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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, October 05, 1878, Image 2

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-«loviendra son moyen.
Les miracles, «lu Lourdes ou d'ail
leurs, sp feront en l'honneur de com
te (li! Clianihonl, et les pieux pèle
uns, si touchants «laus leur sincéri
té religieuse, perdront leur naïve
poésie en se taisant miliciens et
politiciens.
Et lu christianisme,en ce cas,n'est
jilus en eux.
Donc, séparation absolue de l'E
glise et de l'Etat.
XV.
Mais que l'homme est étrange et
rpje l'imagination est loi le !
Nous ne voulions rien vous dire
«le tout ce qui précède.
A quoi bon ?
Ces vérités sont courantes aux
Etats-Unis. <i>ui ne les a point, et
qui donc voudrait en changer? Ne
constituent-elles pas la doctrine dé
mocratique et la doctrine américai
ne ?
En effet, si demain un orateur
quelconque demandait pour la répu
blique des Etats-Unis la création
d'un budget des cultes, quarante
millions de catholiques, «le protes
tants, du Juifs et «le philosophes
crieraient unanimement haro sur
le baudet.
Que voudrait cet, agitateur, ce
perturbateur, ce révolutionnaire,
ce sectuire et cet impie ?
J )e quelle horrible guerre nous
menacerait-il ?
Si nous vivons en paix, libres
«laus notre conscience, tolérants,
respectueux aux divers autels, amis
de ces autels divers, et sans crainte,
du fanatisme et «1e la persécution,
c'est que nos pères ont séparé l'E
glise «le l'Etat..
lit la paix sera parmi nous
tant que «« grand principe de rai
sou, de justice et de liberté'sera, res
pecté comme un dogme fondamen
tal.
Pour les diverses églises, elles vi
vront toujours bien de la lidélité des
croyants ; et comme nulle d'elles n'a
la garantie spéciale et l'appui formel
du gouvernement, 1 a triomphante
dans l'esprit «les hommes et dans la
foi des peuples sera sans doute la
véritable.
Nous savons aussi qu'une église
libre, toute, à ses dogmes et à ses
moyens religieux, distincte du gou
vernement et du pouvoir politique,
ne saurait en aucune façon être per
sécutrice ou persécutée.
Ni persécutrice ni persécutée!
11 ne faut pas lui donner des mar
tyrs.
11 ne faut pas, non plus, lui per
mettre «1e faire des martyrs.
NOUVELLES.
Vieux Monde. — L'émir de Caboul.
Afghanistan, a envoyé promener la
légation anglaise. L'Angleterre ar
me et la guerre est imminente entre
l'émir est l'Angleterre. Quo va faire
la Russie? L'Afghanistan est au
jourd'hui la seule province qui sépa
re l'Inde anglaise de la Russie. — On
pense que Lisniark va dissoudre le
Reichstag — Le ministère hongrois
a donné sa démission. Les radicaux
hongrois protestent contre l'occupa
tion «le la Bosnie. — La Porte et la
Grèce se regardent «le travers. Léon
XIII et Bismark finiront par s'en
tendre. — La France songe ses
élections sénatoriales. Les cléricaux
et les ultramontains sont fort mé
contents «le Gambetta. Mac Million
ne dit rien, pense autrement et chas
se de temps en temps. — Le roi de
Hollande va se marier.
Nouveau Monde. — L'épidémie con
tinue ses ravages, et même les étend.
Sortant «le Memphis, de Vieksburg,
«le la Nouvelle-Orléans et des gran
des villes, elle s'est répandue dans
les bourgades et les campagnes de
la Louisiane, du Mississipi et du
Tennessee. Aux dernières dates,
11 y avait encore une cinquantaine
de morts à Memphis, par jour, et de
12 à 15 à Vieksburg. Une forte ge
lée seule aura raison de l'horrible
fléau, qui est un peu partout, de
puis l'embouchure du Mississipi jus
qu'il Chattanooga.—Hayes est «le
retour à Washington. — Le parti des
greenbackers fait assurément «le
grands progrès. — Le démocrate
Thurman est malade. — Les Indiens
de lied Cloud et de Queue Mouche
tée s'agitent. — Une commission
scientifique «l'investigation sur la
lièvre jaune a été nommée. Les tra
vaux commenceront à la Nouvelle
Orléans, foyer. — Les Irlandais «le
New-York ne veulent pas que Mc
Namara, curé déposé, fonde une
église de sa façon. — On signale plu
sieurs naufrages sur les côtes. — B.
