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L'union. [volume] (Nouvelle-Orléans [La.]) 1862-1864, November 28, 1863, Image 2

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2/°0 N ECOINS ;
JOURNAL TRI-HEBDOMADAIRE.
JOURS DE PUBLICATION :
Mardi, Jeudi & Samedi matin.
—"
Nouvelle-Orleans, Samedi, 28 Novembre 1863.
La Franee et les Etats-Unis.
Nous lisons dans le “ Messager ” de New-York :
La presse américaine du Nord n’est yas toujours dis
posée à rendre justice à la France. Ce fait s’explique en
grande partie par l’origine anglaise de la population de
ce pays. C’est chez notre vieille rivale que trop souvent
elle va puiser ses opinions quant aux idées, aux hommes
et aux choses de notre patrie. Les habitants de la Nou
velle-Angleterre, qui, par leur énergie et leur intelligen
ce active ont acquis une influençe si considérable sur le
mouvement général de la société américaine, ont surtout
des préventions regrettables à notre sujet. L’esprit ex—
clusif qui caractérise la race anglo-saxonne est la sour
ce principale de ces préjugés.
On a accusé les Américains de manquer de reconnais
sance à notre égard, Nous nous garderons de renouve
ler cette accusation qui peut assombrir les nuages exis
tant entre les deux pays plutôt que les dissiper. Désireux
de voir l’entente la plus cordiale entre la Erance et les
Etats-Unis, dans l’intérêt du progrès et de la civilisation,
nous signalerons avec plaisir tous les faits qui peuvent
rapprocher les deux peuples. Àce propos, nous avons
été heureux dans notre numéro d’hier d’annoncer la
bonne inspiration du gouvernement français faisant ar
rêter la construction des béliers rebelles sur les chantiers
de Nantes et de Bordeaux.
Nous verrions avec un sensible plaisir, moins an point
de vue de l’Amérique que sous le rapport de la France
elle-nême, le gouvernement impérlal rompre prompte
ment et complètement avec la rébellion du Sud. Nous ne
devons paraître en aucune façon encourager une iusur
rection entreprise dans un but essentiellement rétrogade
et esclavagiste. Pourquoi irriter sans profit le peuple du
Nord, en ayant l’air de crotre au succès de la séparation ?
Pourquoi ne pas désavouer au plus vite toute espèce de
solidarité de vues et d'intérêt avec les défenseurs de la
servitude noire ? La vraie politique de la France n’est
pas de diviser pour règner, mais ä’unir. ' {
L’Angleterre est naturellement jalouse et ennemie de‘
tout cegui n’est pas elle. Elle n'a cessé de voir avec en
vie les développements rapides de la société américaine.
Cédant à ce mauvais sentiment, elle a aidé l’insurrection
du Sud autant que cela lui a été posesible. Aujourd'hui
que les cartes politiques et militaires sont en faveur du
Nord, elle est assez disposée, à la manière des anciens
barbares, à pousser le cri : malheur aux vaincus !
La Frauce est plus franche et plus loyale. Sa haine de
l’esclavage lui vient du cœur ; elle déteste une odieuse
injustice ; son amour de la liberté de la race noire n’est
pas un caleul politique et mercantile, c’est la revendica
tion des droits d’une race opprimée. La France, a dit
Shakspeare, eaf le soldat de Dieu.
‘Les Américains du Nord, qui devraient aujourd’hui
être parfaitement édifiés à l’endroit des sentiments à
l’égard de leurs bons cousins, se montreraient habiles et
justes en sachant voir et reconnaître les différences mo
rales qui existent dans le caractère du peuple anglais et
celui du peuple frantais. La France, considérée en tant
que nation, est l’amie la plus eûre qu’ils ont en Europe.
La cause de l’Union y est soutenue par l’immense majo
rité de l’opinion publique. Quelque intrigants et brouil
lons osent seulg défendre les combinaisons séparatistes
et esclavagistes.
