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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, September 14, 1878, Image 1

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Cc Couisianats. ■
JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE E T C A M P A O N A 11 I> .
VOLXIV. PAROISSE ST. JACQUES, LOU1SIANE, SAMED1 14 SEl'TEMBRE, 18/8. NO. 4f>.
§BjloWSIAMIS. I
0 OXJR.HT AL OFFICIEL J;
-UK I.A- a
1'nroUse St. Jiictincs. h'
ii
I'LIII.IK CHAQCK SAM KOI DANS l.A |.
Paroisso St. Jacqucs, *
foment 1'. 0., |)
Lonisiane. "
J- QENTIL, f
El) IT El'11 ET liEDACTEUK. v
Altoiineiticnf: J
85,OO PAR ANN EE. )
1'A.YAllLK It'AVANCK. *
VBIX DES ANNONCES. '
j'ar carr6 tic 10 ligtu'B, ou inoins, pre- {
inifero insertion fcl,00.
Vnr rnrrd <le ehaqtie publication sub
sfiquento 4,) -
l.cn conimuniiinds ilf natim; iii-1-sniindle
vt Ion avis fi l'amtfe »<• ri5|;lerimt tie giiS ii
fp*<5 iivec l'dtliienr.
AOENTS BU LOUISIANAIS.
Nouvellc-Orldans:—A.O. Roinain/lYhou
|»itoulas St., Xo. l.».
St.-Jaequcs, St.-Jean-llaptiste, Iberville,
Assumption et Aseeusion:—.Ju^t Comes.
Donablsonvilie.
Lafayette, Attakapas:—EdouarA K.Mou
lon.
Nonvelle-Ib6rie:—
Vacheric:—Morris Feitv\.
FLEAUX J )E I )IEU.
I.
L'epideniio est sur nous.
lit la miserable, sons lo iiom bien
tconnil ct niaudit lie tievre jalino, <1
prf'sentemi-nt cinq ou six gran
«!,-> villes (lus Etats I'nis.
Ji NouvclloOrleans, Memphis,
YieUsburg, (Irenndn ct Port Ciibson
s-iiit sa proio. lit si uous nous en
l;lj>; <>i'ttills nil l:iiij.;ii,u'(* ties jiiurnnux
<r.i (!u telcgrnpho, Memphis est nil
horrible rlnirnier, et (irenada uu ei
met ii've.
Quant au\ boitrgades et mix vil
la p s, ils rceoivent les tins apii 'S les
autres In terrible visite tin fleaii. Lu
vst-il till qui sera opargne ? Les ram
pagnes elles-memes sont inenae, -os.
lVrsounc, do roiuhoiiehurc tin Mis
sissippi a I'ombouchnre de lOhio,
ties bonis tie l'Atluntiipio aux lives
ibi Kio Gianile, lie so sent a 1'nbri.
SI. Louis a penr. lit les classes ct
les Dices sont iudistinctoineiit trap
pees. Car le tleau, cette anneo, com
me oheissant a la loi crime ogalitc
reilotitable, proud les blaiirs et les
noil's, les liatits et les ctraugcrs, les
pauvres et les riches, les vieux ft
les felines, l'ersoune u'est aeeliniatc.
Aussi est-on telite 'le doniior le
IMiii) (le j teste att tlean qui se\it.
Mais quantl on pense, avec une
presque certitude, qu'il est a peine
a mi route, qu'il a peut-ctre nil
liiois a sevir encore, cpt'il lui reste
probablement ties villes, ties villa
gos ct (les cauipagiies a desoler, quo
tie nouvelles et noinbretises \ ietimes
sunt inarouees nai la inort, et ipte le
se
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l'roitl, sen I, mettra tin a !.i inoi'tclie i
cpitleinic tpii nous enveltippe tie tons i
les cotes, ou est profonilement emu
et iliiuloitreuseincnt atlli^e. II Ian
tlrait etro miserable pour etre in
sensible.
lit qui (lone, par liumanite st uon
par penr, irattciul avec anxiete le
jour tie la glace ou le jour (le la tle
iivrance!
(^tte l'liiver serait beni!
(Jar In nieilecine, uialgre sa bon- j
lie volonte et sou ilevoueinetit, est |
presipte obligee tie conlesser son im
puissance ilevant le tlettu. Li s <lot'
tettrs ue s'elitentlent guere, et s'ils
lie savaient pas inourir a lent" pos- j
te, on ue les eroirait point. Le salut,
a vrai (lire, est dans cettx qui vous ;
ganlent, volts soigneiit et lit: tptit- j
tent guere le elievet de votre Jit. ;
L'inlirinier intelligent, ou plutot I in
tiriliiere, voila la guerison. Cet
te intiriniere, vieille ereolo ties
Antilles, oil sou eleve, pas
plus que le ineilecin lui-ineiue, u a
lt> specitiipie; niais son traitenient i
connn et ses soins constants sont
presque toitjouis ellicaces. An res |
te, prise a temps, truitee a la laeon
des Antilles, et si le tnalade ne se
croit ptis mort en toinbaiit, la lievre
jatine est facilenieut vainctte. Que
lie (levies sont plus ilangereuses
tpt'elle! Mais c.'est le jaunv qui epoti
vante, coinine le mot morbus (bins
le cholera, lit la penr est une deplo
rable aggravation.
