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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, October 07, 1885, Image 4

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—Oh depuis longtemps nous
demons y être, dit la jeune fille
s'appuyant à son bras.
Bientôt tons trois arrivent au
près du lit de la mourante. La
pauvre femme avait voulu se lever
pour recevoir sa filie. Elle s'était
fait asseoir sur un fauteuil que lui
avait prêté une daine compatissan
te qui secondait le zèle du père
Mesnard. Quand elle vit la porte
s'ouvrir, elle éprouva un tressaille
ment dans tout eon être. Elle était
plus pftle que la mort. Elle éten
dit les bras et vit une grande et
belle jeune fille s'y précipiter.
—Ma fille dit-elle en la serrant
sur son cœur et collant ses lèvres
sur son front
—Ma mère! fit la feune fille age
nouillée devant elle et la serrant
dans ses bras.
Et longtemps toutes deux de
meurèrent embrassées sans profé
rer une seule parole. Ces deux
Ames se fondaient dans un seul
sentiment d'amour. Il y avnit si
longtemps qu'elles s'aimaient sans
avoir ju se le dire! Cette longue
étreinte avait pour elles une félici
té ineffable. Le vieux prêtre dé
tournait la tête pour essuyer une
larme. Le chevalier contemplait
la jeune fille dans les bras de la mè
re, l'âme émue et profondément
attendrie. Tout à coup, la malade
éloigna lentement la belle tête de
la jeune fille pour la contempler
tout à son aise, pour se rassasier
de la vue de son enfant qu'elle n'a
vait pas vue depuis tant d'années!
—Oh! qu'elle est belle! dit-elle,
et que j'aurais voulu pouvoir l'ai
mer longtemps 1
—Mère nous ne nous quitte
rons plus, et ma vie tout entière
sera consacrée à te rendre heureu
se.
—Hélas mon enfant, je v.ais
mourir
La jeune fille fut comme frap
pée au cœur par ce mot terrible et
s'évanouit de nouveau. Le cheva
lier s'élança pour la recevoir dans
ses bras, et la fit asseoir auprès de
sa mère, tandis que le missionnai
re s'efforçait de la rappeler à la
vie.
—Oh malheureuse malheu
reuse que je suis, disait la pauvre
mère, c'est moi qui l'ai tuée!
—Madame, votre voix seule la
rappelle à la vie, dit le chevalier,
voyez, la voilà, qui se ramine
Un instant après, la jeune fille
se levait, pour s'élancer de nou
veau aux genoux de sa mère. Alors
ces deux femmes s'accablèrent des
caresses les plus tendres, de toutes
les marques de la plus touchante
affection.
—Oh! je ne veux pas que tu
meures, vois-tu, disait Nélida en
couvrant sa mère de baisers, car je
mourrais aussi.
Dans un mouvement qu'elle fit,
une des agrafes de son corsage s'é
tant défaite, découvrit légèrement
son épaule. La mère, d'une main
frémissante, acheva de mettre le
bras à nu et vit la fleur de nénu
phar entourée de son nom. Cou
vrant de baisers cette marque qui
l'assurait complètement de la pos
session de son enfant, elle disait:
—Ah! tu es bien ma fille, ma
Nélida chérie!
Mais la jeune fille rougissante,
Ta.mftnn.nt sa robe sur son épaule,
lui dit:
—Mère, pensez donc qu'il est là.
—Qui?
—Mais lui mon fiancé
Pour la première fois, la mère
tout absorbée dans sa tendresse
pour sa fille, fit attention au che
valier. Cette belle et noble figure,
tout inondée de larmes, cet habit
militaire qu'il portait si bien, tout
dans sa personne parut faire sur
la m&lade un impression extraor
dinaire.
Grand Dieu qui êtes-vous?
s'écria-t-elle,
en vous voyant, j'ai
cru retrouver mon frère mais il
n'est plus il y a vingt ans, il vous
ressemblait.
—Et moi, dit le chevalier, en
vous revoyant, j'ai cru apercevoir
ma mère, mais vieillie de vingt
ans.
—Votre mère
—Mais oui, ma mère, Anne Du
plessis, soeur de Mgr Duplessis,
évêque de Québec.
—Il y a un évêque Duplàssis à
Québec?
—Mais oui, le frère de ma mère.
—Il s'appelle Octave-Joseph.
—Comment le savez vous
—C'est mon frère. ... :Cr
—Ah 1 Dieu vous seriez ma
tante.
