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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, September 21, 1878, Image 1

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.r O TJ R N A
FOL. XIV.
h22LU±H_ E ' L 1 T T E R A I Ii IV ET CAM PA Ö N A Ii I) .
fAKOISSE ST. JACQUES, LOUISIANE, SAMEDI 21 SEPTEMBRE, 1878.
iVtf. 47.
■ S E S OUISÏANAIS,
JOURNAL OFFICIEL
— l)K I, A ——
I 'nrolssc St. .liM'qHt's,
J'llU.ll; CIIAQI'K KAMI-rVI 1IANS I.A
Paroisse St:, fltn'cjiics;,
Convent 1'. 0..
Louisiane.
J- QENTIL,
i: u it mil kr r/:rii.
A hon n cmi'nt :
^5.OO PA U ANN ME.
im v .wir .r, ii'ava.xci;.
pic
PRIX DES ANNONCES:
rar flirr« de lu ligiu-s, im iimins.
miöro insertion 81, un.
Viif carré «lu <: I iu «| uc publica!iuii sul»
Rdqnuntc
Les coiiimHnii|iit''is <!«• n;»ti» um'simiik'Ui:
et les avis l'un née s»- .»tit il«* «^ré
Ki'« mue IVttyi ,ir.
A (iE XTS III" I.Ol ISIAYtlS.
Nun vr]If-Orléans: — A. G. Koniain,Ti lioli
Viloiila.-t .St.. y.,.
St.-.T.icq ne*. Si.-.Icaii-llapt isle. Ilii rvillc.
ASHomj.tiun r| AfiTiisiiin :— .1 »ist ('times,
ï >■ >n:>litrsoii\ illc.
l.alavotti*. At liduqnis:— I-alouanl K.Mim
lull.
Nimvulle-llii'.ri,".—
Vitelui ii' : — Mun is l'.Ui I.
cat s i : i : 11 ;.
»mille* <(c:
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nel. il
• repu
|l I e 111 s
pt'll
«|lll
I.
< 'ni, causons, ma is sans prétenlioil,
sans emphase, très simplenv.'ul . ain
si qu'il convient descampagnaids.
Car nous ne devons point ou
blier que nous s
guards.
l'.t le l.itnixiim
\ ! ait s'en Souvenir, et Ile i
voiàmc il le fait souvent . s : 11
s m village, vagabonder par !
eï marauder dans l'inconnu.
A ce jeu. qui lui est habit
s e -1 lait u ne assez mn u va ist
i il ii.n : on lui reproche de Ina
iii.ei ' i nages «l'esprit, et si 1 •
■ le lotir les gens et les libri
se:;; s n'était point passé, il i
l ai: lol t de l'êt re un peu.
1 1 sent la fagot .
Eu eilet, qu'a t i! besoin de par
1er de ci, de la, a toit, à t ru vers, sur
toute chose, e! avec une intempé
rance de langue vraiment siugillieie
Et puis, les tlois (piai ts du temps,
pour lie pas dire toujours, sa prose
ost liieoniprélieusiblcet I iouisoii I'II m 1 ,
quand sa l ime est misérable el plate.
Sa rime ne vaut pas le dible !
Vous avez raison, brigadier.
Aussi, puisque nous sommes cam
pagiiaril, puisque nous vivons par
mi les campagnards, et puisqu'il n'y
a rien de coriiniuii entre des campa
gnards comme nous et des avocats
comme vous, parlons sans phriise, a
la façon des champs et non a la mo
de des villes.
( lardons nous également, guéri
de folle présomption et de sotte plii
losophie, de soulever iniliscièteineut
les lourds problèmes qui veulent des
bras d'Hercule.
Mieux vaut, sans en chercher la
cause, croire nux sorciers, au\ mi
racles et aux merveilleuses décou
vertes d'Edison.
< )r, c'est entendu, causons.
Mais de quoi et sur quoi .'
Nous avons déjà dit. connue cam
pagnaid ou paysan, que la récolte
«le riz, vraiment superbe, était cou
pée, serrée et sauvée.
