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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, October 07, 1885, Image 1

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VOLUME' III.
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avec elles la nécessité de se pourvoir d'habillements de
toutes sortes pour ces deux saisons. Sans vouloir crier
et inonder les rues de placards, nous désirons cependant
annoncer au public que nous sommes maintenant prêts,
dans chacun de nos départements pour rencontrer les exi
gences du commerce. Nous sommes de bonne foi lors
que nous constatons que nous n'avons jamais encore fait
d'aussi grands préparatifs pour cette Saison d'Affaires, et
nous sommes certains que nos pratiques admettront que
nous disons la vérité. Nous avons augmenté chacun de
nos département en Espace, en Stock et en Commis. A
mesure que la ville grossit, notre commerce s'élargit, et
nous sommes disposés et nous avons les forces de la sui
vre dans son mouvement d'agrandissement Nous invi
tons donc le public à venir visiter notre magasin et notre
stock, assurés que nous sommes qu'un examen de votre
part vous convaincrera de nos dires et vous dédommagera
amplement de vos troubles. Notre assortiment de soies,
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nes en laine pour Habillements, sont très considérables
et comprennent les dernières et les plus élégants tissus et
marchandises des centres les plus fashionables du mon
de. Dans notre département des manteaux, nous pouvons
vous montrer les plus riches habillements de goût et de
toute description pour Dames, Jeunes Demoiselies et en
fants, les plus fashionables que l'on puisse trouver dans
le pays, et nous croyons sincèrement que notre assorti
ment dans ce département n'a pas son égal dans toute la
ville. Nous pouvons aussi vous montrer le plus bel as
sortiment de costumes pour Dames, d'un travail admira
ble, faits d'étoffes les plus fines. Notre département
d'articles de toilette est entre les mains d'experts du gen
re et augmente rapidement à chaque saison. Nous som
mes convaincus que le prix de toutes nos marchandises
dans chacun de nos départements sont aussi bas que peut
le comporter la qualité de nos articles, et dans la plupart
des cas, audelà des atteintes de toute compétition, depuis
que nous avons l'avantage d'acheter nos marchandises à
des conditions qu'aucune autre maison commerciale de la
ville ne pourra jamais avoir. C'est notre intention bien
arrêtée de servir les intérêts de nos pratiques avec le plus
d'efficacité possible au meilleur de notre connaissance afin
de mériter en tout temps, à l'avenir comme par le passé
d'être honorés de leur bienveillant patronage.
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NÉLIDA
—ou—
Les guerres canadiennes
1812.1814.
IV
LA MERE DE NELIDA.
SUITE.
—Et pourquoi donc désespérer?
Qui sait si Dieu ne vous réserve
pas cette consolation suprême
—Oh mon père, ne cherchez
pas à faire renaître en moi de sem
blables illusions le désenchante
ment est trop cruel.
Répondez cependant aux ques
tions que je vais vous faire. Vo
tre fils n'avait-il pas la figure d'un
aigle gravée sur la poitrine
Oh grand Dieu comment
le savez-vous
Ce sont ces mains mutilées
par les ennemis de ma religion qui
lui ont donné la sépulture.
La malheureuse femme fit un
grand effort, se dressa sur sa cou
che, et saisissant les mains du
vieillard, les porta à ses lèvres en
frémissant et les baigna d'un tor
rent ie larmes. Un seul s upir
soi tit de sa poitrine
Mon pauvre enfant! Mon père,
recevez les bénédictions d'une mal
heureuse mère pour le service que
vous avez rendu à son fils.
Et de nouveau couvrant de bai
sers ces mains vénérables, elle
sanglota amèrement. Puis, après
un instant de silence
—Comment donc l'avez-vous pu
faire Oh parlez-moi de mon fils,
cela me fera du bien.
s
—Celui qui vous avait enlevé
vos enfants ne voulut pas que ses
parents eussent la consolation de
pleurer sur lui, et, l'enlevant au
milieu de la bataille où il était
tombé, en combattant en héros un
père qu'il ne connaissait pas, il me
l'apporta en m'ordonnant de l'in
humer.
—Vous connaissez donc le misé
rable qui m'a ravi mes enfants
—Je le connais,
—Son nom son nom mon pè
re que je le maudisse avant de
descendre aux tombeau
—Le Christ en croix pardonnait
à ses bourreaux.
