato is within C, I ,
000 of the one half estimated population
of the United-States in Lsp.
Such is the astonishing incrense-of po
pulation in the West. Cin. lirp.
CHARTISTS.
What is to be the end of the Chartist
movements in England î
Men did not foresee the French Revolu
tion, vet it came ; and a terrible break in-jr
up of the foundations of society in England
is not without the range of things that may
be. The storm that now seems Imnin?
over England will probably pass away, for
a season, at least, but if the discontents
of the million,' already fo threatening are
not appeased, wc believe that England will
become a scene of events the most îe
markablc. INTERESTING TO SUnSCRIllF.US.
The following is an extract of n letter
which the poftnvstci-gencral lately ad
dressed to the post ter ut Newport, R. 1.
Postmasters may enclose the money in a
.letter to the publisher of a newspaper, to
pay the subscription of a third person,
nnd rank tin letter if written by himself,
but if the letter he written by any other
jjcrson- the poetraartcr cannot freanlii it.''

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