Nous pon\uns encore dire que la
saison est admirable pour la fenai
son, que la fourche patentée de H.
C. Colomb n'a pas sa pareille du
le monde, et que si le vent du nord,
dont l'avocat généra! Hevens hu
mait l'autre jour la force, eût souillé
quelques jours de plus sur St. , lac
(pies et sur St. .Jean Eaptiste, t s
luirions certainement eu une gelée
blanche et «les cailles de laurier.
Les cailles de laurier sont peu
de chose.
Mais la gelée blanche, voyez vous,
est une veritable bénédiction poui
les régions pestiférées. Elle vaut, a
«■Ile seule, pour la destruction de l a
bominable tléaii, plus que toutes les
prières, toutes l«'s neuvaines cl tous
les médecins.
Caries médecins, «l'accord au cha
pitre de la bonne volonte et du de
vouement, sont très peu d'accord sur
les autres points.
Mais esperons que la science, avec
ses observations, ses études, ses
richesses et ses découvertes, finira
pur lions délivrer d'une partie «les
"eaux qui désolent, l'humanité.
Que si la médecine, comme spéci
tuples et moyens cil rat ifs, iniin lie à
pas lents et par <les eliemins ob
senrs, elle a pour elle le grand jour
et le lumineux domaine de l'hygiène,
Les epideniies, fièvre jaune, peste
noire on choléra, sont îles effets. Il
n'est pus impossible de remonter à
In enlise, et, coiiséqucmmcut. «le !n «lé
trnire. Est ce que. In lèpre nntii|iie,
que f'nI nnssi In plaie ilu moyen
âge, exisle encore aujourd'hui ? Et
si la propreté, tlans line maison et
clie/, l'individu, est un grand princi
pe de sente, poiupioi In ville et le
pays se dispenseraient ils d'être
propres? Les édiles devraient être
des médecins.
Mais nous nous éloignons des
champs.
("est (pie les champs eux-mêmes,
quand la ville est infectée, ne sont
pas à l'a lui du danger. L'iulèefioii
se propage aisément. Mais ce n'est
assurément pas aux champs, à la
campagne, loin des tas du maisons
! ''t des agglomérations d'hommes,que
| l'épidémie pi end naissance.
j ("est dans la ville que le lléau
j se couve.
j Et pourquoi?
| \ oye/. vos rues, vos maisons, vos
i lieux, vos ordures et le reste.
I L'appelez vous que la lîilile, qui
| n'est pas un mauvais livre, non seule
ment vous parle de lépreux, mais
encore de maisons lépreuses.
Et la saute de l'homme est en har
monie avec la maison qu'il habile.
L'homme lépreux et la masion lé
pieuse ne l'ont qu'un, et les murs
n'ont pas seulement des oreilles tra
giques, mais encore des plaies et des
poison?.
!
il.
Nous disions doue qui
guards de not i e paroiss
leurs loins, leurs fourra
maïs.
El cela, voyez-vous,
absolument, secondaire.
ins
Intal ion
ici s, marn ai
mieux, i u i
fourrage, s
qu'alli r i'coi
>;:'os"ii-ii-t i'-s
Iles autres.
'•e Denis
ment un kitu
coite,
foin
Main nis
Il vaut
mi, l'aire
île 1 ïe Ii is kern :
itive
la soi
et nu
Ih-lli
uateiir. l'au
j I U «'. le î
I. le 11 lia t ri
• n >
! 11 - i v
nient les ami -
peu piie.
eut le j" u pie.
dans leur en
peuple n'avait point di
seul s, le i
teins
Ils
le lie
|M-r«h a
l'S t 11 IAV
ses iioel I "s
Ce sont eux qui nourrisse
Peuple.
« lui. a la Ia ■ •( >n des vampires
Mais, malheiireusemenl. ici
ni" ailleurs, les chai bilans de I
litiqiie exploiteront lon.uteuip:
core la crédulité ci i'iiiibée.llit
«Quoiqu'il i
gnaut les naï
serrons noir«
Travailler est
pas de
oil. tout en j >1 ; i i
entions nos loin
lis el travaillons
oi. et le travail n'a
nptes.
