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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, October 28, 1865, Image 1

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UB. ZiOUUlIAM %xs,
PCSI.li PAR
I. ©«tU fc X U. Romain,
P*r*lt I« «nmedl.
PRIX DK L'ABOMEHNT:
P«Mr mm an, MM
t*vv la a HUap npitMlm ifliglihtln will.
(Civil Cod. af tka 8lilt ef Louisiana.)
1 <'8uranu lilt hmiiianait, habitation Mme
V*. l'or lié, rive gauche, p.ôs du Collège
3 ff« mu . C 'oilege l'oint Lundi ng.
U*l.n personne» do I« Nouvelle Orléans ou
dr» campagnes, (|Ui auraient ilea communica
tions A envoyer au Louisianati, peuvent le
faire en adressant A la Boite 1636, pniie de la
Nouvelle-Orléam.
Allai* du Loulalauuia :
F, B vvvau , Nouvelle Orléans, 62 roe Bour
bon,
II. sâlohoa, Nlle-Ibf rie,
I*. A rcf.keaux , Paroisse Lafayette.
M. I*. Ganv, Si -Mat tin.
L'ORGANISATION Dû TRAVAIL.
A M. cm se.
81! iTE.—XVIII.
Enfin!....
liier, c'éùit M. N. G. l'aiker, simple capi
. ..... . . -
laine. u joli r« uu, cest une »Mtorit p " s
ittite, u n g .itéra re\ef, ... u ertou 11
iire<tu des A ranc in ouisianais.
l«et sages remplsccnt les fous: le calme
• . , * ,, . . 4l .
fait plaee à i agitation, et la ranon reprend ses
j J
ri '"''
. u erton a nsscaux notrs es paro e.-»
aeu.ées ,et |ii-te<. Il détermine en leranea
i .ira et pr cia a lein.nr ea riulu tl • et
IVvoira de. nouveaux a,.pre..l.a civil» ; il leur
retire la lib-rtô du para.itiame, de la mendicité
etiluio , i leur montre a terre, e la sur et
le enn'rat comme tniei et moyen» d affranchis
aement et de .«lut ; il va r lu. Ion., il du :
'• Si la loi ne f.eut vo.m forcer au travail, lu
pay. vous repousser.! "
Lui ar.ssi, li a»>i^ue I heure de la tâche el
île l'engagement aux premiers jours de I année
I8')6. Cette année 1866 sera donc la daie de
votre trioinplie ou de votre ruine, le point de
départ de votre développement intellei tiiel et
mural, coinine aussi le point de départ
»otre insociabi.'ilé et de votre dégradation dans
l'avenir, .i vou» n'affiuncz point vutie raison
«l'être psr l'accomplis.'
|x»-és à loiile créatuii
emeut des Devoirs im
liuinuine.
ii c.*l des esclaves qui »»e sont alfrauchis par
Is sueur sainte du labeur et de la foi ; mais il
m « i de» hommes libre, des peuples même,
qui sont tombés dans ta honte de la servitude
«t la turpitude du ma', pour avoir méconnu
le culte de l'honneur et souillé U tunique de
lin de la liberté saciée.
Les uns sont grands «lau« l'histoire: leur
front rayonne. Les autres sont la flétrissure
de - i Humanité : leur .ôpre et leurs p aies
pu. ill, -oie» repouaseiit les Sieurs du Charité
H I***«mêmes.
Choisisse/. ; hfttez-vous : les jours sont comp
tes. L'Améiicaiu ignore la paiience et u'at
tend pas.
Pour nous, continuons nos explorations dans
le domaine dex cfuitirnent» après avoir montré
l'inévitable récompense qui attend ici-bas tout
homme de creur et de bien, tout semeur
terre comme tout semeur d'idées, l'ouvrier
d'en bas aus>i bien que le hardi pionnier
des horizons infinis de la pensée et de la
»cience... .
Laissons de côté le crime. L* loi et son
application sont trop counues pour qu'il toit
nécessaire d'ajouter un têts aux Codes de la
Criminalité et de la pendaison. Les fourches,
les gibets et les guillotines ont la toute puis
sance d'une institution sociale, depuis Mont
faucon jusqu'à Tybiuu, dans tous les pays où
la loi, impuissante à j>rivenir, songe trop à
ri primer, au mi.lien d homines poursuivant
avec frénésie le fanlAine de-joies monstrueuses
et de« biens péii.s#l>|es. Au reste, le crime
n'est qu'une excroissance de chair sur uu cor|>s
impur; l'acte d up fou, d'un ignorant pi ivé
des luiméies delà conscience. Un peu plus
de justice distributive, et le crime disparaîtra,^
et l'instrument de supplice s'Évanouira avec
la loue et le chevalet du iiioyeii-iye.
