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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, November 23, 1878, Image 1

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■TOURNAI, POLITIQUE, LITTE R A I II E ET CAM P A G N A R D .
VOL. XV.
PAROISSE ST. JACQUES, LOUISIANE, SAMEDI 23 NOVEMBRE , 1878.
NO. 4.
||e §OmSli\NAlS,
JOURNAL officiel
—DE LA —
Paroisse St. Ja<-(|Ui-s.
PUBLIK CIIAQUK SAMEDI DANS LA
Paroisse St. Jacques,
Couvent r. 0.,
Louisiane.
J - GENTIL,
EDITEVU ET ilEDACTEim.
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PRIX DF.S AÎJS0NCE8:«
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rar carré do chaqno jinWication sali
séquûiitft 4,} '
Loh (:ommiini(|iifa ilo iiiituri- pM -sonni -llu
ft lea avis i\ l'année se régleront do y;ri5 à
gré avec l'éditonr.
AGKNTS i»i: IiOCISIAXAIS.
Nonvcllo-OrléiMH: — A. G. Romain,ïchmi
•pitoillas St., >
St.-.Iiiciiu
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Montent sur
lit t] lia ml t il lais cr
] Je poêle endormi,
La mort lAebe » t i
Qui se plaît au mail
Te donnant son cou
Kmport c ton bon he i
Et ■
vfivfi
Super'ni', n'i
Mais par t-n.
Ou jet tu riiomme ail t re
Là page d'histoire suivante est
détachée d'une Etude de Charles
Jileton, dans le dernier numéro des
Cnmjites JCenilus de l'Athénée loui
sianais.
A l'heure actuelle, quand les hom
ines du jour et les partis nom eaux
oublient très volontiere les doctri
nes qui ont fait la grandeur de ce
pays, abandonnent ou sacrifient
trop tacitement les principes qui
sont l'âme et la raison de la démo
cratic américaine, et que les grands
caractères et les liants person
nages de la Revolution sont pres
que un objet de dédain pour les
jeunes politiques de la generation
présente, il est bon de remonter
aux origines, de se revoir au ber
ceau ou au point de départ, et de
remettre eu lumière les belles et
splendides physionomies de l'his
toire.
N'oublions pas que Thomas .Jet
ferson est le véritable père de la
démocratie américaine.
Ainsi parle Charles lïleton:
"Entre toutes ces grandes figures
que le burin de l'histoire transmet
à la postérité, il en est une pour la
quelle je professe la plus vive admi
ration. Thomas .leiferson, l'auteur
de la Déclaration de. l'Indépendance,
m'apparait orné de ces rayons de lu
mière que les peintres de la Reliais
sance tout jaillir du front des pro
phètes et des législateurs de l'anti
quité, symbole de l'inspiration divi
ne. Son génie lui révèle l'avenir. Son
patriotisme s'abreuve aux sources les ,
plus élevées et les plus pures. La phi
i
losopliie l 'inspire.
convictions le porti
sespérer et l 'entraîne à l'action. Il
contemple d'un ccil intrépide les
difficultés de l'entreprise, résolu qu'
il est à ne pas se déei urnger. Pas
sionné pour la liberté, épris de dé
mocratie, il paraît peu ému des dé
bris dont il faut joncher la route.
La route lui apparaît au bout, et
pour l'atteindre, il engage '-sa for
tune, son existence et son honneur
sacré."
Il sut rappeler à ses concitoyens
Hue la liberté et l'indépendance sont
les plus beaux titres d'un peuple
et sa sauvegarde la plus sûre. Il dé
posa dans la Déclaration de l'indé
pendance et sa haine eont l e l'oppres
sion et la pensée libérale qui l'obsé
dait. Cet exposé des grids et des
droits,cri snblinie.jeté au début de la
I m t te, eut une act ion doeisi v e sur les
évéïieinens qui allaient se dérouler. 1!
rattacha a la cause américaine le libé
ralisme européen sollicité, entraîné
par ce chaleureux appel à la défen
se d'un principe pour lequel il allait
lui meine bientôt combattre.