Aussi, pouquoi avoir pear!
On pretcutl (jue c.ela ne se Com
mantle pas.
Mais que si, pnisqu'eUe est sou
vent nil liintoine. On pent eoiniuau
tier a la penr eoniine a toute chose.
Vous acquere/. le courage et la for
titude en exutninnnt le danger. 11
1'aut se dire quo eo n'est point la
fotulre, que tons lie ineurent pas,
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que bcaueoup sont sauves, ct que
vons screz meine tin tie ces derniers.
list ce qn'elle est nouvelle, et ne I'a
vons notis point cue en 53 ou en 57!
l'ourquoi raurions-nons liieil cette
annt'-e ? Ait reste, si elle nous saisit
lAcheineut, repontlons-liii brave
incut. Une bonne iullrmierc la fera
fuir. Mais il ne i'ant pns pleurer et
se desoler A ravniice. lit si le mari
tombe inalatle, que la feinme fusse
nobleineut son devoir, lit si la fetn
me est fra|»pee, que le mart veille,
soigne et sauve eliretienneinent. La
tamille a ete cret?e pour le de
vouement inutuel, et c.'est in cm f la
sa coiidition de iiior;ilite ct tl'lion
uenr. LamitiiS elle aussi, et l'liunia
nite veuleut qn'oii li'otlblle et qu'oil
ii'abiiiiiloiine personne. lin se ca
chant, croyez le, oil n'evite point
1'uivisible, et s'il est imprutlent
de braver sans raison renueini, il
serait pent elre ego'iste et inauvais
de laisser renueini assnssiner son
i. voisiu. A,vons tin coiiir! Le. cteur
est lc courage. <"e sont la deux mots
synonyines d'une tneine chose, lit ce
la est si vrai, voyez vous, que si les
villes soigneusemeiit et peurense
1 nient enferntees tlans !e cerele de la
quaraiitaine iieehappent pns plus
tpte les autres att fleati, cir le. fleau
a (les ailes et passe par tlesstis ies
- innrs, elles n'eu sont pas inoins or
11 i it .1 i rein en t maltraitces tl'iiue facon
•, exeeptionnelle. lilies paieut la dime
tie la penr.
II.
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la
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()m, |>ourquoi tlone avoir penr . . .
A quoi ce sentinu'iit est - i 1 bon ? I' 1
Nous repetons, et vous le save/.
bien, que la nialatlie n'est jtas tin ! ''
tout la mort. lit elle le serait bien j'''
inoins encore si la t'olle panitpte ne , j"
s'emparait pas de nous, si les soins j 1
etaient intelligeuts et constants, si 1
nous vonlions bien nous persutnler j
que eetie nialatlie n't st pas plus "
contagieuse que la migraine. ]
t in nous ilit que Memphis est un j 1 :
charnier ct (iienada un cimetiere,
et nous de von s nial heuit'iireineiit le I
croire. Mais pourquoi ? Et pourquoi j >•
i la -Niun t He Oi lcans eU'e-mf-ine, tpii 1 ''
eontielit qinitre ou ciliq t'ois la popu- 1
lation tic Memphis, a-t-elle beau- 1
! coup moius tie vii'liines? (.'est que %
'la pel ii' y jone un rule inoins terri
j 1,1c, que le mal y est inieu.x connn,
el que les homines y sunt plus soli- j
tiaircs a l'lietire tie. la ealainite gene- j <
le. On v combat avee plus trenscin- j i
I I". On y sait que la iie>rt pent etre | t
' \'aincue. lit cette cloy;'.nee, (|tie l.'t 1
j nialatlie n'est p is necessaireiiicnt |'
I inortt-lle, sauve assnreinelit bien des j *
i gens. j 1
| Car tlisons-nnus bien, avec la cer- , i
: litutle tie la lbi ct tic la conviction, j t
; les preuves etant la. que hi i 1
lievre inline u'est pas inevitable-| i
' ' nient fatale. Lc mot jaunt' ne doit |'
, | pas nous ten ilicr outre niesure. lit , i
, ' si les mots jhi ' i>fie/I.f, et er- | 1
ii'hrnl nous paraisscut inoins rt-tltiu
. j tables tpie lc. mot. jmuie, e'est que j i
•j nous ue rt'licehissous guere. 11 \ a j
| thins not re terreur qtielque chose tic 1
■ j lVpotivaute tin inoyen age a I'.ippa- j
■ ! rit inn tics Ilea it x Homines jinny tic j 1
i Iftt'it. mais que la raison, la science j
■let hi'veritable ibi ties temps inotler- |
- lies lie pell vent cepcliihliit plus tie- |
signer sous ce noin. Coinme nous le j
s ; prouverons jilus loin,
e, (lartlons-iious done tie croire qu j
e un coup tl'aile tie cette tievre est un
s coup tl'aile tie la mort. Trop tie \ i ;
u i vants I'out cue pour eouclure ainsi. i
i Aux Antilles,son pays veritable, on a
i it 11uit sa puissance aux proportions 1
d'unc inaladie oitlinaire. N'impoi te |
n quelle vieille lU 'gresse en a facile- t
e nient raison, et la science, en la voy
ant ainsi vaincue, est presque tbs
pensee tie cherchcr un speciliqite. |
Alors, poitrqui sV-pouvanter ?
