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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, August 25, 1877, Image 1

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J O r 11 N A T. P < ) I. I T I < c > U E , Li I T T E II A I 11 E E T C A M P A <i X A KD
VOL. XIII.
PAROISSE ST. JACQUES, LOUISIANE, SAMEDI 25 AOUT , 1877.
NO. VA.
I,K ÏÏOUISIAMIS,
JOURNAL OmCTEXj
Paroisse St. Jaeqnes.
rcnur. cii v ^i r. samkoi imnsi.a
Paroisse St. .Jacques,
Couvent 1'. O.,
Louisiane.
J - GENTIL,
EDITEUR ET RED.K'TEUR.
.'.ou i -*A i » ANNEE.
l 'A \ AHLE i> ? AVANCE.
PHIX DES ANNONCES.
l'av carré «le 10 lignes, on moins, pre
mière insertion si,«".
J'ar earré «le ehaijm: jiul>lk':itioii snlt
sé<[uenU''.
Les eommnniiinés «le nature personnelle
«■t les avis à l'année .s« régleront «le gré ;t
«•ré ave<' l'éditeur.
YtiEXTS IHT LOUISI AN A IS.
Nouvelle-Orléans:—A.G. Komai»,T< hou
pitoiilas -St.. A'o. 15.
St.-.Iae«nu's. St.-.) ean-Iîaptist e. Ibevv il le,
Assomption et Ascension :—Just Cornes,
Uonalilsonville.
Lafaj'et le, Attakapas: — Edouard E. Mou
ton.
Souv«-lle-Il>érie:—Auguste Girod.
Vacherie: — Morris Feitel.
#
VARIETES.
I j E mormonisme
E S ET ATS-15IS
II.— LA DOCTBINE DES MORMONS.
Les formes du culte sont combi
nées eu vue «lu même résultat, l'ex
clusion «le la pensée. Dans toutes les
cérémonies, on multiplie les rites
sy m bol i «pies, on les renouvelle sans
cesse, on en fait la condition absolue
du salut; «le toutes parts ce ne sont
que^mboles matériels, l'esprit ne
peut se reposer sur rien. Ainsi tous
ceux qui ont commis une faute «l«»i
^infrse faire baptiser de nouveau, à
moins «le perdre leur qualité de
saints: sans l'immersion du pécheur,
le péché ne saurait être effacé. Cette
nécessité matérielle du baptême
régénérateur existe aussi bien pour
les morts que |K >ur les vi vans. Tout
homme décé«lé en état de transgres
sion ne peut être sauvé qim si l'un
de ses amis terrestres se fait puri
Jier à sa ]»lace par les eaux lustra
les; de même on peut se marier pour
le compte d'un mort et lui engendrer
une famille destinée à augmenter
dans l'éternité la gloire céleste du
défunt. '
Telle religion, telle morale: les
mormons ne sont pas moins vulgai
res et grossiers dans leur idées sur
le mariage que dans leur «loctrine
sur les dieux et la destinée fut ure.
Au milieu d'une société où la femme
est plus respectée et plus libre qu'en
aucun pays du monde, les mormons
ont proclamé la polygamie et l'asser
vissement. de la femme, qui en est la
conséquence inévitable; cependant
ce dogme «le leur religion était si
bien fait pour choquer le peuple
américain que Joseph Smith, après
en avoir reçu la révélation divine le
12 juin 181.'), la confia seulement à
ses disciples les plus intimes; Brig
^*liam Young n'osa la publier qu'en
septembre 1852, lorsqu'il comptait
déjà trente mille fidèles dans le
CJttS
fédérales. Il est hors de«lo^ que le
fondateur du mormon isme obéissait
à de secrètes convoitises peu dignes
d'un saint lorsqu'il institua la poly
gamie; mais cette pratique avilis
saute s'accorde parfaitement avec
l'antique matérialisme juif restauré
par les mormons: c'est le couronne
ment nécessaire de l'édifice élevé
par les régénérateurs du monde, les
saints des derniers jours
En effet,ces hommes pour lesquels
"la joie est le but suprême de la
vie," qui tous aspirent à devenir des
"dieux égoïstes" comme le grand
dieu qui gouverne le monde, voient
dans la fortune et le pouvoir le signe
évident de la bénédiction d'en haut;
plus 1111 mormon est riche, et plus
il se rapproche de la Divinité, plus
il monte dans la hiérarchie des élus.
