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L'union. [volume] (Nouvelle-Orléans [La.]) 1862-1864, May 05, 1864, Image 2

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L’WUNIXION, q
JOURNAL TRI-HEBDOMADAIRE.
_—c AI As
JOURS DE PUBLICATION :
Mardi, Jeudi & Samedi matin.
Nouvelle-Orleans, Jeudi, 5 Mai 1864,
Une Opinion Francaise sur l’Election Presidentielle,
PoîÎr apprécier convenablement un grand tableau, dit
le Messaäger Franco-Américain de New York, il faut le
regarder d’ua peu loin. Pour bien juger les hommes et
Jes choses d’Amérique, il est bon de nous plaeer quelque
fois au point de vue curopéen. Si nos lecteurs sont de
notre avis à cet égard, ils nous sauront gré de mettre
anjourd’hui un article du “Diogène” surîes affaires d'e
l’Union :
“Il cst à la mode de s’écrier, de temps en temps, dans
certains orgaues de la presse française partisans quand
même de la paix : 1
“ Vous voulez la guerre ; voyez ce qu'elle a fait de la
liberté aux Etats-Unis !” Certee, ceux qui poussent ce
cri ont parfaitement raison de. détester la guerre, mais
leur amour de la paix ne-devrait pas lesentraîner à faire
uve inanifestation injuste, qui, ne. sert qu’'à démontrer l
leur peu de connaissance de l'esprit amérieain, et surtout
leur profonde ignorance de ce qui se passe actuellement
aux Etats-Unis. ‘ - !
Que ces amis de l’esclavage s’emportent isolément
contre la tyrannie du gouvernement de Lincoln, rien de
mieux : ils sont payés pour cela, et l’on sait à quoi s’en
tenir ; et s’il restait quelques doutes, leurs propres cla
meurs preudraient soin de les dissiper elles-mêmes. Car,
est-ce donc ne pas être libre que d'avoir le droit de dire
qu’on ne l’est pas : dans les livres, dans les journaux,
sur les murs, dans les réunions publiques, au milieu des
rues, partout enfin et en plein soleil ? ,
Le président Lincoln à empêché les journaux de pu
blier les mouvements de troupes, publications qui com
promettaient les armées et le salut de la République ; il
à fait emprisonner des espions sécessionnistes et ceux qui
empèchaient les enrôlements de volontaires ; il a envoyé
dans le Sud des gens-tels quo - Vallandigham, qui ten
daient la main aux enhemis du pays ; il a fait pendre le
négrier Gordon ; il a fait: mitrailler les fanatiques Ir
landais de New York, qui égorgeaient les nègres et
pillaient la ville. Tout ‘cela est: vrai ; mais le blämer |
d'avoir agi ainsi et dire qu'il a escamoté la liberté, n‘est- |
ce paz, au nom de la liberté, légitimer la trahison, l'es- |
pionnage, la cruauté, l’assassinat, la lâcheté ? — !
Que les ennemis adroits et maladroits des Etats-Unis!
nous montrent combien, depuis le commencement de la |
guerré actuèlle, il y à éu de journaux supprimés, combien | :
ils comptent de journalistes emprisounés ‘et d'orateurs | !
traînés devant les tribunaux. Qu'ils eitént aussi un gé- |
néral ou un commodore, un administrateur ou un hommée | ]
d’Etat, au pouvoir ou non, qui n’ait été déchiré mille
fois par une critique ardente et passionnée, Qu’ils nous ‘
montreut un projet de loi, un plan de campagne, une me-|,
rure quelconque qui ait échappé au ecalpel brutal de|}
l’analyse ! Lorsqu’ils auront mis tout cela au jour, alors
peut-être pourra-t-on croire leurs attaques contre la
grande République américaine désintéressées. Mais | ‘
jusque là, qu’ils nous permettent de croire que la vieille | ‘
Europe ne perdrait pas grand chose à trenquer la |'
liberté dont elle jouit pendant qu’elle est en pleine paix, |
contre l’oppression qui plane aujourd’hui au dessus des
Etats-Unis, déchirés comme ils le sont par une guerre | !