Les Américains feraient donc une chose sage de re
chercher toutes les occasions de rendre les relations en
tre la France et cette république de plus en plus intimes
et sympathiques. Iïs ont, ils l’avouent assez naïvement,
l’enthousiasme très facile. On se rappelle tous la récep
tion faite an prince de Galles. Nous sommes encore sous
le coup des démonstrations dont les officiers de l’escadre
Russe viennent d'être honorés. La Frunce est assez puis
sante et a assez de prestige dans le mende pour dédai
gner toute espèce de manifestation populaire de la part
d’un peuple étranger.
Mais il peut être convenable pour ce peuple d'accor
der des honneurs qu’on ne lui réclame pas. Défenseur
dévoué de la cause du Nord, nous avons le droit de par
ler avec une entière franchise. Les Américains devraient
s’étudier à répondre en général avec plus d’élan à l’ami
tié qu’ils ont toujours rencontré chez nous. Ce serait en
agissant ainsi faire preuve de cœur et <_ie bon sens poli
liques. L’Amérique du Norda pu déjà apprécier les
bonseffets de l’amitié de la France, car c’est avec l’aide
de cette amitié qu’elle a conquis son indépendance.
I] est temps que les Américains se mettent au travail
ponr l’œuvre de rapprochement dont nous parlons. Ils
ont beaucoup à apprendre et beaucoup à oublier, mais il
sont assez intelligents pour conduire à bonne fin cette
entreprise.
L’Emprunt Mexicain. '
On lit dans la correspondance parisienne du Messa
ger :
Au dire des correspondances parisennes du Préeur
seur d’Anvers et de l’lndépendance Belge, c’est M. Chaix
d'Est-Ange qui sera chargé de parler, au nom du gou
-vernement, au sein du corps-législatif, dans la discus
sionde la vérification des pouvoirs. À ce sujet on don
ne comme certain que tous les dossiers électoraux de
nos nouvcaux députés ont été envoyés au corps-légis
latif, sauf ceux de MM. Pelletan et Curé, qui ont été
retenus par le conseil d’Etat. Ce'a à fait sup ser avec
assez de vraisemblauce que l’on voulait attaquer l’é-
te …£Ü—M_-…ln conieaere (a rwrmua Qml Dnt nn ETE Al st
lection du p‘_êpnîor‘bÜ re, .- con un p%pf s hasar
dée. que l’onavait abôndonné célie du second, On
prétend aussiy mais ce dert ieçäuit est \égl_käÿë très
sujet à caution, que l’électionde M. de Jaucoürt, qui
sera très-vivement défendue au sein du corps.législatif,
ne le seraît pas par le gonvernement. ALURAE
/ Un autre journal belge, l’Escaut, se fait l’écho d’une
' version suivant laquelle les 175 millions prélevés ur
l’emprunt mexicain, ne figurent pas parmi les ressour
ces budgétaires. En effet, M. Fould aurait décidément
refusé de donner à cet emprunt la garantie de la Eran.
ce, pour laquelle il aurait fallu obtenir le visa du
| Cotrs-législatifi Tout naturellement alors, les maisons
anglaises qui devaient faire les fonds auraient rompu
toutes négociations. Lä serait, dit-on, la véritable
Î_cause des attermoiements de l’archiduc Maximilien,
qui ne voudrait pas s’embarquer sur la galèremexicaine
sans'le nerf de la guerre.
… Tout en s’obstenant d’indiquer les causes du fait,
l’Europe dit aussi ‘* que les marchands d’a-gent anglais
iustruits au sujet de. l'emprunt mexicain, auraient
déclaré unamement qu'ils ne fourniraient pas un shel
ling au nouvel empire.” ;
Faits Divers.
—La veuve du général confédéré Helm, tué à la ba
taille de Chickamauga, à écrit dernièrement à sa sœur,
Mme Lincoln, pour obtenir par l'influence de cette der
nière, une passe qui lui permette d’aller rejoindre sa fa
mille dans le Kentucky. Jusqu’à présent, il ne lui à pas
été fait de réponse.