En Amérique, où la population ne
suffit pas encore à la terre qu'elle cul
tive,que sont lesenfanset les femmes,
sinon une richesse de pins! Leg en
fans sont de riules travailleurs qui,
jusqu'à mi ccitain Age, donnent tous
icirs efforts en échange de la nonr
riturrt; les femmes sont, les domesti
ques /èlées qui tiennent en ordu la
demeure. introduisent le comfort,
vaquent a toutes les jouissances nia
territoiredTtahetqn'ilétaitdeforce
à résister à une invasion de troupes
tériellcs tic leurs maris et maîtres,
transforment la pauvreté en aisance,
l'aisance en richesse, à force «le pru
dence et d'économie. Puisque la bien
veillance des dieux envers les mor
mons se mesure parle «h'gré de for
tune acquise, le moyen le plus sim
ple d'augmenter dans chaque famille
la bénédiction du ciel est de multi
plier le nombre des femmes et des
enfans. Ainsi l'homme s'enrichit sur
cette tern' et obtient dans le para
dis une gloire iinpérissable.Chacun de
ses mariages lui assure un degré de i
plus sur les marches du tronc des ;
[cienx. "Le chef «l'une nombreuse
i famille, s'écrie l'a pût ve Orson Hyde,
I règne à toujours ;ui centre «le sa pro
' pif gloire, semblable à un dieu dans
son éternité."
A ces considérations si importan
tes pour les mormons il faut ajouter
des raisons politiques qui ne sont
pas d'un moindre poids. Les mor
mons croient fermement qu'ils sont
destinés à devenir les maîtres du
inonde. Tout leur appartient de
droit ici-pas, l'or et l'argent, les
champs et les palais; mais pour con
quérir la terre avec ses richesses et
ses volup'és, il leur faut créer une
puissante armée: selon la parole de
la P>ible, il faut que la progéniture
d'Abraham devienne aussi nombreu
se que le sable de la mer. ("est dans
l'intention de multiplier d'une ma
nière prodigieuse que les mormons
ont institué ou plutôt restauré la
polygamie. Tous les enfans qu ils
évoquent des limbes en leur donnant
l'existence doivent être un jour les ;
sft'Jnts de la bonne cause : c'est à |
qu'est reservéc la gloire de de- j
mire le nouvel empire théocratique |
contre l'envahissante république
américaine, puis de s emparer «le la
terre entière avec l'aide des Juifs «h
l'ancien monde. "Hâtez-vous «1« î vous
marier, s'écriait Brigham Voting.
Que je ne voie, plus «le garçons au
dessus «le seize ans ni «le tilles au
dessus «le quatorze!" ("est «loue un
crime «le haute trahison contre la
patrie «le ne pas épouser plusieurs
femmes, quand l'occasion s'en pré
sente: les prêtres tolèrent le mono
game, mais ils le signalent à l'égli
se comme un "frère tié«le en la foi."
En revanche, le polyga me p eut aug
menter iiidéfinimeift'ï^plbni.bre «le
ses femmes; "tontes les tilles des
hommes ont été créées pour lui, et
celle qui épouse un gentil épouse
l'enfer."
L'asservissement «le la femme est
la première condition de la polyga
mie: il faut que l'épouse se sache, ;
se «lise intérieur« 1 , et demande seule !
nient la protection et l'amitié en
échange de son amour; il faut qu'
i
elle accepte sa dégradation et cesse
d'être une compagne pour devenir
une propriété. Bien 11e cadre mieux
avec le système hiérarchique adopté
par les mormons. D'après eux, la
femme n'a qu'une âme d'or«Ire secon
daire et ne peut communiquer direc
tement avec Dieu; ses prières n'ar
rivent au ciel, le salut ne lui est ac
cordé que si elle a pris un époux.