Si grande qu'eut ct.- ] intbienee il"
.Icflersoil ;i provoqu
L 'énergie de ses
Ä i ,e iw a,S ri
ne a i action, il
révolutionnaire, plus considéra bli
et plus heureuse encore fut celle qu"
d iwcerça sur les débats qui prélu
der ni a la Constitution. Son génie
politique se révéla alors dans touie
sa lumineuse prévoyance. Il disait:
"Voici quelle est mon idée géne
" l'aie : Eaiie de nous une seule lia
' lion sur toutes les questions de po
litique étrangère, et des nations s
"parées sur toutes les questions pu
"renn lit domestiques."
_ L'idée pr< \ a ! il t , et les droits des
Etats lurent inseaits dans la ( 'ons
titution. Ce princijie tuté-hure, (pii
a active le dcveloppeniciit niervoil
lieux des Etats-I nis, a été aussi la
sauvegarde de leur libei té.
Jefferson avait-il la prév ision des
destinées réserv ées a la jeune répu
blique et redoutait il pour s i sécuri
té les dangers qui pouvaient liait re
d'une couc,en trat ion de pouvoirs
trop étendus entre les mains du
gouvernement central .' 11 est reve
nu trop souvent et avec trop d'é
uergie sur cette question pour ne
pas avoir eu des appréhensions de
cette nature, il n ignorait pas que
les empires répandus sur de vastes
s"' laces ne
,
1 explosion
j
public, d'etre marque à
qu'il tut le véritable législateur de
son pays après avoir été le plus élu
quent et le plu résolu de ses chefs
que
par la force de* armes ou par la |j.
berte et la d-ceu 1 rn 1 i s a t ion. et c'est
a la decent ralisat ion et à la liberté
qu'il désirait conlier le soin de la
conserva t ion de .a nation nouvelle
ment entrée dans le monde. La pré
poiiderauce de 1 element militaire,
ne lut-elle que momentanée, est tou
jours la cause de perturbations pro
tondes. Le principe : vidant arum
Uujn doit être celui des amis des ins
Militions libres. Ce fut celui de .Jet'
ferson.
Les tentatives inconstitutionnelles
laites de nos jours au moyeu de Par
mec, par le, pouvoir central cou
Ire les drolls des Ktats. et les et
frayants désordres qui en o.st été la
suite, sont la preuve trop visible du
genie et de la prévoyance, du chef
du parti démocratique, de l'adver
saire de Hamilton.
A cette clairvoyance libérale «lé
veloppant un ordre politique sans!
precedent dans l'histoire. Thomas
• lelleisoii joignait une indepeiidau
i e ab.-olue dans 1 ord re pli i losi q di i -
que ét ni irai. C'est ici que si re
vele le libre penseur qui s'est abren
ve aux sources fécondes de la pliilo
sophie de son temps.
"Je n'ai jamais soumis, «lisait il.
"1 ensemble de lues opinions soit po
"lit iqIle, soit philosophique, soil rcli
"gieuse, au symbole d'un parti quel
"qu'il l'ut. Lue semblable soumis
"sion est un avilissement pour uu
•'agent moral et libre. Si je ne pou
vais aller an ciel sans un parti jc
irirais pas du tout."
L'intlneiice de cet esprit rebelle à
toute oppression, qu'elle v int d'en
liant on d eu bas, a ma rq lié nos inst i
Mitions de cet t ipreinte politique
et philosophique qui a fait leur for
ce pareeqii elle i'st eu harmonie avec
l'esprit du siècle. La Constitution
dans ses rapports avec la ualinii,
n'est que l'affirmation et l'appliea
t i ou des den \ principes fondamen
taux resumes dans les deux citations
qui précèdent: Droits des Ktats; h
berte absolue 0e conscience, double
garantie et contre l'invasoin de la;
tyrannie politique, et contre l'op
pression religieuse, ces deux éeueils
contre lesquels se heurte sans cesse
ailleurs le mouvement libéral.