intestine épouvantable. [
Il n'est pas douteux que si les Yankees eussent voulu | :
confier tous les pouvoirs à un seul homme, abdiquer leur | f
initiative personnelle dans ses mains, se grouper autour | t
de cette individualité, faire de la centralisation, enfin, ils | €
n’eussent pas raison de leur ennemi depuis longtemps
déjà. Mais renoncer à son indépendance, é'est wn acte F
qu’un citoyen américain ne fera jamais, quoi qu’il puiese | ;
lui en coûter ; l’or et le sang, il le prodiguera sans mar-|,
chander ; les misères de la guerre, les défaîtes mêmes, il |,
les endurera sans sourciller ; car trésors, territoires et | ç
hommes, il sait que s’il les perd il en retreuvera d’autres;
quant à sa liberté, c’est une tout autre affaire ; il crain
drait trop de ne plus pouvoir la jamais reprendre, si une |
fois il avait le malheur de s’en dessaisir. *‘
Aussi est-il curieux de suivre avec attention le mouve- | "
ment électoral qui passionne tous les esprits aux Etats- E
Unis, ear la nomination du prochain président de la Ré
publique donne lieu à une lutte singulière, qui devient
tous les jours de plus en plus vive. Sur cette terre | €
d’Amérique, qui se gouverne, heureusement pour elle, | !
d’une tout autre façon que le vieux continent, l’applica- | «
tion du suffrage universel offre un exemple que les amis
du progrès de ce côté de l'Océan ne sauraient étudier
uvec trop d'attention. Les Yankees donnent en ce mo
ment une leçon dans l’art de pratiquer la liberté, comme
ils en donnent depuis tant d'années déjà, mais dont le y
monde civilisé ne peut pas ou ne vent pas profiter, tant | é
il s'obSstine à se fermer les yeux et se boucher les| ,
oreilles. ‘
En effet, ce n'est pas porteurs de timides professions
de foi et de placards remplis d’allusions plus ou moins ‘
dissimulées que les candidats entrent dans l'arène élee
torale : mais c’est dépouillés de toute cuirasse, c'est
offrant prise des pieds à la tête à leurs adversaires, et
ayant tous au poing la même arme, la liberté, qu'ils se
présentent devant les électeurs. . |â
Il y à trois raudidats sérieux : le président actuel, M.l [
Lincoln, le général MeClellan et le général Frémont. !
Le général McClellan est connu de tout l’univers p«u‘"
les victoires qu’il aurait pu gagner et les défaites qu'il
aurait pu ne pas subir. Représentant de céux qui crai |
gnent le progrès, ce général est esclavagiste afin de pré
server ! Uniou et unioniste afin de sauver l’esclavage.
Au-si, autour du drapeau sans couleur qu'il porte, sey
upent en masses compaotes les peureux, les intérès
; .:r- à vués étroites, les entêtés et le:—indifi ‘enté,
‘ » pour donner wue juste idée du candidat du parti
démograte (ce qui aux Etats-Unie signifie aristoeratie), il
suffit de dire que le général MeClellan n été un de ces
rares élus à qui il a été donné d’ètre homme de génie ;
mais, crime ou faiblesse, le général McClellaw à laissé
étemdre d:_ms ses mainB la foudre que lui avait confiée
l'aveugle fortune ; c'est ane preuve de plus qu’il n’est
pas donué à tout le monde de jouer le rôle de Jupiter.
Le second candidat, le général Fréwont, âme de feu,
cœgm.d%_hnpnÿzc, st un hemme aventureux, indépendant,
plein d'idées grandioses et généreuses. Dé£uignant
souvéraimement le passé, estimant peu lè présent, ses re
gards son|t sul_œ_lîeszä fixés dans l’avenir. Après avoir
parcouru la vieille Eur en tous sens, il en a pri
'd=utmctœn, la finesse e:?Êlé_ganœ, ayan€ le bon g£2ä à:
u'en pas rapporter les préjugés, ni cet esprit mesquin,
ami de la routine et de la tradition. C'est le général
Frémont qui, sacrifiant sa gloire à l’humanité, devança
vaillamment son époque en proclamant de son autorité
privée l'abolition immédiate de l'esclavage. Cetté me
sure, qui lui valut le retrait immédiat de son eommande
ment du Missouri, est, sans contredit, le plus beau titre
que puisse avoir un homme pour briguer les suffrages de
ses concitoyens. C'est encore le général Frémont qui
franehit les Montagnes Rocheuses et pénétra en Califor
nie, ouvrant ainsi une nouvelle issue au génie entrepre
nant des Yankees. Oruteur éloquent, soldat habile et
hardi, le géuéval Frémout a tout ce qu’il faut pour mar
cher à la tete d'un grand peuple ; cependant, il n’est pas
douteux que sa candidature ne rencontre de grands obs
tacies dont les principaux sout justement ses qualités ré
volutionnaires, son énergie et son indomptable besoin
d’imposer ses convictions.
En eflet, s’il reconnaît uue foi ardente, un désir sin |
cère du bien dans les actes du caundidat, le Yankes est
trop méfiaat pour ne pas pressentir la main de fer que
cachent généralemeat les iudividualités aussi puissantes
que celles du général Frémont. Et cette main de fer,
le républicain d'Amérique n’eu voudra à aucun prix,
meme pour se sauver.
