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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, August 19, 1885, Image 4

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1
l,5
V
derrière leur tête de petites pièoes
d'argent, retenues par des cordons,
tombent jusque sur leurs talons.
Des grands anneaux pendent à
leurs oreilles. Comme les hom
mes, dont l'accoutrement ne diffè
re du leur que par la robe qui rem
place le manteau, elles se traoent
sur la figure de larges raies de ver
millon ou de charbon formant un
tatouage bizarre qui enlâidit le
oh arme naturel dont la nature pou
rait les avoir douées.
Une pièce essentielle à l'accou
trement des hommes est une gibe
cière dans laquelle ils renferment
leur tabac. Une ceinture de cuir
ceint leur reins et leur sert à main
tenir le couteau avec lequel ils
scalpent la chevelure de leur enne
mi. Ils portent aussi des cordons
appelés wampum ou colliers, et
.qui sont composés de coquillages
particuliers qu'on vend en grande
quantité aux Etats-Unis. Jt'ar une
coutume que l'on retrouve dans
toutes les tribus sauvages de l'A
mérique Septentrionale, à la fin de
chaque discours, ils prennent un
de ces colliers pour se rappeler ce'
qui a été dit et leur mémoire est
telle que nombre d'années après ils
se souviennent de ce que signifient
chacun des cordons qu'ils possè
dent.
Tous les ans, le gouverneur du
Canada a l'habitude de faire à ces
Indiens des présents qui consistent
spécialement en couvertures de lai
ne.' On distribue, en outre, aux fa
milles des chefs des draps de cou
leurs tranchantes, dont ils se font
des vêtements qu'ils ornent ensui
te d'une foule de colifichets d'ar
gent et d'étain. C'était précisément
l'époque où ils allaient recevoir ces
présents qui était cause de leur
rassemblement à la pointe Lévi
d'où ils se préparaient à se rendre
à Québec sur leurs pirogues pour
les aller recevoir des mains du
gouverneur qu'ils appelaient Ou
outhés ou le grand aïeul. C'est
dans cette ville que nous ne tarde
rons pas à les retrouver.
Le navire ayant repris le large,
ne tarda pas à pénétrer dans les
eaux qui baignent le pied des rocs
au milieu desquels s'enfonce le
port de Québec. Celui-ci s'encais
se, en effet, dans une sorte de pro
montoire rocailleux, comme au
fond d'un véritable précipice. De
toutes parts, il est hérissé de ro
chers à pic qui surplombent d'une
manière étrange au-dessus des flots
et forment un des tableaux les plus
effrayants que puisse offrir l'aspect
de la nature. A la vue de ces ro
chers surmontés de hautes murail
les et des bastions saillants d'une
imprenable citadelle, on tremble
qu'à chaque instant ces masses gi
gantesques, se détachant de leurs
bases, ne s'écroulent avec un bruit
affreux et n'ensevelissent sous leur
poids les vaisseaux de guerre ou de
commerce qui viennent jeter l'an
cre dans ce port extraordinaire,
l'un des plus étonnants qui soient*
au monde.
La ville elle-même est située au
pied d'une rangée de montagnes
qui semblent s'entasser les unes
sur les autres, en s'enfonçant au
loin dans l'intérieur des terres où
elles forment les escarpements les
plus pittoresques dans la direction
de l'Est et du Nord. De la base
de ces montagnes descendent ces
ondulations gracieuses de terres
cultivées de plusieurs lieues d'é
tendue.* On dirait un beau jardin
dont les contours sont arrosés par
les eaux sablonneuses du fleuve,
tandis que sur le revers des mon
tagnes s'étage une vaste ligne de
belles maisons blanches, entremê
lées d'arbres à fruits, de rideaux de
peupliers, de grands clochers d'é
glises, et de tout ce qui indique le
voisinage d'une grande ville. La
route des chutes de Montmorency
traverse ce populeux faubourg au
delà duquel s'étend la plaine d'A
braham mais les cascades elles
mêmes ne sont pas visibles de
Québec, quoiqu'on distingue de
cette ville le confluent de la rivière.
Tout en face de la ville était mouil
lée une multitude de navire, qui
avaient tous l'arrière tourné contre
le courant et leur pavillon dirigé
vers la mer par une brise soufflant
de l'ouest.
Des barques de tout genre par
semaient le havre et la baie les
unes allaient à la voile, mais le
grand nombre à la rame. Impossi
ble de décrire la confusion bizarre
que présentent les maisons, qui
toutes varient de forme, de hau
teur, de couleur et de position. Les
toits sont en général très-raides,
car il a fallu les construire de ma
nière que la neige ne pût y séjour
ner pendant les rudes hivers de
cette contrée. La plupart cepen
dant sont percés de jours, ou se
terminent par des galeries, des pla
tes-formes, des coupoles qui pro
jettent de singuliers ornements.