1 liotnas .leffer.-on eut ce bonheur
inestimable et rare pour uu homme
tligie de
son temps. Au milieu des esprits
élevés, cependant, qui l'entouraient,
il sut taire prévaloir les hautes
pensées que lui inspiraient son pa
1 riotisme et son libéralisme échinés.
Son influence tut toute puissante
sur les evéneinens qui précédèrent
et. (pli suivirent find 'peiidance amé
ricaine. Aussi, est il permis dédire
| révolutionnaires. C'est pour cela que t
8011 " 0I " l ,ro '»" ,,,! < 5 qu'avec res- 1
pect par les générations reconnais
sautes. Il fut, ht tète de ce motive-'
ment libérateur dont Wa hington
fut le bras."
B. BUTLER.
Celui-IA n'est point un Jefferson.
Mais Butler est certainement un
des types les plus remarquables des
polit iciens du jour.
Et ces politiciens du jour, mal
heureusement, grâce à i'oubli des
grands principes en con
sequence d'une démocratie fourvoyée
dans les exagérations et les immo
ralités de la démagogie, exerce1V'..
souveraineté presque absolue sur
les opinions et sur le peuple actuel
îles Etats-Unis.
Absous d'abord à cause de lei.r
habileté, qui est un véritable titre
aux heures de morale incertaine, ils
sont ensuite glorifies pour leurs
.s»('<r.s\ qui ,1 •terminent trop son.
veut l'admiration des masses.
.
:
,
i .,. ; ll! l '' st i!,,ll(: 1111 !
; tiioinphe de la morale publique et |
politique aux Ktats-Cuis.
Continuons dans cette voie, et
j sans crainte.
Le limn apprécie ainsi la dé-faite
de générai limier .da s le .Massa
chusetts:
Car Butler fut même général.
!
'•( ousiderc sinipletuentcommc un
demagogue le général Butler a fait
une chute ingnominietise dans u'ne
campagne où il avait porté ses su
prêmes dibits et.s'i-îait servi de tou
tes les ruses et de tous les artifices
av ec lesque's il s'est familiarisé dans
mie longue cari ière. La défaite écra
sante qu'il a subie mardi dans le
Massachusetts est significative et sa
tisfaisante, non pas tant par le
triomphe du parti républicain et de
se> principes distinctifs, ou ilu ter
nlile coup qui a frapp-'* systi-me
financier qui ne peut mener qu'à là
ruine, que parce qu'il .faut y v oir la
preuve que le peuple ne veut pas se
laisser metierou cl j.'der pardes i-gois
tes sans scrupules, pour qui la pros
Ijerité publique et l'honneur de
l'état ou de la :a t ion sont snliordou
!";s a leurs propres intérêts, seul ob
jet de leur solhcit -nie.
"I l.iiis cet te cl a - se le général Butler
lient elle recarde eouitile le type le
plus parlai
pioiln it. S
a ce qu'il
vainqueur
sa propre i
pie
ait
notre politique
•noces passes sont dûs
ait attaché au parti
pi'il s'en servait pour
ation. Ktant parvenu
a > e,, a.s.sn ? er les suffrages dans uu
district eoiigiessionne! oit ce parti
avait une grande majoriti
su pendant un certain' I cni|
tager les succès. Il eu; recours à une
ruse qui consistait a avoir deux re
sideiices dans deux district - diflé
rents, de sorte que lorsqu'il i tail re
poussé dans l'un il allait dan s l'au
tic,et quand cedernier ne voulait jia
de lui, il retournait dans le premier.
Sentant qu'il ne pouvait pas l'aire
plier le pai ti républicain del'Ktat
entier a sou gre.il 1 abandonna tout
a fait et eut i epri t de se créer un
parti pour lui meine e
ter liniquenieut par le: ,,,
la démagogie. Sa conduite dans la
campagne qui vient de finir, a mon
tic ce qu il était et ce qu'il pouvait
comme politicien, et a donné au
peuple, sans distiueti les deux
grands pi a t is mit ionaux. l'occa.sion
d<- le répudier lui et sou système.