Celle qui reste vierge retourne au
néant; aussi la loi mormone accor
de-t-elle à la jeune fille le droit de
réclamer un mari "afin de travailler
à son bonheur éternel." L'avilisse
j ciel au îombre de leurs femmes,
t jeune tille ambitieuse d© s asseoit
i paradis sut un trône élevé doit «L
nient est profond, et cependant tous j
les voyageurs sérieux affirment que
la plupart des femmes mormones
semblent complètement réconciliées
ivec leur sort, et prennent joyeuse
ment hmr place dans le harem du
mari polygame. C 'est que les fonda
teurs du inormonisme, vivant dans
les états libres du nor«l, où les prin
;ipes républicains puisent toute leur
force au sein même «les familles, sa
vaient bien que, pour faire triom
pher la polygamie, il fallait avant
tout en demander la sanction aux
femmes elles-mêmes. Par mauvaise
conscience, les hommes seuls n'eus
sent osé préconiser cette doctrine
mais les femmes, 1111e fois
immonde, mais les fem
converties, pouvaient lui donner
l'appui «le leur fanatisme entraînant.
Aucune institution n'est assurée du
succès si la partie féminine de la so
ciété 11e lui est vraiment dévouée.
Par leur douce et lente influence sur
les hommes, par leur autorité stil
les enfans, les femmes ont en leur
pouvoir les destinées des religions
et des empires. Pour fonder une thé
ocratie capable d'asservir irrévoca
blement toutes les consciences, il
fallait donc commencer par asservir
les femmes et les rendre fières de
leur condition subalterne. C'est à
cette œuvre que se sont appliqués
les prophètes mormons avec une
grande habileté et nue profonde con
naissance de la nature humaine. Ils
ont réussi, et maintenant les femmes
des mormons aident à leur propre
avilissement et préfèrent les joies
du harem à celles de l'amour et de la
liberté. Leur fanatisme est tel qu'
elles épousent en généial les vieil
lards polygames plus volontiers que
les jeunes célibataires comme il s'en
rencontre encore beaucoup en Lîtali.
<Y!r. comprend: la g'; ire les
ici-bas et «tuas '<•
samrs se mesure
1
:
rechercher de préférence le patriar-1
ohe auquel sa grande famille assure j
une gloire immortelie. liest, encore I
une autre raison qui doit l'attirer j
vers le vieux polvgunio i Ksipostsisic j
tie ce pacha est beaucoup moins à
craindre que celle «l'un jeune homme
<iui. pendant de longues années, est
exposé à toutes les tentations de ce
monde. Lorsque le vieux mari ter
mine dans la paix sa longue exis
tence, les jeunes femmes qui ont eu
le bonheur d'avoir été unies à son
sort peuvent mêler à leurs regrets la
douce assurant . d'avoir fait leur sa--j
lut. Puis il y a dans cette vie poly- |
gyniqueje ne sais quel attrait gros
sier fait pour séduire certaines fem
mes. "Plus ou est. d'épouses.plus on
rit (the more, the merrier)^ disait
une. demoiselle à M. .Ildes lîemy.