i- Ou et! nieiirt, tlites-vous. ■
,t i Sans doilte, mais pus toujous. lit
i- le no in bre ties victiuies, un sur six.
iv j tend a tliiiiinuer chatjue jour. On
Is pent liieine allirmer par preuves que,
s- | sur tlix cas pns a temps, coiivena
t, ' blement traitcs, ft pourvtt quemala
is 1 tie tie coninictte aucnne iinprntleuce, ;
t- i il y aura lient' guerisons, pent etre
t. me'ine tlix. Mais rimprutlence est
n- ; geiieralement fatale, et la convales
■t- eenee vent etre entouree de Hom
es Incuses precautions. Le convales
ts cent, coinine Lazare, lie pent se le
'a ver, prendre son lit et le porter sur'
lit ! ses cpailles.
nt j Ou en ineurt, ilitcs vous,
•s-1 Certaineineiit. Ne ineurt on pas
un tie tout, et taut il absolumeiit qu'
se I line epidemic, peste noire, cholera ou
re j tievre jaune, lions rappelle quo nous
ue ! soinines inortels ct que nous (levous
;es j tons inourir.'
ui- ; La mort est I'inevituble loi.
lis I Chrctienneim nt ou jihilosophe
lo | nient, avee lafoi ties temples ou la foi
1 de hi raison, avec la certitude d'une
I atitrevieou l'espoir d'une autre vie, il
in- ! faut se souincttro tranqiiilleiiient a
' cette loi. Nous ne ponvons laeombat
>n-! tre et hi vaincro que jusqu'iinx li
nt : mites irun Age determine, (jiiaiiil
se. I eet age est atteint, si nous l'attein
or- ' guous, nous nous eteitguons na
il turelleuicnt. Mais persoune lie
la passe outre. />«»'« /ar, ml le.v. II
as, [faut s'ineliner, et quaiid la inort
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ient, hative 011A l'heure extreme, la I si
6signatioli est l'uniqiie sagesse. A
|iioi bon intirmurer, et contre qui h
lotisintlignerions-nous* Au reste,n'a- 11
■ons-nous pas I 'esptfrance des joies e
ternelles 011 l'esperaiice d'tin repos (1
irofond ! Cette. vie veut-elleetre tant 1
ileuree et tant regrettee? Ceux qni <
t'en vont ne sont-ils pas les heiireux, 1
poind ceux qui restent, regrettant 1
ienx qui sont partis, ne gnrdent le 1
|ilus ot'dinairement qtt'tin lourtl far- 1
lean de mi,seres stir les (ipanics ? L'O <
lient a raison, et sa philosophic est I
sen see: Keiijilitm mCestlii it-vi table. :
Le murintire serait la folic, et I'indi- '
guation contre la loi serait une poi- i
gnee de poussiere lancee contre le
ciel. La justice, tin reste, lie fait pas
d'exception, et les grands de la tel
le, si toutefois il y a queltpie chose
tie seniblable sur liotre miserable
lioule, y passeut cotnine les petits.
Aiicune inf'aillibilite lie vous defend
tie la mort. Ce n'est pas, bien enten
du, qu'il y ait lilaspheme a prier.
Au contrairt!. Si la pricre, 1111 acte
de foi et; une coiistatatiou tie 1'iiibles
se, n'a pas tie pouvoirdircet contre la
loi, etsi les supplications ties hom
ines sont iinpuissantes devaut la !
cause et ses consequences, la priere ;
tloiine soiivcnt la force, le courage ;
et la resignation. Cela sullit pour la j
justitier. lit, si elle est sincere et
vraie, vous en retirez assureinent la |
vertu ct la fortitude, e'est a-tlire la
vie. Car la vertu et la fortitude, qui 1
sont en vous, vons perinettent tie
vivre sagcinent, d'user moderenicnt, i
.le marcher dans le bon ehemin ct j
i tie combattrc avec avantage la penr, |
la terreur, le fantouie, le niensonge j
I et It; mal. Mais il faut que la priere, 1
i pour tlevenir une vertu et une forti- I
\ tutle, (levienne une action. Des mots ,
j et des signcs seraieut tie moineries.