"II est pueril île vouloir traiter
le general Butler comme un homme
de principes et de convictions. Il
est meine douteux qu'il eût une cou
v let ion qiieleouq le sur les quest ions
au uni;, en desquelles il prétendait
captci la confiance populaire. Il v a
des hommes dont l'esprit est consti
tue de telle sorte qu'ils peu veut croi
re serieuscuient aux absurdes tlii-o
* qu'on appel',, la politique
W - 11 iell Phillips
<lo IVlll|)()|
des gi eeiibaek
et \\ 1 11 i a in 1 ». K
lenient être reg:
tenant à cet te e
ne voyait dans
.-sprits <|
nombre
faire i. - n
pe n «Mil in
> fiiiiiiiu» ;ijijcir
avait
pa- -
S cr lltotl Y
moyeu de
1 râble ib
le.
•ment <los
un
voix pour
s ''"! 'I 11 ' I determine a se met tie a
la tote till parti. Alors il essaya di
se ;ain- accepter dans toutes les oc
casions, pour le champion des tra
vailleurs. Lui.qui était d'une profes
sum liberale, et jouissant d'une re
venu considéra nie,! ni, uu capitaliste
dont les placements étaient faits de
la manière la plus avantageuse, il
f lisait semblant de sympathiser avec
Ja classe des travailleurs et affichait
le désir de lui apporter du soulage
ment par quelques moyens indéfinis
sables, si le pouvoir était mis entre
ses mains. Il se jouait des préjugés
de cette classe, exagérait les sujets
• le plaintes qu'elle peut avoir, exci
tait son mécontentement, lui faisait
ci oi c <ju<> ses sou Hi a neos tenaient à
des causes politiques,et lui promet
tait d'etre un puissant et fidèle ami
si cllevoiilait lui donner ses suffra
ges. Sachant combien Sontiioiubieu
t ses les voix des individus de nais
1 sauce étrangère, il chercha par tous
'* ' 1 " '
, I""
les moyens à se,'les attacher. Comme
homme de parti, il a toujours tâché
de s'assurer du dévouement de ceux
qui travaillaient pour .sou avance
ment en les récompensant de leurs ser
vices et en leur laissant entrevoir
qu'ils partageraient ses triomphes.
C'est pourquoi il espérait entraîner
A sa suite une portion considérable
du parti avec lequel il avait marché
depuis quelques années. Ayant été
auparavant un démocrate il donna
ft entendre qu'il n'a vait jamais aban
donné les principes essentiels de ce
jrarti, et qu'il ne voyait pas pour
quoi les démocrates lui seraient hos
tiles. Ensuite il essaye de réunir
> . grccnbaekers, les travailleurs,les
Irlanilais et les mécontents en géné
. ral, en se présentant comme leur
: champion spécial, puis d'emprunter
une certaine force aux deux grands
partis politiques pour aiigeuien
ter le nombre, de ses par
tisans. Il y a réussi d'une manié
, re remarquable : mais il était forcé
de compter sur l'ignorance et sur k
! manque de raisonnement de la part
du peuple, et heureusement la ma
jorite du Massachusetts a fait voir
qu'elle obéit à de saines idées et à
d'honnêtes convictions. C'est, sans
doute uu résultat semblable que
présentera t le pays entier, si l'on
en faisait l'expérience."
j
JÎKGÏCIDË.
l'UlIll
! la conscience dej.i
sa force: J'y suix,
Il y a depuis quelque temps par
l'Europe comme une espèce de ma
nie de. régicide.
Et c'est a la tête des rois qu'on
en veut.
Mais est-ce bien depuis quelque
temps oil depuis peu
Louis Philippe, qui régna dix
huit ans. faillit cire tué- onze ou dou
ze lois, et N a poh-oil III, qui eut uu
règne de meine longueur sans avoir
les vertus bourgeoises du vieux Phi
lippe, n échappa sept ou huit fois
aux bombes on aux balles des régi
cides i j no. pour tomber à Sedan et
mourir en Angleterre.
M a is c.-n'est plus en France qu'
on 11 olive les régicides.