Bien au contraire, les sain/jp ties der
niers jours sont extréniement stricts |
sur leurs droits de maîtres souve- j
rains et exclusifs. Maris de plusieurs
] ;t pins précieuse des pr «q >iv
tout homme qui a séduit la ù
] ;l tille ou la . sœur d'un mormon
périr par la main même de l'homme \
A propos «le la polygamie «les mor
nions, le mot «le communauté ties j
femmes a été prononcé, niais , à tort, j
femmes «puis possedt
possède un îrou pea u,
très chatouilleux sur 1
leurs «Ii n;i s « ii . igm
chen t. vi-. •! \ ^ 1 :
i i. 1 ■ «1c U ni ni« nage et
qui leur appartient : ii
tre eux et le mon«le «les
franchissable barrière «i
me. Les femmes sont la
comme on
iennent
c ii .t pi t re de
ils cher
_■ er, à faire
> sur l'inté
sur tout ce
mcitent en
plu
outragé. Les saints n'hésitent pas à
<iu-c qu'ils puniront «le mort toute
infraction aux inteurs, lorsque le ter
ritoire «ITtah sera constitue en etat
souverain et libre «le décréter ses
propres lois. 11 est vrai «pie le «Ii vor
(M1 proportion beau« t>up moins «l'en
f ;llls q, u , ] ( . s Intj-hoa.ses des pionniers
américains. Nombre de saintes ma
trop t«"»t sont stériles ou peu
fécondes; en outre la mortalité sé
ce est permis et frcpieinment pratt
qné : c'est, là un fait «pu rapproche
la polygamie mormone «le la promis
île «l'une sainte ,
•six fois,et dont
lit encore. j
pol y
cuité. M. liemy parle d'une
qui aurait été mariée
«piatre époux vivaient
Ainsi que les lois «le la statistique
pouvaient 1«* faire prévoir, la poly
garnie a produit des îésultats oppo
jsésàceux qu'en attendaient les mor
mons. La population n'auuincnît
pas aussi rapidement «pi'elle le ferait j
si chaque saint se contentait «1 une
seul«' femme «'t si tous les célibatai
res «ITtah étaient mariés. Les sé
rails «les mormons polygames offrent
{.,£ contraire «lans les pays où la t'a
vit «l'une manière effrayante sur les
enfans nouveau-nés, elle est même
plus considérable que dans les états
les plus malssfns «le ^»îérique du
Xord. Le pape Brigham Young avait
déjà épousé cinquante femmes en!
18;V»,et l'année précédente il lui était
lié neuf enfants «lans une même se
inaine. O11 11e sait pas le chiffre de
tous ceux qu'il a eus: mais il 11e lui
en reste plus qu'une trentaine. On
renia n pie aussi qu'eu Utah, comme
dans les harems de Turquie, il liait
beaucoup plus «le filles que de gar
çons, taudis qu'on observe le résnl
mille est monogame. Cependant les
enfans mormons qui survivent sont
beaux et robustes.
ELISEE KECLI S.
C'EST CliAIlî.
Oui, «;'est clair.
La chose avait été dite, écrite et
prophétisée.
Il fallait s'y attendre et la logique
le voulait ainsi.
Or, la ] »resse «éac.t ion naire de Fra 11 -
ce, c'est-à-dire bonapartiste, légiti
miste et cléricale, se réjouit fort que
la république américaine ait eu der
nièrement sa formidable grève, et
que quelques bandits, mêlés aux tra
vailleurs et profitant du «lésordre
momentané, aient commis «les actes
«le veudalisme et «le pillage.
Ce n'est pas, bien entendu, que la
dite presse manque prcciseiin nt «le
générosité, de grandeur dame et «le
charité chrétienne.
Loin «le là.
Elle est également, comme cha
cun sait, trop modérée, trop conser
vatrice et trop honnête, — honnête
surtout, — pour trouver bon quon
fasse du bruit «lans les rues, qu on
se révolte contre l'autorité et que
l'on porte une main sacrilège sur la
propriété sacro-sainte.
La doctrine du cléricalisme n'est
pas de désirer le mal pour le mal.
et de se frotter joyeusement les
mains à la venue d'une calamité.
Ce cléricalisme est bon. \ 011s ne
l'entendez jamais «lire: — C'est bien,
ça arrive à propos, cela vous appren
dra, et les nations, comme les imli
! vi dus, ont besoin d'être châtiées
pom êtie rappelées au sentiment dît
j devoir et des convenances.
Il n'admet pas les fléaux de Dieu
comme nécessaires, lî ne les suscite
j point, et c'est très sincèrement, avec ■
I des larmes de désintéressement.par- ;
j fait et tie piété véritable, qu'il pieu- j
j w in«ilIiotirs Inippciit l*.\s 1 11 - |
^ ' *
dividus et les peuples.
Certes, s'il pouvait tuer le diable, j
auteur de tout mal, il le tuerait cou- j
rageusement.
