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Le Louisianais. [volume] (Convent, La.) 1865-1883, September 13, 1879, Image 2

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lion ilo ceux qui out et <lo roux qui n'ont
]»ns. Il faut que le sceoiul tltî ces deux ter
nies s'évanouisse. A cela le travail su flit.
lC&locliissoz. L'L'ouuue coinmonco îi ^t r« • le
juaitre <le la terre. Voule/.-vons couper nil
isthme ? vous avez Lessors. Youloz-vous
créer une mer? vous avez IJondaire. Yoy
ez. Vous avez un peu\»le et vous avez un
momie. Le peuple est <lôshérit<S le momie
estdâsert. ; donnez-les l'un à l'autre! Vous
les faites heureux. Kfconnez l'univers pur
de grandes choses qui ne sont pas des t»n er
res. Ce monde, faut-il le conquérir 1 Non.
J1 est a von«; il appartient à la civilisa
tion; il l'attend. lYrsonue ne peut vous
1»; contester. Allez, faites, marchez, coloni
sez ! 11 vous faut, une mer. (,'réez-la; une
mer crée une navigation; une navigation
crée des villes. A quiconque vent nu
champ, ilites : Prends. La terre est à toi,
cultive-la.
Ces plaines sont admirables, elles sont «li
gnes d'êtres françaises, ayant été. ro
maines. La barbarie est revenue, puis la
sauvagerie; chassez-les. It -ndez l'Afrique
à l'Europe, et du même coup restituez à la
vie commune les quatre nations mères, la
Grèce, l'Italie, l'Espagne- et la France. Re
faites la Méditerranée centre de l'histoire.
Ajoutez aux quatie peuples fraternels la
grande Angleterre. Kattaehez .Shakes
peare à Homère.
Préparez-vous aux résistances. Ces faits
démesurés, les isthmes coupés, les mers
apportées, l'Afrique habitable, commencent
par la raillerie, le sarcasme et le l ive. 11
faut s'y attendre. C'est la première épreu
ve. Et quelquefois ceux qui se trompent
le plus sont ceux qui devraient le. moins se
tromper. 11 y a quarante cinq ans, il la
tribune de la Chambre, «les députés, un
homme distingué, M. Thiers, a déclaré (pie
les chemins de fer seraient le hochet de
Paris il Saint-tjerniain. Un autre homme
distingué, qui faisait autorité dans la
science, AI. Pouillet, a atïirn é que le télé
graphe électrique serait l'amusement d«-s
cabinets de curiosités. Ces joujoux ont
changé le monde.
• Si nous baissons les yeux, nous voyons
l'insecte remuer dans l'herbe ; si nous le
vons la tête, nous voyous l'étoile resplendir
dans 1« lirmameut. Qu'est-ce qu'ils fout;'
La même chose. Le travail. L'insecte tra
vaille la terre, l'étoile travaille au ciel :
l'immensité les sépare et les unit. Tout est
l'infini. Comment cette loi ne serait-elle
jus la loi de l'homme ? Lui aussi subit la
force universelle : et il la subit double
ment ; il la subit par l'esprit. Sa main pé
trit ia torrt . son âme embrasse le ciel : il
est de l'argile comme l'insecte, et de l'eiu
pyrée comme l'étoile. Il travaille et il pen
se. Le travail, c'est la vie, la pensée, e est
la lumière."
I
NOUVELLES.
Vieux montl-c. — Le gouvernement
français, tout républicain qu'il est,
nomme des évêques. Il a nommé
Guilbert, évoque de Cap, évéqtie I
d'Amiens. Mais l'évêque de Clrono
bit? a été cité devant le conseil d'E- !
tât pour joyeusetéscléricales. — L'ar- I
tide 7 île la loi Ferry sera modifié, j
"Ce sont les Ordres autorisés qui |
lie pourront plus enseigner." — Le
caricaturiste Cham, second Iiis du
pair Noü, est mort. Est également
mort le Baron Taylor, homme de let
très et président, perpétuel de l'as- j
Kceintion des auteurs dramatiqu
gens de lettres, etc. — Cliainbord
s'est rendormi et Jérôme confessé.
