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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, December 02, 1885, Image 2

Image and text provided by Minnesota Historical Society; Saint Paul, MN

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MINNEAPOLIS, 2 DEOEMBKE, 1886.
A. T. CABBIE BEDACTEUR.
MINNEAPOLIS.
L'ECHO DE L'OUEST n'est pas respon
penssble des idées et opinions émises par
•es correspondants.
Une juste vengeance.
L'éxécution des huit Indiens
trouvés coupable de meurtre pen
dant la dernière insurrection du
Nord-Ouest, et qui a eu lieu le 27
novembre dernier à Battleford, ri*a
été que le juste châtiment propor
tionné à l'offense commise, infligé
aux auteurs de ce qu'on est conve
nu d'appeler le massacre du lac
aux grenouilles. Tout le monde
connaît les détails des atrocités
auxquelles ces barbares se livrè
rent en cette circonstance..
Un certain nombre de sauvages,
Grot Ours en tête, massacrèrent
une partie de la population établie
sur les bord de ce lac deux mis
sionnaires, les Bevds Pères Fa
fard et Marchand furent au nom
bredes victimes.
Ce n'était pas dans le but d'ai
der aux métis dans la revendication
de leurs droits que ces Indiens
prenaient les armes, non, ils n'écou
taient que leurs instincts sangui
naires en faisant couler le
sang de quelques pauvres colons
inoffensifs et de deux braves mis
sionnaires qui s'étaient sacrifiés
pour eux.
C'est pourquoi nous disons que
c'est une juste vengeance que le
I gouvernement canadien vient d'ac
complir, et que dans ce cas-ci il n'y
Il -a nullement lieu de sympatise
"avecles victimes de l'exécution de
vendredi dernier. Il y a une gran
de distinction à faire entre le crime
de trahison dont Biel a été trouvé
coupable, et les meurtres commis
par ces sauvages, meurtres ac
compagnés de toutes les horreurs
et atrocités particulières aux mas
sacres Indiens. Il importe peu de
savoir quels torts ils avaient eu à
endurer, ou pour quelles causes et
par quels moyens on les a fait
se soulever. Leur crime était
tel que même pour le peu d'intel
ligence du sauvage, la seule puni
tion qui pouvait être infligée était
la pendaison.
Tout en regrettant la triste né
cessité dans laquelle le gouverne
ment s'est trouvé, nous pouvons
dire que c'est avec une certaine sa
tisfaction que nous avons vu ces
misérables expier sur l'échafaud
les crimes atroces dont ils s'etaient
rendus coupables. Nous dirons
même plus, c'est peut-être
là le seul moyen par lequel on
puisse espérer produire quelqu'im
pression sur cette race. L'Indien
est insensible à la distinction qu'il
y a entre la clémence et la peur.
Mais une punition exemplaire,
l'échafaud sont des arguments par
faitement à la portée de l'intelli
gence des sauvages.
Le pardon de Biel aurait vain
au gouvernement la reconnaissan
de tout le peuple canadien. Le
pardon ou une commutation de
peine en faveur de ces Indiens,
n'aurait fait qu'inspirer aux tribus
sauvages du Nord Ouest un pro
fond mépris pour un gouverne
ment, qui suivant eux aurait eu
peur de les punir.
Il ne faut pas oublier qué les
tribus sauvages du Nord-Ouest
sont nombreuses et puissantes—
Avec la construction du chemin de
fer Pacifique Canadien, des blancs
sont allés s'établir en différents en
droits sur tout le parcours de ce
chemin de fer. Ces colons sont à la
merci de ces Indiens si ceux-ci
croient pouvoir les attaquer impu
nément. La moindre hésitation
maintenant devra être payée avec
le sang peut-être de bien des
familles.
Si le Canada veut tenir en res
pect ses tribus sauvages, il lui fau
dra leur prouver qu'il est ferme et
n'entend pas épargner, ni user de
ménagements envers ceux qui vio
lent ses lois.
