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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, December 09, 1885, Image 1

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VOLUME III,
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feuilletai!.
NÉLIDA
-ou-
Les guerres canadiennes
1812-1814.
vn
LÉS CAPTIFS
(SUITE ET FIN.)
Ulémas, bondissant comme un
cerf, cherchait une issue par la
quelle il pût s'échapper. Arrivé à
l'une des extrémités de la clairière,
il y aperçut tout à coup un groupe
d'ennemis qui l'attendaient au pas
sage. Se rejetant en arrière, il
traversa un des feux èt s'élança
vers l'extrémité opposée mais les
plus vieux des Iroquois levaient
déjà leurs tomahawks pour le frap
per. Il se rejeta dans la mêlée
dont le désordre lui présentait plus
de chances de salut Armes, mas
sues, couteaux sont de toutes parts
dirigés contre lui par la multitude
furieuse que la rage égarait. Les
cris perçants des femmes, les féro
ces hurlements des guerriers re
tentissaient autour du fuyard mais
toujours celui-oi échappait à ses
ennemis par des bonds qui dépas
saient la force et l'activité humai
nes.
Cerné dans tous les sens, il sem
bla faire un effort désespéré pour
atteindre le bois, fendit l'air com
me un trait, renversa sa sœur dans
son élan, en lui disant: "Fais la
morte, et, à la faveur du désordre,
glisse toi vers la forêt!" Puis il
continua sa course furieuse, ren
versant tout dans son impétuosité
et finit par atteindre le poteau
peint qui était placé devant la por
te de la oabane principale et dont
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-J ,-r t'i-
ifo WêU
i#î'
ii ./î'
le simple contact le rendait désor
mais sacré et inviolablé jusqu'au
moment où le conseil entier de la
tribu convoqué pour prononcer sur
son sort, aurait rendu une décision
de mort. Hors d'haleine, respi
rant péniblement, Ulémas entou
rait d'un bras le poteau protecteur,
"sans laisser échapper le moindre
signe de terreur ou de faiblesse,
bien que la sentence qui l'atten
dait ne ^fût pas difficile & prévoir,
s'il fallait en jugei parles senti
ments de la multitude. Il sem
blait, au contraire, rayonner d'une
joie sereine, promenait un regard
ardent sur la foule, souriait d'un
air triomphant, quoique personne
ne pût se rendre compte d'un pa
reil changement dans un jeune
homme qui paraissait n'avoir eu
d'autre but que celui d'éviter la
mort. C'est qu'Ulémas, parmi
cette foule,'n'apercevait plus sa
sœur elle avait disparu.
Cependant les femmes désap
pointées de voir leur victime leur
échapper, épuisaient sur lui tous
les termes les plus injurieux de
leur langue. Elles le raillaient de
ses tentatives d'évasion elles lui
disaient que ses pieds valaient
mieux que ses mains, qu'il était
digne d'avoir des ailes, mais qu'il
ne savait se servir ni d'un arc, ni
d'un couteau.
Le prisonnier ne répondait à ces
injures que par son attitude-pleine
de hauteur et de mépris. Plus
croissait l'outrage, plus il semblait
s'élever en fierté, en héroïque con
tenance. Exaspérés par ce main
tien dédaigneux, les sauvages firent
succéder des cris perçants à leurs
murmures confus et inintelligibles.
La vieille femme qui avait allumé
les feux, s'avançant alors jusqu'en
face du vaincu, se campa devant
lui, sale, ridée, couverte à peine de
haillons et faisant claquer ses
doigts en étendant vers lui son
bras décharné, elle s'écria: "Fils
d'Oskouï, tu proviens d'une nation
de femmes nos filles te feront des
jupons nous te trouverons un
man." Cette saillie fut accueillie
avec un éclat de rire sauvage, dans
lequel la voix douce et musicale
des jeunes femmes se mêlait étran
gement aux glapissements des plus
vieilles. Mais l'étranger bravait
toutes les insultes comme s'il ne
les eût pas entendues il avait l'air
de se croire seul, défiait tous les
outrages par la noblesse de son
maintien plein d'une fierté majes
tueuse, et lançait des regards de
superbe défi aux guerriers qui res
taient à l'écart, muets et sombres
spèctateurs de cette scène. La
vieille, que cette conduite exaspé
rait, se mit les mains sur les han
ches et vomit de nouvelles insultes
avec tant d'emportement que l'é
cume lui en venait & la bouche
mais le prisonnier dem'eura iné
branlable. Un jeune guerrier vint
alors à l'aide de la noire et hideuse
virago, agita son tomahawk au
dessus de la tête d'Ulémas avec
des gestes furieux, mais celui-ci se
contenta d'abaisser sur l'adolescent
un regard de pitié qui le couvrit
de confusion.