Ainsi, malgré toutes les sympathies que peut avoir la
candidature du géuéral Frémont de la part des hommes |
de progrès et de liberté, on ne peut s'empêcher de se de-|
mander si, dans la crise où se trouve l’Amérique, avee |‘
ses idées arrêtées, le général Frémont ne serait pas en|
conflit immédiat avec la partie intraitable de la popula-|.
tion du Nord, qui n’a qu'un seul cri, une seule pensée : |
‘Périsse la république plutôt que la libertê ! ” 8n peut | :
se demander encore si l’application de la doctrine de
Monroe serait opportune et s'il ne vaut pas mieux atten
ire que la question soit vidée tout à fait avec l’escla
vage ; si une guerre avec l'Europe n'amènerait pas iné-|.
ritablement des lois d'exception, des mesures extraordinui- |*
es de sûreté générale, une organisation militaire défini-|
ive, des amendements à la Constitutiôn; enfin, un système
ouveau de centralisation, inconnu jusqu’à ce jour aux |c
Dtats-Unis. f
Voilà les motifs qui nous font douter de la réussite du B
rénéral Frémont, connaissant les Américaius comme |”
jous les connaissons, amants passionnés quand même de
à force centrifuge,
Le troisième candidat est M. Lincoln, qui vient ré
lamer sà propre succession, Cette candidature est at
aquée par des eniemis acharnés et irréconciliables,
lais aussi elle compte des défenseurs non moins fou- (
rueux,
L'inexorable ténacité avec laquelle M. Lincoln à main
eny la grande république sur l'Océan courroucé, est un
wissant argument en sa faveur, car si le président
ctuel des Etais Unis n'a pas été assez heureux pour |l
aire entrer au Fort le navire qu’il pilote, il l’a fait flot
er sain et sauf jusqu'aujourd'hui, chose que les ennemis |
e la liberté humaine croyaient impossible. A
En outre, cet acte réparateur que l’'humanité s’est em”| @
ressée d’enregistrer, cette fameuse proclamation de l’a- |
olition de l’esclavage qui change la faco des Etate-Unis, | +
‘“est à Linceln qu'on Je doit, et la postérité répétera Ç
vec reconnaissance le nom d’un homme qui a brisé les | ,
ers de quatre millions d'êtres humains.
Et à tant de titres, il faut en ajouter un autre plus
rand encore peut être, c’est que, après avoir eu quatre
ns le pouvoir, au milieu d’une guerre civile aussi fu
jeuse, le président Lincoln peut montrer les lois de son
ays intactes, la liberté sans souillure, son serment }F
dèlemeut tenu. — ; u
Admirable système de gouvernemenit que celui qui
onduit de simple citoyens et le pouvoir futur sur le
nême terrain, la liberté. ä
A E A 5 A S S E SSDN
SERVICE FUNEBRE.
Trscra célébré, à l’église St. Louis, LUNDI PROCHAIN, 9 mai, à 7
eures, un Service Funèbreen mémoire de feue ROSE BARAQUIN, (
pouse de PIERRE CASANAVE. Ses amis et connaissances, ceux de son 'l
poux et ceux de ses fils, eont priés d’y acsieter, sans aucune autre in
itatlon. ‘
3m 3f De la Part de Son Fpoux et de Ses Fila.
P / OR E SS OO SE ETE
; CAFES LIBEHFtA T. F
Encoignure Remparts et Esplanade. |1
Le CAFE LIBERAL tient constamment un assortiment supérieur de
ognac, Bière et de Liqueurs Fines.
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N t e b d tc
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L'lmprimerie et le Bureau de l'UnroN, ont été trans
ortés au No. 21, Rue Conti entre Chartres et Levée. |
” ï . 41 2317" ä
Snnonces et Bois- Dibers, |
TRANSFERT DE 28
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L’ECOLE DES NATIry
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Le'némbre de nos élèves ayant augmenté, nous svone l’hop
prèvenir les personnes qui s’intéreasent à notre Taatitation 4°-7
faisance, qu'elle f…n‘ëlfin Avril.dène n de Bie,
approprié, rue Ste-Anne,y Ne, y près de l’encolgnure Dau Mieuz
: n outre, bomnombre de familles nons ayant offer; ia din Phine,
leurs enfants et désirant leur Gtfe agréable: en conséy Clion de
EXTERNAT pour les enfants des deux sexes sera'ouvert }, ;:"”, u
ler Avril, dams le locsl cl-dessus iudiqué, et aux même, 1050 JOO,
pour l'école-du soir, ) _ lermes que
Pour le Recrevs-pt L'lnstiron,,
#. FAYARp. |
24 mars: …
. ; ,
THOMAS ISABELIx,
\ TIENT MAGASIN DE
MACYHINES A COUDRE,
No. 4, Rue Baronne
Aignilies, Soie, Cordonnet, Fil Huile, Bobines, Navet ;
Æ#-Machives réparéea et mises en ordre dans le pl3c£î{'aää {
On donue des leçons. i 19 mars |
—_——__—‘—————'—-——-—_——.——_—_—__—_—\
Avis.