Le drame sanglant de Battle
ford est ce que l'on pourrait appe
ler, la fin du premier volume de
l'histoire de la rébellion. Le se
cond, et celui qui sera de beaucoup
le plus intéressant, nous sera don
né à la prochaine session du parle
ment fédéral quand le gouverne
ment aura à rendre compte de son
administration au Nord-Ouest, et
de son acharnement à exiger la
mort de Louis Biel.
Un comité composé des princi
paux citoyens de Montréal, a été
choisi dans le but d'établir un
fond de secours pour la veuve et
les orphelins de Louis Biel. Les
maires de toutes les municipalités
et toutes les sociétés nationales
sont appelés à en faire partie.
Nous attirons l'attention de nos
lecteurs au sujet de l'annonce de
M. Demeules, que nous publions
dans une autre colonne.
Une messe de requiem a été
chantée vendredi dernier à Sorel,
pour l'âme de Biel. La nouvelle
que Mgr Moreau a défendu à son
clergé de chanter des messes de
requiem pour l'É
donc fausse.
M. Hendricks est mort mercredi
dernier le 25 novembre, à Indiana
polis. W
Il est né dont le comté de Mis
kingam, dans l'Ohio, en 1819. Il
étudia le droit et fixa^son séjour
dans l'Indiana. Depuis 1851 jus
qu'à 1855 il a représenté un dis
trict de l'Indiana dans le Congrès.
En 1855 il fut nommé commissaire
du bureau général des terres, posi
tion qu'il occupa jusqu'en 1859.
Au commencement de la guerre ci
vile il était colonel du régiment de
l'Indiana, mais il donna sa démis
sion à cause d'une divergence d'o
pinion qui s'éleva entre lui et l'ad
ministration. En 1863 il fut élu
sénateur des Etats-Unis et en 1868,
juste avant l'expiration de son ter
me de sénateur, il fut le oandidat
démocrate au siège Gubernatorial
de l'Indiana et il fut défait. En
1876 il fut sur les rangs de la vice
présidence avec Tilden. A la con
vention des démocrates t* nue en
1880 il fut prié par ses amis d'ac
cepter la nomination au poste de
Président, mais il préféra mettre
son influence au service du général
Hancock.
En juillet 1884, il fut encore
question de lui à la convention
pour lui faire accepter la nomina
tion à la présidence. Il avait alors
l'appui entier de son état. Il re
fusa encore de se laisser nommer,
et donna son appui à Cleveland.
Ausssitôt que le bulletin électoral
eut désigné M. Clevelrnd, M. Hen
dricks fut unanimement nommé
candidat à la vice-présidence. Il
fut élu au mois de novembre sui
vant. Il était
donc
1850
1860
1870
1880
1885
'âme de Biel, est
en charge de­
puis un peu plus d'un an quani la
mort est venue Je frapper.
Le tableau suivant, pris des re
recensements officiels démontre
l'accroissement rapide de Minnea
polis et de St-Paul.
MINNEAPOLIS.
1845
1850
1860
1865
1870
1875
1880
1885
population 45 âmes.
2,200
5,821
8,106
13,066
32,493
46,887
129,200
ST-FCAUL.
population 840 âmes.
10,600
20,300
41,498
111,397
La réunion des directeurs de
l'Orphelinat catholique est remise
à mercredi prochain.
Nous attirons l'attention de nos
lecteurs sur l'annonce de M. H. C.
Peterson épicier, successeur de Z.
Demeules.
M. Peterson a ratenu comme
commis MM. P. Bobinson et Louis
C. Demeules qui se feront un de
voir de servir leurs compatriotes
fidèlement et honnêtement.
Un incendie hier à Duluth
causé des dommages au montant
de $17,000.
Duluth, nov. 30.—Ce matin en
ouvrant un char de blé venant de
Lisbon, Dakota, un inspecteur
été saisi d'horreur en voyant le ca
davre d'un hommfl, dont la tête,
ensanglantée était fendue en plu
sieurs endroits, toute couverte de
sang a été trouvée à ses côtés. Ce
char n'est parti de Lisbon que de
puis samedi et d'après les appa
rences, cet homme doit être mort
depuis au moins une semaine.