Ku alteu lant la disparition de la peine de
ruorl at la oon.écratiuu de l'iuviulabiliti hu
maine, niuriiettiin» les délits aux châtiment*
d uite raisou et d'une Justice bien entendues.
" Or, quels sunlles délitsoa contraventions
qui diAvent noua préoccuper ici ?
he Vagabondage, le refus du travail, le
ptis du Contrat soul des attentatsla souve
laiueté de la loi, des atteintes poitée* & la
laiueté de loi, poitée*
jnoraie» à.l'ordre social et au libre exercice]
4'uim iibedi minérale. Les cuu.acier par le
•ilence aérait éclwlauder l'anarchie sur la
eonfueiM, «t ramener la civibta^iuu aux mau
vais tanipi de la barbarie. j
Vagabond, imubordunni el fatuairt, vou®
tombez donc »ou» l'action directe el comtauie
l'une loi commune. Le travail libre et tému
nirateffr »e transforme en travail forci et nu»
rjtrifaili aelou la gravité du délit, pour un
tempe dileiiuiné par la I m ' insultée, avec une
prutaliou pies uu Dtpius couiplèlo de* droits
naturels. Alota, oh ! alor», vous comprenez
tout oa qu'il y a de urand dan» l'ouvre de
votre volouté, de civilisateur dan» la famille
glorieusement aouteuue par vos bra», de «ou
Teraiueuieut noble dana la noble fonction ilu
laboureur el du ,pay»aii. La lumière est bien
aufcve çj bieu regrettable pour qui la voit par
la «aufiùait J'ut» oaehoC
N'alla* pa» croire, au moins, que le timoi ■
un« Çeur 4« Jwti«« v.gm
#
JOURNAL DE LA PAROISSE SAINT-JACQUES.
Vol I.
PAROfSSE SAINT^ACtlIBR, SA1EM «S OCTOBRE I8W.
No. XII.
de tnutc punition et von» garantira l'iinpnuiti.
No croyez pu« non plu« que de iloutrux avocat»
nuira, d'éhonlés tire-laine, d'humbles petita
erjrotri ra <le l'école de Butler, suspendront la
marche fatale et nécessaire de la J liai ice, et
enlriiverout l'aclion régulière ilea tribunaux
civil«. fi criminel«. I.a bourrasque est passée ;
la société a repria possession d'elle-même, el
le Pantagruelinn de Rabelais peut aervir au
général Bank« comme au dernier d'entre noua.
Qu'il (oit donc fait aelon notre volonté!
Récompense ou châtiment, liberté ou prison,
travail libre ou travail forci,, liebe facile sous
l'œil du (talion ou ticlie ardue août l'œil de
l'argoiiain, grandeur ou basseise, rayonnement«
ou ténèbre», rédemption ou mort, Américain
ou Africain....
XIX.
Î/Etat eut pauvre et endetté, It Paroisse e»t
ruinée et saignante ; mais le sol ctl fécond.
mais la terre est vaste.
Crénni dans chaque Paroisse une habitation
pinitencière, un atelier de correction.
Un gérant et quelques argotisitis inffiiont &
U discipline et au maintien du travail ; et nous
aurons pour cultiver cette habitation commit
na | e | 0III | eÄ vagabonds du grand chemin,!'
loU| | es récalcitrants de l'atelier libre, tous
les condamnés qu'aura fiappés notre tiibunal
• 5I
civil.
L < . » «• «
wi voyant aoiis se» yeux l'application iinmé»
diate et ptécisc de la Justice, l'affranchi com
prendra U uéces^ité du travail et le besoin de
légu| „ ri ^ r U crainte «>.a |e
mobile de reu* i|ni n'en connaisoeiil pa» d'au
, res . |e ,, ufdrc
jM( ,| le ,. luel dir ~' ; .. SuU bolli homiêtc
laaboricux ; accompli» ta lir.he, embellis ta'
cabanei él4ïe convenablement te. enfant»,
e pécil | 0t létBrvc à le , flls ,, éco .
uomîe de tou appre„ti».age, prépare | e „,
|',cheroiueinent ver» une vie plus aSiaiichie et
|„rge, eiaon .... 11
....
