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L'union. [volume] (Nouvelle-Orléans [La.]) 1862-1864, November 28, 1863, Image 1

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— HUREAE S——
« py THARTRES ,ENCOIGNUBE ST-LOUIS- |
prIX DEL'ABONNEMENT, {
(mattifiale Babééhh 5 RIUE 4
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Un Neméro cing cous.
DEUXIEME ANNEE.
Association Unfoniste de la N,-Orleans *
Nous rappelons à nos lecteurs que c’est ce soir que
… Colonel A. C. Hitls et J. P. Sallivan Esq., doivent
; fire entendre devant l'Association Unioniste de la
suvelle Orléans. Les opimons du Col._Hills sont bien
fl-…uea dans cette communauté où cei honorable re
yontant de la presse loyale n'a cessé, depuis qu'il a
rs charge de la rédaction de l’Eka, de lutter, avec
Ptalent et l'énergie d'ünf patriote ‘et d'un amide
lnumanité. pour renyerser en fausses théories.que la
resse esclavagiste avait se implanter dans les idées du
; euple. Le public en géuéral est invité àse trouver
« cette assemblée où seront discatées les graïides
questious du jour. Des siéges parhcqîîçrs gz; “
réservés pour les Dames‘ec_ les. Messieurs qui 13:
sccompagneront. ' .
sn *
° (CRANDE ASSEMBLEE À L'ECONOMIE.
i IMMENSE, ENTHQUSIASME,
aiscours DS L'H N. THOMAS J. DURANT, M. BOISDOEE,
pr. D STIë, JUGE F7SK ET AUTRES.
Conformément à l’avis qui avait été publié, un nom
sreux auditoire s’était réuni jeudi dernier à la salle d'E
conomie pour entendre M: Thomas J. Duvant eur la
onestion importanie des droits de l'homme. . L'asscmbiée,
clm]poséo de l’élite de notré population, était pleine d’et :
viousiasme, et le décorum qui y était 01-servé eût fait
tonneur à n’importe gnelle autre assemblée publique
tsnne par des hômnies bien élévés. ‘ A ptès la fofimation
iu Bureau ct les préliminaires d’usage, .le l’résident a
introduit M. Thomas J. Durant dont l’apparition à été
siirée-par des applaudissements frénétiques. Lorsque}
"honorable vrateur se trouva en face: de çes homines qui
aient venus pour entendre discuter le mérite de leur
}usc, il se {it un silence solennel qui dura quesques s- 1
auts et qni nous parut un siècle, tant chacun de no:s
tait aoxicux de recug'llir, les, idées du célèbre légiste{
ur les auestions imporiantes qui intéresse':t tant en cei
noment noire population, M. Durant, se rappela t ‘;ve
eux qu’il voyait dévant lui étaient, pour la plupart, les
descendants de ccs braves défenseurs du sol que l’il
lustre Jeckson appelait ses “concitoyens,” Hhésita pas
in insiant à se servir des mêmes termes pour“s’adresser'
son auditoire. “Concitoyens,” s'est écrié l’ionorable
rateur, “je manquerais à rendre justice à cette assem
lée et au comité si je ne reconnaissais toutes les obliga.
jons que je ieur deis pour l’honneur qu’ils m’ont fait en
y'invitant àme fuire cntendre en cette occasion. Quàl— |
ues personnes,a continué l'orateur, peuvent eroire qu’i! yi
‘uve grande différence entre lui et l’auditoire auquel il
adresse, mais ceux qui composent cet auditoire se so:.t!
ssemblés pour discuter la question de la liberté et des.
roits natarels appartenant à l’'humanité entière, ct toui !