«le in;
l'est.
lue la recolle lie i i/. a et
Icilles. l.a l.oll : sanc. ce
n'aura point de maïs à achctei
I 1 ) aest . I !t c'est la un point e
inique impur: a ut .
( 'ar le maïs,au besoin, est le
Ml quand vous avez prèle'
part qui re\ ient à la maison.
I ible 1 1 aux gens, le reste î;
naturellement sou emploi. la
maux domestiques, qui sont
^ im*i 1
Ulli' f.
itill
! 1 1 > 1 1S
: ■ f nos
eoinpa;
droit a
loi'iitiante. Quant
cette vi-i i t able ricin
niand les renards
lu dévalisent point, e!
•r\ items, out
abondante et
la basse-cour,
e de la tel me.
leurs ne
1111
sible sans maïs. Sachons également
(pie nous pourrions bien nous passer
des jambons sucrés, des épaules \ et -
tes et de la graisse rance de I'« lui .-t.
Mais il faut, polir cela, que la plan
tation d'hier, toute en sucre et en
coton, se transforme en fcrin. 1 .
Pourquoi non
Et pourquoi, quand la chose est
possible iiutrenicnt, resterions nous
etei i ici Ici lient t ri but ai res des autres .'
Comment donc t'al «aient nos pères
Acadicns, qui vivaient mieux que
nous ci qui valaient mieux que nous î
Mais il ne faut point parler de ce
la. Depuis que nous bar.i^e.uiuoiis
un peu I anglais des Saxons ou des
Yankees, il ne convient pas qu'on
.nous rappelle-une online, oubliée.
.le nie nomme .lohn, l'eier. Smith et
lîiovvn! Ma mère était Kate. Mai v,
ou Li.-beth .le ne cumpemN pas "h
français. Hoir ,lo i/<»i <lo Et il se
rait iné bon que la prochaine Lé
gi.slalurc, à laquelle appartiendront
sans doute Dennis et Miles, cluin
^e«it les vieux noms <le cv pnys. Le
mot l.onisinnc nous déplait. Quant
à «•«•lui de parois, n'est il pas
hors de mode et de saison.' < "est
s campa
initiaient
: et I «- ii i
est. pas
ul «Elut
arlequin.nies, \ ol
« "est Uli polit Icien
nue les nut i c,M .
•'.i c'est lui faux ou
de semblables liai
portent
,
! SPïfV,
le bois.
Ear il faut du bois, et pour le foyer
et pour la sucrerie.
Mais si nous en croyons certain
vent de nord, In venue des canards,
le passage des oies sauvages et le
professeur Tiee. l'hiver n'est pas
loin. Il sera rude.
Ile comté il.. p,.,i i "" V !
il, comte de
! être de son s ,'1 T "Z"" 1
avec leurs vieilles n J f A(:t " 1 ' , ' ns '
teinns rissé' mn,l " s ' so,,t
Or li' loi il •> t i
n i- . • , ' " S
a n"( , ( t I on se dispose a couper
r„ .-i,.,iv „
de notre voisin« J m.Yfid
le nota \ oi si n age, qui lirait des
cm.uque.s, nous allii'ine même que
nous niions de lu neige cet hiver.
;. ,1 r ilS,lH °' s ca '
n.iids 11 des oies sau vages a sa va
leur, et le passage des
signe pour qui
lions jun to ;'| (Toi
derï'h ,ll ; s "! m ' 1 ":! 1 . 1
t r 1 - 1 !'" - i historien Mi
«.lullt, (pu s est beaucoup occupe
nour'les'T; l'," 1 !' I( '. s,ll, ' r . n " l,s
, IV ; T'V'
'enu coin,ite du pas
« lll, ^ SMI Sil tete, son ni
s,r no i : il 1 . T V nM! f S
. , , \| S <1,vsastrL '"
se campagne de Moscou.