Butler, le singulier candidat du Mas
sachusettes, est inquiet. — Denis
Kearney commence il perdre sa po
pularité.
Louisiane. — La Louisiane est dé
solée. L'épidémie en est la cause,
et cette épidémie, partie «le la Nou
velle-Orléans, fait an'jourilbui des
victimes un pen partout. Bâton
Bouge, Plaquemine, Donaldson ville,
Tliiboileauxville, Morgan City et
Franklin sont visitées par elle. Le
fléau est sans doute moins redouta
ble dans les campagnes, mois il
trappe. A la "Nouvelle-Orléans, à la
date du 2 octobre, il y avait eu 9016
cas et 2896 dècès. Il y meurt encore
de 40 à 50 personnes par jour. A la
même date, à Bâton lîonge, il y
avait eu 1222 cas et 56 décès seule
ment. Donnerait-on le nom de fièvre
jaune ù toutes les lièvres du jour? Ce
'
i
|
i
sontsiii'tout les enfantsqui sont frap
pés,— Le gouverneur Nieholls, dans
une procla mat ion, réchi nie «les prières
publiques pour le !• octobre.—Le
commerce est à peu près i(iort. 11
n'en est pas tout à fuit de même de
la politique, à la Nouvelle-Orléans
surtout. La politique est la dernière
chose qui mourra en ce pays. — Les
districts sucriers se préparent à ex
ploiter leurs cannes. — Les journaux
«le la campagne annoncent tous une
excellente récolte. — Vermillon ville
s'est si parfaitement quarnntainisec
qu'on ne sait si elle existe encore. —
Où sont les candidats? L'occasion
est belle pour les braves.
.1 )ei'iiiei'cs Nouvelles.
— La linssie ne soutiendra,' pas
l'émir de Caboul. — Guillaume a coif
fé son casque et repris les rênes de
son empire. — Le Congrès de la paix,
à l'aris, n'a pas été pacifique.- — lier
lin et le Vatican ne s'entendent
point.—La loi anti socialiste alle
mande amendée, «:t corrigée, sera
votée.
•— Conventions de" tous les entes
aux Etats-Unis. — Les républicain.
du Massachusetts ilésavouent* Unt
ier.
— La situation, dans les districts
infectés, no s'améliore pas. Mem
phis compte encore plus de 40 vic
times par jour. A la Nouvelle-Or
leans, dans la journée de mercredi à
jeudi, il est mort öGJpersoniieS, et l'on
a signalé 7,'î nouveaux cas dans ces
_t heures. Ce qui. a cette date, éle
vait le nombre «lesjcas à 0.S02 et ce
lui des victimes à
— Le lient-gouverneur L. A. "Will/
est île retour à la Nouvelle Orléans.
ICI ET AIEEEUIvS.
Se: ii «inc. — Les jours di^hi' semaine
[ni vient sont consacrés aux saints
t aux saintes dont les noms mu
|vent :
Lundi, SI. Serge—mardi, Sie. Iîri
gitte — mercredi, St. Denis — jeudi,
St. François.i!.—vendredi. St. Q'ii
l in — samedi, SI. "Wilfrid— dimanche.
St. Edouard.
— Serge fut martyr en Syrie au
Nie. siècle, ("est le patron de beau
coup d^' Lusses.
—Brigitte, tille de prisses, fut
suédoise et épouse du puuce de
Nérieie.. Elle fonda l 'abbaye de
Wedstena, visita les lieux saints à
(i!) ans et mourut à Home en l.'ÎT'!.
Le moine Pierre d'Alfaslre cet ivit
ses Revelations.
— Denis fut l'apôtre îles Gaules
vers 'JôO et le premier évèque de
L'aris. 11 fut martyr.
Ou a longtemps cru que Denis,
après son înart.we, avait pris dans
ses bras sa tète coupée et s'était
mis à marcher.
— François I> est moins connu
que François de Sales.
— Quirin n'est pas le dieu sabiu
Quiriiiiii
— AVilfrid naquit en GM 10.
11 lilt moine anglo-saxon et évè
que. de N'oi lliuniberland.
IIa mérite le nom «l'apôtre ties Eli
sons.
— Edouard est. Edouard II dit le
confessait r, roi d'Angleterre.
On lui doit les Loin connuu neu.
On prétend qu'Edouard, bum «pic
marié à la jeune et belle Edith, vé
cut comme dans le célibat.