Et le chevalier tomba, & son
tour, au pieds de celle au'il était
venu chercher au péril de tant de
dangers, en lui racontant ce qui
l'avait déterminé à se rendre en
Amérique.
v
f.%, 3
La malade tira de son sein une
médaillon qu'elle remit au cheva
lier, en lui disant:
—Voilà le portrait de ma sœur
et le mien.
—C'est bien cela dit le jeune
homme en l'embrassant avec
amour.
La pauvre mère serra dans ses
bras les deux jeunes gens, qui lui
racontèrent comment ils s'étaient
connus et aiméà dès leur première
entrevue.
Cependant la malade se sentant
de plus en plus affaiblir, demanda
et reçut les secours de la religion
au milieu de ses deux enfants qui
sanglotaient Quand les cérémo
nies sainteB furent terminées, elle
les fit de nouveau agenouiller au
près d'elle, et leur dit:
—Enfants, ne pleurez pas, je
suis trop heureuse de pouvoir mou
rir comme je meurs. Si ma vie a
été dure, ma fin aura été douce et
remplie de consolations. Donnez
moi vos mains, chers enfants, afin
que je meure en les serrant, en les
sentant près de moi e vais vous
attendre tous deux dans une vie
meilleure. Vous prierez pour moi
quand je ne serai plus. Laisse
moi t'embrasser encore, ma Nélida
chérie, ajouta-t-elle en lui passant
le bras autour de la tête et l'appu
yant sur son sein. Ne pleure pas,
ma fille, tu trouveras dans ma sœur
une autre mère, dans ton cousin,
un mari qui sera pour toi plein de
bontés et d'indulgence. Dieu te
réserve peut-être une vie heureuse
et douce, en dédommagement de
tout ce que j'ai souffert. Surtout
aimez-vous bien, mes enfants il
n'y a pas de malheur qui tienne
devant une affection pure et sincè
re. Je vais vous bénir, vous et
vos enfants, et priez Dieu d'exau
cer les vœux ardents que je fais
pour vous. Soyez bons pour tous,
patients et généreux dans votre fa
mille partagez entre vous le far
deau de la vie, et vous verrez com
me il est facile d'en alléger le poids.
Pensez quelquefois à moi, non
pour me pleurer, mais pour vous
rappeler combien votre mère vous
aimait et pour vous porter à tout
ce qui est bon, beau et grand. Vo
tre père, Nélida, n'a pas été l'hom
me de mqp. choix, comme sera pour
vous votre époux. Ne cherchez
pas à le connaître, retournez en
Europe le plus tôt que vous le
pourrez, ne cessez de prier pour
lui. Adieu, mes enfants, nous
nous retrouverons au-delà du tom
beau, dans le sein du Seigneur.
Embrassez-moi tous deux une der
nière fois. Je vous aime.
(A continuer.)
LE MASSACRE DE FR03 LAKE.
Presque au même temps que
l'attaque sur Battleford, à peu près
150 milles à l'ouest, il arriva une
série d'incidents sans parallèle
dans l'histoire du Canada. Fort
Pitt Station de la police montée
était tenue par le capt. Deckens et
vingt hommes et à trente milles au
Nord de ce poste était situé la mis
sion catholique de Frog Lake. Lè
30 mars M. T. T. Quinn l'agent
des sauvages à Frog Lake, reçut la
nouvelle de l'engagement à Duc
Lake. Un conseil de guerre eut
lieu et il fut décidé que l'escouade
de police montée à Frog Lake,
composée de 7 hommes seulement,
devrait quitter cette place sans re
tard vu que les sauvages les haïs
saient beaucoup, et les colons se
rassurèrent aussitôt après leur dé
part.
Malheureusement tel ne fut pas
le cas, tous les blancs furent faits
prisonniers après le départ de la
police. On leur permit cependant
d'aller à l'église, ce jour étant le
vendredi saint. Presque aussitôt
après le service divin Thomas
Quinn l'agent des sauvages à Frog
Lake, fut tué par Travelling Spirit'
le premier conseiler de Big Bear.
Au même moment un nommé C.
Gouin fut aussi assassiné par un
sauvage, Williscroft eut à subir le
même sort, et quelques instants
après, Henry Quinn le frère de ce
lui qui venait d'être tué, en voyant
tomber Williscroft se sauva dans
la forêt avec l'intention d'aller
avertir la police de Fort Pitt Plu
sieurs Indiens n'avaient pas chargé,
leurs fusils, mais aussitôt après
que le premier coup fut tiré, ils
chargèrent leurs armes, tandis que
les deux braves prêtres les implo
raient de cesser leur œuvre de car
nage et d'atrocité. Soudainement
an groupe dë sauvages s'avancè
rent sur Delaney et renversèrent
le Père Fafard qui se jeta en face
de Delaney. Bareneck tira sur
Delaney et se retournant il tua le
brave prêtre. Travelling Spirit qui
à la vue du sang devenait féroce
comme une panthère, s'avança et
tua le Bévérend Père Marchand
qui s'était jeté seul sur plusieurs
sauvages et en avait désarmé plu
sieurs pour venger le Père Fafard.