I'«"if nous autres, gens des cam
, tf 1 "es, un
ie^ilrde en I an ,!
' que les iiriispices
I
j a 111 a i :
Vol
i't de la Louisiane,
les carcncros.
s savez pourquoi,
sutlil ,
La fièvre !
III.
'inné
■t te
Elle est
innée que
l'.t la canne à suc;
Elle n'est pas v;
bien plus avancée (
I a n lice dernière,' et si rien d a malen
coutrenx n'arrive, comme nous le dé
sirions sincèrement, eu la rouler,
sans perte et a profit.
Et- il i s; II. s nécessaire qu'il ci
soit ainsi. ( 'ar IV,nu c dt ruière, vom
le savez, avec sa glace intempestiv
et diabolique, fill lies pi .ies pour 1;
canne, ci line année pareille en li
ICI
ir plus
de la
nheier.»
Mlle.
tin
; il faut le
■liose, non?
'• Lcsappa
P' ; s'jlle a I;
mille ael, i
• Inline, les i
Im unu,,;;,,,!
Le mot
Antilles, e.»
A la
un
du cil
utniine la
pos.-ede i
l)Ont une.
qil'il y ail
que parti
signifie t.
cheminée
peur qui
lmi;,,l:l(lll
du bouca
On l'or,
il aille
qui fnili
. i ; a i o s ni\ : ile,
• J'ohi/o à la
bien entendu,
plus de bourn
nais honett)!* ■
11 J 'hiih .'. ! .
bateau à va
lue qui l'uiue.
tiTois de faire
ne bientôt.
pr
itecl louillste, cr
luati, i e de pn
mal ière il'id
absolillneli!
l'IlollS UléllH
se, ait ce ipn
I i U 1 t S
mms
: minie en
mible pas
is y mar
, Mais, ne
tie vie et
ne. lions pi
1* t : 11 s ! nis
m»; i v imlie
i ml nst rie \
\ rait bien ;
men 1 et si !
l'es pnbiiipi
levée.
\ e i:a
•ption à la rè
i-eque c'est une question
de moi t pour la l.ouisia
'lisons (pie le Congrès des
■ a,'la'.; t;o|i protéger
-I l le suri are. t j ni est une
i ait nient nationale. 1 1 de
uissi, apics avoir si large
ollcmeiit dis!ribue o s 1er
! »• ii ; ih's aux capitalistes et aux
gnies. s'occuper Uli peu des
du 'dississipi, < j ni est un lieu
ional.
\i.sl
• ar ni nun? lane, appauvi
t e par tons Ii -s ilé-au,x d'Egypte, [ins
l les loin ii" la i u i in 1 , cm menacée
cliaipie liiim e de subuu rsion. Ses
levé'cs se longent, s'afîitisscut et ces
scieront liicntot de la protéger.
Mais il liest point en son pouvoii
de lutte! seule contre le redoutable
tit-live qui fait sa richesse et su ter
reur. Que les Etals-I'nis \ songent
donc! Quant à nos représentants
an Congrès, s'ils sont I.ouisianais,
ils doivent avoir pour premier i t
pour pi iueipal souci l'eut ret ien des
levees q u i protègent la Louisiane,
l'as de levées, que de venons-nous
l'rodm.sous-iioas encore du colon,
du sucre et du tabac
Et que ilex icnili ait la Nouvelle ! >1
leans, qui commence beaucoup à res
sembler a une ruine, dont les en
trailles crient sonv
n'est plus anjoiird
méconnaissable de sa gl au (leur p
us à la Non vol
umes triste.
Iiiie la désole,
t la misère
une
Quand nous pen
le ( >i leans, nous so
C'est que l'epii
Puis, si le paupéri
ont pénétré' dans les rues et les
maisons de la mctropoledu Sud, com
me ou la nommait j idis pompeuse
ment,c'est. un peu notre, faute à tous,
mais pri
ut 1:1 faim, et qui
mi que l'ombre ;
ipalemeiit la faute a la j
L'homme des champs, le mir, le
travailleur, leurré par les l.ébelles
lil vilk ' <' r I""' '«'* menson
«es 'a politique, n follement quit
|é sa paroisse et son villa,e, sa ea
hane et son habitation, où il produi
vivait, pouvait, améliorer sa
condition, pour aller se perdre dans
a glande ville du dévergondage, de !