Le fait est qu'il mourut en lOliO,
à l'âge de (15 ans, et sans enfants.
Politique. — Le diable n'y voit
goutte.
Et cependant le diable est bien fin.
Or, la Convention républicaine
s'est, réunie jeudi dernier.
Parlons-en.
Disons d'abord que les pistolets
et les couteaux n'ont tué personne.
De simples écorehures!
Les armes de ces messieurs sont
toujours en mauvais état, heureuse
ment.
C'est li. Simms qui fut président
delà Convention, — Convention com
posée de 51 délégués, tant républi
cains que nationaux, mais tous «le
couleur, sauf M. (i. E. Bovee.
On procéda d'abord â l'élection
d'un représentant ou législateur.
L. Como triompha.
Holmes, Harrison et Dick restè
rent sur le carreau.
On passa ensuite à la nomination
du sheriff.
Ii. Simms fut le victorieux.
V. Mites et H. Tureaud roulèrent
dans la poussière.
L'exercice se continua par la no
mination du juge de paroisse.
Siskron conquit la palme.
G. Payne n'eut que les chardons.
Quoi donc encore ?
Jules Leblanc fut nommé coroner
à l'unanimité.
Quant aux membres du jury «1e
police, aux juges de. paix et aux
constables, il fut décidé qu'ils se
raient choisis par les districts res
pectifs.
Mais, avant «le clore la farce ou
Convention, le «lélégué G-. Payne
proposa que M. Pierre Landry fût
invité à payer la consommation «le
whiskey.
Gar Pierre Landry était là.
Il a même fait un très beau dis
cours.
Il venait dérober à Miles ses bot
tes sénatoriales.
Mais Pierrot ne les a pas encore.
Quant à Miles, il n'est pas si vain
cu «pi'on le pense. Il croit en son
étoile.
11 a raison.
Eu effet, dimanche dernier, deux
cents cito> eus du ôème. district l'ont
porté en triomphe.
lit il prouvera bientôt à la faction
Simms qu'il n'est, pas du ceux qu'un
petit coup «lu vent. abat.
Miles se nomme Victor, c'est iVili
re le victorieux.
Alloue, Similis ne tient pas enco
re la corde du shérif.
Coino n'est pas encore reprtmt
leur, bien qu'il ait l'ambition de le
deviendre.
F. N. Siskron pourrait bien n'être
pas juge.
Et .Iules Leblanc n'est pas aussi
blanc qu'on pense.
Enregistrement. — Pour vous, dé
mocrates, conservateurs, hommes
de paix et. honorables citoyens, en
ne vous faisant point enregistrer,
eu ne votant pas, en laissant, la di
lection des atlaires publiques aux;
méchants et aux insensés,en ne cher
chant pas même a vous donner une
administration locale intelligente,
et honnête, vous commettriez tin
Et une bêtise sans pareille !
Ne tes-vous pas contribuables ?
Faut-il que votre bourse soit cou
fiée au premier venu ?
Mais si vous n'êtes pas même élec
teurs, « j il i doue songera à vous?
Simms, Miles et leurs amis «li
raient :
I Is ne comptent pas !
En effet, nous ne compterions pas.
Et on nous le prouverait, d'une
façon par flop humiliante pour des
hommes.
< 'raignons aussi l'at'i icanisat ion.
Récolte. — La eaiin«', est belle, bon
ne et mure pour le moulin.
Tous les habitants se préparent
pour la roulaison.
Quelques uns ont déjà commencé
à couper.
Kt si nos yeux ne nous trompent
' pas. nous apercevons de la boucane
au-dessus des sucreries F. ^'agiles
pack et 'Foisjail.
! Quant à la plantai ion. grâce à la
sa i si ni la \ i ira 1 tic, elle est coin mené. 1 . 1
partout.
: L a..née 1*7*. comme récolte, se
i ra une bonne année.
| Nn />!<>,— Nous ne pouvons plus di
: le que in saute île notre parois.-., ' est
i excellente.
! Il ne faudrait cependant point
exn, it rcr le un ni.
S'il est des lièvres da' s le .Vine,
disl i ie.t, paiuiicenues. du on. i'c.ec'
lent docteur .1. ,1. .< ia.iUhre.iu x eu a
facilement rais m.
1 Quant au Tème., est-il ht proie de
l'épidemie, et comple t il des mala
; des par centaines '.