2 qui concerne l’humanité le concerne. Par les com
rentaires qu'il à lus d'un discours qu’il à prono -cé der—‘
ièrement devant un autre auditoire, il paraîtraït
u'à eause de la position qu’il occupe, on’y à attaché
lus d’autorité que si ce qu'il a dit avait été exprimé ÿt:‘%
n homme ordinaire. ! désiré e cela dissuader ie pu
lic en déclarant qu'il cst seul responsable pour ses oji-,
ions ; qu'il désire agir avec_indépendance quelles que!
jient les décisions ou la politique de n'importe quelî
ouverneur, président ou tout autre homme public ou
rivé, et ne veut être guidé dans l’expression de ses\
pinions que par la pure vérité. Il prétend sculemena|
arler comme un homme raisonnable à des hommes rai
yonnables., q |
La guerre actuelle comptera comme l’époque ]a plus
rave,la plus importante dans l'histoire de notre pays
-nous sommes en temps de guerre si l& li
erté de la parole la plus étendue, l’opposition la plus'
ive aux mesures de l’administration, en temps de
cix, pouvaient se concilier avec le patriotisme, main
nant c'est bien différent, la même façon d’agir,’ les
ièmes actes deviendraient aujourd’hui actes de tra
won bien caractiérsés ; voilà parquoi il ne nous est
as permis de foire de l’opposition aux mesures que le
lonvernement a jugées mécessaires pour conserver
NOUVELLE-ORLEANS, SAMEDI, 28 NOVEMBRE 1563.
son intér:!té et écraser la rébellion. Non seulement on
[ne doit poiut ñe pas servir activement la cause de la
trahison, mais on doit craindre encore d'aide" la rébel
lion par son silence et per ‘un simple consentement pasoif
pux mesures du Gouvernement. .
Il à dit qu'il éteit de ceux qui croient devoir parler
courageusement eten toute occasion en faveur de leur
nays, et qui se croient liés à soutenir le Gonvernement
dans les m-s«res qu’il considère co:ame nécessaires
pour se maintenir dans son integfité quelles que puis
sent êtro !es conséquences, de ces mesures.
L'orateur a traité briévëment des causes de cette guer
re colosale ; il a remonté jusqu’au temps o“ le sysièm®
de l'esclavage a pris naissance sur ce continent, il a par
lé de la tentative faite par les conquérants Espagnols du
Mexique, après l’invasion de Cortés, pour réduire à
l’esclavage ‘es aborigènes du pays et quia eu pour
résultat ce trafic infâme, cette traite qui a commencé à
se faire eur les côtes d’Afrique ; ila descendu rapide
iment le courant de l’histoire jusqu'à l’adoption de la
Constitution Fédérale après la Révolution Américaine,
puis il s’esi demandé pourquoi nos pères ont consenti à
laisser exister l’esclavage, si antipathique à lesprit de !2
liberté américaine, sous ane constitution qu’ont faite des
homuiies comme Washirgton, Jefferson, Madison, et dans
jlaquel!e j's ne crôaient pas qu’il leur ft permis d’intro
i duire ceite doctrine que l’hom:re peut avoir son sem
| bla!le » titre de propriété; il a dit que parce qu'i®
lcraîgnaîont les reproches que la posiérité aurait pu lcur
‘faire, an es que l’esclavage aura été décvuit, ils ont ait
e sorte qu'on ne pût rien trouver dans la cod£tit…ion
gni indiquât qu'il avait existé,et qu'ils o tévié avec sci
d’y introduire les mots esclave ou'esclavage ; mais en
n’étonffant pas entièrement cette fastitution, ils ont quel—l
que peu compromis leurs idées du droit et de'la jvsiice,
quelque sincère que fût d’ailleurs leur amour pour leur
pays.
| La Géorgic ct la Caroline du Sud refusaient de se
!jcînlfe à l'Union à moins que le trafic des esclaves ne
lieux fût garanti pendant vingt ans, ce qui füt fait en
‘des termes qui avaient été soignensement choisis de
lfaçon à ce qu’on pût lire ces phrases sans se douter qu'i)
! s'agissait des escaves—les voici : “L'émigration et l’im
îpoerîou des personnes que ies Etats juger»nt à Px‘C°‘
; pos d’admettre ne seront pas interdites avant l’a.nnéel
:1808,” et en couséquence ce trafic infâme et barbare
;‘d'èlres humains a été continué pendant vingt ans, et
; c'est à ceiié concession que nous devons les épreuves que
‘nous subissons aujourd’hui. Comment ne pas voir dansl
! les évènements actuels la main de la justice divine ? La
| Caroline du Sud et la Georgie qui ont exigé cette clause |
îen faveur d’un trafic inique, ont été les premières à se,
séparer, et aussi es p emières à attirer sur elles les châ-|
Ètîmeuts d'en haut qu'elles ont mérités. |
| Qu’estce que l’esclavage ? Est-ce le travail ? Non,
iu’est une des plus rubles facultés que celle de pouvoir!
gagner son pain par un honnêie travail. Le plus grand
crime de l’esclavage c'est celui qu'il commet contre l'âme |
‘humaine, ca privant d’éducation et de la dignité d’homme
à ceuÉqfi sont les serviteurs de Dieu.