•I hihi et du proletariat. ,
, r ,"" s . voulons point ehiin
t ' .e» eu imps. rur/i, à la façon de ,
V irgile, et nous ne le pourrions g uè- |
re n\ec notre pauvre laiigite et no- ,
P ΰ S( ' ; Vli,i "
' h* " lil,c
ex travailleurs ; la Nouvelle-Or
leans a recueillis pour la. misère, et
quiue I embellissent point, retour
'""eut au champ,... la charrue et à
In production, le pays se porterait
. .
<»«' milliers
.1 hommes nourris par la iiniltipli.-u
don de quelques pains et de plu
sieurs poissons; mais les miracles
de cette nature ne se reproduisent
plus. Il laut travailler pour pro
du ire, pour cou soin nier er pour vivre,
ht . ,!4 ' st n«x, chninps qu'est la vie,
puisque e champ vous donne le blé,
le tuais, le ri?, la canne à stiere, le
coton, le tabac, les choux, les carot- j
nu peu mieux. Le champ désert et
la ville pleine, c est là une triste
économie politique. Nous avons
ol
to.».. lr< na\ets, les pommes tie terre, !
et, aussi le gonibo si cher aux cré
I
n \ a rien de tout cela dans les
qui o t le plus ordiiiaiti'
villi
ment trop de cabarets, trop de
panais et trop de boue.
IV.
lu
Aussi, campagnard." 1 et paysans,
restons chez nous, ou nous sommes
mieux qu'ailleurs.
Mais, toujours en causant, après
a voir parlé' .le choses et d'autres, «pie
«lirions mms bien encore .'
l 'ar on ne peut pas constamment
parles pluie, beau temps, maïs, riz,
••uei c, loin, bois et cha i ra e.
Et nous vivons en société, politi
quement. en voisins, en citoyens, eu
paroissiens, dans uuepatiie. Nous
avons un gouvernement, des I >is et
des magistrats. Il n'est permis à per
sonne de vivre dans l'isolement.
Alloue, i! parait que nous aurons
( l'e:
1 !il ;
s'ii.i lc;i!'
paroisse,
nn she
police,tout eelr
ijlle t'iluse
lui (pli di
dirait ce i ;
II
:r i ; n
norme
iiissi. e.,mnie le
■ et de patriotis
•niant ; i*it un une,
oni rique, son lé
ill, s:,u juge un
prévaricateur, son shérif une buse,
sou jury de police et d'administra
tion un tasde plllaids, et que lui Uié
ine lï';t le dindon de tous ces gens.
< i la ai i ive (pielipiefois.
Mais ceux qui s'en lii-lient bien
sont liehiinient naïfs. 11 n'est pas
indifférent d'avoir de bons on de
m:! u vais gouverneurs, législateurs,
adiuinistiateiirs ou fonctionnaires
publie-!.
En vol lie:' vous, en bas. puisque
nous n'avons pas l'habitude de )••
garde]' en liant, deux ou trois pri li
ves convaincantes ?
C'est faciie.
Et il s'agit du .luiy dépoli«
Hlli'can des é'coles.
< >r. gens du ni'rit l'oit* bon.
tel iez vous donc la précieuse
nisi ra!ion radicale d'hier, et
riez-vous pur hasard
crates de not re Polin
t re Nc/iei,/ /loan! ont ^
à-rien et des pillards
der« ood, feu i 1 mis ik
me nu sceau !
Si tel est le cas, vous av
et i e raison.