— L'ambassade anglaise deCaboul
a été traîtreusement attaquée. 70
hommes ont été tués, y compris le.
major Cavngnari. La révolte de
vient générale dans l'Afghanistan, !
et l'Angleterre n'y »point deforces,
On croit que la main amie de la
ifussie est dans cette œuvre.
— Le théologien allemand llarless
est mort.
— L'Irlande est agitée. Question :
de misère et de propriété.
— Alphonse a officiellement de-1
mandé la main et le pied de J'archi- j
duchesse d'Autriche.
— Le czar peuple toujours la Sibé- j
lie. !
-La Roumanie émancipera gra
docilement les juifs.
— Une coutérence européenne ré
glera probablement la question des
frontières grecques.
— Léon XIII a écrit à Guillaume.
Amicalement.
— L'entrevue de Guillaume et du
czar a été cordiale, et les deux cm
perçois sont au mieux.
— L'exposition internationale de
Berlin aura lieu en 1885, si rien d'é
trange ne survient avant.
Nouveau Monde. — L'Espagne en
voie des troupes A Cuba, qui n'est
pas, paraît-il, la siempre fiel.
— La. fièvre jaune ou peste conti
nue son œuvre à Memphis. Le nom
bre des cas, toutefois, n'augmente
point. Mais la ville est désolée.
— Les élections du Maine sont ré
publicaines. Celles de la Californie,
sauf en ce qui regarde le maire de
San Francisco, le shérif, l'auditeur,
le trésorier, le collecteur des taxes,
l'administrateur publie, etc., qui
sont workingmen, ont le même ca
ractère.
— Il a gelé au Brésil, et le café a
Bouflert.
— Le steamer danois Véga a fran
chi les glaces de la mer du Nord, et
est arrivé au Japon. Le passage de
la mer polaire est donc trouvé.
—On va célébrer à Yorktown le
centenaire de lu capitulation de
Cornwallis.
— La millionnaire de New-York,
«Tay Gould, a envoyé $5000 à Mem
phis pour les victimes de la fièvre
jaune. "Tirez sur moi, écrit il il l' As
sociation Howard, jusqu'à ce que je
vous dise d'arrêter." — Les secours
arrivent à Memphis. Les Howards,
comme toujours, fontadmirablemcnt
leur devoir.
— L'exode îles noirs an Kansas,
nn moment suspendu, recominen
cera après la récolte.
— Les Chiliens et les Péruviens
se regardent et commencent à se
trouver bêtes.
—Hayes ne sera point candidat.
Tilden lesera-t-il? Mais les conven
tions s'éveilleut de tous les côtés.
Louixiunc. — Les paroisses qui ont
le plus soutlert »lu démit?»' ouragan
sont Ii s paroisses du Têe.lie. Celles
de Hûtou Rouge et du Bayou La
fourche ont été également bien mal -
tniitées. Les pertes, tontel'ois, ont
été exagérées pour la Louisiane.
— S'il y il t;à et là quelques cas
de lièvre jaune à la NouvelleOr
léans, c'est tout. Mais la dite ville
il la lièvre politique. Les démocra
tes, coterie coutro eoterie, lie sont
pas aussi harmonieux qu'ils de
vraient l'être. Quant nus républi
cains, ayant la douane pour forte
resse, ils s'agitent. On dit qu'ils au
ront un ticket d'Etat, niais pour la
forma ou l'habitude.
— Messieurs les journaux des
campagnes, qui sont personnages
importants, l'ont tout doucement
leurs petites combinaisons politi
ques. Ils nomment à qui mieux
mieux des gouverneurs et des lieu
tenants — gouverneurs. Mais Will/,
et Moncure sont en avant et flot
tent presque partout, llonni soit
I qui mal y pense !