La presse réactionnaire de Fran
ce n'a donc pas mauvais co'iir. Sa
réjouissance du mal n'est pas l'ap
probation du mal. Klle a, nous 1»>
repetons, trop de vertu pour cela.
Qui ne la connaît point ! lïessemble
| t elle à ceux qui pèchent en eau trou
ble
On sait, à n'en pas douter, qu'elle
hait profondément la république. j
Elle a horreur de la souveraineté j
du peuple, de la démocratie et de la ,
liberté. ]
| Elit
j
\ tre
Mais elle a trouvé un argument.
II.
imu proiom.eiiieiu repuu.,.,.u% ,
j Elle a horreur de la soineramete
j du peuple, de la démocratie et tie la j
i
I
nomme ces choses «le la civi
lisation moderne une abominable dé
magogie.
Et cela est si vrai, si vrai, que
dans sa haine pour la liberté et son
amour pour autre chose, elle applau
dit elle-même aux mesures qui la
frappent
Car in n n est singulier comme un ;
, ... , • . i ,. ' <
inurual. un tils tie 1 esprit et tie la
; . , , ! , ■ i
bore pensée, «lemamlant lui-nicnie la
suppression et l'abolition de la libre
t-à-dire la condamnation
pensée, je^st-a-uii
de son ptoiue tin
propre droit dans le droit gé
néial.
Et comprenez-vous «les hommes
comme ^ m Ilot, Cassagnac et-au
tle plume et de feuille,
«l'autivs abov
aboyant fort conti«
«'Urs et réclam
e urs
Mais Cassa
il, prétendent «pie le pnv
bover ne doit appartenir qu'à cei
•ontre «i auti«^ a »o\
an «i moi < «i >o\ ;
. . !
tains chiens: a ceux qui sont bona
partisses, a ceux qui sont legitimis
tes et ja ceux qui sont cléricaux. Les
, républicains ont «lrtut au silencc^ !
< ar hfs républicains ont la gale et .
j sont lanls.
j leg'tï pour lui, le
et le clerical p
Et même si on voulait aller au
iond «les «-hoses, «-'est-à-dire avoir
l'exacte définition du privilège d'a
boiement, on «h'couvrirait sans pei
ne que le bonapartiste veut le prix i
légitimisto pour lui
pour lui. Car si les
trois, présentement, aboient de con
cert, convoitant une même proie, ils
se «hVhireiaient «iemain sur la proie
conquise «'t disputée.
Tout cela «'st très plaisant.
Mais le plus plaisant «le l'affaire
pour nous autres Américains, «pli
sommes loin et voyons sans «loute
mal,c'est qu'on veuille nous.prouver
.
rait être bien servie, Inen protegee
et fort convenablement établie que
par ses adversaires.
Pour taire un civet «le lièvre,et 1111
: véritable, prenez 1111 chat.
! Et pour que la république soit
j faite, confiez-la aux ttmdresses et
j au dévouement des «Ii#, des com
j tes, des princes, des bonapartistes,
j des orléanistes, «les légitimistes^?!
! des cléricaux.
j Jamais vous 11e lui trouverez un
meilleur parrain que le maréchal
j
!
!
j
I
!
I
1
1
!
;
:;; r I
'
«ine la république française ne sau- ■
1 1 . . . 1
Mac Midion. Et la plus belle des
marraines, bien que vieillotte, se
nomme l'ex-impératriec Eugénie de
Tliéba.
III.
Mais il 11c s'agit pas précisément
de cela.
11 s'agit de l 'argument que la pres
se réactionnaire vuvnt de trouver et
«le ramasser chez nous pour prouver
de la façon la plus évidente et la
plus concluante, c'est-à-dire noire
comme nuit, que la république est
un mal, la démocratie «111 vice et la
liberté une abomination.
Car e$|'est plus aux républiques
grecquqilet à la république romai
ne, qui "sont de vieilles mortes et
«lout l'ombre ne nous épouvante plus,
qu'il faut demander des enseigne- !
inents et des leçons de stupidité, de
corruption et d'horreurs.
