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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, July 01, 1885, Image 2

Image and text provided by Minnesota Historical Society; Saint Paul, MN

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V
Jfdw tie l'4fln*st.
MINNEAPOLIS, 1 JUILLET, 1885.
E. R. DUFRESNE, REDÀCTEUR.
MINNEAPOLIS.
L'ECHO DK L'OUEST n'est pas respon
pons»ble des idées et opinions émises par
aea correspondants.
Meutes des olhces religieux à la Congré
fdtioo .Notre Dame de Lourdes:
remière messe heures
deuxième messe 10
Vêpres S
A. A
A.
VÊPRES 2^ P.
A l'Eglise Ste Clothilde, coin de Lin
dale et lie Avenue Nord.
Grande messe 10
A. M.
44
r. m.
L«s personnes dont les noms sui
vent sont autorisés à recevoir les
abonnements à I'ECHO DE I'OUEST
îans leur loealitô respective, à re
cevoir paiement de souscription et
à
donner reçu
M. Paul Godin de Dayton,
comté de Hennepin, Minnesota.
M. George Gamache, de Andp
vor, comté ae Day Day County)
Dakota Territory.
M. Joseph Lachance, de Lading
ton, Michigan.
M. Joseph Saucier, Osseo, Minn.
M. Joseph Sauvé, Rice's Point,
Duluth, Minn.
M. Napoléon Patenaude,Chippe
way Falls Wisconsin.
J. B. Brouillet de Jefferson
Union Go. Dakota.
M. Napoléon Bray, de Belle
Prairie, Morrisson Co., agent pour
Belle Prairie, Gravelle ville et
Little Falls.
Nous prions instamment les
abonnés retardataires de L'ECHO
DE L'OUEST de vouloir bien nous
faire remise de leurs arrérages, au
tant que possible, dans le cours du
mois de juin. On doit compren
dre qu'il en est du fonctionnement
d'un journal comme de toute autre
entreprise.
Les remises d'abonnement doi
vent se faire soit à nos agents lo
caux, ou adressées à l'administra
teur par lettre enrégistrées au bu
reau du journal, 105 Central Ave
une, Minneapolis, Minn.
Pas de changements notables
dans le marché aux blés de Min
neapolis depuis la semaine derniè
re.
Les transactions sur la proprié
té foncière en cette ville, la semai
ne dernière, se chiffrent à $290.950,
et le nombre des tranferts à 154.
L'état de santé du Général Grant
inspire des craintes sérieuses de
puis quelques jours.
Il vient de se'former dans notre
ville une nouvelle et puissante or
ganisation industrielle sous le nom
de—"The Northwestern Glàss Ma
nufacturing Company"—pour la
fabrication du verre dans toutes
les formes voulues, mais spéciale
ment pour la fabrication dos vitres.
Le capital-actions de la nouvelle
compagnie qui est déjà incorporée,
est de $200.000 dont $100.000 sont
souscrites à l'heure qu'il est
Banques.
Le rapport hebdomadaire de
l'Association des banques pour la
semaine dernière, donne les chan
gements suivants
Augmentation des prêts :$4,851,700
des espèces 694,750
des legal'tenders '3,901,700
des dépôts 5,012,300
de la circulation 68,100
des fonds de réserve 953,225
Les banques ont actuellement en
caisse pour les besoins de la de
mande légale un excédant de $63,
394,425.
Trois prisonniers se sont échap
pés hier de la prison de Chippeway
Fall, Wis., deux ont été capturés,
le troisième est encore au large.
M. F. Forest de Crookston a fait
commencer cette semaine les tra
vaux d'excavation d'un magnifique
block à trois étages sur l'emplace
ment de l'ancien hôtel des Mar
chands.
16,000,000 de pieds de bois, lors
de la première drive, sont arrivés à
Crookston. 10,000,000 sont aussi
rendus à Clear Water Lake. L'eau
est abondante et la descente des
billots se fait entemps propice.
Les recettes municipales pen
dant le mois de juin, à St-Paul,
d'après le rapport du trésorier de
la cité, se montent à $469,322.40.