La France. Dieu merci, n'a plus
de rois a renverser, a chasser ou à
tuer. ( est un grand souci de moins,
et une sérieuse économie. La Fran
ce est eu république. Kr, comme elle
est une personnalité aussi impôt
laufe que Mae Mal , elle dit. tout
simplement, avi
i sou devoir et dt
') >J rente!
Mac .Malum lui-même ne prétend
pas le contraire aujourd'hui.
Ses anciens amis, les coalisés du
royalisme et du cléricalisme, au
nombre desquels sont l'uni Cassa
guae. Louis Veliillot et autres, l'ac
cusent de s'être lâchement rallié à
la république, et l'honorent de leur
im'-p; is.
Mais si la France, présentement
fort câline, très laborieuse et nulle
ment sanguinaire, ne possède plus
de lueurs de rois et d'empereurs,
la 1 ' 11 s s j e , l'Allemagne, l'Espagne
et l'Italie n'en peuvent dire au
tant.
Avant hier, Guillaume le vieux,
sans son casque prussien,'auruit été
tué p n ie plomb du docteur Xobiling.
El cependant Guillaume est un
empereur puissant et glorieux. Il
a lait l'unité de l'Allemagne;
Hier, Alphonse Xli, roi d'Espa
gne et des Indes, a failli être tué
dans sa capitale pas uu assassin du
nom de Monensi.
Et cependant Alphonse XI! est
uu jeune roi plein d bonne volon
te, de bienveillance et d'uu certain
lib. -ralisme. Il a d. ja connu l'exil.
Aujourd'hui c'est Humbert, le se
l 'Italie une et libre,
suciesscur de Victor-Emmanuel et
l 'Ile; it ici- de i. patriotisme
Car Humbert est patriote.
! I umbel t n'a rn-u da despote et
du tyran. Sa royauté est aussi cons
titutionnel le qu • p >ssible. il ueserait
peut-être pas bon que l'Italie, faite
d hier, rêvât sitôt la république.
Laissez la d'abord s'asseoir sage
: meut et fermement dans l'imité. La
république aura son jour, et tout
, naturellement.
Mais cette fin de siècle est décidé
ment mauvaise pour les rois et les
empereurs.
Quand ils ne sont point renversés
et chasses par la revolution, c'est
un poignard de fou ou de sectaire
qui les menace. Et le constitution
lialisnie, le lilié-i alisine et la gloire
ne suffisent pas toujours à les sau
ver de la mort on de l'exil.
Mais le ri? ■ : ici di*, comme étant nn
homicide, es* assurément uu crime.
Il faut le condamner dans llavail
lac, Nobil ng ou tout autre.
Et ceux (jui se servent de la bal
le ou du poignard contre les lois
eux-mêmes sont des criminels.
Semaine. — Les jours de la semai
ne qui vient sont consacrés aux
saints et aux saintes dont les noms
suivent:
t — Lundi, S te. Catherine — mardi,
St. Pierre d'Alcantara — mercredi,
St. Virgile — jeudi, Si. Sosthëne —
vendredi, St. Saturnin—samedi, St.
And ré—d i in anche, A vent.
—Catherine,d'abord Dorothée,vé
cut au commencement du IVème.
siècle et fut martyre sous Daïa.
Femme instruite, éclairée et reli
gieuse, Catherine eut le bonheur de
convertir plusieurs philosophes qui
voulaient la convertir.
Elle est patronne des écoles de
filles.
—Pierre 'd'Alcantara, parcequ'il
naquit à Alcantara, fut uu francis
cain.
Il vécut de 1409 à 1502.
L histoire parle de lui comme d'un
modèle de pénitence.
—Virgile n'est pas celui de Man
toue.
C 'est sans doute le Virgile irlan
dais qui^'fut évéque de Salzbourg
en 704. B
Le pape Zac.harie le censura pu
bliquement pour avoir dit que nos
anti|)odes étaient d'une autre natu
re et ne descendaient pas d'Adam.
Cela prouve au moins que les sa
vants du \ Illeme. siècle croyaient
à la rotondité de la terre.
Virgile fut canonisé par Grégoire
— Sostbèue, en grec, signifie sauvé.
Il y en eut deux.
Le premier fut un des 72 disci pies
de J. C.