On a devant soi la république amé
ricaine, une république moderne et
jeune. Quant à la Suisse, elle est si
petite qu'il serait ridicule d'en par
ler.
Mais la république des Etats-Unis
peut et doit servir d'argument, d'ar
gument ad Iiomiuem ou ad rem publi
ca m, comme dirait un logicien.
Et le Petit Caporal n'y manque
pas.
Ce Petit Caporal , comme son 110111
l'indique, «\st un journal français et
un journal bonapartiste. Comme le
Pays, la Petit ie, F Uuieerit e t le Figaro ,
lise publie à Paris. Sa prose est
bonne. Quant à son nom, il dit ses
principes. On devine le petit cha
peauta redingote giise et l'aigle au
dessus. Le morceau de lard est dans la
poche. C'est la légende du eapora
lat, légende qui finit à Sedan, qui
se glorifie de Bazaine et qui valut à
la France . trois invasions, des mil
lions de Victimes et les plus épou
affliger nue grande nation. I^es mil
lions de francs et d'hommes que ce
vantabïes désastres qui puissent?
leaporalat militaire et cesarien a «le
■ voies, sont innombrables, louant a
; la honte, on la connaît.
j restera une pierre aux
| dim <1(3 Metz, cette piejit 4 p«iil<*i«i.
— - — '- ri MW'j-r
Tant «
murs de
Se
j resse
j
protestera, sera indignée
j
j
,
]
Mais le Petit Caporrl est lier de
son petit chapeau, «le sa rediugote
grise, de son aigle et «le ses a ig!
Car il oublie ou lèint d'oublier que
des buses ont niché au nid de l'aigle.
IV.
Or, le Vêtit Caporal, appuyant era
neincnt son petit chapeau sur I oreil
le droite, se re«lresse militairement
et se fiotte les mains.
— La voilà donc, dit-il, la grande
Jîépublûpie de Pi niol! américaine!
Que nous chantaient donc ses illus
tres apologistes, les Toequcville et
, ](>f . L;ibül] j., ve? Nolls prions bien :
' i
j rr . ];U f;ommo ,ie juste, la '
grande République n'a qu'à baisser |
humblement la tête et confesser pu- ,
bliqueinent quYlle est une pécore. '
Elle ferait même bien, sielleavait
iin peu de bon sens et de raison, de ,
proclamer l'empire au plus vite. !
Si (îrant ne lui ctmvient pas, mal
i gré ses qualités militaires, et s'il m j
I se trouve point dans sa multitude !
; , , -. , . „„f .,» .r,.,,
' < ebourgeois,«le commerçants et «l <>u
" , ' ,i„ .„„„t,,.
vriers un homme «ligne «lu sceptic
et «le la couronne inipéviale, nous lui ,
expédicrons généreusement un lîo
napart«. N'en a-t-elle pas déjà un,
un Patterson?
Car le J'etit Caporal est conqué
rant. ;
Quant aux autres, t-eux qui sont
légitimistes et spécialement cit ri
<;aHX c . |r j e e iéii C alisuie est devenu j
; puissance politique premier !
! ordre, ils n'ont pas tnnt à fait l'a
Ils sont moins spadassins.
Ils mettent «le la légitimité et du
(ln)jt <livjn leur soupe,
Ltilu . i an o ;l o 0 est doux, onct.il
insinu;lllt simplement pertitle
! np vont ju.^nV, vouloir donnei
. . rAll|C .,. iqU e ( je leurs petits ours
Constitutionnels ou run de leurs char
j niants loirs légitimistes. Ils s'oecu
! peut «l'abord de la maison. Aussi,
! benoîts et pieux, se contentent-ils
j «le dire avec compoetioii: — Vous vo
y«'z bien, mes amis, que votre répit
I bliipu; «*st mauvaise, que votre «lé
! mocratie est «langereuse, qu'il n'y a
point «l'autorité en dehors «lu pi in
I cipe «le légitimité; Les événements
1 parlent, la vérité éclate et l'évitlen
ce est certain«'. Benosicez donc à vos
1 rêves, à vos illusions,et à vos chime
! res. JSi la lïépubliqnte Américaine
; vient «le se condamner elle-même,
I pourquoi la Képubliipie Française
serait-elle une vérité ? Car cette pan
s
■ ,,, ... . . . . ^ , , .