Gowànlock et sa femme qui étaient
un peu plus en avant, furent bien­
tf311
?[ue
&
tôt rejoint par "The Worm" le
Ver, qui tira sur Gowànlock qui
mourut dans les bras de sa jeune
épouse. Little Bear, "Petit Ours"
tua Gilchrist Un nommé Diol
réussit à s'échapper mais il fut
bientôt rejoint par des sauvages à
cheval qui l'assassinèrent dans un
bois. Cameron par son sang-froid
échappa à oe massacre aussi bien
sa femme. Les femmes ne
urent ni outragées ni maltraitées
par les sauvages et furent achetées
£tesdes
ar métis qui en prirent soin,
cadavres des morts furent je
tés dans les maisons qui furent en
suite incendiées. Le lendemain
Fort Pitt fut attaqué par la bande
de Big Bear. Tous les blancs fu
rent faits prisonniers. Cowan qui
revenait au Fort après avoir fait
une reconnaissance fut tué par les
sauvages qui commirent les atroci
tés les plus dégoûtantes et féroces
sur son corps. La police montée
dût abandonner le tort Ils em
barquèrent dans un chaland ou
grand bateau à fond plat et après
mille et mille misères arriyèrent à
Prince Albert
Après les massacres que je viens
de vous déorire, les colons sur les
bords de la Saskatchewan du Nord
et de ses tributaires, la Rivière
Bataille et la Grande Bed Deer,
s'enfuirent au Fort Saskatchewan
un poste de la police montée, à
Edmonton, et à toutes les stations
sur le chemin du Pacifique. Du
rant plusieurs nuits, les flammes
de leurs demeures incendiées, pou
vaient être vues de partout
L'ARRIVEE DES VOLONTAIRES.
La nouvelle de la rébellion de
Riel fut reçue avec étonnement
dans la partie Est du Canada. Le
gouvernement canadien agit avec
promptitude. Le 27 mars le major
Général I rédérick Middleton arri
va à Winnipeg pour prendre le
commandement des troupes. C'é
tait un homme d'expérience en
Angleterre, mais d'après les meil
leures critiques du jour, il ne s'est
pas acquitté de sa tftche aussi bril
ment qu'on aurait pu s'y attendre.
Le premier bataillon qui reçut l'or
dre de se rendre à l'avant fut le
90ème de Winnipeg commandé par
le major Bosnell. Le 25 mars un
détachement de 100 hommes de ce
bataillon fut envoyé à Qu'Appelle.
Deux jours plus tard lefreste de ce
bataillon et la Baterie de Winni
peg suivit le premier détachement.
Le 27 mars la nouvelle de la Ba
taille de Duck Lake était sans dou
te arrivée au gouvernement, des
ordres furent ce jour même en\ oyés
aux deux commandants d'artillerie
régulière du Canada, la Compa
gnie A de Québec et de Kings
ton de tenir chacune un détache
ment de 100 hommes et de les en
voyer immédiatement Dans quel
ques heures les deux détachements
arrivaient à Ottawa et sous le com
mandement du Lt-Col. Montizam
bert ils furent bientôt en route
pour Winnipeg par le chemin de
fer du Pacifique. Le 28 mars la
compagnie d'infanterie régulière,
les Queens Own et les Royal Gre
nadiers tous de Toronto furent en
voyés à l'avant. Le même jour le
65ème de Montréal, tous français
canadiens, et sous le commande
ment du Lt-Col. Ouimet recevait
l'ordre de se tenir prêt à partir.
Le 31 mars le dèmede Québec soiis
le Lt-Col. Amyot recevait aussi
l'ordre de se tenir prêt. Aussitôt
que les Queens Own de Toronto
arrivèrent à Winnipeg ils furent
envoyés sans retard à Qu'Appelle.