— Le gouverneur Nicholls, <le re
tour de la Virginie, a été salué par
des coups de canon amicaux.
— Le général llood étant mort,
laissant neuf pauv res orphelins, la
patrie parait vouloir adopter ces
neuf orphelins.
— il y a eu un cas de fièvre jau
ne à Morgan City. La saison est
trop avancée pour qu'on craigne une
épidémie.
— La Nouvelle-Orléans n'est pas
précisément une ville morale. On
y a arrêté 1 !■ 11 individus dans le
mois d'août.
— F. X. Ogden, de la Nouvelle
Orléans, décline l'honneur île la
candidature gubernatnriale.
— Le beau clocher de Vermillon
ville a été renversé par l'ouragan.
Les églises, étant liants édifices,
ont particulièrement Souffert de la
tempête.
ICI ET AIL.T ..EU11S.
Poli tique. -*-11 tant tenir nos lec
teurs au courant de cette comédie.
Car il vaut encore mieux que
politique soit une comédie qu'une
I tragédie.
Mais avons-nous quelques non
! veaux candidats à enregistrer poin
I la course de décembre prochain ?
j Les aspirants à la judicature sont !
| silencieux. Ils craignent d'être ju
Les postulants aux fonctions d'a
vocat de district gardent le même
iletice. Il est pourtant dans la lia
j turc de l'avocat de parler.
! didats à la double l'onction di
lier de cour et de recorder : I
Les candidats aux dignités shé
rifales -sont, toujours trois : E. C.
Mire, 1!. A. Harrison et V. Miles,
Car si l'on parle d'un quatrième
et d'un cinquième, rien n'en savons
officiellement et directement.
Il y aurait également trois can
let
I lu
ff il S, N. S. Landry et E. Siskron.
Dick, le formidable Dick, le le
vèrent! Dick, le plus laineux des
Dicks passés, présents et à venir, se
: rait encore sans concurrent pour
la législature.
G. l'ayne aurait cependant envie
j de courir contre Dick.
Pourquoi pas?
j l'ayne sait mieux lire que Dick,
! qui ne le sait pas ilu tout, et Payne a
trois pouces île plus que Dick.
Trois pouces de plus sont quel
que chose pour les jambes.
Quant à Similis, lu candidat sé
nateur, il no serait plus seul. Il en
est d'autres qui veulent être séna
teurs.
L. Conio, nous afiinne t on, se
rait un de ceux-là.
Et pourquoi pas ?
Si le jeune Couion'a pas plus de
titres que II. Simms aux honneurs
d'un Sénat, ii en a au moins tout
autant. Taupin et Murin se valent.
Et nous avons ici plus tie deux .
mille citoyens qui valent intcllec- |
tiiellement et moralement Taiipin j
et Morin.
Quant à- l'outrecuidance des I
gens, elle serait parfois monumenta
le, si elle n 'était uu signe certain
d'idiotisme.
O politique ! O boutique !0 folie !
C'est une chevauchée de fous à
travers la raison, le bons sens et la
justice.
Sans litres, sans droits, sans va
leur, n'ayant que notre ignorance
pour recommandation, bons tout
au i >1 us à cirer les bottes d'un maî
tre, nous voulons les honneurs, les
dignités et le pouvoir.
Nous n'avons honte ni de notre
ignorance ni tie notre sottise.
Il nous faut être législateurs et
sénateurs.
Notre vanité n'a pour mesure que
notre incapacité.
Mais où le pays ira-t-il donc avec
ce système et ces hommes 1
Car le rire lie fait pas plus que
l'indignation.
Le rire glisse, l'indignation ne
mord pas, et la sottise triomphe.
Notre cœur balance donc entre
Simms et Coino.
Mais si Shade, l'escamoteur de
votes, se met du côté de Conio,
comme à l'avant-dernière élection,
Conio ira triomphalement au Sénat.
Caton, lui aussi, fut sénateur.