Pour maintenir ce système les rebelles ont levé l’é
tendard de la révoiie. Ils cat fait un appel au despo-|
tisme du Vieux Monde pour les aider à détruire le
‘Temple de :ia Liberté, pour la conservation de leurs
droits de propriétés humaineŸ Mais ils ont entrepris nne“
|tâche impossible à accomplir. La liberté fat supérieure |
à l’esclavage, et le Dieu de la Justice et de la Liberté dé-|
; truira l’esclavage et établira la liberté universelle, ‘ ’
! L'orateur a ahordé ensuite des questions d’un intérèt!
plus pratique puar ses auditeurs et relatives à la condi
tion politique et aux droits civils de la population de
couleur. Il à dit qu’il y avait dans la popalation Loui
!sinuaise trois classes de citoyens—les citoyens blancs et
libres—ceux de couleur libres qui ont toujours été libresl
‘ainsi que leurs parents avant eux pour la plupart, et, quil
en géueral ont de l’éducation,sont bien élevés et capa-,
bles de gérer les affaires publiques ou privées—et ceux!
qui out été esclaves et qui sont déjà libres maintenant |
@ ne tarderont pas à être affranchis par la proclama—}
tion du Président, et qui se trouvaient dans une condi
tion qui ne leur permettait pas le développem:nt de
leur: aptitudes naturelles par l’éducation, et chez qui
néanmoins pénètre de plus en plus l'esprit de liberté. |
…… APrix des Annonces, …
( L (PATAOLE D'AVANCE.)
Lèés Aquétices sé pañont D raison de $l, ie carré de
dix lignes:
34 Ë E 44 24h
6&a”1“0 (Ïæ;fë è gté pour tesannonce <ducommerce
à l’'aunée, au semestre et nn trimes:re,
(M a cité l’exemple de Jôhn Brown, —non pss le héros
de ce nom—mais un témoin venaut d’une habitation qu’il
|a va il ÿ a qnelques jours‘et dont © voulait re
| pou-se- ‘e témoignage sous prétéxte qn’il ‘était pas ?i
bre. Lorsqu’on lui demanda s"! étaît Hibre, 1 répondit
affii mativement. “ Mais, ajonts-t-on, n’avie: vous pas un
maître autrefois? —Oh oui. —Et alors qui peut vons
| fai-e croire qne vous êtes libre ?—Le pars n dit que je
|suis libre, et e suis avec ls pays. Cette ré ronse, à dit
(l'o-ateu“, explique mienx que ne l’auraieni frit des vo
|nmes‘comment ccs hommes ont su apprécier le grand
| verdiet ‘e l’opinion publique, Ilà ditqu'il ne eroyait
| pas que ‘a classe qui est ou était esclave, et quia été
p ivée d'éducation, dût jonir immédiatem-r: de tous les
Croit* et nrivilèges des eitoyens américains, mais il a
a'outé qne quant à cex qui sont Hbres et narmi lesqnels
|'eaveonp ont exevcé les droits d’hommes !ibres depnis
un demi siècle, * pensait qu'ils Avnient ls mêmes titres
que toute autre classe, pour jouir de tous !es droits civils,
politiques et r‘eligieux des citoyens américnins. (immen
ses a:vWlaudissements ; )on ne pourrait a-t-il dit, trourer
dars l’histoire d'ancun peuple, rien au-dessus de ces hom
mes sous le rapport de leur conduite sage, de leurhu
meur paisible et-aussi de l’attitade dign ct du ton mo
déré de leur jourral par la voie duquel i!s exposent mo
desieme.it leurs vues-et leurs reclamations en faveur de
dioits et priviléges qu’ils pensent devoir leur être ac
cordés en toute jusiice en appuyant leur demande par
des arguments propres à démontrer le bon droit de leur
c«use. —- '
À deux époques différentes qussi, dans l'histoire de la
\ nation, par leur bravoure Sar le clhanp de bataille, pen
l dant la guerre de la Revolution, dous le Général Jack
| son qui n’a pes hésité à !es nommer ses concitoyens, et
:sous le Général Butler, lorsqu’i's furent appelés à dé
|fendre leurs foyers et l'intégrité nationaie, ils prourè
| rent qu’ils étaient dignes de réclame- les droits attachés
au titre de citoyen américain.