L'œuvre de la première division
était de frapper le cœur de la ré
bellion, car tous les jours que Biel
comptait en vainqueur lui em
mènerait des troupes et mêmes des
tribus entières de sauvages. 11 y
avait une énorme quantité de pro
visions du gouvernement à une en
droit appelé Hum bolt à 63 milles
seulement de Batoche, Middleton
résolu de s'en emparer. A trente
huit milles de Humbolt est Clarks
Crossing sur la Saskatchewan, à
cet endroit il y avait deux embar
quations avec lesquelles le com
mandant avait décidé qu'il traver
serait ses troupes lorsqu'il attaque
rait Batoche. On craignait que
Biel s'empara de ses embarqua
tions, et le lendemain en huit heu
res de temps un détachement de
volontaires coururent cette distan
ce et s'en emparèrent.
Le Lieutenant Colonel W. D.
Otter reçut le commendemant de
la Seconde Division dont l'ouvrage
était de secourir Battleford. Il
s'avança par Swift Current, à la
tête de 490 hommes. Sur sa route
il trouva le cadavre de l'infortuné
Payne dans une bourgade sauvage.
Lorsque Otter arriva à Battleford
il y avait 570 personnes refugiées
dans ce fort. Le Col. Otter com
mença sa carrière militaire com
me officier de ligue en conduisant
une armée de 500 hommes sur une
distance de 166 milles en 5 jours,
ou 33 milles par jours.
LA BATAILLE DE FISH GREEK.
Les deux Colonels dont je viens
de vous parler se suivaient sur cha
que coté de la rivière de manière à
pouvoir s'entraider en cas d'atta
que. Le général Middleton com
mandait ën personne le corps d'ar
mée qui probablement rencontre
rait l'ennemi. Je vais donc vous
parler de celui-ci d'abord. La pre
mière journée de marche fut sans
événments remarquables.—Après
une marche de 18
BSOHO DE Ij'OXTEJST
mirent profondement aprôs cette
marche fatiguante, se croyant en
sûreté. Néanmoins si les plans
des rebelles n'eurent pas rencontré
d'obstacles qu'on n'a pu jusqu'à oe
jour s'expliquer, lés volontaires au
raient été attaqués durant oette
nuit, et dans la confusion qui en
serait probablement résulté, pres
que tous auraient été massacrés
Tandis que Dumont et ses métis
attendàiënt des rénforts qui leur au
raient permis d'accomplir leur pro
jet, les sentinelles de Middleton
criaient "All's well" tout est bien,
de l'un à l'autre. La marche fut
continuée le lendemain matin.
Tous semblaient de bonne humeu
re chez les volontaires, la journée
était magnifique, lorsque soudaine
ment on entendit des coups de feu,
et le capitaine Wise, un des aide
de camp du général ordonna à l'ar
tellerie d'avancer et aux volontai
res de suivre.
Les éclaireurs qui s'étaient beau
coup avancés, furent suivis par des
rebelles, mais qui s'enfuirent bien
vite, et furent à leur tour poursui
vis par la cavalerie de Boulton. Le
90e s'avança et le Çeu de chaque
côté fut bien entretenu. La com
pagnie d'infanterie régulière se
distingua souvent durant cette
journé mémorable par de brillantes
charges sur l'ennemi. Les canons
s'avancèrent aussi, mais leur feu
fit bien peu d'effet. Vers quatre
heures de l'après-midi, la colonne
du colonel Otter traversa la rivière
mais à cette heure le combat tirait
à sa fin. Vers six heures du soir
on n'entendait plus rien et le lende
main matin lorsque général Mid
dleton ordonna au 90ème de faire
une reconnaissance dans,la coulée
pas un ennemi ne fut 'découvèrt.
Le secret de la force de l'ennemi
fut alors reconnu. Sur le bord du
ravin, se trouvaient des embusca
des si bien construites et disper
sées, qu'on se demanda comment
on avait pu échapper à l'ennemi.
D'après les meilleures informations
Dumon/ avait 250 hommes choisis
sous ses ordres. Durant la batail
le il avait souvent été distingué
par les volontaires et on l'entendait
dire à ses hommes "Courage mes
braves Le général Middleton
perdit 43 hommes mort? ou dange
reusement blessés, tandis que, dit
on, Dumont eut 11 hommes de
tués et 18 de blessés.
(A continuer.)
La Main de Dieu.
Le Courrier de Montauban cite
les exploits de l'adjoint de Voifeuil,
qui, pour célébrer le 14 juillet,
arbora, le 11, deux drapeaux au
clocher, malgré le maire plus sen
sé que lui. Ce même adjoint me
naça les Sœurs de sa colère parce
qu'elles refusaient de faire les frais
d'une illumination en l'honneur de
Marianne, p-
Aux représentations des braves
gens du pays qui lui disaient que
Dieu le punirait, notre adjoint, es
prit fort, répondit par ce blasphè
me stupide:
—Le bon Dieu est vieux, il ra
dote.