Le rapport du trésorier de l'Etat
pour le mois de juin, montre une
balance en mains de $230,537.38.
L'Hon. Charles Francis Adams
est sérieusement malade à sa rési
dence, à Quincy, Mass., L'Hon.
Chs. F. Adams est l'un des petits
fils de l'ex-Président John Quincy
Adams.
Le Revd Dydney F. Russell,
pasteur de l'église Presbytérienne
de Wood Haven, R. I. s'est suicidé
la semaine dernière, en se coupant
ja gorge avec un rasoir.
Nous sommes particulièrement
heureux de présenter à nos lec
teurs, dans sa forme originale, afin
de ne pas en altérer le sens ou
d'en amoindrir la portée, l'article
ci-dessous de la Tribune de Min
neapolis, en date d'hier. Ces li
gnes se passent de commentaires,
et nous voudrions qu'elles reçus
sent l'approbation générale de la
presse américaine, parce-qu'elles
sont l'appréciation saine et loyale
ment exprimée d'un sentiment et
d'une opinion que tout esprit amé
ricain exempt de préjugés devri
professer à l'endroit du rôle que
France et les Candiens Français
ont joué en Amérique, de l'influen
ce que ce rôle a eu sur les destinés
des anciennes colonies américaines
de l'Angleterre, et du degré de res
pect et de considération que les
descendants de la France—Fran
çais et Canadiens Français—ont
droit de la part du peuple améri
cain.
Aussi remercions-nous cordiale
ment notre confrère de la Tribune
l'une des feuilles les plus impor
tantes de l'Ouest, d'avoir eu le no
ble.courage de rendre justice à tou
te une population qui a le droit de
marchér ici le front haut parmi les
nationalités étrangères qui l'entou
rent, en affirmant sans arrière-pen
sée la vérité de faits que personne
ne devrait contester.
D'après une entente entre les
gouvernements américain et an
glais le traité de Washington re
latif aux pêcheries demeurera en
force jusqu'à la fin de la présente
saison de pêche et l'automne pro
chain,. la question sera soumise aur
Congrès ou renvoyée à une com
mission mixte instituée par les
gouvernements des Etats- Unis et
d'Angleterre.
Il a été commis 9,380 meurtres
aux Etats-Unis en 1883 en 1884,
1 3 3 9 7
Samedi prochain, 4 juillet, com
mémoration de l'indépendance
américaine, réjouissances générales
par tous les Etats-Unis. A l'occa
sion de cette fête nationale du
peuple amérioain, à laquelle nous
sommes heureux de prendre part
comme loyaux sujets delà.républi
que, tous les Canadiens de Min
neapolis sont cordialement invités
à participer à un grand pique-ni
que donné au bénéfice de la corpo
ration de l'église Ste-Clotilde, pour
aider à l'œuvre de cette paroisse,
Il suffit de lire le programme ci
dessous pour se convaincre que
cette partie de plaisirs, régulière
ment organisée sous les meilleurs
auspices, sera en tous points digne
de la circonstance et digne du bien
veillant patronage de tous nos com
patriotes. Le programme est va
rié et des plus attrayant aussi
faisons-nous appel à tous les Cana
diens de la ville de ne pas manquer
une aussi belle occasion de s'amu
ser dignement ce jour-là, tout en
accomplissant une œuvre patrioti
que par excellence dont il leur sera
tenu compte. L'endroit du pique
nique, à l'encoignure de l'avenue
Plymouth et de la 8e rue Nord—
est central et des plus accessible
pour tout le monde.
Nous espérons donc que tous se
donneront rendez-vous au pique
nique canadien-français du 4 juil
let et que l'harmonie, le bon ordre
et l'enthousiasme assureront le
succès de cette belle fête.
4 Juillet 4
Grand Pique-Nique Ca
nadien-Français.
Sur le terrain, au coin de Ply.
mouth Avenue et de la 8e rue,
Nord.
Ouverture—9 heures A. M.
Programme.
MUSIQUE VOCALE
&
INSTRUMEN
TALE.