Un cri subit vint mettre fin à
toutes ces provocations "La pri
sonnière la prisonnière qu'on
l'attache près de lui au poteau et
qu'ils meurent ensemble La fou
le exaspérée répète aussitôt "La
prisonnière On cherche autour
du poteau, mais on ne découvre
rien. Alléwémi, obligé de prési
der le conseil qui venait de se réu
nir, entend répéter oesmots: "Elle
a disparuIl accourt sur les lieux,
examine tout, ne découvre rien.
Une agitation nouvelle fait aussi
fluctuer cette masse impressionna
ble. On se répand dans tous les
sens on interroge* les moindres
plis du terrain toutes les recher
ches sont vaines: Néiida a dispa
ru^ L'œil en feu, la bouche écu
mante, le corps frémissant, Allé
wémi revient envers le prisonnier
et le voit sourire d'un air de triom
phe insultant.
—Où est ta sœur? hurle-t-il avec
emportement
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—N'ai-je pas dit au puissant
chef Iroquois que fils d'Oskouï
saurait mourir, mais que lui n'é
pouserait jarbais sa sœur?
—Meurs donc! s'écria Alléwémi
exaspéré, car tu n'es qu'un chien
et tu ne vaux pas le bûcher
En disant ces mots, le chef Iro
quois grinça des dents de fureur et
brandissant son tomahawk, il le
lança violemment sur Ulémas en
le visant au front. Le jeune hom
me impassible se baissa et la hache
homicide alla s'enforcer dans le po
teau où elle resta suspendue. Se
redressant alors, le mépris au lè
vres, Ulémas lui dit en souriant:
—Je savais qu'Alléwémi, le
meurtrier d'Okouï, ne pouvait avoir
tué le plus vaillant des guerriers
que par l'assassinat.
—Tu mens s'écria l'Iroquois
ivre de fureur.
—Le lâche seul peut mentir
Alléwémi vient de prouver qu'il
n'était qu'un lâche.
Alléwémi, arrivé au dernier de
gré de la fureur, tira son couteau
et courut vers Ulémas pour l'en
frapper au cœur mais d'un bond
le jeune homme se jeta sur son en
nemi, lui saisit le poing, le força
à lâcher l'arme qu'il tenait à la
main et saisissant le sauvage à
bras-le-corps, commença une lutte
acharnée. La foule des Iroquois
accourut aussitôt, mais à l'aspect
de ce combat, pas un ne crut de
voir intervenir et tous se bornèrent
à demeurer spectateurs de cette
lutte formidable. Le silence s'é
tait fait autour des deux joûteurs.
Ulémas, calme, souriant, impassi
ble, brave comme un héros, profi
tait de toutes les fautes de son
ennemi qu'il épuisait par son im
mobilité. Celui-ci, soufflant, écu
mant, rugissant, faisait d'incroya
bles efforts pour renverser son ad
versaire, mais ne réussissait qu'à
s'épuiser inutilement. La honte
de pouvoir être vaincu commençait
à colorer son front et redoublait sa
rage.
La sueur découlait à grosses
gouttes de tous ses membres, brouil
lant les figures peintes sur son vi
sage et sur sa poitrine, et lui don
nant un aspect horrible à voir. Les
vieillards admiraient la vaillance
du jeune chef et les femmes ne
songeaient plus à l'çutrager. "Le
jeune renard nous a jouées, di
saient les unes avec dépit il ne
s'est enfui que pour nous enlever
sa sœur. Qu'il est beau! disaient
les autres quels muscles d'acier,
quel poignet de fer, quel jarret de
roc!" Les anciens s'éionnaient que
le jeune buffle pût si longtemps
soutenir une pareille lutte contre
leur chef le plus redouté, le plus
terrible. Ce fut bien pis encore,
lorsqu'Ulémas sentant son adver
saire épuisé en vains efforts s'ani
ma à son tour, fit craquer les mem
bres de son rival dans ses étreintes
meurtrières, le plia sur lui-même
comme un roseau et tout à coup,
l'enlevant de terre avec une force
surhumaine, le jeta sur le sol, lui
plaça un genou sur la poitrine,
tordit autour de sa main la touffe
de cheveux qui surmontait son crâ
ne, et chercha son couteau pour le
scalper mais le prisonnier n'en
portait point à sa ceinture.
—Iroquois1! ce lâche m'appar
tient s'écria-t-il, l'assassin de mon
père doit périr de mes mains.
Tous les vieillards avaient pous
sé une exclamation de douleur en
voyant tomber leur redoutable
chef. Ils cachèient leurs têtes
dans leurs mains et ne répondirent
point
Un jeune guerrier, sur un signe
d'Alléwémi, s'avança alors pour
frapper en traître le vaillant Ulé
mas. Mais au moment cù il le
vait le fatal coutelas au-dessus de
la tête du vainqueur, un sifflement
aigu, aussitôt suivi de la détona
tion d'un rifle, se fit entendre et
l'assassin roula foudroyé au côté
d'Ulémas. Celui-ci, étonné de ce
coup de feu imprévu, sentit Allé
mémi se dérober sous lui et lui
(La suite sur la $vutri6»e pege..


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