iin verite. que vous soyez Chretien
on philosophe,—ce qui est peut-ctre
I la meine chose—regartlez I t mort
!en face et bravement. lille u'est jias
j si horrible que vous le suppose/,
i lille ne vous Irnppc jamais tleu.x
; it lis. Au ilenieurant, si \otie heurc
! et venue, et vous save/, que cette
j heurc est toujour* inconnne et mys
terieuse, comment pouvez-votis I 'ti
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Mais si la desolation est grande a ;
cette ht'iirc tie ealainite pubiique, si l -t
nous avous a pleurer sur tic trop!
utunbreuses vidian's, ct s il taut
peut-etre attendre un mois, pour
que le fleau tleslructeur soit terras- , n
se, nous a vons, dans notrc misere 1 i , 11
notre tletiii, purmi nos regrets et an e
milieu tie 110s lannes, la supreme ti
consolation de voir que notre pen-| e
pie est bien vivant a la charite, all . ti
devoueiiient ct aux nobles vertusjs
qni honorent 1'cspcce humaine. lit si n
nous doutions encore tie lui, a cause | I
de certains vices, surtout it eaust|de e
sa politique souventili'inoralisatriee, , t 1
nous anrions tort. Si I esprit a ties t
vani'es et tie rouenes, le cteur est t
bien pluce, bon et geiu'ienx. Ce pen- 1
pie, avec ses ceoles, ses seetes, ses ; 1
' i'illtOS, ses races et ses classes, est ^ 1
i vraiment ehivtien. ('iirilouner,soula- : t
I ger secourir, a\"oir In grande piti" 1
• ties tenvres, possvder rheroisnie qui .
| lie recitle ilevant aucnii tlanger.mon- ■ 1
tir dans raecomplissenient tie soil !
; tlevoii et an 110111 tie riiumanite, e'est 1
chrctien. 1 lit' 11 ne vous tlemantle pas . 1
j de croire a un autre ilogtne. Kt. nous 1
vovous, a riieure preseiite, qui est 1
1 l'heure de la (letresse, une, inagniti
t j ne unaniinite tie pitie,de sentiment ,;
i et d'auivres dans cette nation et
purmi ces homines. Sanf tptelques ;
politieiens saus houte, qui teraieut
tie la politique pri'S tin cadavre de
lent' lucre, tons les citoycus tie la
' meine patrie sont doulourensenient
! emus. La sensihilite est. puissaute !
! et generale. lille s'aflirine noble- ,
ment dans les catholiqtios, les pro
testants, les .Toils ut les lilacs pen- j
senrs. Toutes les classes out le ine
me ilesir tin bien. Le Nord,qui n'est
1 pas frappe, et tpii lie eraiut. pas tie
I't'tre, tlonue avec line ailmirablc li-1
> beralite. On s'asseuible, on s'exeite, ;
ct l'ego'isme n'est litille part. Les so- j
cietes, les congregations, les cglises,
■ ! It s loges, les clubs et les groupes :
■ ; rivalisent de z.elo. Hester a 1'ecart |
- : semblerait criminel. Chacuu vent 1
■ etre pour tpleltpie chose dans le sou j
i lagement tie ses seiublablcs. Car les j
' hoinnies d'une latitude ou d'unc au- ;
< tre sont assnreinelit nos seiublablcs !
' et nos l'reres. lis appartiennent a la !
1 liieine grande fainille huniaine.Nous |
s ! leur ilevons aide, protection ct Ctin
s ! solution. Coninie enx, nous pouvons
etre trap pes, sonfViiret inourir. L'af
liietion est a toils, et si les tleaux ne
• | sont pas ties tleaux de Dion, ils pen
ii j vent changer de 110111 et tie place,
e ^ N'y en a-t-il point pour tons les pays
il el pour toutes les latitudes? Oil
;'i | sont, nialgrc les temps, les progres
t- et la science, les nat ions exemptcs
i- tie tleaux ct tie cahnnites! Aujourd'
tl luti, e'est moi, tleniain, ce sera vous.
I Mais la solitlarite, tpii est une ver
1- tu si preeieitse sous le 110111 de Ira
e ternitc, et que hi langite du penple
II uointne si ailinirableuient la charite,
ft | uous reimit dans hi titcuic loi ct nous
i
M
III
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!