.dais si jamais nous avons été- ti
li s de la i.onte e' de la crotte, et
d'une ci «m te épaisse et puante, c'est
il y a deux ans. Il nous en reste mê
me un peu au bas des culottes. Mais,
par qui, je vous prie '! Si le jury de
police démocratique, c'est-à-dire
des Poché, Bourgeois, Eerehaud,
Druilhct et autres, n'avait point mis
son intelligence, son désintéresse
ment et sou honorabilité dans l'ad
ministration de nos il fia ires publi
ques et paroissiales, coupé court
aux gaspillages de toute nature, mis
genre,
par la
nionaie courante et légale, payé,
économisé!, régularisé, efc, en véi ité.
]c m eu j'otts bt n
: i nî i n «* n n ■ 111 des elect ions.
Innies;
e sont toutes.
ircM'iitaiit au Congrès, un
. un législateur
if, de
un
un juge de
juges de
jury de
est assurément quel
ls indifférent que ce
soit bon on mauvais,
■ait
lent
:e et tin
regret -
ailmi
pense
fjile les tienne
•/ iti'jf et «le no
î • ties piopl es
eomiiie le u \ ' n
•r et l'eu l'Hoir. >
pent
lin aux spéculations de tout
supprimé lu fausse uioiinait
nous aurions «les dettes et de la
oroîto par dessus les oreilles. Mais,
grâce à lui, après hi redemption des
finies et des pillages il hier- nous
poui tous demain alléger nos impôts
et. nos charges.
N estee tlone rien.'
l-.t si cela vous dcplail, dites un
mot e| écrivez une ligne à Under- j
wood et à Itunsaker.
Ces deux messieurs, dont le car
pet bai/ est. vide, se feront un vrai
plaisir de revenir parmi nous et
d'administrer de nouveau nos affai
res locales et paroissiales.
Ils aiment volontiers les gens qui
disent : M 1 (M fou H hen.
Peuple, mon ami, si ttt veti* qu'on
, „
! t'estime, sois juste. Mais si tu ilédai
, gnes les fidèles serviteurs, si ton in
différence Va jusqu 'à confondre les
, bons et les mauvais, attends-toi à
| tout et ne te plains de rien. Crois
, bien aussi que personne ne te plain
" i' 11 '"' UnR I'»'« dans le mnenque, et
,,ar Sil jI *«' taire, bien
! souvent même v rester On n'en sort
| pus. f'icileineiit! dit la sagesse
Mais nous ne rappelerons point
par,ni nous, allude leur confier no
! tre ho
Quant aux Bureaux des écoles
! présidés 'par DicUerson et les siens,
faut il donc les regretter ?
Les administrateurs de ces temps
ne,savaient pas lire, les professeurs
le savaient à peine,' les éioles pnbli
«pies étaient ouvertes pendant trois
mois dans l'année, et la population
blanche ne possédait pas même une
école.
j Qui sait?
honneur et. notre bourse, les très
illustres radicaux Underwood, Wit
| genstein, Ilunsaker, i'Hoinine au
sceau et autres
! J/insti netion est pent être bien
une mauvaise chose et le livre une
I abomination. En ce cas, le Bureau
démocratique des écoles, qui a ou
vert seize écoles fia fis la paroisse,
< i n i les a coi i fives à seise professeurs
convenables,qui les a tenues ouvertes
pendant douze, mois «le l'année, «pii
propose de les rouvrir au lr. Oc
tobre, et pour les blancs comme
pour les noirs, ferait sans doute
bien de remplacer l'école par un
cabaret, le professeur par un bar
keeper et le livre par une bouteille
de whiskey.
Car s'il faut se moqiter do tout,
moquons nous des écoles.
.
V.
< >ui, peuple, sois juste, ('t sois aus
si raisonnable.
Mais l'indifférence est it ne mau
vaise ipialité, si toutefois il est pos
sible d'accoupler ces deux mots. Et
il n'est pas plus permis d'être intlif
ux choses de sa patrie qu'aux
choses de sa maison etile sa famille.
Quand la patrie, qui est tout le
inonde, est malade, quand la cité
boite, «j na 11 . 1 la paroisse a la lièvfe
ou ta colique, i! est certain que la
maison « : t la famille s'en ressentent.