Plusieurs personnes sont, mortes,
! il est vrai, sur l'habitation lîurusi
! de, et M.Green, l'économe, a ] i
I du deux enfants; mais les malades
: lie se comptent pas par centaines,
ni inclue par dizaines.
Pour la i ive gauche de la parois
se, quand vous avez enlevé ij uclqlies
i cas douteux et quelques personnes
1 malade-', il ne vous reste, plus qu'il
' ne population bien portante.
Et la saison est tropavancée pour
j que nous ayons à craindre les lava
| g es d'une horrible épidémie.
Peintre. — Nous appelons l'atteii
| t ion de nos lecteurs et amis sur l'a
vis de M. Clément Subra, notre, voi
I sin et e t paroissien.
Clément est un bon ouvrier et un
ouvrier consciencieux.
Ses prix sont très raisonnables.
LOURDES.
Pendant le moyen âge
Des papes souverains,
Le saint pèlerinage
Et les saints pèlerins
Etaient un admirable
Et grand enseignement,
Et pour le misérable
F n juste châtiment .
Car l'empereur lui-même,
Ecrase sous l'affront,
N'expiait son blasphème
Qu'en meurtrissant son front.
La route expiatoire
Etait pénible, cf. c'est,
D'accord avec l'histoire,
A [lied qu'on la faisait.
Très souvent sans chaussures!
Mendiant aux maisons,
Subissant les morsures
Des chiens et des saisons.
Il fallait, pour la faire,
Au moins trois ou quatre ans,
Et même — triste affaire! —
Quelquefois plus longtemps.
* Car plus d'un pauvre hère,
Au pays inconnu,
Est tombé de misère
Et n'est point revenu.
Mais le vieux moyen âge
Est loin «le lions, vraiment,
Et le pèlerinage
Est aujourd'hui charmant.
Le rail road vous emporte
Au vénéré séjour,
Et souvent vous rapporte
Chez vous le même jour.
Lourdes a bonne table,
Donne auberge, bou vin
Et grotte délectable
A deux pas du ravin.
J. G.
i
j
LYmilleltvn «lu Eoiii.-diuiais.
F RI S E T T Ê7
fieme. Paid ie.
CiiAriTin: xv.
Le capitaine «>tuit sur le pont «le
son steamer, à l'arrière, fumant son
cigare.
Ce capitaine était un gentleman,
comme disent les Américains, «pii
s'y entendent quelquefois.
De noir vêtu, portant gilet, blanc
et cravate blanche, chaussé en es
enrpius vernis, ayant barbe entière
et magnifique, le dit capitaine res
semblait peu aux loups de nier «les
histoires et des légendes maritimes.
« "est que le vieux loup de mer,
avec sa pipe, sa chique, sou goudron
et ses jurons, n'existe plus.
La vapeur i tué le loup de mer, et
les steamers transatlantiques d'au
jour l'Iiui sont «le véiitabies palais
flot I auts.
Vous y trouvez confortable, luxe
«■t tout.
1 ,e capitaine, un homme, du mon
de et qui prend lu hauteur du soleil
avec des mains gantées, y donne
des bals et des l'êtes.
Connaissez vous un transatlanti
que sans piano '■
« 'ar le piano, ce précieux meuble
musical, a. comme, on aurait dit ja
dis, envahi la terre cl l'onde.
< )n le I rou vc a toutes les lal il Il
des, a toutes les hauteurs et sur le
dos de toutes les vagues.
Les pôles connaissent sa musique.
Les marsouins se sont familiarises
avec elle.
Le piano est éminemment.civilisa
teur.
Nous avons donc, slit que le capi
taine était à l'an ici o île son navire,
t 'a niant son cigare.
I n puro I
Le père Septime, l'aborda respec
t ueiiseiuent, mais non sans une cer
taine crainte.
Q:c \ «ailez vous ?
I .a ib-marclie clail quelque p "ll d
li -al i-, et le viciliai «1 se .sentait cm
1 »einander pour soi est toujours
pénible, surtout quand vous uvez
( Vpendant le père Septime t tait
lu ave, et il aurait : r.tvei s.; vingt in
eeudii's pour sauver un homme.
L • se :! pel d«..» Indiens. jadis, i e
.M.'as comment expliquer son cas,
di: e -n j ta a vrel . et demander une l'a
veur semblable ?
il valait cependant mieux, selon
l'opinion de l 'i-xe. dent enr •. -'ndre
scr au bon Dieu o l'à ses saints.