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trop!
sauve dans la tneine protection. t l'a
Iin verite, l'oenvre de seeours a oh
laquelle nous assistons eu ce mo- po
ment, et qni ne. trouve point d'oisifs, so
est belle .11 ne faut pas crai nil rede le ra
dire.C'est unercpoitse a ceux qui par- tii
leraient (le lY'goisme de ce penple et 111
de ce sii'cle. Car ce n'est pas seule- dr
ment le riohe qui donne, et tpii n'a l'(
par ton jours grand inerite i\ (lonner, in
mais encore le pauvre. Le trone des el
eglises, cette sublime simplicite de (li
tie la charite commune, puisque mil t:i
tie sait et ne voit, est- sorti tie 1'egli- et
tie elle-nieme et purifle maintenaut dt
les lienx profanes. L'obole y tombe si
tie tons les cotes, ^chaiipiie tie la <1
main iiieomiuc, mais preeiettse et p
benie. lit e'est la, sailf erreur tie no- 11
tre part, ce que nous nommons 1111 g
mngnifiqiic christianisine. lit e'est e
hi ce qui nous fait tlire que ce pen- a
pie est profoiidement chrctien. En g
fant-il d'autres preuves I Les aetcs 11
dispensent ties paroles. e
Mais si nousentrons dans le foyer (1
tie l'infection, la 011 l'teuvre, devient r
veritablement heroi'que, avons nous s
I le droit tie railler et de mepriser l'es- !■
pece huniaiue? D'abord,on ne raille <'
I I point (levant la inort, et e'est en fa- j
• I ce de la mort qu'onjuge l'homine. >
; lit quelle inort! Celle-h't est lugubre, 1
1 inexorable ft sans gloire. Aucun (
; 1 enthonsiasme ne vous y pottsse. Vous t
1 : n'ensortirez pas triomphant ct puis- I
I sant. Vous 11'etes point le solilat tpii <
i 1 tue, mais un obscur eornbattant tpii <
jj sauve et qui ineurt. Sail-on meine '■
, I votre 110111! MtSdcein, pretre, Steur tie !
t ; Charity, infirinier'et fossoyenr, vous 1
. ' disparaissez confuseinent dans la 1
.' ; ftinle ties vietimes. lit l'argent est- 1
, I il quelque chose pour vous? lin ve
; rite, non. II y a tin sacertloce dans i
s ' ces homines et dans ces femines. Le
s. devoiiment est sans niesure, sntiSj
II ehoixet sans ealcul.Vons etes rielie, i
e j vous ]iotiviez l'uir, et vous restez. 5
•\ : Vous nimez ec poste de danger et
s ; de sacrifice. Et si la inort, bravec
i vingt Ibis, hitleuse et inglorieuse, |
,\ vous t'pargue niiruculeuscmcnf,vous
e ' ne songez pas meine a la remercicr
e i tie son oubli. Vous vous enntentez,
s ! etant pretre, Sieur tie Charite ou re- '
e ligieux. tie prier pour ceux qui ne
j stmt plus. Mais vous avez le droit,
I etant pere. etant mere, etant tils ou
1 tils, .le pleurel' ceux tpii sont inorts.
i Les lannes sonL la consolation tie
M ceux qui l'cstent.
III "•
nr h. inAti-n i1.uk t«• imm nidi
I
tion
un
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naircs, v\ lorsqu i! n y m ricii .lc iuc- ;
liacant stir la terrc ct dans les cieiix,
est.' tpielquefois singulier par sou in I
tolerance et sa theologie, le pretl't';'.
est geueraleuient ben 11 aux lieures ^
de la ealainite pubiique. II se retires- > j
se superbenieiit en lace lie ce que le 1 .
inoyen age uomniait. JI uih de Dicii.
II i'ant l'admirer. Cest alors qu'il j
est tlans la subliniite tie sont lole et
j tlans la grandeur tie sn croyanee.: ^
Oil tlone est le trout d'hoinine, front '
! de protcstant, do philosophe et do j j
libiT-peusetir, hier pen respecteux (
ilevant 1'evt'que madrigtilisaiit a i
; \'ersailles, qui ne s'incline respec- |
| tiieusement tlevunt le ISelsance tie 1
Ma peste de Marseille ? Et ei lui tie j
.luin 18 IS, l'arehevfque AlVrc! Car;<
I'un n'est pas moius grand quo 1 au
tre. La guerre civile, elle aussi, est I
une abominable peste, et le role
du pretre, au milieu des factions, j <
i tics haiues et ties guerros, est !
un role d'apuisoinonf. Armor con 1
, vient aux rois, desnrmer eonvieut
' aux pn ;res. ct si I'un vent la 111011. 1
['autre vent la vie. Aussi Belsuuee, I
an milieu des pesteteres do ?.lar-.
seille, ct AiVie. sur la barricade tie!
juiti, sont egaleineiit sublimes. La
! eroix. thins leur mains, est le snlut. j
II en est de memo pour lo ineilecin.