Il paraît âgé de 35 ans, porte
une barbe et des favoris noirs,
hauteur cinq1 pieds et quatre pou
ces. Les poches de ses habits et
de son pantalon étaient tournées à
l'envers ce qui indiquaient que le
vol a été la cause du crime.
Dans une poche cachée on a dé
couvert un rouleau d'argent conte
nant $435.
On a trouvé sur sa personne au
cuns papiers de nature à pouvoir
l'identifier mais les recherches
sont déjà commencées et on espère
découvrir les meurtriers, qui ont
sans doute assassiné cet homme
pour le voler, mais qui se sont sans
doute enfuis avant d'avoir pu met
tre leur dessein à exécution.
L'AGITATION.
Montréal, 23 nov.—La lettre sui
vent a été laissée dans les ateliers
de Y Etendard
"Vite français si v&us ne cessez
vos hurlements à propos de Biel,
ce lâche révolté, vous recevrez une
terrible leçon. Les orangistes de
ce qays n'attendent qu'un seul mot
pour vous chasser de ce pays, vous
et votre maudite église. Prenez
garde.
On suppose que c'est un oran
giste qui aurait fait transmettre
cette odieuse missive.
Une messe de requiem pour le
repos de l'âme de Kiel a été chan
tée vendredi dernier a l'église No
tre Dame de Lourdes de cette ville.
A une assemblée des syndics
pour la construction d'une uuivar
sité catholique, tenue à Baltimore,
nous voyons que Mgr John Ire
land, a été autorisé à faire des col
lectes pour aider à l'érection de
niversité.
r-' n*
W^yrclelitte^^^t

Nous voyons avec plaisir que les
membres de ce cercle sont à prépa
rer une soirée qui doit avoir lieu à
la fin du mois, entre Noel et le jour
de l'an.
On y jouera une charmante pe
tite oomédie intitulée: Le Marquis
de la Grenouillère.
Nous espérons que nos compa
triotes se rendront en grand nom
bre à cette soirée, afin de prouver
aux membres du oercle qu'ils ap
précient leurs efforts et le trouble
qu'ils se donnent pour nous amu
ser.'
Les jeunes gens qui font partie
de ce cercle méritent certainement
plus d'encouragement qu'ils n'en
ont reçu par le passé 11 ne faut
pas oublier que ces Messieurs,
après avoir passé la journée à tra
vailler, sont obligés de sacrifier
une grande partie de leurs soirées,
et cependant des mois Ma fois,
afin d'exercer les pièces qu'ils
nous jouent ensuite sur le théâtre.
Ils nous semble que tant d'efforts
méritent bien une récompense, eh
bien! la seule qu'ils nous deman
dent c'est que nous allions en fou
le les entendre. Pour notre part,
nous avons déjà vu ces messieurs
à l'œuvre et nous pouvons assurer
nos lecteurs que s'ils veulent pas
ser une charmante soirée qu'ils *e
rendent au Market Hall, lors de la
représentation du "Marquis de la
Grenouillèra" et ils regretteront
alors leurs apathie passée, tout en
se promettant bien de ne plus man
quer d'assister à ces séances.
Nous donnerons la date de cette
soirée dans une prochaine édition
Essayez
le savon d'OBEBNÉ
HOSICK.
Il est rapporté que ackson, ex
secrétaire de Biel donnera l'hiver
prochain des lectures touchant la
dernière insurrection du Nord
Ouest dans les principales villes
des Etats-Unis.
Un scandale:
CETTE FOIS, C'EST LA HAUTE CLASSE
QUI EN FAIT LES FRAIS.
C'était un secret connu de tous,
qu'une jeune dame appartenant à
l'élite de la société de Minneapolis,
s'était dernièrement enfuie arec
un commis-voyageur de Chicago,
mais cependant on avait réussi à
bâillonner les journaux et il sem
blait que la chose ne serait pas
rendue publique. Il en aurait sans
doute été ainsi sans l'indiscrétion
de la "Tribune" de Chicago qui
vient de donner les noms des par
ties en cause, et nous fournir quel
ques détails au sujet de cette esca
pade.