En terminart, l’erateur à dit qu’l -'y evait pas un
“omme,quelque humble qu’i! fât, qui n’eût pas d’inffuence.
| Tl a exhorié ses auditers à considérer autour d'eux quels
sont les moyens qu’ils peuvent emp'oyer pour être utiles
àla cause de leur poys, et il est pe-snadé que s’ils veulent
mettre en exécution les moyens dont il- peuvent dispo
ser, ils ne vesteront pas longtemps -as trouver des oc
casions pour aider les hommes de - ‘’Amérique à faire de
ce pays un «les plus grauds, des plns libres et des plus
heureux qui aient jamais été sur la surface de la terre.
L'orateur s’est retiré au milien dos applaudissements
eutrousiastes ; il avait depuis lo::gtemps fini de parler
qu’on applaudissait encore. i
M. Boisdoré a ensuite lu en frarçais un discours
qui a été vivement applaudi.
Puis est venu le Dr, Dostie, ce rénublicain de la
veille «,ui, comvne toujours. à s* emn:rter son auditoire
| par des paroles chalenrenses eù =— —> ‘irnes,
| Après -uelques remarques £s per læ Juge Fisk et
‘plusieurs autres, l'assemblée a vôté c 1 masse des remer
| cimeuts à M. Thomas J. Muvart et cuires orateurs qui
|avaient bien voulu se faire enientre en cette occasion.
i Le meeting s’est ajouraé à samodi, 28 courant, au même
i lieu à 6 heures précises du soi:.
i Nouvellies de tou- les ‘’ointse
! L'Era d’'hier au soir pubiie des déta’'s importants
de l’expédition du Géné:al Dar"= Le 2 novembre à
’mî*lî le transporc Généra! Banks, suir! " Clinton, passa
|la barre de Brazos Santiago, et à imidi et d-mi le dra
| eau des Etats-Unis flottait de nouveau sur le sol du
; lexas. ‘
Le débarquement des tronpes se fit avec le plus do
ipromptitude possible, sans autre cocombre que quelgres
, coups de feu essuyés par te transport Thomas À. Scott,
près de Bacachita. Les tronpes s'avancèrent rapidement
sur Brownsville, dont elles s'erx arè ‘ent sans coup férir.
Les troupes rebelles sous le commardement du_ Général
Bee ayant évacué la place à la no“:veile de l'approche
des Féiléraux. ,
. L'avrivée du Général Banks sur les côtes du Texrs
causa une surprise générale, car les rebelles avaient con
centré toutes les forces dans l'Ouest de la Louisianc, d’où
i!s penvaient que les Fédéraux devaient arriver. En éva
cuant la ville les rebelles ont mis le feu anx Quartiers
des Etats-Unis,et les flammes se sont conmuniquées à une
portion de la vi!le.
_ Après avoir rétabli l’ordre dans la ville, le Général
}Banks s’est dirigé vers Corpus Christi, qu’il a occeupée
sans résistance.
° Lel7, la garnison de la Passe Aranzas s'est rendue
après une faible défense.
_ Une dépêche de New York annonce que le comman.
dant de l’armée française au Mexique s’est mis de nou
veau en campagne avec tontes ses forces. Quelques
rencontres ont eu lieu déjà entre les troupes f'ançaises
et les armées de la République. Le Général Comonfort
est le commandant de ces dernières.
CHARLESTON. —Aux dernières dates, qui vont jusqu’an
21 novembre, on avait commencé le bombardement de !
ville. Le bombardement avait duré deux heures, pen®
dant lesquelles on y avait lancé 18 bombes, Deux au
tres bombes ônt été lancées vers le soir, par lesquelles
une femme de couleur et un blanc ant été tués, et quatre‘
ou cinq maisons atteintes. .
VOL. lI.—No. 70.

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