Si lc ineilecin. lui aussi, a son co
te iaibic.et si l'iu la iilibilite tie la scien
ce u'est point en lui.—ear il discuto, j
| dispute ft s'irrite quehpiefois—son
! earactere graudit inintediati'iiient
ilevant le peril. I/epidemic le trouve
toil jours brave, rcsolu et tlevoue. 11
■ja hi conscience tie soil devoir. 11
. uioui ra a son poste tl htiuueur, mais
■ j ne rabautlounera pas. lit ce 11 est
, j point la fortune qu'il chorehe tlans
; j fftte lionibreuso et sombre clientele,
t i V songe t-il encore, et ses jours ct ses
t | units, tpii sont a tons, ne sont-ils
■ ; point les jours ft. les units tlu sacri
s! fico et ile^'abnegation '! S'il ehcrehe
' quelque chose au chevot du 111011
s rant, e'est le secret tie la vie,
t | e'est salut des vietimes, cost
s 11'arine qui tiiera le mort. Car
.- ] la science, coinine la foi, a seslieros,
s | et la science n'est pus inoins une loi
tpie la religion.
ei lin verite, ilevant les terribles
i- ! tragedies dont 1 histoire humaine
•. 1 est faite, et tpii sout la cause do tnut
s tie lannes et de tant de deiiils, le
ii ! inetlecin n'est plus le, personinigo
s couiitpie tie Moliert*. 11 11 appartieiit
s ;.|ilus a la raillerie, a la. satire ct nil
I'! theatre boulVon. Moliore, nujoitrd
s. liui, lo respccterait et 1'ailmirerait.
r- Car le inetlecin moilerne, duns ces
1- deux derniers sieelos, it ete I honinie
le tie la recherche, de la science et de
i5, la conscience. S'il ne inarche point
is dans 1'orgueil de rinfaillibilite et de
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I l'absolu, 6tant 1'etude et non la the- lii
ologie, il sait assez de la nature ri
pour gnerir quehpiefois, soulager el
souvent et consoler toujours. 11 s'est et
rattache, par la m^thode d'observa- le
tion et d'experienee, anx traditions d'
un iiistantinterronipuesdehi grande 51
doctrine antique. II n'a plus sur lui ct
l'obscurite de la scolastique et du th
inoyen age. II pense librement et qi
chorehe de meine. Aucun mal n'est it
divin pour lui, aucun fleau respec- si ;
table. Combattre le mal dans sa n
cause, qui n'est pas Dieti, tel est son v
dogmc. II afllrme que cela n'est pas b
! seiileinent 1111 droit, main encore 1111 11
devoir; et il ne (lonte point diitriom- a
plie deftnitif. Pourquoi Jion 1 La A
raison et la religion elle-nteine, mal- e
1 gre certaines voix de nioyen age a
; enteiidiies ea et hi, ne croient plus t
- aux fleatix inthspensablcs. I e flt ^au, tl
I guerre on epideinie, Attila 011 peste tl
< noire, a perdu sa neeessite. Le mal s
est un euueini a detroner, presque c
i' detrone, qui ne possedo plus le ca- <.
t ractere de hi fatalite antique, et qui 1
s sera terrasso par l'archange du pro- f
grcs, qui so nomine verito et scien- 1
u ee. Hit doutez-vous? Le nionde, an- 1
jourd'liui, a inoins de ticaux et de 1
'. vietimes. Les pestes d'Athenes, de t
Florence et de Marseille, si fro- 1
n quontes tlans le passe, et qui nelais- -
s suient pas assez tie vivants pour en- I
v toiler les moi ts, sont it moitie vain- 1
ii cues. Notre globe est plus sain. L'e- 1
ii dililo humaine, lnerveilleusemoiit
e servie par les decouvertes et les eon
c naissauees, e'est a-tlire les conqtietes
is de la civilisation, opine avec plus
II d'entente. d'intelligeiice et de suc
t- ces. Le principe de hi solitlarite tri
1 omplie. Cest, le droit de la luinie
is i re. Car la lumiere est !'ennetnie
,i> tie tout niensonge et de toute
is peste. Elle eclaire les roeoins les plus
p, j soinines et pnritte les lienx les plus
■/.. 1 nialsains. lille a penetre au fond
i't tie l'Asie, qui, pour avoir ete lo ber
'•e j coiin tie la civilisation, lt'en a pas
,e. 1 inoins ete le bercoau des pestes, des
ns infections et choleras. Elle a net
er toye le littoral tie la Meiliterranee, j
■/„ autrefois si iniput et si mortel. lit |
e ! ii'avcz vons pas vu, si vous avez
11c i quelque pen III I'histoiro, que les
,it, grands tleanx et les epouvantables
<!ii | epidemios dont lilt nfHigee l'Europe,
Is. alors que l'Europe et l'Asie. araient
de l"u 110 pour I'autio la Inline des Croi
ses, se rcproiluisaicut avec tout I'ef
I fi'oi tl'uno periodicite inysterieuse!