II »0 dira encore : "mon patron me paie ; la
| u j (ne garantit innn salaire mensuel; i|iio
trouverai je dans la oyprière boueuse, le che
mi|1 j,., c hi e n» errants, le cabaret borgne et
joi/iiorsai 7—1« dégradation d'abord, le dél il
' 0111ll i, 6i , u p(ln |,j ün el , a« ri ,i er ressort. Cette
j punil i ont j e |„ vois cv »t le travail f.ircé, la
j^ire, le dimanche saus repos, le samedi »un
triple tâche, la nourriture du vieux teinp«, Iii'
privation de la temme, l'isolement du céliba
ßhoSe
ii un ,| u p olilêine ä résoudre, 1a fin de
l'obligution absolue de souscrire à leu
délaissement par l'exil, la proscription ou leu
oubliettes, soit en l« s rei.dant à la solitude
africaine, s»oit en le# jetant comm« épaves >t»
musique, la servitude honteuse, quelqu
comme la mort civile. Non, non, travaille!''
Oui, votre habitation pénitencière sera un
moyen efficace de repression, un exemple
pat laut haut, puis un moyen d'organiser et
d'utiliser les forces perdues ou dangereuses
d'une société prévoyante.
Le Gouvernement général, l'Etat et la Pa
trouveront däiis celle création la sôTu~7
conflit politique el de toute perturbation so
ciale.
Le Gouvernement général n'aura pa* besoin
de recourir à des moyens de rigueur et d'ex
puUiou. Apiès avoir classé les noirs et déter
miné leur niveau, il rie se verra point dan*
éau
ndieii, soit en leur réservant le
le ter
sort des Séminoles de la Floride.
Et cela arriverait inévitablement le lende
main d'un Saint-Domingue avorté.
De ton côté, l'Etat ne peut que bénéficier
d'une »-emb'able création. N'aura-t-it pas, lui
aus»i, »on 11 avail à imposer, ses levées à répa
rer, se»» bayous à endiguer, ses terres i défii
f a j re sorlir liu héinl t L > Klat ex j> lc . t .j|
r ^n!it« et eu . piiii»sattce, quand le sol est
cher, son industrie à soutenir, ses fabiiques ii
| un | désort, quand la terre est inculte, quand
|„ „ lC rerie est muette, quand le moulin i coton
quand le fleuve silencieux ne roule
,. oin , nt . tempe de Cbàteaubiiand et de Bas.
je-Cuir, nue dos cypres centenaires et des
| r j, ies pemrrie*
L'Btat existe t il encore quand la Paroisse
ou le Comté, image de ta désolation et du
deuil, redevient le repaire aimé des ours et des
crocudiles; quand le paysage n'offre à l'œil
attriste du voyageur que des maisons eu ruines,
les cabanes lépreuses et des arbn s triste
comme la m oit; quand on ne voit partout que
la livrée de la misère, la décrépitude du vice,
que les cimetières de« glorieux ancêtres
sont envahis par l'herbe folle et visités des
serpents impurs?
Le» peuples qui s'oublient ont de oes heures
Aldwweu, «ca Vocal», «s ijcclc?, sonWatc
de lriste»se et de désespérance.
Quant ft la Paraisse, — ((in-l^ue soit son nom,
•—elle est sommée par la nécessité d'agir au
plus vite, sous peine de mon et de décompo
sition. N'est-elle pas déjà squelette irre*|>on
sable ? Qui dirait, à là voir aujourd'hui, qu'elle
est souveraine dans la limite de sou teriitoire
et de se» attributions ; qu'eu se conformant à
l'esprit de I« loi, elle peut léglementer, légi
férer et punir; qu'ellu a. pouvoir d'emprunter,
de retenir et de prêter; qu'elle possède des
écoles, uu tVQoat, des syudics et un Jury de
Police ; qu'elle est ou peut être propriétaire ;
qu'elle a ou peut avoir ses ateliers de correc
tion? Oui, la Paroisse est un petit Etat dans
la mesure de ses forces el la validité de ses
moyens. Jadis elle t frappé monnaie.
La Nouvelle-Orléans n'est qu'une Paroisse,
et c'est un Empire avec toutey ses Institutions
et tous tes fonctionnaires \ avec soq inaire, ses
Work a, «ei Assurances, set Work-Houses, tea
Char«, m« Pompier», le* Policemen et M
Banque. Cette ville a «a souveraineté incon
testée. Un jotir, ion piemier magiitrat trait»
de puissance i puissance avec le eouraar île
Bethel,
S 'il en e»t ainsi, pourquoi hésiterions noua
à créer »na noa Paroisses ce que réclame ira*
périeuseinent la ailuation T Qu'on y aonge! ....