En d autl'es tinues, si le feu prend
a la ville, suis je bien sûr de n'être
point bn'ile '? Et si l'épidémie, dont
l'aile est ténébreuse et mortelle, s'a
bat sur une contrée, dois-je me eroi
t'
re à l'abri du fléau ? Car nous soi
mes solidaires en toute chose. Mais I
si vous supposez qu'on puisse être
lionune sans être ciroy« n, '.'ous sup
posez assuré'iiicnt mal.
Le citoyen a des droits, des titres
et des garant i es que le non citoyen lie 1
poss'-de pus. Il peut élire et être j
élu. li est le maître et le gouverne
ment. Il ne saurait devenir escla
ve que par sa propre volonté. C'est i
en iui que se trouve le pouvoir. Et
'i a fallu des millers d'années de lut
tes, d héroïsme et de combats pour
que cette vérité démocratique Pt
cette liberté- précieuse fussent ae
qu ses à l'humanité.
En doute)! vous, honnêtes campa- |
guards? Serions-nous encore Amé
ricains, messieurs, si nous avions I
une autre doctrine et, un dogme ,
contraire? Voyons, si demain le!
Congrès des Etatsfuis, en vct-tii
il un nouvel amendement constitu
tionnel. lions supprimait la citoyen- '
noté politique et le suffrage universel,
accueillerions nous cette suppré
sion par des battements de mains
et par nu applaudissement général?
Si le Congrès tentait une sembla
ble chose, nous croyons bien quo le
peuple «les Ernts-Enis l'écraserait I
c me nue punaise, l'.t il ferait
bien. Mais ne craignez rien, braves j
gens, et pensons fermement que la
. démocratie n'est pas une muscade
qu'on escamote facilement.
Alors, si nous tenons à la demo
crat ie, à la liberté, à la citoyonneté,
au suffrage universel, c'est-à-dire
au pouvoir, et si nous .sommés dis
poses à conserver intacts nos
droits et notre autorité, pourquoi
donc, à l'heure de l'enregistrement,
qui précède l'heure du vote, bâille
rions-nous, fermerions-nous l'ieil et
nousendoruiir'ons-iions dans lo/im
biif de rinditlérenee, de la noncha
lance et de l'égoïsnie ?
Car celui qui n'est point enregis
tre lie vote pas. Il est citoyen sans
['«"'Ire. Il ne. compte pas plus que
niant, la femme, l'idiot, ITrlan
|
j
;
!
dais, le Chinois, le Japonais ou n'iin
porte quel étranger. S'il est vivant,
i! \ aut un mort. Lui reste t-il même
le droit de se plaindre ou de protos
ter? Ne s'est-il point désarmé et mis
au rang des fouîmes, des enfants et
ties et rangers ?
Le noir, citoyen d'hier, sait cela. !
S'il n'est pas bien malin, 1
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m'oins la conscience que l'homme et
le citoyen sont une même personne«
et que l'Un totli Itéra it facilement
sans l'autre. Aussi n'ii-t-il pas be
soin qu'on lui dise deux fois: Fais
toi enregistrer; et si le blanc, par
une raison qui n'en serait pas une,
lui abandonnait le scrutin, l'élection
et le pouvoir, comme aux temps de
Warmotli et autres, le noir ne so
plaindrait point.
C'est qu'un vote ll'öst pas précisé
ment lien.. Il vaudrait mieux diro
que c'est tout. Car c'est une arme
puissante, pacifique et sOtlverninô,
— l'arme des hommes libres et des
peuples libres. Si vous ne la possé
«lez point, vous été s esclaves à difté
rents degrés, et votre gouverne
ment, <] ui est hors de vous, devient
Une oppression. II vous faut alors,
pour le changer, le modifier ou vous
en débat l asser, recourir à la révo
lution et à la force. Mais le vote
vous dispense de la violence et vous
assure l'ordre et la paix.
A quoi bon tout cela ?