; Muis le niystere, cause do votre dou
: ble terreur, no s'est-il pas expliqut';
' j plustanl, et quaniltlos bantles ilesa
u . les Musulmnns n'ont plus encoinbre
! x ' | les chemiiis de la Meet pie, lnourant
j sur In route, ])uant ail soleil et i 11 -
feetant l'ailmosphere, l'linrope a-t
l 'r j elle ou besoin de tpiarantalnoset do
'T'J lazarets? Cost dans le peleriuage
1 i\ la Mecque, et dans les pourritures
du ehemin roligioiix, quo se trou
11 '' vnit la peste d'Oriont. Cette unique
raison aurait siilli a l'liurope pour
: sujipiimer la Tnrquie. N'est-ee pas,
"! apres tout, line raison seniblable qui
1 1 legitime la complete et la possession
tie I Lnde par les Anglais?
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E11 verite, il n'y a pas do Jleau.v j Si
du Dicu. ''
("est la le cri tie rignorance, de | '1
la superstition et du nioyen age. j 1'
lit les telTcurs de I'un mil, tie hi | 11
e.olere divine, tin trhatinient des j 1'
homines et des nations, ties maiix 1
neeessaires iinposant des penitences 1
terribles, 111; sont plus. Co eulte, ! 1
car e'en etait 1111, et eolui tin fa talis- : 1
iuo oriental, n'a plus tie croyants. ■
Diou, degage th; son diialisnie nut
tei iel, a cesse d'etre le bien et le mal. : "
1 1 ne personiiifie plus la force, cre.'i- j
trice et la force destructive. Leshotn- i N
nies.piiisechiires,plusraisonnaliloset j
penetrant plus profoiidement dans
i le secret ties causes, ties creations j 1
let ties lois, I'out tleponille de ses 1
passions hiiinaines et de ses van- x
goane,es. Ce u'est plus eelui qui par- j j
lo, ntarche et frappe. list-il encore i
le bien et lo mal, tpiantl il est la loi ? j I
lit nous savons que la loi est la ve- j 1
lite, la justice et I'orilre, e'est-a diro ! |
le bien. Mais il serait absurtle et |'
i i 111 pie de declarer que la loi nous j'
ciivoie arbitrairement des fleaux, i 1
uous afilige. n sa fautaisie de cala- 1
mitesreiloutables.et se plait a 1111 doit- |
ble jeti de mill ft tie bien. Serait-ce i
| encore la loi et ronlre? Serait-ee la
raison .' Quant a la justice, ne serait- i
! elle point violee do la facon la pi us 1
outrageanto? Car les vietimes tin
tleau, vous le savez bien, ne sout j
pas toujours les mediants, les pre-1
varieateurs et les eonpables. L'en
fant n'a lien fait, la more est inno- ;
; ceiitc, lo pretre est reste tligne, ft j
• les criniint'ls sont epargnt's. II y
a vait plus de deux pistes tluils la \ Lie j
> conihiiiiueeau feu. lit ue pouvait 011,
■ en aeceptant la legonde d'1111 Dieu i
personnel-qui'est la legende orien I
1 tale, nceoriler ces homines, a ces j
' pi* 11 pies ft a ces villes le temps tlu i
. lepeutir et lo tlogiue tlu pardon?
Dieu, tpii a IVteruite, doit nous don- j
■ j nor le temps. Et pourtpioi done un |
i- lleau exceptionuel, 11110 espece de
t j miracle, horrible, quantl la vie est
i' dt'j.'t oi comic, tpiautl le tenue en Cot,

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limits, quantl nousdevons tons inou
rir? Lesdix phiies il'Egypte sont
dies les arguments d'un ereatenr,
et pourquoi frapperen une unit tons
les premiers-lies, homilies et betes,
d'un pays tlejii devaste et tU'sole?
Mais ce qui nous fait douter, en ce
cas, de la verite de vos paroles et
de la veracite de votre Eternel, e'est
que vous avez du faire 1111 signe
a vos jtortes, avee le sang de votre
iigneati pascal, pour que I 'Eternel
ne se trompat point tie maisou et
vous epargnat. Sans la marque visi
ble, qui fut la marque sanglaiite, il
lie vous aurait point reeonnus. Vous
avez eu le soin tie lui faire des ycux,
Mais vous 1'nvez fait terrible et cru
el. Quantl il n'est pas le Dion des
armees, plus redoutable que Jupi
ter tonnant, il est le Dieu ties phiies,
des floanx est des flammes. Partant
do ce principe, que lien 11'urrive
sans sa volonte, vons le reinless,
com me dans une espece de pa
gan isnie glossier, responsable des
niefaits des homines et tie la
fureur ties elements. II est bon
aujourd'hui et inauvais domain,
mais irregulieret capricietix. N'al
lez-vous pasjusqu'tV la faire tlcroger
a sa loi, qni est supreme ! Alt! si
vous voulez,—et nous lev onions aussi
—donner a Dieu 1111 autre 110111 que
le 110111 (le Loi, 011 le noin de Tout,
et si vous pensoz qu'il eonvieut
inienx tie (lire l'Etre Supreme (pie
hi Cause Supreme, ne lui arrachons
ui la puissance, 11 i la justice, ni la
I grandeur, dont nous n'avons qu'iiiie
1 faible et miserable idee, (pie notre.