F' le bon I r, . ia n - ecl ; e i coas
tili
• ! ! • i';l : il î ;i i il'
-111'
ll!î . Uli
tillt <]t*il
Ans eu \ oyant l'air a la Iii: -.
modeste et venér..ble du visiteur,
le eu pit aine comp; it qu'il ne se l rou
vint pas en lace du premier venu, et
que cet homme .aux lourds souliers
ferres, n l'habit usé et décoloré par
le temps, à tête blanche el grave,
ne pouvait être ni un aventurier ni
un \agaboud
Il offrit poliment uu siège au
vieillard, jeta son cigare â l'eau et
a! tendit.
Mais le père Septime «'-fait positi
veinent embarrassé. Il lie savait par
où commencer.
Il fallut <pie le capitaine, adressât
le premier la parole au vieillard, et
dans ces termes :
— le vous écoute, monsieur l'abbé,
t ar vous êtes abbé. n'est-ce pas.'
— \ oils l'avez dit, capitaine; je
.sus un humble serviteur de Dieu, et
j'ai vieilli et blanchi dans le sacer
iloec.
— N ous êtes également Français?
—.le suis Français, et c'est ni nie
en cette qualité que j'ose me presen
ter a vous.
— Merci, monsieur l'abbé puais eu
quoi puis je vous servir en nia qua
lite de. compatriote S
— Je voudrais revoir la France,
•le l'ai quittée il y a bientôt quaran
te ans,et comme je touche à la fin
«les choses de ce monde, je ne ne
voudrais pas mourir avant d'avoir
revu ma vieille patrie. Dieu ne me
défend point ce sentiment.
— Non, <•; je vous approuve fort,
monsieur l'abbé. La France a droit
à notre respect et à notre amour.
Mais c'est lacile.
— Comment, facile ?
— Mais oui. Mon steamer part de
main à midi, et si la mer et Dieu le
veulent, nous serons dans dix jours
au Ilavre. Le navire est bon, la sai
son est favorable et la capitaine se
ra prudent. Je serais heureux «ie
vous compter parmi mes passagers.
— Sans doute, et. ...
— Ht «pioi ! «lit le capitaine en
voyant l'hésitation «lu bou curé.
— Je suis pauvre, monsieur le ca
pitaine, répondit le brave homme.
— La pauvreté, monsieur l'abbé,
est une admirable vertu dans les
hommes de votre profession, ou plu
tôt de votre caractère. N'en soyez
point honteux.
—Oh ! je n'en rougis pas. Mais
l'argent est parfois iTéeessaire, et le
prêtre lui-même ne saurait absolu
s'en passer.
— Eu auriez-vous besoin pour vo
tre église et vos pauvres î
— Si c'était cela, monsieur [e ca
pitaine. je serais plus hardi. Dernau
tier pour les autres est facile, upland
on est prêtre ; mais pour soi ". Il nie
faut cependant vous parler. Je suis
venu pour cela. Vous m'excuserez
donc, monsieur le capitaine.
— Vous êtes tout excusé, répondit
le capitaine, qui commençait â com
prendre la pensée du vieillard.
— Eii bien, dit le père Septime en
faisant un effort héroïque, voici sim
plement la chose. II me manque l'ar
gent nécessaire pour payer mon pas
sage. Je lie sais vraiment pas ee
tpie j'ai l'ait depuis mon départ «le
I!; mais ma bourse, ronde il a huit
jours de s? 100, est aujourd'hui allé
géi* «1« C'est vous dire que. ma
seule fortune s'élève actuellement, à
la modique somme de '-ilo. Ht je
sais «pie cette somme, et plus qu'ill
snflisuute pour payer mon passage.
— En eilet, dit froidement le capi
taine, et si les voleurs ne vous ont
point détroussé eu route,vous n'avez
pas l'économie pour vertu.monsieur
l'abbé.
— Vous avez raison, monsieur le
capitaine, hulbnlia le vieillard ;
mais Dieu sait bien «pie je ne m'en
répons pas.
Et, sur ces mots accompagnés
d'un admirable sourire, le père Sep
time se leva.
Le capitaine comprit qu'il avait
été injuste et cruel.
1 1 s'excusa, força le bou prêtre à
s'asseoir «le nouveau et dit :
.1. «f F. VI tr..
( .1 Continuer.)
A VIS.
Les Membres du 'Coniitc"do se
cours. ainsi i|iie les personnes vou
lant se joindre a la Société, sont
pries de se trouver, samedi 5 rou
lant, a I hemes P. M., au magasin
■I. A. K'icaud.
a loi kdain,
President.