I.e temps marche i pai comptée, froid, inexo
rable, aam tourner la tête, impitoyable poar
ceux qui lai barrent le chemin, mortel aux
individu» comme aux peuple«, aux nations
comme aux raect.
ElK'Or«. 1 le* Elerllem.
Votez, vot»'*, rote* !
Les heures sont compté«.'« ; le moment preste
et ordonne. Pourquoi donc donnez* tous tu
coin île vntrt feu ?
Votre feu ! Au nein de la confusion qui nom
enveloppe el nous fuit douter de notre exia»
tence et de noire identité, en vue de« inrerti
tu«lea de l'avenir et de* ruines du présent, en
face do !» misère hprrible qui nous »(fühle de
haillon«, pouvons-nous encore invoquer lernten,
6 tien t t* du vieux msgister ? Kst ce
qu'on peut croire 4 It vie, A !a liberté, à la
propriété, quand, on fait qu'une révolution
»• « • . .. ,
brise, broie, écrase, di.^perve comme la meule
«• n : i , A . ,
«t I aire du mou.m? Qui donc est debout,
dans la plénitude de ses forces et de ses
moyens ? Quelle Institution humaine est à
l'abri de. tempête» t Qui peut dire que I.
tombe e»t loin, et que les réauirection« «oui
po , sib | ( . s t
A jJ c . u ,i, U ciel t'aidera !
A ceux donc qu'un iuteidit politiuue frappe
•"•ore, noua crion. : Prenex le se, ni !
Le, pin» purs et les plus illustre» coufédé
ré, l'ont pris. Il* l'ont piia sa.» honte et »ans
restriction, au nom de leur pairie et de leur
Ktnt, au nom de droita à défendre, d'intérêts à
'evendiqner, de libellés à sauver, île fautes à
léparor, Lee verseiait aujourd'hui la dernière
? 0,| tte de sou sang pour sa vieille patrie
«" r ""*ée et pour sou vieil Ktat rentré dans
l'Unio". li a 11 regard a accepté tan» murmure
lU '' :isio " lla !» bataille, et reprend la plar.e
'l ui lui o»»ie«t dans I. vie politise et civile.
^ a, ' c ' Hampton défend i ses compagnons de
r ° nr ' r après la liberie et l'aventure d'une
terre éfrangéie. Tous vous montrent le ehe
miu <le la snumispiou di^»ne, du Devoir impé
rien*, de l'honneur irréprochable, du patriotisme
intelligent.
Ki nous dormons !
Kit ee déloyauté 7 Non, c'est apathie,
Demain, pourrez vous vousiléclai
rt libres ? Hou
^eruam, pourrez vous vous déclarer citoyens
ct libres ? Pourrez vous vanter vos gloires
P a#si é»'S et vos ancêtres illustres, *i, comme
11 ^es exclus, • vous rô lez honteusement,
sans pouvoir et sans bulletin, autour des urnes
f rmées et des Poils muets! Il vaut mieux
exercer ridiculement un droit d'une importance
suprême que d'en être piivépar indifférence
coupable. Au reste, la situation commande
l'action énergique et prompte. Faut-il qu*
Hanks nous menace de sa dangereuse person
nalité, pour que nous donnions notre concours
au ticket national f Soyez sa isfaits. Banks
ri»t sii»p»M»du sur nous comme un mauvais
génie, comme un cauchemar d»* fiévreux. On
I attend. Il a lai.-sé parmi nous ses aides de
eniri|Vi"T"son Kiai-inajor. Binks sera au Con
grès, en compagnie de Butler, de Sumner, de
Thaddens Stevens et de Tulli Quanti.
Kl vous, où serez vou» ?— Entre l'euclume
et le marteau.
Qui tieiidia le marteau ? Un noir forgeron.
Kntre les den* tickets dont nous a gratifiés
l'inoonséquetioe, le choix ne peni être douteux.
Ce n n i est dhm-cratique , ce qui est national, ce
est selon les vœux et le cœur de l'Etat ne
peut entrer pu comparaison avec ce qui non»
parait entaché de désunion et de sections
li.»m<*.
Qu'est Wells? — Un vi-ux Tv'avé liomine,
ple;n d'excellentes intentions, d'idées droites,
de pensées conciliantes. Il n'eut qu'un tort,
celui d'avoir été le lieutenant-gouverneur
île Michael Hahn. Nous «avons que les mau
vaises ftéquentationi« sont dangereuses ; mais
nous savons aussi "qu'il sera beaucoup par
donné à celui qui aura besucoup aimé." M.
Wells aime son Etat.