DISCOURS
PAR DES ORATEURS DISTINGUES.
Le Pere Lefebvre.
COMEDIE EN UN fACTE.
PERSONNAGES, ACTEURS
M. Lefebvre, vieux tailleur.. Jos Faubert
Mde Lefebvre, sa femme A. Grignon
Guillaume, entrepreneur, leur
neveu. Joseph L. Marcoux
Remi, ouvrier de Guillaume. ..A. Lacroix
JEUX.
Les entrées seront faites sur le
terrain du pique-nique.
JEUX DE
Palet,
Foot ball,
Canadian base ball,
Massacre innocent,
Sauts.
Courses au sac,
Broken pot game.
Courses à la brouette,
Courses d'un quart de mille,
et courses d'enfants.
Des prix convenables seront don
nés aux concurrents.
LUNCH ET RAFRAICHISSE
MENTS.
PLATFORM D'AMUSEMENTS.
VOTES'-pour les deux Messieurs
les plus populaires.
Prix*—Une canne montée en or.
VOTES—pour les deux Dames
les plus populaires. Mesdames
Euphemie Michaud et H. Simard.
iupnemii
Prix:— Chaine en or.
VOTES:—pour les deux Demoi
selles les plus populaires. Mesde
moiselles Virginie Bourrât et Jen
nie Pariseau.
Prix:—Paire de bracelets en or.
COMITE EXECUTIF.
Président: Joseph Ménard, père,
Prés., Honoraires: M. A. Plasse,
Eusèbe Pelletier, L. Bessette.
Vice-Président:—William Bourret
2e Belonie Thibeault
3e Chs. Marchesseault
Secrétaire: P. H. Robinson,
Ass-Sec. Gilbert I. Léveillée,
Trésorier: Arthur Ménard,
Ass-Trés. G. H. Lesage.
Dynamite a Quebec.
Lundi dernier, des gamins à la
recherche d'une balle qu'ils ve
naient de perdre, trouvèrent sous
l'écurie d'un M. Taylor, au Cap
Blanc, une boîte en ferblanc, por
tant l'étiquette d'un fabriquant
américain. L'examen de cette boî
te mystérieuse a révélé l'existence
de la dynamite enveloppée dans
soixante petits paquets de papier
La nouvelle de la terrible trouvail
le s'est répandue par toute la ville
comme une fusée électrique, le
chef de police s'est emparé de la
boîte en question et une enquête
doit être tenue.
Encore un nouveau mystère à
éclaircir.
Les noces d'argent du séminaire
des Trois-Rivières, coïncidant avec
la fête St-Jean-Baptiste, a donné
lieu à une des plus brillantes dé
monstrations dont cette ville ait'
été témoin depuis longtemps.
Nos félicitations à nos compa
triotes de Belle Prairie pour la
magnifique célébration St-Jean
Baptiste qu'ils ont eu mercredi
dernier.
ssil
B30H0 DBS Zj'OITBSST
Dans notre compte-rendu de la
célébration de la fête St-Jean Bap
tiste, la semaine dernière nous ex
primions au nom* de nos compa
triotes le regret de, n'avoir pu en
tendre en cette circonstance la pa
role autorisée du représentant offi
ciel de la France au Minnesota, M.
F. C. Bouoher, agent oousulaire de
France, à St-Paul.
Aujourd'hui, nous sommes heu
reux de remédier à cette lacune, en
autant que nous le pouvons du
moins, en présentant à nos lecteurs
les paroles amies, pleines de chau
des sympathies, que M. Boucher
devait adresser mercredi dernier,
et qu'à notre prière il nous permet
de publier aujourd'hui.
M. le Président, Mesdames et Messieurs,
Après les magnifiques discours
que vous venez d'entendre, il ne
me reste qu'à vous dire combien je
suis heureux comme représentant
officiel de la France au Minnesota,
de pouvoir vous exprimer, dans
cette circonstance, les sentiments
d'estime et de reconnaissance qui
animent tous les cœurs Français le
jour de la St-Jean-Baptiste, jour
où se réunissent les enfants de la
Nouvelle-France pour exalter la
mémoire glorieuse de leurs ancê
tres.