.M. REITER, artiste de mérite, dont les tatents jani
bien connus en cette ville, a l’honneur d’::for:n l?;ïî«:üâ?::ä
à la disposition des familles qui vondront lni accortèr leur patronag
pour les soirées dansantes. M. Reîter exécutera les-airx lew-plus-nou
veaux pour Polka, Mazurka, Scottish et autres danses qui sont acttèlle
nent en vogue à Parie, et il n’épargnera rien pour mériter’ dt plus en
plue Ia confianc» de ceux qui voudront bien l’employer.
VB On trouvera M. Reiter àsa demeure rue St. Louis, No. 69. 1%
rr é e e E T 1
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HOTEL DE L'AMERIQUE DU SUD,
TENU FAR À. LIGIER.
[Autrefois dans Franklin Street, No. 74.)
NO. 36 EF 38 HOUSTON STREET NEW-YORK,-
Cet établissement, sitaé au erntre dn mouv t,à
Broadway, à proximité des chemins de fer et £-‘::-œ«:‘? vî=:Î
t dans le Fuisinage des pricipaux théâtres.continue à jouir d'une
‘egue qu’il doit autant à la mauière dont il est tenu qu'à son heu
L 'ROTEL DE L’AMBRIQUE DU $
L ‘ UD ne renforme Ï
0 pièces meublées Une salle de restaarant, atiachée à l'eä£li:;;:;‘:
ffre aux voyageurs qui ne peuventestrouver à la table d'hôte, la faci
éde prendre leurs repas à leur converance. A. LIGIER.
A rr rrr
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MADAME A. GAILLARD,
Mediste en Chapeaux,
. ancienno maison Loquet,
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Entre les rues Ursulines Saint-Philippe, ‘
Norvelle-Orléans.
Annouce respectueusement aux dumes de la vilie eb de }1 campagne
w’elle est prête à satisfaire toutes Jes contrsandes qui pourront lui êtr
iites. Par le modicité de es prix et la confection élégante de ees cha
eaux, elle espère mériter le patronage du public. 22 sept
PLUS DE DISTANCE ! |
PLUsS DE SEPARATION
DIVINATION ! PREDICTION !
PAR MADAME ADAH,
JARTOMANCIENNE PARISIENNE, ET ELEVe DE Mrrrr
LENORMAMD :
Hsures de consultation, 10 heures du matin à 2
cures de l’après-midi.
Ruwe St Louis No 95.
B@r Les personnes qui auraient des avis mortuaires
u autres à faire insérer dans “l’Union,” sont priées d
>3 délivrer à nos bureaux la veille du jour de publia
on, autant que possible, avant 7 heures du .soir ; a: ‘
lus tard, il nous serait rarement possible de les accey
ar encore, notre tirage commençant entre 7 et 8 heures
[ ECOLE DES NATIFS
POUR ADULTES ET ENFANTS.
De 6 à 9 heures du soir,
tablie et tenue selon la Nouvelle Méthode Européenne par uue Insti
tion Religieuse et Bienfaisante.
LUE e d<enue ej c MIR ii pn MR 6
L’Anglais, le Français, l’Ecriture, l’Arithmétique, l’Histoire, |a Géo
aphie, l’Harmonie et le Chant enseignés pour une piastre par mois
u'on se le dise. » Tjant
ULYSSE POPULUS.
Salon de Barbe, de Coïiffure et de Coupe de
’heveux. e ‘
incoignure fsst. Louis et PDauphine
àBO E dde PE d 7 n E 0 P 00 7 E A
A V 18
I{>ËË,ËÏm MüLU:GI ;ouu l… k une heure au CAFE
E ; situ ; ,
8 Fev. e E OE TO S R HOMAS M. PORBE,
d uéli da vré<icicn anieus “vrmieee didi pitsdiue déhée st
AVIS AUX MEMBRES DU
Union Radica! Association.
Les membres qui appartionnent àce corps sont notifiés que la réu
lon rzullèro a:m li££ le MARDI de chaque semaine k la aalte d'Eco
omie, à 6heuresr.M. è
La plus grande ponctualité est requise :° ‘;.”” ‘°ä"‘£:‘.‘à…_
Nouvelle-Oriéans, 22 Décembre 1863. , zed

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