Le nom de la femme est Mada
me W. A. Nimocks, dont le mari
était jusqu'à il y a quelques se
maines le propriétaire de "l'Eve
ning Journal," et le héros ou plu
tôt le Boméô est un jeune homme
du nom de F. D. Bobinson de Chi
cago. C'est l'hiver dernier, à un
grand bal donné en cette ville, que
le jeune Bobinson rencontra pour
la première fois madame Nimocks,
qui, soit dit entre parenthèse, est
une femme d'une grande beauté,
e fut un cas d'amour à première
vue—love at first sight—Et depuis
cette époque nos deux amoureux
se rencontraient, paraît-il, un peu
plus souvent que ne l'aurait désiré
M. Nimocks, qui ne voyait pas
sans danger ces entrevues un peu
fréquentes.
Le danger existait évidemment,
car dimanche îe 15 novembre, Ma
dame Nimocks, en l'absence de
son mari, prenait tranquillement
les chars pour se rendre à St-Paul,
où elle descendit au Merchants
Hotel. Jusque là rien de bien
grave. Mais là où le mari com
mence à trouver à redire, c'est que
Madame Nimocks se rendit à la
^chambre où par hasard se trou
vait déjà son M. Bobinson.—Ceci
se passait vers quatre heures de
l'après-midi. Le même soir un
détective de Minneapolis nommé
Hoy, les surprenait dans la même
chambre et revenait auprès du
mari avec des preuves suffisantes
pour permettre à celui-ci de de
mander et obtenir un divorce. Ma
dame Nimockô ne se sentant
pas entièrement innocente offrit à
Hoy de lui remettre tous ses dia
mants valant au moins $800 s'il
voulait se taire, mais sans résultat.
Madame Nimocks, dont le nom
de famille est Mettie Brownell, est
une femme de 30 ans tandis que
son mari en a 50. Elle obtint un
divorce du prédécesseur de M.
Nimocks, en alléguant des mauvais
traitements de la part de son se
cond mari.
Madame Nimocks est mainte
nant à Chicago. La morale de
cette histoire est qu'on ne doit pas
marier une femme 20 ans plus
jeune que soi, et que dans tous les
cas si on commet cette folie on ne
doit pas lui laisser courir les bals
seule..
Le SWEET 16 SOAP 5c. par
barre.
..... MESSES POUR BIEL.
À la Basilique de Québec, di
manche, on a demandé des priè
res pour le repos de l'âme de Louis
Biel. A- St-Boch, M. le curé a
dit, qu'avec la permission de Mgr
l'Archevêque, on ferait la quête
au service qui sera chanté demain,
pour la fa nille Biel.
Au faubourg St-J pan, on a déjà
plus de $300 pour faire chanter un
service aussi pour Biel. sWïè
BOHO DB XJ'OXTBSST
Brotwn.
John Brownfermier pensylvanien
naquit en 1800 à Oorrington, Con
necticut). Ce fut l'un des carac
tères les plus beaux les plus nobles,
les pins braves de la jeime répu
blique .américaine.
Patriote renforcé, défenseur en
vers et contre tout des droits de
l'homme, il s'était inBtitulé le dé
fenseur du grand principe* de l'é
galité.
Il
se mit à .la tête de la lutte
forcenée des abolitionnistes contre
les propriétaires (Fesclaves du sud.
"Pendant trente ans a écrit sa
veuve mon mari a porté le joug
des oppriméB BUR son propre court
son grand coeur a souffert de toutes
les douleurs des esclaves." i
De 1854 jusqu'à sa mort, John
Brown s'est lancé les armes à la
main contre les esclavagistes.
Deux de ses fils périrent à ses
côtés, dans le Kansas et en 1859, il
s'établit dans une ferme à Har
pers Ferry où il appela les nègres
aux armes.
11 avait la foi, il croyait par l'é
nergie régénérer la race nègre, il
croyait à son avenir et à sa force.