D'un autre côté, les démocrates
conservateurs de la paroisse s'é
veillent.
Leur comité central démocratique
se réunira le 20 couraut et choisira
cinq délégués à la convention
démocratique île lîAton Longe, qui
s'assemblera le <> octobre.
Faisons de bons choix.
Envoyons îles hommes convena
bles.
Et ne désespérons pas de la ré
publique et de pays.
Mais que la raison, la sagesse et
le patriotisme soient nos guides et
les mobiles de nos actions.
Caria convention de lîàtoii Holl
ge n'aura la tâche ni simple ni fa
cile, et c'est là que, s'allumera la
faiblesse ou la force du parti dé
mocratique en Louisiane.
Athénée. — Nous avons reçu la se
conde livraison du tome line, des
Comptes lîcndus de l'Athénée.
On y trouve une note intéressan
te sur la culture de l'Eucalyptus,
par le savant docteur Dell'Orto, une
composition littéraire, intitulée le
Suecès, par A. Eortier ; un poeme,
Obxraxioii, parti. Dessommes, et les
procès verbaux de plusieurs scan
ITn de uns tinii
qui cm nu )> c 1 11 so
du nine district
ml et nu peu lit
tératcur, lions donne ainsi mui opi
nion :
'•Le Sa■■■•iw, de notre co-paroiss
A. Fort ici-, est un morceau corn
.faut et
\<\UC
•nr.
( >n v voit ai.
De
ml p
stvl
iiicii I li
L'Oh:
un cliai
la rime, lacile
citMix en es) I
n'est point nu
cateur, mais i
le, un jioi'le in
exquise. <}ne
ses concept ion
foi vivante et \
hardiment ses
moins vague, i
grand poète.
( 'ela est-il possibl
de < 'liai I res et la rue
Ne faut il pas un au
poi'îe
.Mais l'Alh a -e loui:
sa petite phalange de
poètes, de littératcuis
poursuit vaillaiiuuent
Il nous l'ait vivre
ment.
Merci à lui.
;omm<
r lu* «
orme»,
'st
!
" j
I lessi en mes
l imeur et un versifi
il poète, un vrai pnë
lié d'une sensibilité
I >essommes vii ilise
s'aflirine «laus une
Hissante, étende plus
ailes vers un id ■ • a 1
I I >e«sommes sei a im
it.ins ta rue
I)ecat iir !
i!re milieu an
si. mais, ave
savants, d
et il art ist ei
son i ein K
intellect Ui-lii
Tcmpx. — Le temps s'est assez bien
comporte depuis l'ouragan du 1er.
septembre.
Il a permis aux riziers de moisson
lier une grande partie de leur v\/..
Il a également aidé la canne — cel
le qui n'était pas brisée — à se rele
vei un peu.
Certes, les dommages sont sérieux
en notre paroi ise, et la récolté tie
l'année lie sera pas des meilleures,
eu ri/, surtout ; mais cependant les
dommages ne sont pas aussi giutids
qu'on l'avait craint tout d'abord.
Toutes les barrières d'enclos, I ii
sees et renversées, sont maintenant
debout. Mais il ne reste plus un
clou dans les magasins de St. .lac
([Iles.
(filant à la santé de la paroisse, elle
...st ni bonne ni mauvaise, mais j
passable. Les lièvres, coinuinières en |
cet te saison, n'y sont pas d'un carne-1
1ère tlangeieux. I
La fièvre jaune est à cinq cents j
milles de nous. |
Cure. — Le père Crespin, qui fut i
curé de l'église Notre-Dame du l'o-1
.
| "î* notre iii».roi.sac 'lo sont pas
saire, paroisse Lafourche, » été
nommé curé île l'église Notre-Dame
do Bon Secours, dans le "inc. dis
trict de notre paroisse.
Le père Crespin remplace le père
Ozaniie, mort il y a environ quinze
jours et que ses paroissiens ont bien
regretté.
Le père Crespin aura de bons et
braves paroissiens.