Et qui donc ignore ces choses élé
mentaires ?
L'étranger qui vient i«â, d'Alle
magne, d'Irlande et d'ailleurs» à
pour premier soin, iiu jour «le son
arrivée» de demander accès dans ht
cité et la patrie. Il en comprend les
multiples avantages. Etranger, qii»
est-il, et citoyen, que n'est il pas?
Il n'y a que les hautes fonctions de
président, «le la République auxquel
les il n'ait pas le droit «l'aspirer.
Mais il peut devenir législateur, sé
nateur, gouverneur, ambassadeur,
juge, magistrat et général. Les
preuves sont là. Mais sans le vote,
sans le bulletin ou ticket, que pour
| rait-il bien devenir?
No crachons donc, point stir un
droit si précieux.
Et quand noils voyons de vieux
noirs «le soixante quinze ans, jam
be traînante et bâton à la main,
peut-être même nés en Afrique,
se rendre au bureau d'ènfogistre
nient et au poil, nous pouvons bien
dire aux Louisianais qui sont blancs»
j qui sont jeunes, qui doivent être
vaillants, et qui crieraient eertaiue
; ment très fort si on voulait leur ra*
vir leurs droits et leurs titres:
Et vous ?
Oui, vous?
Car le vieux noir, dont la jatnbti
traîne et dont l'intelligence est peut
être obscure, comprend ses intérêts
et fait son devoir, tandis que l'autre,
dans son indifférence ou son insou
ciance, néglige les unset ne remplit
pas l'antre.
Or, sans plus de longueurs, d'his
toires et de causeries, fiitsöiis-nous
enregistrer, votons convenablement
et prouvons que nous avons une pa
trie, une démocratie et une famille.
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ICI ET AUTEURS.
!
Semttinc. — Les jours de la semaine 1
qui vient sont consacrés aux saints
et nu saintes dont les noms suivent:
Lundi. Bt. Lin—mardi. St. Ando
clio — mercredi, St. Finnin— jeudi»
Ste. Justine — vendredi, Sts. Côine'et
Dainien — samedi, St. Vcneesias—
dimanche, St. Michel.
— Lin fut le deuxième pape et. lé,
successeur «le Pierre. Il subit lu
martyre.
— Andoclie fut sanctifié pour sa
piété.
— Finnin fut le premier évoque
(l'Ainiens. Il subit le martyre
vers l'an 12S7.
— Justine fut martyre à Niconté
| die en üd-t.
—Come on Cosmo, patron «les
, chirurgiens, naquit, eu Arabie. l)a
1 mien fut. son frère, et pratiqua aussi
la médecine, niais »rat iiiteinent.
Ils furent tous les deux martyrisés
vers la fin dtf i I le. siècle.
— \ enceslas fut roi de Bohême eii
Il releva les autels renversés
par Drahomire, sa mère, qu'il ban
j uit.
— Michel, semblable à Dieu, fut
archange et saint. Casque en tète,
lance en main, beau et jeune, il com
bat, renverse et forde aux pieds les
mauvais anges. Michel est, le chef
des milices célestes.
Les archanges no vieillissent pas<
Erreur. — Nous croyons que le cor
respondant Orléanais de l'excellent
Franco innn icaiit se trompe.
Car il écrit:
"Comme la population noîrtt oil
de couleur de la Louisiane a éti'i
jusqu'ici préservée du tléau, les
planteurs «les paroisses St. Jacipies^
St. Jean Baptiste. St. Bernard, As
cension, Terrebonne, St. Charles,
Plaquemine, Jefferson, enfin d'uit
rayon de ffO a 100 milles autour du
la Nouvelle-Orléans, tiennent comp
t«< de cette iniiniinit«'. Ils refusent
d employer «les blancs aux travaux
agricoles, de crainte de les voir
abattus par la fièvre jamie.*
De foutes ces paroisses, croyons
nous, une seule est en «piaraiitaine,
I erreboiine. et, tontes les autres soii^
oiivci'tvö à tout,

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