Rien de plus pittoresques que l'ef
fet qui résulte de l'ensemble de
toutes ces constructions. Disons
cependant que quand on pénètre
dans la partie basse de la cité, l'en
chantement disparaît. La ville
haute renferme tous les établisse
ments publics la cathédrale, éle
vée par les Français les bâtiments
somptueux qui entourent la belle
place de la parade l'hôtel du gou
vernement qui est perché au bord
d'un roc perpendiculaire, haut de
plusieurs centaines de pieds. De
ce point, on domine complètement
la ville basse qui offre l'aspect le
plus curieux qui se puisse imagi
ner. Vjf„
(A continuel•.)
Chapeaux
bas
le
fteYQUinent
On lit dans le Monde Ulustp^ de
Montréal
Une dépêche de Madrid nous
apprend, en quelques mots d'une
effrayante conoission, une terrible
nouvelle.
Vous savez que la miorobomanie
s'est répandue partout et que les
théories de Pasteur ontétéaooueil
lies avec la plus grande faveur.
Loin de moi l'idée de vouloir di
minuer en quoi que ce soit la répu
tation de oe génie, mais je constate
avec douleur que les expériences
qui ont été faites pour affirmer^ la
vérité de la théorie de l'inoculation
de certaines maladies, coûtent sou
vent très cher.
Après avoir découvert que le
meilleur préservatif contre le oho
léra était d'înnoouler le virus de
cette terrible maladie, et à peine
l'idée a-t-elle été émise qu'elle
été suivie d'exécution.
'Qui dono s'est ainsi dévoué pour
cette épreuve au bout de laquelle
se trouvait une mort presque cer
taine?
Quel est l'homme qui a offert sa
vie pour essayer de soustraire l'hu
manité à un fléau?
Ce ne sont pas des hommes, ce
sont des femmes qui se sont offer
tes librement, d'elles-mêmes, à
l'expérience redoutable.
Des femmes, direz-vous, mais
quelle sorte de femme? Des dévo
yées, des déclassées fatiguées de
vivre qui sans doute cherchaient
la fin de leurs misères dans cet
es
pèce de suicide.
Non, ce sont des personnes pu
res, jouissant de la plus haute con
sidération beaucoup d'entre elles
portent même de grands noms, et
d'autres possèdent des fortunes
royales.
Le câblegramme dont je vous
parlais plus haut dit:
"Les quarante-sept sœurs de
charité qui ont été inoculées avec
le virus choléra ont toutes succom-
C'était des sœurs de charité qui
sont tombées victimes de leur dé
voument.
Ces braves filles sont mortes sur
le champ de bataille, à l'hôpital
au milieu des malades, dans les
balles qu'elles avaient parcourues
tant de fois, allant d'un lit à l'au
tre, portant le courage et l'espé
rance.
Chapeaux bas, mes amis décou
vrons-nous et saluons bien bas les
cerceuils de ces modestes victimes
de la charité, du dévouement et du
devoir.
Soldats, présentez les armes, ces
nobles filles étaient nos sœurs e1
vos égales, si non vos supérieures.
MISS CLEVELAND.
Quelques journaux rendent ain
si compte des motifs, qui avaient
déterminé la fugue de Mlle Cleve
land de la Maison Blanche:
La maison de M. Cleveland, pré
sident de l'Union, lequel est céli
bataire, était tenue par sa sœur
miss Cleveland. Cette respecta
ble demoiselle a quitté temporai
rement la Maison-Blanche à la sui
te de l'incident suivant:
L'ex-président Hayes avait in
troduit dans les dîners de la prési
dence une habitude tout à fait mo
rale et énormément économique,
celle de bannir de sa table toute
espèce de vins et de liqueurs. Je
n'ai pas besoin de vous dire qu'il
n'a pas été réélu. Mlle Cleveland,
en qualité de membre d'une socié
té de tempérance, s'est ralliée
ce système. Son frère avait bien
hasardé quelques timides objec
tions mais, de guerre lasse, il
avait fini par capituler. L'eau fai
sait tous les frais des réceptions
officielles, et après chaque service,
on voyait passer des domestiques,
porteurs d'un liquide blanchâtre,
qui murmuraient à l'oreille de cha
que convive: protoyde d'hydrogé
ne 78, Wallace 1884, etc.
Mlle Cleveland ne laissait pas
de remarquer & certains mjpments
dans l'œil de son frère un petit cli
gnement, auquel les invités du se
xe mâle répondaient par un sou
rire qui avait l'air d'être significa
tif. Le dessert était à peine ter
miné et l'on n'avait pas plus tôt
sablé VApollinaris ou la Source
Badoit que-toute la partie laide de
l'assistance s'enfuyaît de la salle à
manger, M. Cleveland en tête, et
on ne tardait pas à entendre sortir
dn cabinet présidentiel un bruit
d'éclats de rire et le joyeux pro
pos.