1
Issus de ces fiers Normands, qui
ont doté l'Angleterre de ses liber
tés politiques et de ces valeureux
Bretons qui ont fourni à la France
ses plus intrépides soldats, les
Français du Canada ont perpétué
sur ce continent les traditions
d'honneur et de bravoure de leurs
aïeux en Europe.
L'histoire du!-Canada nous offre
le spectacle unique dans le monde
d'une poignée de paysans ruinés
per la guerre, abandonnés par la
mère-patrie, se développant en dé
pit du vainqueur, du chiffre de 60,
000 âmes au moment de la conquê
te, à celui de près de deux millions
d'habitants répandus par tout le
continent américain, de paysans,
dis-je, conquérant par leur loyauté
et leur bravoure des libertés que
l'Irlande et la Pologne n'ont pu
obtenir après des siècles de luttes
et d'effusion de sang.
Vous avez droit, Canadiens-fran
çais, d'être fiers de votre passé et
la France, votre mère-patrie, qui a
pu vous oublier un moment, au mi
lieu des bouleversements politiques
de l'Europe, s'enorgueillit avec rai
son du rôle glorieux joué par ses
enfants établis il y a deux siècles
sur les rives du St-Laurent.
Y a-t-il lieu de s'étonner, en
effet, qu'elle se montre sensible à
l'affection inaltérable d'enfants qui,
en dépit de la persécution, ont su
conserver intacte la langue mater
nelle et les us et coutumes qui
vous rappellent les souvenirs de la
Normandie et de la Bretagne.
Espérons, mes amis et compa
triotes, que les efforts qui se font,
tant du côté du Canada, que de la
France, depuis cinq ans, pour re
nouer des relations d'affairés, entre
ces deux pays, seront couronnés de
succès, que nos rapports sociaux
seront à l'avenir plus fréquents et
plus suivis, et que l'an prochain
comme cette année, nous pourrons
nous écrier ensemble, réunis à
l'ombre du drapeau tricolore
Vive le Canada Vive la France
Erreur.—Un de nos amis de
Fall-River, Mass., nous écrit afin
de rectifier une légère erreur qui
s'est glissé dans certains journaux.
L'église canadienne de Fall-Ri
ver n'est pas ré-ouverte comme le
prétendent nos confrères, mais elle
est encore fermée et la date de son
ouverture n'est pas encore connue.
—Courrier de Si-Hyacinthe.
Le docteur Hudson, un des pré
dicateurs les plus estimés de l'E
glise anglicane, qui exerçait le mi
nistère à Milwaukee, Etats-Unis,
vient de se convertir au catholi
cisme. est parti pour l'Angle
terre, en vue d'entrer dans la Com
pagnie de Jésus.
M. le Dr J. Fortier de Chippe
way Falls, Wiss., était en visite
ces jours derniers à Minnapolis, et
l'hôte de M. Ls. Laramée. Notre
distingué visiteur a assisté mercre
di dernier à la célébration de la
St-Jean Baptiste et s'est déclaré
enchanté et, émerveillé de l'éclat
de notre belle et grande démons
tration nationale.
Nécrologie.
Le 18 juin dernier, la mort enle
vait d'au milieu de nous Madame
Azélie Bastien, épouse du Docteur
F. S. Muckay de cette ville.
Madame Muckay souffrait de
puis longtemps de la maladie qui
a conduite au tombeau dans un
ge où léS illusions de la vie ont
encore leurs charmes. Epouse dé
vouée, femme chrétiennè, douée
des plus belles qualités sociales,
et musicienne distinguée, notre re
grettée compatriote emporte dans
la tombe les pleurs amers de tous
ceux qui ont eu l'avantage de l'ap
procher, de la connaître et de l'ap
précier.
M. le Dr et Madame Muckay
n'étaient à Minneapolis que depuis
le printemps dernier, après plu
sieurs mois de résidence à St-Paul.