Malheureusement, il se trompa,
les esclaves ne répondirent pas à
son appel, et le malheureux patrio
te écœuré dut résister pendant
drux jours aux bandes de Virgi
niens enragés contre lui.
Deux de ses filfe furent tués et
lui-même tomba criblé de blessu
res.
Il fut relevé et emmené sanglant
a Charlottetown qu'il traversa au
milieu des huées de la population.
il comparut devant le tribunal.
Etendu s^un matelas, au mil
lieu du prétoire, sous le regard et
les insultes d'une immonde popula
ce, il soutint sa foi dans la néces
sité de l'abolition.
Il nargua ses assaillants et ses
insulteurs et tint haut et ferme le
drapeau de la foi libérale.
Il fut condamné à mort.
L'Europe s'émut et des meetings
furent tenues, rien n'y fit.
Le 5 Décembre 1859 John Brown
montait sur l'échafaud au millieu
des cris d'une population ivre de
rage.
Triste retour des choses d'ici bas.
Parmi les bôurreaux qui condui
sirent John Brown au gibet se trou
vait Wickes Booth.
Six ans après dans un théâtre de
Washington, Abraham Lincoln
périssait de la main du bourreau
de John Brown.
Quelle leçon
Que feront un jour les bourreaux
de Biel, qui peut garantir la tête
de ceux qui aujourd'hui le mène à
l'échafaud.
Songeons atçcfi du meurtrier de
Lincoln, autrefois bourreau de
John Brown.-
Sic semper tyrannis.
—L'Impartial dé Longueil.
JOHN C. CRAUS & Cie.
214 Avenue Nicollet Minnea
polis.
Importateurs de Champagne de
prix, de Brandy de première qua
lité et de cigares de la Havane.
Cette maison tient aussi un sa
lon au numéro 172, 3ème rue Est
St-Paul.
A une assemblée du club Indé
pendant du 1er quartier, tenue le
dimanche 22 novembre les résolu
tions suivantes ont été adoptées
unaniment.
Préposé par MM. E. J. L'Hé
rault, Thomas L. Laliberté, T.
Bivières, appuyé par MM. Desene
ville Augers, Brault et autres il
été résolu comme suit:
Que dang la condamnation de
Biel et la mise en liberté de son
secrétaire Jackson, nous avons la
preuve la plus évidente que le jury
exclusivement anglais ainsi que le
juge Bichardson ont mis tout sen
timent de justice de côté, pour n'é
coûter que leur fanatisme et leur
haine de ,1a nation canadienne
française
Que nous protestons de toutes
nos forces contre l'acte arbitraire
et tyrannique dont le gouverne
ment canadien vient de se rendre
responsable en permettant l'exécu
tion de Biel et cela contre les usa
ges aujourd'hui admis chez les
peuples civilisés
Que nons flétrissons la conduite
des ministres canadiens français
qui ont sanctionné un tel forfait,
du nom de lâches et de traîtres à
leur nationalité
Que notré admiration et nos fé
licitations sont acquises aux dépu
tés canadiens-français qui ont eu
le courage dô protester contre l'ini
quité qui allait se commettre en
dégageant leur responsabilité du
sang innocent qui a été versé
Que la famille Biel a toutes nos
sympathies^" dans le terrible mal
heur qui tiënt de la frapper, en
perdant son^éhef mort victime de
son patrioiîinef1- &
E. J. L'HÉRAULT, président.
Demandez le savon pour blan
chissage.
Helena, Ark, 30.—Les citoyens
furent éveillés de bonne heure hier
matin, parce que plusieurs cro
yaient être un orage de pluie. Ils
découvrirent bientôt que l'air était
rempli de ^sauterelles. Ceux qui
ont déjà vu les ravages causés par
ces insectes disent qu'ils n'en ont
pas vu un aussi grand nombre de
puis dix ans. Elles se dirigeaient
de l'Est à l'Ouest. On les jetaient
des trottoirs dans la rue avec des
pelles..
r^^g^^apspsi'î^
r-''^*.*^ ?j**Ç
COBRESPONDANCE.