Qu'e»t Mr. A. Voorhics ?— Si celui-lft n'a
pas ilo sang de patriote dans les veines et uu
cœur ►ous le téton gauche, nous consentons à
mourir de mort ridicule. Le brillant avocat,
l'ex Juge de la Cour Suprême, le crimina'isle
di>liugué, le Louisiana;« rie ux stock, Albert
Voorhics vous semble t il insuffisant ?
Quant aux autres, ils ne sont ui intrus ni
tirées. Ils ont blanchi sous le harnais de la
Démocratie Nationale el au Stivice de leur
pays. Hardee, Herron, Gifleu, Per* I ta, Lu.-hcr
et Wicklitfe sont aussi cotiuus que I). Butler,
mais à uii autre titre. Leur conscience n'a
jamais louché; leur probité défie l'examen
des ma! veil laut»; leur intelligence n'est mise
eu doute que par leurs^enueinia et leurs adver
saires. La fameuse Convention de 1864 u'est
pas le carcan de leur {;assé.
Or donc, votes ; volez tous, et u oubliez point
que B. Butler e»t dans nus murs, sous un dé
guUemeni de mannequin.
I-«? ttui'lenr Churl«» Griiy, de la
Société Médicale de Londres, avertit respec
tueusement les habitants de St Jaoi|Ues el des
iraroisses voisines, qu'il »'est fixêaYi dessous
de l'Eglise Saint-Michel, |iour y exercer sa
Pafiiet «le ■»•urellet.
Roiim — M. Rotier ayant refuié la Candi
dature de Représentant au Congrêa, M. Jacob
^arker a été nommé à aa place. Un Barker
péut-il convenir & una aaaembléc d'orateur»
américaine ?
CaoLiia.—Le choléra a fait ion apparition
t Southampton.
Ou.—L'or va cesser d'être nne chimère. Le
Secrétaire du Tréaor eat décidé à émettre....
4ee billet» payable» en or.
AartLLi».—Un ouragan a vi.ité lea A mille«
et lurtout la Guadeloupe. U» récolte» de
cette dernière lie «ont complètement détruite».
A peine un arbre reeto-l -i! debout
|
I
W ashington , 17 OcToanr.—I.e Président
Johnson, i propos d'une communication da
Gouv. Well», stir l'intervention du maréchal
prévOt de la Nouvelle-Orléana dans l'enregis
trement de» votant», a exprimé la détermina
tion da tefiiaer «a »auction i une pareille
conduite. (Abeille.)
Tima—Le Timet de la Nouvelle Qrléftn» a
quarante huit colonne» d'ordre Corinthien.
FéaiAK».— Le congrès des Féuian» siège i
Philadelphie. Puisse l'eaprit d'O'Connel lui
Muflier la sagesse !
Fkancs-maçonv . — -Le Stiele de Paris estime
qu'il y a plus de deux millions de maçons ca
tholiques en Europe. Pourquoi non 1 Le
serment maçonnique, que tout le monde »ait
par rœur, le fait »ur l'Kvangile de St-Jean.
La Milice —Le» gros talons vont reparaître.
Le Gouverneur Wells a nommé MM. J. S.
Scott et John I.. Lewis commandants d'un
district de la Rivière Rouge.
Sensible «au. — M. V. A. Fournet, que la
Convention du parti conservateur unioniste
avait choisi comme candidat aux fonctions
-vHAndiieur des Comptes Publics, a décliné
l'honneur qu'on lui faisait.
S akta- A nna .—Santa.Auna va-t'en guerre.
Il lève des troupes du cAté de Si-Thomas, pour
le service de Juarez. Son armée ae compose
déjà de 127 hommes.
M Basks .— M. Banks a fait un discours i
Charleston ri. Savez vous pourquoi ? — Pour
détendre sa glorieuse campagne de la Rivière
Kouge. Ce monsieur, avocat de profession,
général d'accident, piétend que la Floue et le
général Franklin méritent lout le blîme.—Et
Green? Et Mouton? Et PolignacJ
Polle avx ievfs d'or . — l.a recette du
Gouvernement, section du Revenu Intérieur, a
été, le 17 du mois, de 1,477,81« dollars.
TuiFTOLèftE IL—M Robert Creuzbar, d'Aua
lin, a inventé une charrue i vapeur. Celte
charrue est d'une giamle simplicité et peut
s'appliquer à toute espèce de travail agricole.
Caroline du Nonn. —La Convention de cet
Etat répudie, par un vote de 78 contre It, la
dette de guerre de la Caroline. C'est son droit,
mais non son devoir.