C'est un prêtre séculier.
h'elour. — M A. G ilbert, des mou
lins à scie de l'Iaqiiemine, cet du rc
tour d'Europe.
il est passé vendredi à St. Jac
ques, à bord du steamer Ut ile.
Mais il a dû trouver quj les eaux
trèh
j
I
sures. i
Car, pendant qu'il était à bord du |
Belle, en plein jour, causant et riant
avec quelques passagers comme, lui,
il a failli être dévoré pal uu énorme
rat.
Le rut avait pris la route de son
pantalon et s'escrimait à l'endroit
où le dos peril sou nom et change
de forme.
A. Wilbert en rit encore.
Et nous n'avons jamais vu rire de
si bon coeur le juge. S. M. Hérault,
qui était l'un ties spectateurs du
combat.
Mais le rat fut tué.
— nr—
<2D ^ m ^ un -r-i. Ä a sa ^
xv.
Pierre Bernard avait demandé la
nuit pour réfléchir.
Mais fallait-il donc si longtemps
pour réfléchir, pour accepter une
proposition qui comblait ses vieux
et ses espérances, pour se montrer
heureux et reconnaissant à ce bon
heur inespéré?
Car la proposition de la famille
Julien devait combler tous les
»•teiix de l'étranger.
11 n'en pouvait désirer une autre.
Elle lui donnait ces choses pré
cieuses et nécessaires à tout hom
me : un toit, des amis cl une faïuil
le.
liien plus, elle lui permettait
d'accomplir un pieux devoir, le de
voir des hommes de cœur, celui tie
la reconnaissance.
Aussi ne coin prenons-nous pas
l 'hésitation de Hernnrd. Et c'est
sur l 'heure, spontanément, sans
il voir besoin ni d'une, minute ni
d'une nuit de réflexion, qu'il fallait
répoudre a 111 rmativeinent.
Il était si simple et si facile tie di
re oui !
Le mari et la femme l'en avaient
prié de si bon trieur, avec tant de
franchise, de sincérité et. il amitié!
Mais Dieu lit mieux que. nous au
fond du etciu des hommes. Beul, il
eu sait les secrets intimes et les
pensées mystérieuses. El si lier
nard avait demandé la nuit pour
réfléchir, c'est qu'il avait véritable
ment besoin de cette nuit de recueil
lement, alors que l'homme est seul
avec lui-même, pour voir en son
cieur, pour examiner sa conscience
et peut-être pour accompUr un dou
loureux snei iliee.
Mills i>i>us vous aflifmoiis que
Bernard lie dormit point. Il y avait
! une trop violente tempête dans le
j eirur i't la conscience de cet hom
me, — une tempête de liassions heur
tees, de sentiments contraires et de
résolutions différentes.
Kl la lutte fut longue et doulou
i eiise.
Il en est toujours ainsi quand
l'homme est honnête, quand la pas
sion et le devoir sont au.\ prises.
lorsque deux forces se livrent nu
combat dans votre conscience. Ce;
n'est pas sans hésitation, sans ) ici -
ne. sans révolte, sans pleurs et sans
(h'chircments que vous prenez une
résolution irrévocable.
Mais la conscience triompha chez
l'ierre lîernard, et le sentiment du
devoir imposa définitivement silen
ce aux autres sentiments qui agi
taient ce malheureux.
Car il était malheureux, croyez le,
plus malheureux 'qu'au soir où la
pitié le recueillit sur le grand che
min, le soigna duéticniieiuent et le
sauva d'une mort presque certaine.
10 1 n'aurait il pas mieux valu
pour lui. à cette heure d'abandon,
quand personne lie tenait à lui cl
qu'il lie louait à personne, n'être
point recueilli par une âme charita
ble et chrétienne, et su moit. mort
d'un inconnu, «l'un étranger et d'un
passant, aurait elle fait un grand
\ ide sur la terre î
On aurait creusé une fosse sur le
bord du chemin, et tout aurait été
dit. lYrsonue ne se serait inquiété,
et personne n'aillait pleuré, i.es pei
nés de cette \ le auraient été finies,
et. le cieur, cette cause de toute
souIVrauec, déjà éprouvé par une
passion malheureuse, n'aurait point
connu les souffrances et les mal
heurs d'une autre passion et d'un
autre amour.