Les Canadiens-français de
luth et Louis Biel.
bureau
Considérant que les Métis
avaient de nombreux griefs contre
le gouvernement, griefs reconnus
par celui-ci, qui y a fait droit de
puis
Considérant que Louis Biel
avait été recommandé à la clémen
ce de la Cour
Considérant que le général Mid
dleton avait traité Louis Biel com
me belligérant
Considérant que Sir Hector Lan
gevin, Sir A. Caron et l'honorable
J. A. Chaplenu, membres du Cabi
net Sir John McDonald, ont pré
féré, avec pusillanimité servir les
fins iniques de l'orangismef plutôt
que les droits sacrés de leurs com
patriotes, qui leur avaient été con
fiés
Considérant que la peine de
mort, pour offense politique, est
maintenant abolie chez les nations
civilisées
En conséquence, cette assemblée
condamne l'exécution de Louis
Biel, défenseur d'une noble cause
et la regarde comme un outrage
barbare fait aux principes les plus
sacrés de la justice. Elle condam
ne aussi la faiblesse des ministres
ci-haut nommés en face d3 l'oran
gisme, ce grand disturbateur de
toute paix, le grand ennemi de
toute autorité dûment constituée.
Cette assemblée voit avec bonheur
l'attitude énergique de la popula
tion canadienne-française et aussi
la noble défense de nos droits par
certain» journaux, tant du Canada
que des Etats-Unis.
Les Canadiens français de Du
luth osent prier leurs frères du
Canada de vouloir bien s'unir et
seconder les efforts de leurs dépu
tée, de leur Presse et de tousles
vrais patriotes.—Adopté unanime
ment
Proposé par M. Léon Comeau,
secondé par M. Laurin qu'une
messe de Bequiem soit chantée
pour le repos de l'âme du patriote,
Louis Biel.—Adopté unanimement.
Un comité, composé de MM.
Cléophas Tremblay, Louis Benja
min, A. Wigdahl, Léon Ce
meau, I. Bonneville, Arthur Mar
ceau et H. Hébert, est nommé pour
collecter l'orgent nécessaire pour
cette démonstration funèbre et
aussi s'entendre avec M. le Curé
P. B. Champagne, de l'église St
Jean Baptiste de Duluth. sur l'heu
ro et le jour de sa célébration
Adopté unanimement.
Après quelques remarques par
divers assistants, la séance est le
vée.
j":
Bu-
DULUTH, MINN., 24 IFAV., 1885.
Le 24 novembre, à 8 heuresP.
M., des Canadiens-français se réu
nissaient au
du Dr L. M.
Brunet et passaient des résolutions
à propos du meurtre du patriote,
Louis Biel, meuetre lâchement
commis par le Cabinet de Sir John
McDonald, le 16 novembre, 1885, à
Bégina, T. N. O.
M. le Dr Brunet fut unanime
ment élu président et M. P. C.
Ouellette, secrétaire.
Le président, en prenant le fau
teuil, expliqua le but de l'assem
blée. Après quoi, MM. Arthur
Marceau, Cléophas Tremblay pro
posèrent et MM. A. H. Wigdahl et
Levi Forest secondèrent la mo
tion suivante:
Considérant que le fanatisme le
plus ignoble a été déployé avant,
pendant et après le procès de
Louis Biel
P. C. OUELLETTE
Secrétaire.
DES ENGBAIS.
Les engrais sont la base de tou
te culture ce Sont eux qui fécon
dent le sol et le rendent apte à pro
duire des récoltes le cultivateur
ne doit donc rien négliger pour se
les procurer en quantité suffisante.
Toutes les substances organiques
à l'état de purification ou de dé
composition contiennent les élé
ments nécessaires à la reproduc
tion des végétaux, et peuvent être
con/ertis en engrais. Celles qu'on
emploie le plus souvent à cet usa
ge forment quatre catégories, sa
voir: les engrais végétaux, les en
grais animaux, les engrais mixtes
et les engrais minéraux.