JrrrrEiisoa Davis . — L'es-président ronfédé
ré demande i être jiij;é. La prison préventive
nous a toujours semblé un déni de justice.
Coupable, condamnez; innocent, acquit!, z.
JuARtz a M exico .—S'il faut en croire la
Verbeuse correspondance du Timet, les Autii
cliieus sont battu«, les Belges sont en fuite, les
Français démettent, les Culottes rouges mon
trent leur derrière, Maxiniilieii fait ses malles.
Napoléun tremble et Juarez reprend le siège
présidentiel de la République Mexicaine. Tout
ce poème épique est l'œuvre de Coiliuas.
Le Suffrage universel —Les journaux de
l'Ouest disent que les généraux Grant et
Sherman soi l opposés au suffrage blanco
néjjro, et que M. Henry Ward Buecher est du
meine avis.
Or —L'or est à 150, le strict middling à 5fi.
la liberté en hausse, Greeley en rut. M.
Greeley demande l'extermination des Noirs et
des Blanc».
«. OCA«..
Jur .k St-M . B kcailt . — La Convention de
Maidi, 17 Octobre, a choisi comme candi
d*i sénatorial pour Saint-Jacques et St Jesn
Rapiiste, M. S. M. B^rault.
(«'honorable légiste, dont les cheveux ont
blanchi pendant ces quatie dernières années»
sort de la solitu*le et du silence pour offrir à
sou pays les lumières de son expérience et de
Bon savoir.
Sa place est-elîe bien au Sénat Louisianais ?
Ne se prend-on pas à dé.-irer pour le Juge
Berault un autre rilamp de bataille, une arène
où s'agitent dos intérêts d'un ordre supérieur?
Certes, nous espérons bien que les portes du
Congrès s'ouvriront un jour pour lui. Eu
attendant, félioiions-nous de trouver dès hom
mes de la valeur et du mérite de M. Hérault
pour iiouk re'pré»ènt«r dans les graves, difficiles
et suprême* circonstances de notre crt-e
sociale.
P oste, foste, poste 1 — Goût ou non, envers
et contre tout Proverbe, nous crions et répétons
encore: La Poste ou la mort!'..,.
Le Congrès de 1779, qui nomma Washington
généralissime des trOUpes américaines, nomma
aui^sï Posl-mailer general l'illustre Benjamin
Franklin."
Où' est Washington .* Où est Benjamin
Franklin Les pères sunt grands, le* fils
tout pa'titt. "" ■
Camies di Tammdr-majm Motu Mau.
reçu da l'habitation A. B. Unman da» canna*
à »ucr« de dix à onsa pied» da hantenr. L'aaa
d'elle comptait vingt »ix n«ud». Agricaltaar,
nous la» avons admirées ; joaraaliila, noas
le» »von» meta rte* ; papa, nous laa a von» hit
»user à no» marmots.
Miracle dea FLxona. — Alphonsa Karr,
iiijourd'hui, 23éme du aïoia d'Octatre, la»
Pêchers de notre jardin «m; en fleer». Ce
miracle en e»t un partout ailleur» ija'à Naplai.
Ji-oa di faix .—Dans la» (leraUre* aOatiaa
tion» faites par la Gouverneur, non» voyon»
le nom de M. N. 8. Landry figurer comme
M. 'S" à* Pa i « . — —
iNalilM 6l-Cfc*rlee.
Vieille habitude de profeaaeur: non» détour
non» volontier» le» regard» de la politique
aride, impure et efflanquée, poor »ooger ft la
jeuneite souriante et aux prominions da l'are
nir. L'avenir eat aux jeune», aux bon», aux
fraltlie» physionomies d'enfant» et da vierges,
- a ceux qui croient au bien el rêvent au beau
An reste, la génération poauive, qui »'agite 1
dan» les compêlions du jour et les folies de la
lutte sociale, vaut-elle le» jouet rotes, les
lèvres vermeilles, l'isil divin das anga» ? Un
beuglement d'orateur a-HI les charmes et laa
enivrements d'une voix pure et adolescent« t
Foin de diatribe» politiques !
Un peuple n'existe point par ceux qui ont
un pied dana la tombe, mais par eeux qui
»ont dana l'aube el la lueur, par celles qui
portent au front la triple auréole de la loi, de
l'éducation et de la pudeur. La femme sur
t6ut est la prêtresse de l'avenir, car elle fut
.