1 vre liepiiblnpie Américaine est mal
heureusement condaninée. Elle se
meurt, elle est morte, «'t nous n'a
vous plus qu'à pleurer sur elle. Met
tous sur sa tombe la croix «lu regret
et du souvenir.
L«'il braves gens!
On voit bien que monsieur Josse
travaille dans la bijouterie.
T.
Oui, Messeigneurs, si 1111 sembla
ble soulèvement de grévistes «>t
«l'ouvriers s'était produit à Paris,
la ville du l'eût Caporal , il est cer
tain qu'il aurait eu 1111 caractère tout
différent et «les conséquences
diamétralement opposées. Les ou
vriers et les grévistes auraient cer
tainement arboré un drapeau politi
que. Cest au gouvernement, leur
ennemi, qu'ils auraient demandé
raison «le leurs misères et «le leurs
souffrances. Et te gouvernement,
doublement responsable comme pou
voir et comme «lespotisine, leur au
rait répoiHln a sa manière habituelle
et par ses arguments ordinaires. Le
cauou seul aurait parlé. On n'aurait
point eu vingt cinq victimes, mais
vingt-cinq mille. Les rues auraient
été pleines de sang, les maisons
pleine «le deuils. Car le gouverne
ment français, selon sa doctrine
! bien connue,et comme 11'étant guère
l'expression d'institutions libres,
le
,
la
à
ce
11e se donne guère la peine «l'exa
miner et de voir où est le droit et
quelle pourrait être la justice. In
«iiscuté, indiscutable et inviolable,
il se croit attaqué, il est la force et
il frappe. Vainqueur, il continue à
frapper, sans doute pour se prouver
et pour prouver aux autres qu'il est
encore pins le droit «pie la force.
Mais il est certainement impitoya
ble comme ceux qui ont eu peur. 11
uepardonne point l'injure laite. II
à sauvé l'ordre, la famille, la pro
priété et la religion. La société et
Dieu lui doivent de la reconnaissan
ce. Et c'est encore au nom de ces
grandes choses,et pour s'affirmer da
vantage an service du ciel et de la
terre, qu'il continue le chapitre
«les fusillades par le cbtif^tr© des
commissions mixtes, et qii'il expé
die «les milliers «l'honnies et de fein*
mes aux Calédoniésf lointaines et
impitoyables. *'5 '
Son excuse, il est vrai, p®iir ne pas
dire sa gloriticatio/S? est que ses en
,
ncmis &ftaient des communards, et
qui l'extermination de tels homines
est un sacrifice agréable à Dieu.
VI.
Est-ce < j n«' les grévistes et les ou
vriers ainérii-ains ont jamais songé
à s'attaipier a la république, au gou
vernement et aux libres institutions
tie ce pays ' Avaient-ils un drapeau
politique? Sans quelques bandits
glissés parmi eux, «lu ressort «le la
'police, ledésordre aurait il atteint
ties proportions coupables? F,t si
qous en parlons aujourd'hui, en ma
nière «l'argument, ne sommes-nous
pas le «Icinier à en parler?