- - T— j ^
("'fiant! iïilbi'fti
I '« ■ i 111 i • i-ii Hat il: m -i 11 s et
OliX EM i: X TS.
T.U'Kst'.fMK.
<• ti. v <. i : m: iwriKir,
KI'.'.'AK ATlnN Dr. M l'.t ' lU.I'S.
VEKN'tSSAOK, KTC., KTC. :
i V i' U Ii L1C. |
t'i'te'ti pt'-i imiiH.il le. J i V ji '.iratVôn 'te"
«'• rolelt.lt, .et oiea ... mot -, 1,1 11 i sjiosi ! i
•î
:i a-»fit î>;
.111.1 > Dol.'Mr.if
Ji vra.if;.^
(fiar/xii/ier cl Meit'ii.sirr.
Lut re i'K-lisc et le Colle»e,
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veulent construire, baticr, reparer'
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Mijieiit'ur a fous les '.r/mUs da Siilstfuirril/i'.
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li • n» i ;1 h.iiîrs 1rs huiliulirs rlnoiiiqucs,
s.al h.t.Turs, r <■. < :• îrl ni r. saus (lillrrciico
d hi <!<• s«wt\ .Nulle maladie juovcuaut
1 »in Kiuj; ne résiste à sou usa
i i - t!:- quelque liatlll'e qu'elle«
1' - i-iii mill.", eoic^tjiifiieetie l'alais
i ; i "U li« t o a I autre f rai teiiU'Ul qui
: ' • •« ' ■ • u : : t.. stmt )»:iiiaii. uicut
. 1 « • 1 1 j î 1 » I • ' 11 r • î ics, I lilt i es les fois quo
• • i ; - « Ui ].|«»i.
- ht lu». Irrn,H
1 ' • j- 1 • • \ ii« . llir||>l I ues,
" se. la •• - ' ' i ' \ euaut tli- toiltu
: »«i - «'• ;•:» ie i ■ >« ni jatr uu
'■ '-i 1 " ■ ' ; ' l, j'ioîcu^é tie IM
:;«■ î 5 • ■ i > « 11 11 i \'I » ! : j lu-. .Ml i,o.
' )""• <»];:.Iliiijlii*. les liliuma
1 ] ! !ii'l«'Uf iissi /. |Miur
I ' ialaiv Ii« - tue «!u Dr. Meut?
th- {«ut;,- i m sutiit «1»- -a
■i i:'\ a }!;;>. t a ja quVi jiliM'Ut uue
lie !.•«;> le
..! les belle
. . .1. telle.a et .1, V. A ï eaitil- li:
• e. Kllui'îlf l.ai.-le. el 1 . i.u«.,: i ,
A lu Not.s l il.-.f II k -tins, j., j .ne.
M;, *■: n « i . I îiaiitltl «a. . il!i
De
ee lei.liiN x il pla
naîive. ".Je ûe' '
motnélii s Iini iemii s. .l'en ni Vendu beoe
".|t ''-tus le temps, et j'.-si .-t.- ! . iii. iii ,l„
«M - aussi rimuluellsi S que Mit jneuaules.
<\ 'u\ su l't n 11 f sont n • ; <5 i"lavée»
' I " 1 s ma ui^ui'iire;
.Maie >autia»iM TniNillt», âj^e d'elivinm
•t«i ;u>, • j u i <le]tu i* plusieurs aimées n'avait
J»a qUîItii -Hon 111 i ret nur ilVi^e}, s'est tiou
'.i i' i iii.ereiueiti ^m'iie, ajuès l'eiajilm <le
qpelqim* 1 -tm fei lies tie teinture ilcjoirat i vc.
Kile « Si devenue 1-, rie et paissante, « t n'a
plus ressenti ituefine t >èpee lie tluuleur.
.«I»'. 1 .a ü r« /.«' ,âp e <le 'j.'t ans. qui dopiiin
pusa -uts auuiM s n'avait jm se livrer à au
eiine ej i î ■ e e travail, eu proie à une migrai
ne qui la tenait t-ioaée laus sa chain lue,
tluiilmin a- •• itutlatlie. api es l'usage'«le linéi
ques hmiteilles (Ir- celte lumiliî leintUI't.'.
si ee mé<li< anient, bien connu et emplo
yé dans nos parafes, avait besoin d ôhe
recommaml^. pourrais donner le nom do
nomine tie personnes qui ont tfte guérie.-*
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