■le lout tempa l'initiatrice adorée, la révélation
de» plu» saintes pensée» et de» plu» inbliwea
île» plu» saintes pensée» et de» plu» lublimea
devoir». L'homme e»t un être d'orgueil, la
femme est une création d'amour ; l'homme fixe
le» yeux k la terre, la femme le» fixe au ciel ;
l'homme lutte et la femme prie Quand le
lutteur rat tombé, désespérant, voulant mourir,
la lèvre crispée par le blasphème, qui le relève,
le console cl le reud à l'espérance ?
Un peuple vaut il quelque chose sans la
femme ou avec la femme esclave 1
Hier aussi, lutteurs des grar.ds-jours de ba
lai|le, aurions.nous valu quelque chose »an»
la voix de nos mères et de nos Heurt? Est-ce
que leur souffle ne nous animait pa», quand la
mort pleuvait comme la grêle d'hiver, el que
plusieurs d'entre nous »'endormaient du «om
moil des braves ?
Amour el beauté »ont les deux pAlet du
monde.
Oui, Is grandeur d'un pays est dans l'éléva
tion intellectuelle et mora'e de la femme. Les
héros ne portent pas tous des noms d'hoinines.
Aussi, de quel» soins et de quelle sollicitude,
de quelle attention touchante et dequelle édu
cation délicate lie doit-on pas envelopper celle
dont l'existence est une mission de salut at de
miséricorde ? Cnnune il faut savoir lui ména
ger l'air biûlant et l'élude aride, et l'éveiller
ehastemeiit aux suaves et nobles aspirations
d- la vie morale et intellectuelle ! Avec quel
t»ct ne faut il point lui.-montrer la lumière
qui vivifie, et détourner d'elle l'illusion qui
trompe ? Trop de scienee dessèche, ii l'igno
rance abrutit.
Heureux est le pays où l'éducation a atteint
le niveau d'une In.titution, où l'utopie du bon
Fénélou »'est réalisée, où la jeune fille peut
trouver je livre qui instruit, l'Institutrice qui
ré»èle, ia maison d'Kducatiou qui protège et
enseigne ! Ce pays ue peut retourner à la
barbarie.
Pourquoi tout eela t
C'est qu'il nous plaît parfois de jeter un re
gard sur la jeune génération, de compter les
collèges qui sont tombés,' d'admirer les Insti
tutions qui out résisté au temps, et de dire
avec la douce tristesse du vieillard : l'Institut
St-Cliarles est toujours debout, vieux par l'ftge,
fort par l'expérience, réalisant toutes le» pro
messes et totié les snceès qu'on peut attendre
de son habile et intelligente directrice, Madame
C. Mai-é C'e.t qu'il nous platt de dire: cette
Institution a donné i la société Louisianaise
des femmes pleines de charmes el de grftce,
qui funt notre orgueil 'et notre consolation, èt
qui peuvent mêler leur rhaut et leur vulx au
chant et i la voix de eellès qu'on adore.
il/.W. 1rs Editeurs,
Veuilles annoncer dans votre journal que je auis
Candidat mus prochaines élections comme Sénateur
pour fe District Sénaiaria) com prélat lek paroisses
St- J' acques er Si Jean-Baptine. *
W. H. LAWTON.
MM. les Editeurs,
euillri amiiuicM daai War. jauraal qae
7- ,— «■ p»s
de Kep.'éientant pMnr la Pwoissa Sidteqau, k
prochaine Llgi»lst>re d*l£tat \ - *■":
SBS MOUBKEUX IHK.
ira annoncer ma votre journal q«« H.
DtPOORTBI eat Candidat poor la plaite
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avis a L'aaaéa se régli n al 4» êylataaS
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CANDIDATE FOB TU MMfTS*
Jb. M. utiucl MMUinÙM ■
Election ùt Nammtmmtgt,
CANDIDAT roua
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fflectiom m Aemaili'i yreslaia.
CANDIDAT A LA LKO
Eletism tm Nntmmbr* p ro ek t i n,
CANDIDATS FOR TUB STATE
LEGISLATURE :
Election is November next.
J. K. OAÜDET. ALFRED ROMAN.
QAUÖET * ROMAN,
AVOCATS.
PAROISSE SA /A T-JA CQUE8, LE.
"Eieroeroat ltar pnfmin daas le ÛaatrièM DU.
iriet J ndieîaire.
. IERAULT.
bbsavlt a LionmiT
AVOCATS
„ „ »r »i „ .
' Nouvelk-Orlta»u « St JncfUtt.
FEUX P. POCHÉ,
AVOCAT.
BUREAU, PAROISSE SAINTJACQVBIt,
Sur rkmtnlatùm de M*. J. L.