Les dépouilles mortelles de Ma
dame- Muckay ont été transportées
Ste-Anne, P. Q., près Montréral,
__i paroisse natule, accompagnées
de M. le Docteur Muckay, de Ma
dame Emery et de Delle Bussv
Leclair, leur nièce.
Nous offrons nos plus sincères
condoléances à cette famille affli
gée.
1
m&M
ï4?ï?®Sâ#
Le Revd Pere P. A. Phillips
les missions du Colorado.
Trois-Rivières,
L'œuvre des missions catholi
ques du Colorado est une des plus
difficile et des plus épineuse. Là,
le missionnaire est en lutte conti
nuelle contre les obstacles maté
riels qui entravent le progrès des
institutions catholiques, mais il a
surtout à lutter contre l'indifféren
tisme des populations soit-disant
catholiques fascinées par l'attrait
des juissauces matérielles et du
dieu de l'or.
Depuis qu'il est à Denver, le
Révérend Père Phillips a été un
puissant auxiliaire pour Mgr.
Mashbœuf, dans l'œuvre des mis
sions. Son dévouement éclairé et
son zèle apostolique pour la gloire
de Dieu et la conquête des âmes
ne connaissent pas de bornes il se
fait tout à tous et fait revivre dans
ses actes le souvenir précieux de
nos grands missionnaires Cana
diens de l'Ouest.
Le Révérend Père Phillips a
laissé St-Paul vendredi dernier
pour se rendre à la Montagne à la
tortue où il va chercher vingt cinq
petites Indiennes pour les condui
re à Denver où elles seront élevées
et instruites dans la foi catholique
au frais du gouvernement améri
cain, dans la maison du Bon Pas
teur de Denver, dont le Révérend
Père est le chapelain.
Avec nos souhaits de bon voya
ge, nous formons aussi des vœux
ardents pour le succès de la gran
de et noble mission qu'il a entre
prise.
Nous regrettons de ne pouvoir
publier en entier, vue le manque
d'espace, l'énergique protestation
de Mgr. le Cardinal-Archevêque
de Paris,' contre la désaffectation
Paris.
A monsieur le ministre de Vinstruc
tion publique et des cultes.
Paris, 29 mai.
Monsieur le ministre,
J'ai reçu la lettre, datée du 27
mai, par laquelle vous m'adressez
une ampliation du décret du 26
mai qui enlève au culte catholique
l'église de Sainte-Geneviève.
Devant l'acte de violence que
vous m'annoncez, je n'ai plus qu'u
ne dernière obligation à remplir
protester de toutes les forces de
mon âme attristée, de ma conscien
ce révoltée, contre un coup de for
ce accompli, comme en 1830, sous
la pression de l'émeute, et qui mé
riterait plutôt d'être appelé un
acte de faiblesse, selon l'humble
aveu que M. Guteot en fait dans
ses mémoires.
Je proteste au nom de la cons
cience chrétienne, qui se sent ou
tragée, quand la sépulture d'un
poète illustre, mais qui a refusé la
prière de l'Eglise, sert de motif à
la profanation d'un temple quand,
pour enterrer un mort étranger à
nos croyances, on chasse de sa de
meure sacrée le Dieu que nous
adorons.
Je proteste, le dirai-je? au nom
même de celui que vous voulez ho
norer, car il croyait à l'immortalité
de l'âme et à Dieu il n'a pas vou
lu que ses obsèques dégénérassent
en un acte d'impiété publique. Il
a connu, il a compris la majesté de
nos temples, la sainteté de notre
culte. Ah je plains son âme, qui
.'.S!®
et
1
ves compatriotes du district des
Trois-Rivières. En effet, le Révd
Père Phillips, quoique portant un
nom anglais, n'en est pas moins
par sa vénérable mère, sœur de
Mgr Langevin, évêque de Rimous
ki, Canadien-Français à l'âme ar
dente, au cœur débordant d'un no
ble et chaud patriotisme pour son
pays natal le Révérend Père est
né près des
à Ste-
Geneviève de Batiscan, comté de
Champlain, P. Q., où son père,
alors commerçant de bois, était
l'un des associés de la puissante
maison Price de Québec.