.Mais t-i la première passion avait
été. une douleur, si le premier
amour avait eu plus de déceptions
j que de joies et de sourires, cette
| passion cl cet amour pouvaient au
moins s'avouer. Us u avaient eu
I rien de coupable. Ils avaient pu l'ai
j 10 soiitlrir, niais non faire rougir,
| " "e fallait point les cacher, les dis
simuler, s'en défendre comme d'un
i crime ou tl une mauvais action.
Mais tel n'était plus le cas avec
le nouveau sentiment qui avait
envahi le cieur du malheureux l'ier
re lîernard.
Il fallait se taire, se cacher, souf
frir et rougir.
Il fallait fuir.
Car il y avait du crime dans cet
amour.
Je sais bien que nul n'est maître
jest impel ieu
de son cieur, et vous ne pouvez i:
taiiieiiient maudire ce trieur qui ai
nie, ni l'arracher violemment de vo
tre poitrine; mais il faut cependant
le. condamner dans ses amours cou
pables et le léiluiro au silence du
respect et du devoir. Tant pis s'il
en meurt! La voix de la conscience
à cet égard, et si tous
efforts sont vains, si l'amour ré
i siste à vos prières, à vos pleurs et à
| vos penitences, qu il devienne nu
moins u ii sentiment pieux, religieux,
voilé, que nul ne soupçonne, que la
femme ignore elle même, et qui ne
connaît ni la honte ni la profana
tion. Mais la leiunie tics autres ne
vous appaitient pas. Elle doit être
sacrée à vos paroles et à vos désirs.
Vous n'avez pas même le droit de
la convoiter en pensée, et vous se
riez misérable en la flétrissant. 1-Nt
| ce que cette femme est a vous, et
si elle appartient à un nulle, lie se- !
riez-vous pas un odieux voleur eu
la prenant f L'adultère est il donc
une. tie ces fautes sans gravité,
sans conséquences horribles et dont
il faille se soucier comme d'une lé
gèreté sans importance î L'honneur
delà famille et de hi société est au
fond de cette chose. Et la conscien
ce nous «lit bien haut que l'amour
cesse où le crime commence.
On a ri de Joseph qui laissa son
manteau aux folles mains de la
femme tie l'ntiphar.
On a en tort.
L'acte de Joseph, qu'on traite vo
lontiers de naïveté, quelquefois
plus grossièrement encore, lut un
acte «l'héroïsme. Jamais vertu lie
fut et ne sera plus grande. Mais il
est, paraît-il, certaines vertus su
blimes tpi'on traite avec le lire et
qu'on honore avec des railleries.
Tant mieux. Cela prouve leur gran
deur.
— Non, avait dit l'ierre Ber
nard «»ii prenant possession tic sa
conscience et en résumant sa vo
lonté, je ne resterai point dans cet
te maison aimée, au milieu de ces
braves gens, à coté tie cette femme
adorable et de cette mère chaste, .le
serais un misérable et un criminel.
Ma présence souillerait ce toit et
cette famille. .Je tlois partir, et je
partirai. Elle no saura même pus
que je l'aime. Ai-je le droit de lui
dire, et si elle le savait, si elle le
soupçonnait, ne me mépriserait.-e'le
pas comme le dernier des êtres vils?
Dieu sait cependant que. mon amour
est pur et qu'aucune pensée flétris
sante n'est entrée dans mon cieur.
Oh ! oui, c'est saintement que je
l'aime. Chère et pieuse fem lue !