—Un jeune volontaire d’un des régiments fédéraux,
actuellement en garnison à la Nouvelle-Orléans, avait
trouvé sur le trotoir un fragment de lettre dans lequel
il put tirer ces mots écrits évidemment par une jeune
femme : “* Jules est un monstre : malheureusement je
n’ai pu l’empêcher hier soir de croquer le marmot, et
ce matin, il m’a fait une scène.” Le reste de la phrase
manquait, Le“oldat se fit traduire ce passage par un
sergent, possesseur d'une grammaire d’Ollendortf ;et
comme il était tont frais émoulu d’un village situé au
fin fond de la Nouvelle-Angleterre, où sa famille lui
avait inculqué la plus sainte horreur des mœurs et des
principes français, il resta convaineu que cet inconnu
nommé Jules était véritablemeut un monstre, un an
thropophage. !
ÀA quelque temps de là, ce militaire se trouvant at
tablé dans un restaurant de la rue St Philipe,ehtendit
un gai convive qui criaitdu haut de l’escalier:‘* Gar
çon, apportez-en pour quatre.” De tous ces mots-là le
soldat ne saisit que les deux derniers: il erut avoir en
tendu poor cat, et le voilà qui s'imagine qu’on man
geait un pauvre chat à l’étage supérieur. Il était.en
core à venir de son premier mouvement d'horreur,
lorsqu’un autre convive, sorti du même cabinet au se
cond étage, s'écrie :“ Eh! garçon apportez donc le
pousse !” Le volontaire n’y tient plus: “ Puss ! se
dit-il ; ils mangent tous du chat là haut! Il sont de
goûtants ces Français du diable.” Et payant aussitôt
son écot. le jeune guerrier déguerpit. Nos lecteués sa
vent que puss est le surnom anglais donné au chat,
comme on dit mènet en français.
Ces erreurs sont communes. Un Français arrivé de
puis peu en Amérique, lisait de la manière suivante le
nom d’uñe rue dans une ville de, l'Ouest - Jron-Monger
lane ( c’est-à-dire ruelle des merchands de ferraiñe)
« Nous irons manger l’âne !”
— Telle est la dépréciation des billets confédérés
qu’un journal de Richmond disait dernièrement : “ Si
vous allez au marché, vous êtes obligés de porter vos
billets confédérés dans un panier ; tandis que vous
pouvez mettre la viande que vous achetez dans votre
portefeuille.”
—La frégate à voiles de premier rang l’lphigénte a
été, dit-on, désignée pour porter le premier convoi de
forçats dans la Nouvelle Calédonie. ;
Les 250 condamnés qui doivent former ce contingent
ont été choisis de manière à représenter tous les états et
toutes les professions. Les tailleurs, cordonniers, ma
çons, charpentiers, serruriers, forgerons, menuisiers,
sont en assez grand nombre ; il y aussi des brasseurs,
distillateurs, sculpteurs, et jusqu’à des doreurs sur bgis et,
sur métaux. Enfin, le complément se compose de 1-
rassiers, pour l’établissement de route, et de jardiniers,
vignerons ou cultivateurs, spécialemeut chargés d'instal
ler une ferme-modèle où l’on essayera tous les genres de
culture appropriés à un climat tempéré.
On assure en même temps-qæe M. Peyron, capitaine de
frégate, irait remplacer M. de*la Richerie dans le gou
vernement des établissements français de la Polynésie.
‘ —L’amiral russe a donné un bal à bord de son bâti
ment, pour rendre àla population de New York toutes
les politesses dont les officiere de sa flotte ont été l’objet
depuis leur arrivée parmi nous. Mais, comme un bâti
ment, à moins d’être aussi grand que le Great Eastern,
ne saurait contenir à l’aise autant de danseurs que l’A
cadémie de Musique, le nombre des invitations avait été
limité au chiffre äe 500.
|
- Association Unioniste de la Nlle-Orleans,
* Le Col. A. C. Hills et.M. J Lullivan, Esq., prononceront un d'soours
devant l’Association Unioni-te de la Nlle-Orléans, dans la salle du
Lycée. AUJOURD'HUI samedi, à 7 heures. Le publicen général est |
invité à ”ss-ter à cette réunion. Il y aura .des places reservées pour
les dames et les messienrs qui les accomp»greront. ‘
| …. H. CHaow.cx. l
‘ Seérétaire. |
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