—Oh le Christ n'était pas une
mère eût-il pu pardonner au
meurtrier de ses enfants
Et laissant retomber sa tête sur
sa poitrine, elle s'abandonna aux
larmes et à l'amertume de la dou
leur qui noyait son âme sous ses
flots amoncelés. Après avoir pleu
de tout son cœur, elle releva tout
à coup la tête et dit:
—Puisque vous connaissez le ra
visseur de mes enfants, vous savez
peut-être aussi ce que l'autre est
devenu
—Peut-être C'était une fille
n'est-ce pas, madame
—Oh vous le savez donc
'-N'avait-elle point une fleur de
nénuphar gravée sur le bras
A ces mots, la malade ouvrit de
grands yeux ébahis sur le mission
naire, qu'elle comtempla un ins
tant frémissante et comme saisie
d'un tremblement nerveux.
Oh je vous en supplie, dit le
prête, calmez-vous, vous allez vous
tuer
—Oh mon père, parlez par
lez ma fille vit-elle encore
—Elle vit, répondit le père, mais,
au nom de Dieu, n'espérez pas
trop.
—Elle vit pourrait-je la rece
voir avant de mrrir
—Peut-être!
Où est-elle? mon père, où est
elle
—Nous "pourrions peut-être la
faire venir jusqu'ici en quelques
jours, si vous étiez assez calme
pour vivre jusqu'à ce que nous
ayons eu le temps de la mander et
de la préparer à vous revoir.
—Oh je serai caime, mon père
5*32» P'S?
,r&'
5- î'hipt
JiW
î-*V',3 e
s
je vivrai, car je veux revoir mon
enfant. Vous allez voir.
Et, par un immense effort de vo
lonté, elle s'efforça de calmer les
mouvements de son cœur qui bat
tait à se rompe dans sa poitrine.
Mais ses regards restaient ardents,
ses membres eontinuaint à trem
bler la fièvre, plus brûlante que
jamais, la dévorait. Cependant,
après un instant d'émotion inex
primable, croisant les mains sur
sa poitrine, elle reprit
—Ils étaient encore tout petits
quand ils me furent enlevés. Je
les trouvais si beaux, mes deux
anges adorés, dans leur léger ber
ceau d'osier J'étais alors si heu
reuse de les aimer On eût dit
qu'ils ne tenaient la vie que de
moi, ils n'avaient rien des traits et
de la couleur de leur père. C'était
mon unique consolation. Mon
Dieu, que j'ai été malheureuse
lorsqu'ils me furent ravis, je les
avais secrètement baptisés, mon
pére c'étaient comme deux petits
chevreaux que je mangeais de mes
baisers Leur père avait gravé
deux noms autour de l'aigle et de
la fleur de nénuphar destinés & les
faire reconnaître. Les avez-vous
vu ces noms, mon père?
—Ottanis et Nélida, répondit le
missionnaire.
—Ah! ce sont eux, ce sont bien
eux, reprit la malade mais, hélas!
mon pauvre Ottanis, ta mère ne te
reverra plus
Et elle se remit à pleurer, car
les larmes paraissaient intarissa
bles dans ce cœur de mère percé
du glaive de toutes les douleurs.
—Mais comment avez-vous pu
savoir que ma fille avait au bras
cette fleur de nénuphar entourée
de son nom dit tout à coup la
mère anxieuse.
—C'est à moi que le ravisseur
confia vos enfants pour les élever
ils ont grandi sous mes yeux, nour
ris, instruits, guidés par moi.
Ce fut alors comme une explo
sion dans le cœur de cette mère
infortunée. Elle ressaisit les mains
du vieillard qu'elle couvrit de nou
veaux baisers, puis, d'une voix
pleine d'ineffable envie:
Oh! que vous avez dû être
heureux de pouvoir vous consacrer
k eux
Le vieillard sourit de cette ado
rable naïveté de la mère qui cro
yait que tout le monde devait
éprouver, à élever ses enfants, le
bonheur qu'elle en eût ressenti
elle-même mais reprenant tout à
coup sa physionomie sérieuse et
grave, il ajouta:
—J'ai été bien heureux, car je
les aimais comme s'ils eussent été
mes propres enfants. Tous deux
étaient soumis, obéissants, recon
naissants et bons.
—Comment donc avez-vous lais
sé partir mon fils, pour qu'il s'ex
posât aux terribles dangers qui de
vaient lui enlever la vie
—Madame, il m'abandonna pour
aller à la recherche de son père et
de sa mère, deux biens qui man
quaient à son noble cœur, car, sans
vous connaître, il adorait sa mère.
—Cher et malheureux enfant
combien cette mère ne t'aimait-elle
pas, et qu'elle eût été heureuse de
te serrer sur sa poitrine, ne fût-ce
qu'une minute mais le Ciel ne l'a
pas permis.
x—Il vous rendra une fille qui ne
vous aime pas moins» reprit le prê
tre.