N'est-ce point elle qui m'a soigné et
sauvé? ('online je lui donnerais
ma vie. avec bonheur ! Comme je.
serais heureux d'être son serviteur
pendant l'éternité ! Comme je lui
consacrerais mec joie tous mes jours,
et silencieusement, respectueuse
meut, l'aimant et l'adorant dans le
mystère, ne lui demandant pas nié
me. un sourire pour récompense !
Mais non, i) laut partir.
En eilet, l'ierre Hcriinrd partait le
lendemain.
Mais au détour de la route il pieu
rait comme un .
rit.
.1. GENTIL.
)
le J
_
Ilazar.
: — Le:
cent Ici
! une.
1 >< tuii'î-os Nouvelle
es seront convoquées
—Les Coi
■oui an! .
I.es Autrichiens occupent No vi
— Le
pour <
l 'AIgh
s jouriiaiix russes recominen- .
us attaques contre l'Alleum- j
massacre de Caboul aura !
•onséqucnce le partage de'
d'insurgés cubains
•es. La 11 e \ re jaune
i s t a 1 1 .
— Les bande
ont été dispers
déeroit ,i ( 'uht»
— La septième exposition iudiis
1 1 ii -1 le < I Cinc.iiiiiaf i s'est ouveite.
Hayes, Sherman et .Sheridan ont
assisté' :i son ouvert lire.
— La convention démocratique de
l'Etat de New York est réunie.
— Lu Nouvelle Orléans fêtera le
I I septembre, qui est une date d'uf
l'innchissemciit.
— On avait beaucoup exagéré les
dégâts causés par l'ouragan, mê
me les dégâts du Hayon Teche. Le
mal e.>t moindre qu'un l'avait dit. et
beaucoup de joiiriialiMes ont fait
beaucoup tic bruit pour un hangar
ou une barrière.
ATlil.NKi: LOCISIANAIS
Seance iln -li .Mars is;!».
l 'résidencede M. le Dr Armand
Mercier.
Sur le rapport du comité de cou
cours composé de MM. t.', Tiirpin,
1". Linifl, O. Carrière, lî. .1 uiiioii vil
li», 1'. Tujugiie, (!• lîoiissel. .1. Ilell'
Orto, Alfred Mercier, l'Athénée a
résolu unanimement île former deux
classes de concurrents, l'une com
prenant les hommes, l'autre les
i'e m mes.
Chaque classe aura à traiter un
sujet séparément.
l'ne médaille d'or sera accordée
au meilleur inanuseiit de l'une et
de l'autre classe, les deux médail
les étant d'égale valeur.
Toute, personne réidant en Loui
siane, et qui n'est pas membre de
l'Athénée, est invitée à concourir.
Le concours est ouvert à partir
du 1er avril jusqu'au 30 septenibr
à
publiquement, dans une si'-anei
! spéciale. On réuniia. pour la cir
(oiistances, lotis les éléments d'une
i'éetc I
inclusivement.
Les manuscrits doivent être re
(•us au plus tard le 1er octobre. Ils
seront écrits aussi lisiblement que
possible, sur papier écolier réglé,
avec une marge d'un quart de la
largeur, et seulement sur le reetu
et le. s- lii/ne.i : ils ne devront pas dé
passer Ü5 pages.
< 'Inique manuscrit sera remis sans
nom d'auteur, mais portant une épi
graphe ou devise qui sera repro
duite sur une enveloppe cachetée
ilails laquelle l'auteur aura écrit son
nom et son adresse.
Les deux manuscrits couronnés
scroll l publiés dans les comptes ren
dus de l'Athénée. On inscrira les
noms des lauréats sur un tableau
d'honneur affecté aux concours an
nuels.
■a présentation des prix se fera
la
il
sa
littéraire.
Les noms des lauréats seront
proclamés après la lecture des ma
nuscrits.
Les manuscrits, dans aucune cas
ne seront rendus.
Tout candidat qui fera connaître
sa devise, s'exposera à tro mis hors
de concours.
Les sujets choisis sont les sui
vants, et devront être traités en j
prose.