Converti de bonne heure au ca
tholicisme, il fit ses études classi
ques et théologiques au collège de
Rimouski, sous la tutelle de son
oncle/ Mgr Langevin, où il demeu
ra quelques années après être en
tré dans les ordres. Forcé par la
maladie de s'expatrier, il alla cher
cher au Oolorada l'air pur et vivi
fiant qui devait le sauver et le ra
mener à la santé. Accueilli à bras
ouvert par Mgr Mashbœuf, le vé
nérable et vieil évêque—mission
naire du Colorado, il en devint
presque de suite le secrétaire et
l'un de ses conseillers intimes.—
Mgr Mashbœuf avait reconnu chez
le jeune lévite le talent, les quali
tés et les vertus fortes qui sont
l'apanage du véritable apôtre-mis
sionnaire. Il lui confia la direction,
comme chapelain, de l'importante
maison du Bon Pasteur de Denver,
établissement qui rend d'immenses
services à la société, dans un pareil
centre it il y a quatre ans et de
mie, il le chargea de présider à la
fondation de la paroisse canadien
ne-française St-Joseph, de Denver,
dont il est encore le pasteur.
ay., pM!v
Vendredi dernier nous avions le
plaisir de faire la connaissance,
chez M. le Dr P. Marchand, de St
Paul, du Révérend Père P. A.
Phillips, pasteur de la paroisse St
Joseph, de Denver, Colorado. Nous oi-ioof
avona été particulièrement heureux
de rencontrer dans la personne de v
une
600DFELLCW
Grande vente pendant les prochains huit jours, de coupons
fes pour habillements, depuis une verge juequ à huit de le ng, à
QUAJSTE FOUR CENT de réduction sur nos prix légulif rs.
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M. l'abbé Phillips un de nos bra- du Point Bunting de 27 pouces de large, couleurs légères [our lete
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tes sortes, les plus recherchés et aux'plus bas prix.
Wraps de printemps et d'été à moitié prix.
Notre assortiment de parasols est des plus complet et comprend
plusieurs nouveautés que l'on ne peut trouver qu'à nos magasins.
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gulier 35c. à 40c.—seulement 15c. la verge.
Et une foule d'autres articles de marchandises fines de premier
choix.
R. S. GOODFELLOW & Co.
P. H. ROY, commis canadien français.
NO. 245 ET 247 NICOLLET AVENUE
devra souffrir, quand, sur le par
vis d'un sanctuaire violé, sa dé
pouille rencontrera les restes véné
rables de celle que Paris invoquait
autrefois dans sa détresse et dont
on ne sait même plus respecter le
tombeau.
En lisant cette protestation, ceux
qui approuvent là conduite du gou
vernement trouveront, sans doute,
que ce sont des paroles vaines. Je
reconnais que nous no disposons
d'aucun moyen pour empêcher
l'exécution de vos décrets. Mais,
à défaut de croyances plus hautes,
l'histoire devrait apprendre aux
adorateurs du fait accompli que la
justice a des reprises qui, pour
être tardives, ne sont pas moins
redoutables. Dès à présent, iJ
n'est pas difficile de prévoir les
conséquences de cette politique qui
livre une à
les institutions les
plus respectables pour donner sa
tisfaction aux eiigences toujours
croissantes de l'esprit de désordre.
Tout sera emporté, la fortune pu
blique et privée, l'ordre de la rue,
la sécurité des personnes. On
aura sacrifié gratuitement ce qu'il
fallait défendre on ne sauvera pas
ce qu'on voulait conserver. Ce
Panthéon, d'où l'on exclut Dieu et
les saints pour y enterrer les grands
hommes, verra d'autres obsèques
encore, et de telle nature peut-être
que les familles des futurs grands
hommes voudront décliner l'hon
neur d'une pareille sépulture. Ce
régime politique, qui promettait la
liberté pour tous, verra de tels ex
cès que son nom seul deviendra
synonyme de tyrannie et de licencè.