Le second,chef de synagogue àCo
rintlie, fut converti. St. Paul en
parle dans sa 1ère, épitre aux Co
rinthiens.
—Saturnin prêcha l'Evangile dans
les Caulcs vers le commencement
du 1 1 eine, .siècle. Evêque de Toulou
se, oil il est honoré, il subit le mar
tyre en 25b.
— André, frère de St. Pierre et
pécheur, fut l'un des apôtres. Il fut
témoin du premier miracle de J. C.,
à Cana.
On suppose qu'il fut martyrisé à
l'atlas, Acliaïe.
Les Ecossais ont pris André pour
patron, et le nomment Andrew.
— L'.l rent vient du mot latin ad
vent un, qui signifie arrivé.
C'est ainsi qu'on nomme, les 4 se
maines qui précèdent la l'été de
Noël.
La durée de l'A vent n'a ]*ns tou
0, "' s été la même dans tous les
temps et dans toutes les églises.
Autrefois l'Avent commençait, le
ie, a la St. Martin d'iii
r. que les Ainericiiins nomment
1 nil tan summer, l'Eté indien.
Le premier jour de l'Avent. est le
premier jour de décembre.
Décembre, qui est le douzième
mois, si»'iiilie dix, d .'rem.
(V ( j t: i n'est .u'itèr ?. logirjne.
Il int sons Rom a!us U* «lixiomc
mois de l'année romaine, mais le
douzième sous X-ima. Bien que
consacré à Vesta, la déesse de la
chasteté, on y célébrait les saturna
les et les fêtes du Faillie.
Décembre se ee.inposc toujours de
■ à jours, et St. S i lvestre tombe tou
jours l.u ; ; l .
Mais si vous i. ons demandez pour
quoi no: s vous donnons chaque
semaine la eouj-te biographie «les
saints honorés dans cette semaine,
nous vous repo ndrons simplement:
Lest pareeque ces homines ont
été non seuleineut des saints, mais
ene-ore des personnages histori
ques.
Hommes, nous par tons leurs noms.
I ciiiincs. nous portons leurs noms.
L histoire v les saints et une bon
ne histoire.
II est ut i 'le de la connaître un
" novel
Mais l 'année prochaine, si Dieu
nous prête v n-, après avoir rendu jus
tice a qui d ? droit, aux saints et aux
saintes d'abord, nous consacrerons
les jours de l'année aux philosophes,
aux savants vt aux hommes (jui so
sont illustrés autrement- que par
des folies, des boucheries et des
guerres al nminables.
I n te! calendrier manque encore.
Com mir sinn. — La commission mé
dicale chiM'gée de faire des enquê
tes sur 11 pidémie et des études sur i
lu tievre j »une, est à l'oeuvre. j
-Mais cette d'il vre peut et doit
être favorisée par les observations !
et les rapports venus de plus d'un j
-l 1 ', ... , . , i
La fie vre jaune n.a pas sévi qu'
Vi -1- .1 ''°!- Ui: " ls ' Mc , » I( Ius, |
\ lélvsbuig, Grenada et autres villes, j
Les caiapagnes, elles aussi, ont
eu à souffrir du fléau.
fit. .bloques, par exemple, n'a pas
eu moins de sept à huit cents cas.
11 tant dire aussi que le nombre
des victimes, relativement au nom
bre des cas, a été bien moindre qu'
a la Nouvelle Orléans, et qu'il est à
peine mort une personne sur quinze.
A quoi attribuer cette différence î
La fièvre a-t-elle été moins violen
te parmi nous î
Les soins de la maison et des gar
de-malade ont-ils été plus intelli
gents?
Le traitement des docteurs fut
il mieux entendu et plus effectif?
Ces différentes questions, et d'au
tres, peuvent donner des réponses
utiles.
Et nous croyons que les médecins
de notre paroisse, qui ont si cons
ciencieusement rempli leur devoir,et
avec un succès qui n'honore pas moins
leur savoir que leur dévouement,
devraient se réunir, présenter leur<4
observations et faire un rapport ad
hoc >Y la commission médicale char
gée d acculer le sphinx dans sou se
cret, et de l'étrangler.