Exercera sa profession dans les Cours da QMtfitafts
District Judiciaire et A In Conr Snpréme.
EUPHEftlON S. KÖNAU,
AVOCAT.
Eiercera sa praT.uica daas Its |ani«M Saint.
Jaques, Jeflerson, et dans toutes les e«urs d« la
ville de la Nouvelle^), léans. 7 Oct. 1865. 6a.
EUPHGnoi ». most AB..
ATTORNEY AT LAW.
Wi'l prariir, ; 8 tbe of St. Jaaiss, Jtïïet
sns. and la ail «k» aaarts af tfcs Citf of Haw Orlsma.
HIVITIJT ST-ÇBABLES..
Le» cours ont recommencé le 4 Septeabra
dans l'Institut St-Charlet, dirigé par Mme C
Macé. *' •
Cette Inotituiibn de jeunet Demoitell««: ti
tavorublement connue, est situéa à l'a Nouvelle
priéans, rue Bourbon, 104.
Comme on a pu t'en convaincra par lt>a
examens qui ont eu lieu dans eet Institut, à fi
fin de l'année scolaire, les étiidet y tont iê.
rieuse», prpfondet, et bien »upéiieures auicoura
généralement tuiyis par let demoitelU».
Mme Maçé ne s'entoure que île profettâara
d'élite, capables de la seconder dans l'éducation
morale et intellectuelle qu'elle t'eiferea da
donner i ses élèvet.
Let arts d'agrémenu tont confièt, on la «ail,
& des prolrssemt habiles
Nota— Uue classe de solfège commencera
le 1er octobre, sous le» toinsde M. A. Davis.
Pour plus amples imformationt et pour das
prospectus, s'atlresiser t l'Institut, ou, par éorit,
A la Nelle Orléam. Bulle 294. 28 oct. lm.
E. F. MIOTON.
IMPORTATEUR ET NEGOCIANT EN
PORCELAINES, CRISTAUX IT ÎA1ÉWÎS,
A'rtleUa #la 4 n«. .t ... M«tal tatUbj Mti
47 RUE ROYALE,
" No***!!*-OrUma.
Artlelaa «a M«naga an * mm «aune, «ta,
03^*Marchandikes Ctimmunaa pour détail,
la ntsdela ville at de li campagne.' T'O.'l an.
A. aOUSSKT,
SUCCESSEUR 0E ROUSSIT 4c YOORHIES.
X*. li,. Rut de la Vieillo-Letéi. r
Vis-i-via de la Douane,
' NM«BUkiOàL«Aiia.
asanÂBuiui
De Manufactura Américain* et d im
,„ Cu " tq !! ,,rl ". IdMrument. aratoii
Outil»« Clout, Coidaga», Harha-, tu. , fcr
" ' ' ' "M OM. IM«, ««i.
iaiaor.
atpiraa.
ÄWfWMl V m MI m JMM
Rhumali#i«l#è 'Aouttlsi.' d^ |>U
ils Is. nvaaaiiu.;. * a .
di U D,»e,.l.,i. Chr^"V,
• r»AR LE Da. LAMSRUN. ,
KM Dumaine, cuceijtiun- PawfjMlKi

NOTICES W CANDIDATES.
Messrs Editors
Please announce ia y.wr gazette that I am a Caa
didate, at the neat Election, aa SENATOR for tbt
Senatorial District comprising the P«ri»Uei of Saint
Jauiea and St. Juku (lie B -plUt.
W m. h. lawton.
Meurt. Editait,
P!«ie «noounoe i„ yonr w.ckly Ihsl Ma. L i X vem
D k POOIITER i» a Caadiilaie fut the Sut« L.gi .U
iure, al th. Ont Eiestisn, a. KeprsMalativs c,f 8i.
.Um«« P.riili. - . .
HIS NUMEKOUS FKIENM.
i. K, OAUDET.
ALFRED ROMAN.
ROMAN«
QAUDET *
ÀUarMi« L.
ST. JAMES PARISH, LA.
Will ailead ta legal kiaiaesa ia tke Faarth Hii
eial District.
»T. H. aanauLT. IIRMU,
BSasuLT a iiMwaaj"
Attorneys at Law.
OFFICES : NEW-ORLEANS fc ST-iAMES.
FELIX P. POCHÉ,
Attorney at Law,
OFFICE : ST. JAMES PARISH.
Ou Mr. J. L. Detlatte't Plmn'ntûm.
Pracliee. ia Id. Caans of the Four Iii Judicial Dit
tri et, and tke Supreme Court.

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