.Mais si.vous avancez gravement
«pi'une ''partie de l'a: niée «les Etats
Çnis, connnanih'e par le fameux gé
ii rai Sheridan, a <lû être envoyée
contre les émeutiers," vous donne/,
à rire. t k >uatre hommes et un caporal
n'ont point opéré ce miracle. Et ce
ne sont pas les miliciens eux-mêmes
qui ont sauvé la républi.p.e attaquée
«'t la démocratie eu péril. Les «lits
miliciens ont fait plus «le mal que de
bien, ('e sont les citoyens, sans «lis
tinctioii tie parti et «l«^ religion, qui
ont tout apaisé. Quant au gouver
nement, il 11e s'est jamais cru l'ob
jectif tics colères «'t des vengeances
«lu peuple. Et nous savons eepen
dant que ce gouvernement, dans la
personne «le Hayes, n'a pas une ori
gineabsolument- irréprochable. Mais
les partis politûpies «les Etats-Unis,
malgré leurs fautes et leurs vices,ont
pour grande «-t suprême vertu «l'ai
mer la république, tie croire, à la «lé
mocratie et de respect « t le gouverne
ment de leur choix.et deleur élection. •
L'Américain sait bien que la Cons
titution le protège contre les éineu
tes, les empiétements «le pouvoir et
les éventualités constantes «l'une po
j litique monarchique ou césarienne,
11 peut craindre les grains, mais non
peut
les tempêtes. 11 n'oppose point tou
te la voilure de ses mâts et tous les
canons «le s«\s sabords a la turie des
vents. Quand son peuple «lit oui,
son gouvernement ne «lit pas non.
L'année, puissance à deux fins, mais
dont la liberté n'est jamais le vrai
souci, ne se charge jamais de rés«m
«Ire à coups «le canon les problèmes
politiques et sociaux qui agitent
toutes les nations «lu dix-n«'iivièmo
siècle, fanant aux ministres de Dieu,
ne chantant de Te Dann ni pour un
roi, ni pour 1111 empereur, ni même
pour la republique, ils sont «le très
braves gens. Pas 1111 communard ne
songe, à les coller brutalement aux
murs.
TH.
Quand nous disons qu'on ne par
le plus guère «le la grève d'hier, et
que le péril n'a point été lbrmi«la
ble. nous disons une chose vraie.
Disons aussi, comme la froide et
vindicative justice du lendemain n'a
pas fait «le victimes et de veuves,
ipie le principe «les repressai Iles
n'entrera point dans la politique de
ce pays et «le cette république.
, Mais si l'événement s'était pro
duit dans une monarchie ou «lans un
empire, 11011 seulement ou aurait frap
pé, tué, emprisonné, poursuivi, con
damné, exécuté, déporté, fait des
veuves et «les orphelins, perpétué
l'envie et remlu la haine irréconci
liable, niais encore l'on auiait dé
truit jusqu'à la «lernière bribe du
droit et «le la liberté. L'Ordre est
un Mousignor exigeant et peureux.
Il 11e «lort qu'à l'ombre des baïonnet
tes. 11 lui faut l'état «le siège et le
silence. Il hait, «lu seul amour qu'on
lui connaisse, le journal qui parle, le
livre qui pense, i'orateur qui «liscti
te, les hommes «jui se réunissent
et donnent une voix à leurs désirs et
à leurs besoins. Mais les moyens qu'il
emploie, «léni «le toute justice et
négation «le toute raison, ont pour
résultat nécessaire et fatal de mul
tiplier les révolutions parles révolu
tions. Car l'ordre véritable est celui
qui naît «le la liberté et «le la justice,
11011 de la violence et «le la compres
sion. 11 11e lui faut point «les armées
«le deux cent mille homines pour vi
vre et se porter convenablement,
mais une simple et honnête police à
l'intention des coipiins et des vo
leurs.
Et c'est là ce c i repuii unes
comprennent.
Aussi, au lenéi'
grève américain«
veniement ait n: ;
son mot politique
bien moins encore
d'une loi restrict >
rigueur, les ouvrn
sont ils assemble .
tious, concertés 1 <•> .
d'un nouveau ] im h •
pays. Et comme ;
1er a troublés,
«l'itii droit repu
corning il repr«'"
l&jMtrïiutruvni'
î I r ont été pins i
eurs an Cou g!
Mais ils ont fi nu'
a«!e.
' Il C »IM tie
merique se
'-ei- 'enveii
or ,,»i!isation
nique >n c«'
.Siieralan ne
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reconnu
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me.
Et c'est aux li
gramme qu'ils <
ment le soin de H
les Législatures,
Pouvoir Exécnt
Où est le mal
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