Et pourquoi pas, ici comme ail
leurs, une société médicale t
Nous croyons que la science et la
communauté y trouveraient leur
profit.
C'est l'isolement qui nous tue
tous.
Eugène Dunicz — Il est peu de
journaux français aux Etats-Unis
qui n'aient rendu boni mage aux
qualités de l'homme et au mérite de
l'écrivain.
Qui de nous aujourd'hui ne sent
que sa voix et sa pensée nous man
quent?
St. Jean-Baptiste se cherche efc
ne se retrouve pas.
Où est.le Mesehacèbéf
La Corr espondance Américaine, el
le aussi, paie son tribut à notre re
retté voisin, et dans ces termes:
"ils ont perdu, surtout, lin de
leurs plus vaillants et habiles cham
pions, Eugène Dtiinez, rédacteur et
co propriétaire du Meschacébé, un de
ces hommes'de génie obsci1rs,qui sa
vent rendre les plus grands services,
sans jamais songer à en demander
le prix, directement ou indirecte
ment. Dnmez a succombé lin des
derniers, an moment même où, grâce
à ses efforts, dans son journal si po
pulaire, il avait contribué à obtenir
du gouvernement de Washington,
qu'une portion équitable des secours
envoyés de France, soient réservés
pour la population, fraiico-louisia
naise.''
lités, et que sa famille pleure et re
grette sincèrement.
Xons joignons nos regrets i\ ceux
de sa famille, et lions pensons one
la mort est bien injuste de frapper
ainsi ceux qui sont' bons, à la fleur
de l'âge et. utiles à leur pays.
Notre aiui et digne co-p'aroissieii
Edward Scanneil, lui aussi, a été
Récolte. — La pluie est tombée.
Le froid est a u bout.
Gare à la glace!
Quanta nos braves habitants, ils
roulent de bon cœur, et la moitié de
la besogne est faite.
Ou pourrait rnême'dire que la ré
colte est bonne et satisfaisante.
Car si les souches ont communé
ment donné 1200 livres de sucre
par arpent, le plant a donné ou don
ne une moyenne, 2000 livres.
Mais le marché de la Nouvelle
Orléans est malheureusement- pito
yable.
Et si les marchands de la Nouvel
le-Orléans n'étaient point au-dessus
de tout soupçon, de fidèles et de dé
voues agents auxquels ou doit ton
te confiance, on serait presque ten
té de croire, qu'ils s'entendent avec
les spéculateurs du capital.
Mais il n'en est rien.
liegrettons seulement que les ha
bitants, pour des raisons trop con
nues et qui pèsent trop lourdement
sur l'agiieulture eu Louisiane, lie
puissent envoyer directement leurs
produits il St-Louis ou ailleurs.
Nous savons bien que l'intermé
diaire est nécessaire, et que l'écono
mie politique n'a pas encore trouvé,
le moyen de s'en passer; mais la
puissance de l'intermédiaire devrait
être réduite et traitée selon la mesu
re de ses services.
Avant que le rayon de miel, œu
vre de l'abeille, soit distribué aux
consommateurs et aux payants, il
a été diminué des deux tiers, et dé
vore des deux tiers par les bourdons.
.Mais les bourdons, paraît il, sont
nécessaires, puisqu'il yji des bour
dons.
Deuil. — La semaine dernière, elle
non plus, n'a dans été sans victimes
parmi nous, et l'épidémie, en s'en
luyant, a mortellement frappé plu
sieurs des nôtres.
M. Louis A. Iiraud, mort le 14
novembre, est un de ceux-là,
.M. Louis A Braud, fils de notre
estimable co-paroissien Aniadéo
Brand, n'avait que 21 ans.
C'était nn jeune homme estimable
et estimé pour ses excellentes qua
doli lou reu semen te prou v é.
11 a perdu un fils, un fils jeu
ne, charmant et tout élevé.
Que faire ?
Se soumettre à la volonté du Maî
tre, et croire (pie la mort n'est pas
le néant.
Cette mort, du reste, ne choisit

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