Mlle Cleveland voulut un soir
en avoir le cœur net elle poursui
vit les fugitifs, ouvrit les portes et
recula tout & coup d'horreur.
Etendus sur des canapés, le cigare
à la bouche, le président et les
membres les plus connus du par
ti démocratique étaient en train de
déguster porto, champagne, clai
rette. D'aucuns même poussaient
le cynisme jusqu'à absorber un pe
tit verre de whiskey. A ce specta
cle, Mlle Cleveland a regagné sa
chambre, a fait ses malles en toute
hâte et s'est jetée dans le premier
train. On annonce qu'elle va pu
blier avant peu, pour faire concur
rence & Druak, un grand roman
qui s'appellera: Les Martyrs de la
Maison Blanche ou Y Assommoir
Washington..
La federation du commerce in
ternational.
Ôn ne saurait donner assez de
publité & tout ce qui intéresse, de
nos jours principalement, la grosse
question du négoce international.
Tout le monde Sait les pertes
énormes qui ont été éprouvées, de
puis une vingtaine d'années, par le
commerce en général, à cause du
ralentissement des opérations mer
cantiles des statistioiens autorisés,
ont donné, année par année, le re
levé effrayant du déficit subi par la
riohesse publique, ensuite de cette
stagnation prolongée des affaires,
et nul ne saurait prévoir le terme
d'une situation, qui, si elle ne pre
nait fin, deviendrait pleine de pé
rils de toute nature.
Vainement a-t-on recherché les
causes diverses d'où peuvent pro
venir pareille lassitude et un tel
alangùissement vainement a-t-on
tenté par des palliatifs plus ou
moins heureux à conjurer le mal
redoutable qui travaille le monde
commercial la crise, redoublant
d'intensité, s'en est allé s'accen
tuant chaque jour davantage.
En présence de ce désastre, un
économiste hardi et des plus prati
ques, dont les travaux ont maintes
lois reçu la sanction et les encoura
gements des Sociétés savantes de
la France et de l'Etranger, est par
venu après bien des tentatives
pour guérir radicalement le mal, si
non à le dompter, du moins à*le
tourner à l'aide d'une des heureu
ses solutions qui sera vivement ap
préciée par les Négociants de tous
les pays.
Puisque dans l'échellle sociale
lesindidus s'élèvent, grandissent
et prospèrent par le fait des rela
tions et des intérêts qui s'établis
sent et se multiplient entre eux,
pourquoi les nations, procédant
comme les individus, ne parvien
draient-elles pas à remonter le ter
rible courant qui les entraîne, et à
reprendre ce niveau d'activité et de
fécondité alternatives d'où les ont
fait descendre tant de causes con
nues et inconnues C'est en par
tant de ce principe de la solidarité
des intérêts qu'on est amené à ré
clamer comme base de ce relève
ment des affaires la mise en prati
que de mutualité commerciale.
La Mutualité commerciale et in
ternationale C'est là une des plus
généreuses initiatives et des con
ceptions les plus fécondes en ré
sultats, que nous tenons à signaler,
ne serait-ce qu'en vue de provo
quer de nouvelles recherches pour
favoriser les développements du
commerce dans les deux mondes.
Dans le but ne vulgariser ce
Système si bien fait ppur stimuler
le mouvement commercial, le pro
pagateur se met à la disposition de
tous les Négociants pour leur four
nir gratuitement les renseigne
ments les plus complets dont ils
auraient besoin.—On peut donc en
toute confiance s'adresser à
DELEUIL, économiste, à BAB
BENTANE-LEZ-MARSEILLE (France)
BIEL.
OPINION DE L'HON. MCDOUGALL
Ottawa, 7.—L'hon. M. McDoug
all publie sur un journal de la vil
le, un nouvel article traitant de la
constitutionnalité de l'acte établis
sant la cour qui a condamné Biel.
Il dit que la prétention de ceux
ni nient la validité du procès de
iel, est qu'un procès pour trahi
son doit avoir lieu devant un juge
des assises et un jury de douze
hommes choisis comme les jurés le
sont ordinairement et sujets au
môme droit de récusation.
S
Biel a subi son procès devant
un magistrat stipendiaire et non
un juge des assises, il a été jugé
pur six jurés et non douze, lequel
jury à été choisi sur une liste spé
cialement préparée par la Couron
ne et non d'après le mode ordinal
re.
Les indices portent à croire que
le gouvernement a délibérément
choisi ce mode illégal et inconsti
tionnel de procédure avec l'inten
tion de laisser échapper Biel.
Non seulement, dans ce cas, le
choix d'un magistrat stipendiaire
était illégal, mais la manière de
choisir le jury l'était également.