-Est-elle belle dit la mère.
Comme elle doit avoir grandi
—Vous deviez lui ressembler, il
y a vingt ans, madame, reprit le
vieillard.
—Mais où est-elle donc Vous
savez où elle est, puisque c'est vo
tre fille adoptive
—Elle est ici, à Toronto inêiiié.
—Ici ah je* veux la voir, à
l'instant même! reprit la mère
dont le cœur battit de nouveau
avec une force terrible, tandis que
ses joues s'enflammaient et que ses
regards étincelaient.
—Si vous me jurèz "d'être bien
calme, je vous promets de. vous
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•.
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NUMERO 24
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A. Davignon, Administrateur.
mener aujourd'hui môme il faut
que nous la préparions à cette en
trevue, je ne veux pas la tuer par
trop de bonheur. Elle vous aime
tant
—O mon père, elle est jeune et
forte à cet Age, on supporte tout
mais moi, si vous ne vous hâtez, je
sens que je serai morte avant d'a
voir revu mon enfant
Il ne faut pas mourir, il faut
vivre pour elle
—Oh je ne demanderais pas
mieiuc, mais je sens que le Ciel en
a ordonné autrement. Peut-être
ne me reste-t-il que quelques heu
res vivre Hâtez-vous, mon père,
si vous ne voulez que je meure
sans la revoir.
—Alors faites un effort, tâchez
de vous faire à cette idée, fe ce
bonheur, je vais vous la chercher.
Au nom de Dieu, que cette joie ne
cause pas votre mort
—Oh! que je meure dans les
bras de mon enfant et je bénirai
Dieu, au contraire murmura tout
bas la malade en voyant le prêtre
s'éloigner.
Celui-ci trouva Nélida rêveuse
et pensive. S'approchant d'elle 1e
sourire aux lèvres, il lui dit
—Nélida, mon enfant chérie, a
qui penses-tu en ce moment
—Père,|p songeais à la lettre du
chevalier Louis et je me disais que
je serais bien heureuse, si ma mère,
à moi, pouvait aussi bénir notre
union.
—Toujours cette idée de ta mère!
L'affection même du chevalier n'a
donc pu en détourner ta pensée?
—Au contraire, depuis que je
dois l'épouser, je sens davantage
encore le besoin d'une mère, pour
lui dire mille choses que je ne
pourrais parler qu'à elle.
—Et si je te faisais retrouver
cette mère, m'aimerais-tu bien,
mon enfant
La jeune fille le regarda avec
ses grands yeux si brillants, pour
voir s'il ne plaisantait pas. La fi
gure du missionnaire était grave et
pâle une légère tristesse la voilait.
—Serais-ce possible? s'écria-elle,
haletante
—•Chère enfant, dit le prêtre
d'une voix grave et lente, votre
mère vit, mais je doute que Dieu
daigne lui conserver longtemps en
core la santé.
—-Ah mon Dieu vous l'avez
donc vue, vous nejne trompez pas?
—Je l'ai vue, mais je tremble à
la seule pensée de ce que vous al
lez éprouver en la revoyant.
—Père, ne pensons pas à-moi,
courons embrasser ma mère.
—Mon enfant, un peu de calme,
trop de précipitation pourrait la
tuer. Votre mère est bien malade,
Nélida
—Et je ne suis point encore près
d'elle pour la secourir Mais viens
donc, viens, père hâtons nous
Et elle s'élança au bras du vieil
lard pour l'entraîner mais elle
s'aperçut alors que de grosses lar
mes coulaient le long de ses joues.
Elle tomba dans ses bras et dit en
le couvrant de baisers
—Pourquoi donc pleures-tu
Serais-tu triste de me voir retrou
ver ma mère?
—O ma fille
—Pourquoi donc pleures-tu ain
si
—Nélida, mon enfant, je vous
l'ai dit, votre mère est bien mal.
—Ah mon Dieu ma mère se
meurt et je ne suis point encore à
ses cOtés s'écria la jeune fille.
Une pâleur mate couvrit aussi
tôt son visage, elle regarda de nou
veau le vieillard qui ne répon
dait pas et s'évanouit.
En oe moment, le chevalier, qui
avait entendu son cri, accourut.
Le vieillard lui expliqua en quel
ques mots ce qui s'était passé. On
a'empressa de rappeler la jeune
fille au sentiment de l'existence.
Dès qu'elle revint à elle, elle s'é
cria ma mère, ma mère!
—Nous allons auprès d'elle, dit
le chevalier dont la veux tremblait
d'une émotion extraordinaire.
vg«(La suite sur la quatrième page.)
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