Pour les Kemmes:
La feme loui s t an ai se avant,
l'E.NIlANT ET At'IiKS NO TUE
DEHNIERE HUE tilt K.
Pour les hommes.
Eloge de Bienvilt.e
M. B — Toutes les communications
que les concurrents peuvent avoir
à faire doivent tro adressées au se
crétaire, P. O. Box l'JiiL
AKMANU MERt'tEIÎ,
Président
Alfred mercier,
Secrétaire perpétuel.
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a t 's' i» iw \ i; v a t i. a w ,
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| 1 . 1.--. CunviMil r. o.
1>I-;XS1< >N PHIVEE,
J, LAföBiTI»
COLLIOCE l'OINT, ST. JAMES,
CHEVAUX
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vorritr.K m: i.oage.
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C'IIANTIl .n l»i: BOIS
<1 ii Vieux ItiiM-iii.
DOIS DE CONSTRUCTION.
faiumcants «k
Chassis, tic Jalousies et de
3? O n T E s .
]irt:r.\i K :
( Ol X TOI I.Ol Si: KT I I! A MOI N KT AII
\0. lîri: ( 'AIÎ()M>KI,KT.
% V Mr. L. Craiuleiiry, briquetier
et i e>t. l'agent de l.v
Maison L'Ilote, pour la paroisse
St. Jacques.
Il prendra les commandos et les
mesures pour bâtisses et construc
tions.
On peut aussi s'adresser à lui
pour ciment et chaux.
j -/.1 .1/
.Iris an Public.
J. S. I îeaiieiî , du White Hall,
avertit le publie et ses amis qu'il a
acheté la charrette de Mr. Nicolas
Végas.et qu'il continuera it voyager
connue par lé passé, descendant lo
LINDL le M lOlîCIMODI et le VION
DHEDI. et remontant le MAltDI
et le JÎOI'DL
C'est aux piix les plus modérés,
à des prix exceptionnellement ré
duits, qu'il vend des Groceries do
toute sorte, comme
EPAULES ,
(J HAÏSSE, FAL'IXJi,
MA^I EREA I X,
SA UM OX8, FROM AUE,
Ii IX, CAFE, TA HAU, Etc
11 compte sur la bienveillance des
habitants et du public.
Adressez vous à la charrette de J.
S' HEADER. [o n ls .|
tj. depoorter,
A TT Y AT /..III.
tilgaril 1». 0., St. Juu. liiipti«t.

to the public.
The umV'rsigneil. fathers of familles, r<»
sulinjr in the l'arish of St. .lames, shouhl
fail lo do their duty to snllerin«; human ify
did they not make publie the remedy which
has ahvnys succeeded with them iu the
last yellow fever epidemic.
They hftve had li cases in their fami
lies. All those rases were treated exclu
sively with Or. Mcng's 1'ills, and all were
cured.
They are so full of confidence in their
success that they now live iu perfect secu
rity : they are convinced that J>r. Menu's
Pills aie the true remedy lor yellow fever.
lu order to give their assertions more
weight ami authenticity, the undersigned
have had their «'eciaration and signature#
c rtifled to h y the Justice of the l'caee of
their district.
A lid they have also re
said declaration published
olved to have
in the "Louis*
I'll. I!.
0. Hrtliill,
X. Wan*.
I'.iHlrciii«-:
h wher
Jnstie
Ch. Clouatre,
Simon IfonilM
ment, Louis Houille,
L. Melnuçon.
»f, 1 have hererunfo fuili
,Jiui\ r.Ai'Tlsri:,
of t lie 1'eact, it h ward.
J. KLF.BEK CAUDET,
Allere. \ al
J.IOV.
J LOÜTS GAUDTT,
\ 1 1 erisi'\ ill I :l\v .V
Nul.il v l'iililii'.
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ATTIIIIMAS AT LAW AM» XOTAIiï Pl.' Il LU!
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of si. .Fames.
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