• esprit concoit a peine et que not re.
• langue n'ose balbutier; niais accor
- dons'lui chrc'tienneinent la bonte, la
5 cleinence et la niisericorde infinies.
' Et s'il est ainsi, coinine il l'est, ces
s sons de purler le langage craintif et
5 obscur du passe et du inoyen age.
1 La langue nioderne, saus lui man
'- quel' de respect, sans etre une con
s tradiefion a la raison et a la science,
s bien loin de l'aUaisser, 1'eleve plutot
- et le gi audit au-dessus de ceux do
'• j rimlc, de l'ligypto, de Mo'iso et lies
^t Prophetes. Mnis il est bon, cle
z ment et miseiicordieux. Mais sa
;s droite n'est plus armee, terrible et
■s vengeresse. Mnis les pestes, les
e, epidemics et les ouragans ne sont
it plus ses tleaux. Mais sa religion,
ii- tpii repousse les haiues, les guerres
f- et les sacrifices lmmains, ne perse
cute point, aiino et console. Cest
11- tlans lui tpie nous trouvons la ten
16 dresse, la charite et la fraternite.
a- Nous sonunes tons ses fils et tons
re ties freres. Nous obeissom^a sa loi,
it qni est le bien, et nous lie foulons
11- pns aux pieds hi nature, qui no sau
t- rait etro le mal. Et nous aurait-il
lo defcndii, comme uous voulant ilans
?e l'onibre et rignorance, e'est-a-ilire.
es dans la souftranee et la misere, de
u- chercher la verite, tie trouver la
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Cot,
vie et de posseder lo savoir ? Pour
tpioi la lihorte, rintelligenee et la
raison ? Le grands livre de la natu
; re, avec ses causes et ses effets, nous
est il ouvert pour que nous lie lo li
! .sions pas ? Car ce livre, qn'ou n'epel
: le ]ias sans le plus profond respect,
• dont les mysti'ies sont penetrables
! sans cesser d'etre saints, est', la rc
])onseauxadoratenrs d'un lrminsaiil
tpielconque. Cest pour ue l'a voir
i point lu quo les homines out ete
; mnlhourenx. lit ils scrotit heiireux,
prets et vietorieux contre tons les
' tleaux, quantl ils on posscileront la
] sngesse. et qu'ils en appliqueront hi
loi. lin tout cas, coinine nous I'en
tendons encore dire tpielquefois, si
la peste ou la fievre etait une visite
' de Diou, Visitation of (!od, a quoi
i servirait tie lutter coutre la l'utalito
' terrible, et pourquoi tlone, eselaves
| vaincus et souniis, ne nous couche
> i rions-nous pas iniserableinent sur le
; fuinier tie .lob et ne nous dispense
. | rions-nous uieuie point tie racier
^ notre pus ct nos plnies avee tie
1 vieux tessons tie bouteille ou tie.
j pot ? Que vauilrait alors, devtint
L> | rinevitable, lc fleau fatal, Turret su
1 j ]ut'iiie ft irrevocable, que vaudrait,
' j disons-noiis, le ilevoiicnient tin sa
p ! vnnt, tlu inedocili, tin pritre, tie la
t ! Sce-iir tie Charite, tin gartlo-iuulade,
s ] tlu pere, tie la mere, tbt lils, tie la
fille, do l 'anii, d'llippocratc a Atli
,] i flies, de Leon I ilevant Attila, do
j. ljflsunce a Marseille, d'Allre sur
j, j les barricades, ft tic taut d autres
lit*ros obseurs ou et>1111 us qui se sont
I j sacritios jiour le salut de lours seni
1S j blables, out afl'route ou aflrontent
u : la mort pour la dosarmor, out osti
if oil osent encore la sotiveraiue et su
| blime lutte tic bifii contre le. mal,
,, do 1.1 science coiiragonse contre le
tleau aveugie, tlu progres qui fait
L . t I la vie contre la fatalite tpii tlonue le
v 1 iii-nut et la mort ?
l' e Ah! plutot: iS UtvMiiu corihi!
„ Et delimit les cieiirs, les anies,
.,J 1 les conseiences, les intelligences, les
„ sciences, les devoiienients, les vol
t , s 1111s et les hero'isnies! Dobout la
lu Ibi! Dobout la verite ! lit, que
II j! tout cola, an 110111 tie Dion, au noin
11,. | de la charite, au noin do lavieet de
:111 j rainour, eonibatle toutes les nii
dc I sores, toutes les maledictions ft
, S I tons les fleaux ilont I'liumanite sent
ol I fro encore, ct qui disparaitiout de-

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