Sans engrais pas de culture pos
sible, qu'elle soit grande ou petite.
La nature le met à notre disposi
tion et il n'y a pas de ferme où
l'on ne puisse en fabriquer des
quantités considérables, pourvu
qu'on s'en donne la peine. Le
tout est de savoir et de vouloir les
recueillir, et quand on les a
cueillies de les bien aménager.
re-
Toutes les matières dont les dé
bris peùvent fournir des sucs aux
végétaux sont des engrais. Or
toutes 1ÎB substances animales et
végétales sont dans ce cas. Analy
sez chimiquement un animal et un
végétal,"Tous y trouverez sonstam
ment du carbone, de l'hydrogène,
de l'azote, de l'oigène dans des
proportions infiniment variées,
plus des sels minéraux et des prin
cipes spéciaux à chaque espèce,
On doit donc utiliser comme en
grais toutes les matières végétales
et animales. Un cultivateur intel
igent n'en laisse jamais perdre.
—La Presse de Fartihqm.
A Ste-Marthe, Canada, des
adultes au nombre de deux_ mille
ont signé la tempérance'^totale
ur un an. Noble exemple qui
evrait être suivi! ii-
GOODFELLCW.
NOUS AYONS BECU LA SEMAINE DEBNIEBE PLUS DE
1,500
Magnifiques manteaux Seal Plush sacques et les célébré Newmarkets
pour Dames et Enfants.
Notre assortiment actuel de ces différentes espèces de manteaux
est sans contredit le meilleur qui puisse se rencontrer tant pour la
beauté et la perfection du fini.
L'immense variété de notre assortiment et le bas prix pour lequel
on peut acheter ues vêtements en rendent l'achat accessible à toutes
les bourses.
f-'
Sacques en marthe d'Alaska, New
markets et Manteaux.
Coiffures en Loutres pour Dames et Messieurs.
Loutre, Castor et différentes especes de
fourrure-
Nous invitons les acheteurs à nous rendent une visite et venir se
convaincront par eux mêmes qu'ils peuvent se procurer toutes ces
différentes espèces de Manteaux de $25 à $75 meilleur marché qu'ail
leurs.
Noua attirons l'attention toute spéciale des acheteurs sur nos
départements de fourrures et de garnitures pour robes.
Ils sont au plus grand complet, et surtout à des prix excessive
ment bas.
Nous continuons toujours à offrir d'excellentes soies, noires et
de couleur.
Nos étoffes pour robes, nous les vendons à grande réduction.
Nous désirons attirer de nouveau l'attention du public sur notre
assortiment de couvertures en laine.
Nos flannelles, une spécialité.
Nous offrons à d'«normes réductions tout notre assortiment de
vêtements de dessous.
Le fait est que toutes nos marchandises sont vendues à des prix
excessivement bas.
Nous prions les dames de vouloir bien faire leurs achats le matin
et éviter la foule dans l'après midi.
IL 8. GOODFELLOW & Co.
PAUL H. ROY, commis canadien.
NO. 247 ET 249 NICOLLET AVENUE.
MARIAGE.
Jeudi dernier le 26 courant à
l'église Notre Dame de Lourdes,
le Bevd Père Dagnault bénissait
l'union solennelle de Demoiselle
Louise Florant de Minneapolis à
M. Amédée Dupras de St Paul.
La partie musicale avait été con
fiée au chœur de l'église de Notre
Dame de Lourdes, sous la direction
de Madame F. Pariseau et de Ma
demoiselle Biais.
La revd Père Dagnault fit une
touchante allocution sur les devoirs
sacrés des époux, et sur la divinité
du sacrement qui venait de les
unir.
Après la messe les nouveaux
mariés et leurs amis se rendirent
chez M. Florant, où un magnifique
dé jeûner fut servi.
Le Bevd Père Dagnault prési
dait à la table, et après que l'on eut
fait justice aux mets les plus suc
culente, il proposa la santé de nou
veaux mariés, à laquelle M. Du
fresne fut appelé à repondre.
A une heure et demie les invi
tés accompagnèrent les mariés
chez
.VI.