Si c'est là ce que veulent ses
amis, ils n'oat qu'à persévérer dans
la voie où ils marchent depuis six
ans et dans laquelle la profanation
de l'église Sainte Geneviève leur
fait faire aujourd'hui un pas déci
sif.
Veuillez agréer, monsieur le mi
nistre, l'assurance de ma haute
considération.
J. HIPP., cardinal Guibert,
Archevêque de Paris
Savez-vous ce qu'il faut faire
pour conserver vos montres?
Faites-les nettoyer une fois l'an
du Panthéon, publiée dans TAbcil- chez M. W. C. Leber, horlo
le de la Nouvelle-Orleans, le 17
juin dernier. Nous en détachons
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gent comptant
fies commandes de la campagne
seront toujours remplies avec
promptitude et expédiées avec tout
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perience et d'habilité.
Attention spéciale est donnée
aux chevaux boiteux, estropiés et
vicieux, ainsi qu'à toute sorte
d'ouvrage qu'on voudra bien leur
confier.
M. Labrash sollicite respectueu
sement le patronage des ses com
patriotes.» s/
V
i
18811

i
n.
mm
No. 1314~2e rue N.
Minneapolis, Mlnn.
W,

A Grievous Error.
By one of those unforeseen acci
dents which will occasionally occur
in the best regulatèd newspaper
establishments, an erroneous par
agraph was incorporated with the
TRIBUNE'S report of the great cele
bration of "St. «John le Baptiste
day" by our French-Canadian ci
tizens on the 24tn instant.
This report was made by one of
our most careful newsgatherers,
and a reporter who was employed
on the TRIBUNE long before the
present management took charge,
and on the P. P. before that. The
report was sent in OQ the last train
from the lake that night, and was
hastily prepared at about 1
o'clock..
The lateness of the hour made but
a hasty examination possible, and
this objectionable paragraph which,
more by insinuation than assertion,
stated that the boys were somewhat
hilarious, etc., did not catch the
city editor's eye till it appeared in
print the next day, and was not
observed at all by the proprietors
until their attention was called
to it by one of our good Canadian
friends.
No one can regret such an error
more than the TRIBUNE, and 'more
especially as it concerns a class of
people whose presence is and
Should always be welcome, in any
part of this great republic.
No American, or the descendant
of the revolutionary fathers, can
ever forget that our French citi
zens come from a race to whom the
American people are more deeply
indebted for their liberty and
greatness than to any other cause
or people. The French first con
quered the prairies of Minnesota,
and the French priesthood were
the first white men to set foot upon
the banks of the Father of Waters.
When Great Britain had practical
ly wrested this great land from the
French people by conquest, and
had ruled it as a colony till the
iron heel had sunk too. deep for
toleration, and our revolutionary
fathers threw off the despotic yoke
and began the struggle for free
dom, whçse was the strong right
arm which came to her support at
a time when the whole gigantic
possibilities of the entire war hung
trembling in the balance When
to have refused aid would have an
nihilated the colonial army, hanged
Washington and the old congress,
and thrown the people into abject
servitude Whose was thé arm,
and what was the nation which
threw himself into the breach and
decided the cause in favor of hu
man liberty and there planted the
foundations for the superstructure
of the grandest nation upon the
face of the earth That arm was
the arm of LaFayette, the bright
est and purest statesman of his
age, the friend of Waehington
and that nation was the great em
pire of France, now the second
greatest republic of modern times.
Could it be possible for any
American to forget that our French
Canadian people are the descend
ants of this same great France, and
are really our brôthers with nearly
as muôh right to the land as the
American themsèlves? No, indeed,
no man who loves his country and
is proud of her history and jealous
of her friends, could for a moment
do an intentional injustice to such
a people.
These citizens have always been
the friends of the TRIBUNE and
true to the best interests of Min
neapolis, and we do not believe
that they can be soured and driven
away, by any imprudence of a
mere reporter, or the cunning of a
wily enemy.
Grande Reduction
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Japan Choice 3 lbs
Uncolored Japan 2% lbs for
Extra Choice per lbs
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Prunes 14 lbs
Steamed apples 10 lbs for
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Mackerel Good per lbs 0 08

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