•Puis il ajouta:
—Aujourd'hui, nous ne faisons
que commencer, demain les cloches
sonneront, et le 14 sera la journée
terrible.
Le pauvre homme fut prophète
autrement qu'il pensait. Il mourut
le 11, à minuit les cloches sonnè
rent son enterrement, qui eut lieu
le 14. _______
Nos insulteurs.
Sheppard, le rédacteur du To
ronto News, l'insulteur du 65ème
bataillon et des Canadiens-français,
traîné devant les assises de Mont
réal, a été trouvé coupable. Le ju
ge Ramsay l'a condamné à l'amen
de où à la prison. On dit que les
frais de ce procès s'élèveront à plu
sieurs milliers de piastres. C'est
une bonne leçon à donner aux fa
natiques.
Les
officiers
i:
milleB
le second
jour, on campa sur le bord de la
Saskatchewan près d'un ravin en
touré d'arbres. Les hommëà dor­
$&-
du 65ème ne veulent
pas s'arrêter en si beau chemin.
Les voici qu'ils font arrêter à tour
de rôle les assistants de Sheppard
C'est cela, il faut museler les gens
de cette espècë. On ne sait trop
ce qu'ils peuvent faire. —Le Quo
tidien de Lé vis.
Cambridge, Mass., 14—Vers 10.
30 heures, samedi soir, un Cana
dién-fraçais, âgé de 30 ans environ
et se nommant Louis Fontaine,
employé dans une briqueterie, ren
trait en courant dans sa maison de
pension. On s'aperçut que Fon
taine était très pftlé et se tenait les
mains appuyées sur l'abdomen. Il
n'eut que la force de s'crier "Ce
dernier coup m'a tué" et tomba
mort. On ne s'aperçut qu'alors
u'il avait été blessé. Comme
'ontaine était un homme très posé
et ne faisaiit jamais d'excès, on
suppose qu'il a été attaqué par des
voleurs. Des recherches furent
faites immédiatement et on décou
vrit sur la voie du chemin de fer,
à peu de distancé de sa maison de
pension, des traces d'une lutte
acharnée. L'enquête est poussée
avec activité.
Les Filles de l'Ile du Prince
Edouard -v
Le fait suivant démontre quelle
sorte de filles on élève sur l'Ile:
l'une des belles demoiselles de la
vallée Rose conduisait, un jour de
la semaine passée, un atelage sim
ple, et s'arrêtait vis à-vis d'un ma
gasin occupé par un commerçant
d'&voin* bien connu, Brendalbanè.
Elle descendit gracieusement de
voiture et s'informa du prix de la
farine. Le propriétaire était sur
la porte de son magasin en conver
sation avec des amis. Il montra
du doigt un quart de farine sur la
plateforme et dit
Mamzelle, si vous pouvez met
tre ce quart de farine dans votre
voiture, vous
pouvez
rien." ,î
l'avoir pour
s
C'est un fait bien connu que ce
marchand n'est pas des plus chari
tables, et on peut s'imaginer son
étonnement et son déplaisir, quand
la jeune fille empoignant le quart
et le chargeant net court dans sa
voiture, s'assit dessus et remerciant
le marchand de sa bonté, s'éloigna
au pas de son cheval au milieu des
applaudissements des témoins de
ce tour de fore
e.—Examiner.
Il y a dix ans, la charge d'un wa
gonde fret sur les chemins de fer
les mieux équipés était de 20,000
lbs, et le poids du wagon 20,500 lbs.
En 1881, la charge sur presque tous
les chemins a été portée à 40,000
lbs, tandis que le poids du car a
été augmenté seulement à 2
4,000
lbs. Les constructeurs de cars de
la Pennsylvanie ont .maintenant
adopté des cars portant 60,000 lbs,
sans augmentation importante du
poids du car. Ainsi, aujourd'hui
une livre de car peut porter 3 ty
vrts de fret, et la substitution de
l'acier au fer a seule rendu ce chan
gement possible.
D'après les avis d'Europe en
date d'hier, l'Espagne et l'Allema
gne auraient effectué un arrange
ment par lequel l'Espagne garde
les Iles Carolines et l'Allemagne,
les Iles Mariana et Polaos. Voilà
donc le différend hispano-allemand
réglé.
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MARCHANDS EN GROS ET NE DETAI
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genre d'ouvrage, dont ils peuvent avoir
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