11 est outrageant de voir que
dans une cause aussi importante,
la précédure ordinaire dans un
procès par jury ait été mise de cô
té. C'est une monstruosité d'avoir
permis à la Couronne de se faire
un tableau de jurés choisis à sa
guise, en excluant tous les métis
et en allant chercher des jurés dans
les districts étrangers au procès.
C'est là une violation flagrante
de la procédure ordinaire d'un pro
cès par jury. Encore une fois il
n'y avait que six jurés au lieu de
douze appelés à rendre un verdict,
et Biel peut dire avec ironie qu'il
a été jugé par un demi-jury.
Non, le Canada ne peut ainsi se
ménager pour l'avenir des germes
de discorde dans sa population, en
aissant croire à une partie de cet
te population que Biel est mort en
martyr politique
La pression que l'on exercera
sur le gouvernement sera tellement
1 forte qu'elle le forcera à accorder
un répit à Biel, affronter
ponsabilités semblables
qu'il a assumées dans Ja
Connors.
des res
à celles
cause de
A la prison de Regina.
M. l'abbé Cloutier est allé à Ré
sina vendredi dernier. Il a passé
plus d'une heure avec Biel dans le
cours de la journée de samedi.
Pendant le temps qu'il l'a vu, le
pauvre prisonnier parla sensément
"du beau temps, de la belle appa
rence des moissons, de la beauté
des prairies et autres sujets analo
gues."
•-'lii: EOHO DH3 L'OUEST.
Mais touohant les affaires des
Métis et la propagation de l'Evan
gile. dans le Nord-Ouest, Kiel a
Sroits"des
arlé droits des peuplefc, des
innés des nations, des pou*
voira de faire des lois, des abus du
pouvoir, de missions évangéliques,
de prédications extraordinaires, de
christianisme émigrant, etc.," de
manière à prouver que si dans son
jeune âge, sur les bancs du collège,
il a pu apprendre un peu de philo
sophie morale et.de cathéchisme,
aujourd'hui son cerveau malade ne
se rend pas compte de la portée
des expressions dont il se sert.—
Le Manitoba.
La conversion d'un libre pen
seur.
LONDBES, 30—La seotion Gari
balbi, de la ligue anti-cléricale
s'est réunie hier à Paris pour ex
pulser M. Jogand, dit Léon Taxil
l'athée et le libre-penseur repen
tant qui s'est récemment converti
et a publié son retour dans le sein
de l'Eglise. M. Taxil s'est présen
té à la réunion et
prononcé un discours des plus pro
vocants. Il a déclaré que son ou
vrage intitulé: "Les amours du pa
pe Pie IX" et autres brochures du
même genre n'étaient que des fa
bles, Il a attaqué la ligue dans
un langage violent, disant qu'il ac
ceptait avec plaisir son expulsion
de cette société. La fin du dis
cours de M. Taxil a été accueillie
par des protestations et le prési
dent lui a donné l'ordre de quitter
la salle. Il s'est retiré au milieu
des invectives de ses anciens con
frères. Le pape a écrit à Taxi!
pour le féliciter de sa conduite
l'encourager dans son nouvel atta
chement au Saint Siège. Taxi"
était un des premiers promoteurs
du congrès anti-clérical qui s'est
tenu récemment à Borne et il s'é
tait toujours distingué par la part
qu'il prenait dans les démonstra
tions hostiles à l'Eglise catholique
Sa femme déclare qu'il est fou.
et
La condamnation de Biel.
Nous lisons dans la Presse du
courant
"Nous supposons que M. Fitz
Patrick, en portant son appel de
vant la Cour Suprême de Manito
ba, suit la filière à laquelle il croit
être obligé par la loi mais nous
n'en persistons pas moins à crain
dre sérieusement pour le résultat
de cette procédure.
"La cause de Conners devrait
pourtant servir de leçon.
Les requêtes en grâce pourront
bien avoir un certain poids, mais
Il ne faut pas perdre de vue qu'i"
existe, à l'encontre de la miséricor
de, un puissant courant d'opinion
parmi la population anglaise.
Nous avons supplié les députés
de faire amender la loi, et d'accor
der à Biel l'épreuve du grand jury
et d'un petit jury composé de dou
ze hommes.
On n'a pas eu l'air de nous
comprendre, et aujourd'hui on res
te tout surpris devant ce déni de
justice inouï jusqu'à présent dans
l'histoire de nos tribunaux.
Nos prophéties étaient justes
quand nous prédisions que Biel se
rait condamné.
"Maintenant, il n'y a qu'une
chose à faire c'est de prendre le
prochain steamer pour l'Angleter
re et porter immédiatement la eau
se devant le Conseil Privé.
Qu'on néglige ce conseil, il y a
tout à craindre, et les probabilités
sont que la sentence sera exécutée.
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