Génois, le propriétaire de
l'hôtel Quebec, a St Paul, qui fit
les honneurs de sa maison
avec toute l'amabilité qu'on lui
connaît.
Au souper MM. Dufresne et H.
Moquin, adressent de nouveau les
convives, souhaitant un heureux
vogage et un prompt retour aux
mariés qui prenaient le soir même
le chemin du Canada où ils vont
passer quelque temps chez leurs
amis.
Nous avons eu hier à nos bu
reaux la visite de notre estimable
ami, M. Joseph H. Hamel, mar
chand de Lenz.
Nous aimerions à voir nos socié
tés nationales suivre l'exemple des
sociétés de Montréal et de Québec,
qui prélèvent actuellement des
souscriptions pour venir en aide
à la famille de Louis Biel.
Henri IY après s'être entretenu
avec un vigneron, sans en être con
nu, finit son entretien par lui de
mander combien il gagnait par
jour.—"Quarante sols (sous)
"Que fais-tu de cet argent?"-—Qua
tre parts."—"Et, comment les dis
irses-tu ces quatre parts?"—"De
première je me nourris avec la
seconde je paie mes dettes je pla
ce la troisième et la quatrième, je
la jette dans l'eau."--"Ceci est une
énigme pour moi."—"Je vais vous
l'expliquer. Vous entendez que je
commence par me nourrir du quart
de mon gain. Un autre quart sert
à nourrir mon père et ma mère qui
m'ont nourri. Le troisième quart
est employé à élever mes enfants
qui me nourriront un joui à leur
tour. La dernière part est pour
mon roi, qui n'en touohe rien ou
presque rien: elle est donc perdue
pour lui et pour moi." s
Au milieu de la grande crise de
a guerre de sept ans, un des sol
dats de Frédéric II déserte il est
pris et on le lui amène. '"Pour
~uoi m'as-tu quitté?" lui demande
rédéric.—"Ma foi, sire," répond
e déserteur, "vos affaires sont si
mauvaises que j'ai pensé qu'il fal
lait les abandonner."—"Eh bien,
xeste encore jusqu'à demain (c'é
tait le jour d'une bataille, et si
e les ne sont pas meilleures, nous
déserterons ensemble."
Deux jésuites demandaient à J.
J. Bousseau le secret dont il se
servait pour écrire sur toutes les
matières avec tant de chaleur. J'en
ai un, mes pères, et je suis fâché
qu'il ne soit pas à l'usage de votre
société: c'est de ne dire jamais
que ce que je pense."
Tuee par un os de poulet.
Les médecins de Boston se sont
beaucoup occupés ces jourf-ci d'u
ne mort étrange ,qui s'est produite
dans eette ville. Une jeune dame,
en mangeant dernièrement de la
fricassée de poulet, avait avalé un
fragment d'os qui s'est d'abord lo
gé a l'entrée de l'estomac et lui a
causé une douleur cuisante. Elle
s'est alors décidée à faire venir un
médecin qui lui a ordonné de man
ger tout bonnement de la croûte
de pain pour faire descendre l'os.
Le résultat ne s'est pas fait at
tendre, l'os a été entraîné dans l'es
tomac mais la dame continuait à
se plaindre d'une vive douleur
qu'elle ressentait à l'intérieur. Le
médecin, appelé de nouveau, a ex
pliqué à sa cliente que sa douleur
devait provenir de la déchirure
faite dans l'œsophage par l'os avant
d'arriver à l'estomac et il est parti
en lui promettant qu'elle serait
guérie dans quelques jours. Mal
gré la savante explication donnée
par l'ingénieux disciple d'Escula
pe, la pauvre femme ressentait tou
jours de cuisantes douleurs et fina
lement elle est morte après une
terrible agonie. L'autopsie a dé
montré que l'os qu'elle avait avalé,
pointu, comme une aiguille, était
descendu dans les intestins, les
avait déchirés et avait perforé une
artère, provoquant ainsi une hé
morhagie intern? qui a amené la
mort.
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