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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, December 16, 1885, Image 1

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Narzim était un enfant pieux,
rempli de tendresse et d'obéissance
pour sa mère Missour, pauvre veu
ve qui habitait avec lui une chau
mière aux environs de la puissante
Dehli près d'eux vivait aussi la
jeune Elima^ fille dç la sœur de
Missour. Elima avait de grands
yeux noirs, un doux regard et un
doux sourire. Narzim lui disait
quelquefois Elima, tu seras ma
femme, et nous ne quitterons pas
Missour quand sa vue qui s'affai
blit chaque jour sera tout-à-fait
éteinte, nous la conduirons sous
les palmiers, tu chanteras, et le
plaisir de t'entendre lui fera ou
blier quelques instants qu'elle au
ra cessé de voir: je serai fort alors,
je cultiverai notre champ de riz, et
la douce voix i'Elima rendra.qaon
travail plus facile." Elima sou
riait et se réjouissait de ne jamais
quitter Missoua.
Leur union était leur seul bon
heur. Des brigands avaient tué le
mari de. Missour et ravagé son
champ, et depuis' ce temps Mis
sour n'avait pu cultiver qu'une
petite partie de ce champ, à peine
suffisante pour la subsistance de sa
famille. Souvent le souvenir de la
mort de son mari, de ses derniers
regards et de ses dernières paroles,
la jetait dans des angoisses inex
primables. Dans les moments où
elle était accablée de fatigue, la
misère aigrisait son cœur eÇ prête
à murmurer contre l'auteur de son
être de son être, elle disait: "Bra
ma nous a-t-il donc créés pour nous
rendre malheureux Alors elle
versait des torrents de larmes
amères, Narzim et Elima la voy
aient pleurer et pleuraient aussi:
sans comprendre toute sa douleur,
ils la sentaient, elle les environ
nait comme d'un sombre nuage qui
plongeait leurs coéûrç dans l'abat
tement et dans la tristesse alors
leurs jeux étaient suspendais, leur
voix môme expirait sur leurs. lè»
vres, car elle n'-aurait pu proférer
quë des paroles chagrines. Elima
a'oseii plus sourire, Nam» de­
meurait immobile, et en môme
temps la vivacité de son âge, qui
bouillonnait au-dedans de lui,^l'ir
ritait contre la tristesse dont il se
sentait accablé, et il répétait à
Brama, comme il l'avait entendu,
dire à Missour: "Pourquoi nous
as-tu créés pour nous rendre mal
heureux?".
On soir il s'endormit'dans ces
tristes et coupables pensées à pei
ne le, sommeil: eut-il fermé ses
yèux qu'un baume -bienfaisant
sembla couler dans ses veines
calmer l'agitation de 'son âme.
ÏJne figure céleste lui apparut.
C'était celle d'un beau jeune hom
me, ses yeux étaient doux comme
ceux d'Eiima, et ses cheveux noirs
tombaient en boucles autour de
son cou comme ceux de Narzim.
Des ailes blanches et brillantes le
soutenaient dans l'air, où son corps
souple et léger semblait flotter
comme les plis de ses vêtements
Narzim reconnut un de ces anges
(en Orient ces anges sont nômmés
Deptaf chargé d'exécuter les or
dres du grand' Brama.
"Narzim," lui dit l'ange avec un
accent si doux qu'on y apercevait à
peine le reproche "tu te crois donc
créé pour être -malheureux?"
^Puissant Depta," répondit Nar
zim, "depuis que je suis né, le
malheur s'est attaché à tous mes
moments sans l'affection de Mis
sour et d'Eiima je ne connaîtrais
pas de bonheur sur la terre, et ce
bonheur est encore empoisonné
par leurs peines."
"Narzim," reprit l'ange, "Bra
ma veut te faire connaître le bon
heur: mais telle est la conduite des
mortels, qu'ils ne peuvent l'obte
nir sans quelques sacrifices le
grand Brama les rendra pour toi
aussi légers qu'il sera possible, il
ne te demande que de renoncer à
l'un des biens que tu possèdes et
à la réserve de cet unique bien,
tout ce qui est bonheur sur la terre
t'appartiendra: viens, tu vas con
naître les richesses et les plaisirs."
A ces mots il le prend entre ses
bras et l'enlève dans les airs, du
moins le parut-il ainsi à Narzim
dans son rêve. Il lui sembla aussi
qu'en s'eloignant de la terre il se
sentait dédiirer le cœur, et qu|il
faisait retentir l'air de ses cris.
"Rendez-moi", disait-il, "à Mis
sour et à' Elima, que vont-elles
penser de mon absence? que vont
elles devenir?"
Le bonheur de les voir," dit le
génie, "est ce que .t^
:^ow
sacrifier
pour toujours." ÉiffilfeSIlIl
Sans elles," reprit Nafzim, "où
serait pour moi le bonheur? les
plaisirs, les richessas ne seraient
plus qu'un supplice."
"Tu vas les oublier/' dit l'ange
un eouffle va détruire en toi jus
qu'à la moindre trace, de leur sou
venir." .'P'-. O
v-
Arrête î'.' s'écrie Narzim en dé.
tournant son visage, où il croit dé
jà sentir le souffle.glacé qui doit
détruire en lui toute sa tendresse
pouf les objets île son affection
"arrête! souffrir avec elles vaut
mieux encore que de les quitter et
de les oublier."
A ces mots l'ange ouvrit les bras,
et Narzim crut se sentir descendre
doucement vers la terre. Tu as
refusé le bonheur au prix où il t'é
tait permis de le posséder," dit
î'ange en s'en volant "mais Brama
est bon, quand tu ne pourras plus
supporter te malheur, appelle-moi,
je serai toujours prêt à te„ secou
"V-v-y-i
rir.
Il disparut alors Narzim crut
voir dans son rêve les années pas
ser rapidement devant lui: il lui
sembla qu'il était arrivé à l'âge
et qu'il avait acquis un ami. Cet
ami lui avait dit: Nous habite
rons la même chaumière» Missour
sera ma mère, Elima sera ma sœur,
nous cultiverons ensemble le champ
de riz, et le travail de nos mains
rendra letir. subsistance plus abon
dante." Il lui sembla ensuite
qu'un jour qu'il était allé à la ville
de Dehli vendre un peu de riz du
superflu ie leur récolte, en reve
nant il ne trouva plus ni son ami,
ni Elima. Miesour mourante de
douleur lui apprit qu'il l'avait em
menée de force, aidé de deux hom
mes aussi méchants que lui qu'E
lima n'avait cessé aappëler son
cher Narzim à sûn secours que
longtemps elle avait entendu ses
cris que pour, elle, accablée de la
perte d'Eiima et des mauvais trai
tements qu'elle avaijj reçus pour la
défendre, elle sentait bien qu'elle
allait mourir. Missour expira en
effet peu de temps après avoir pro
noncé ces paroles. Tel était du
moins le rêve de Narzim.
Il tomba dans le plus sombre dé
sespoîrl^'J^ai refusé çoux elles",
dit-il, "plaisirs et les richesses, et
voilà que je les ai perdues toutes
les deux!"
"Viens donc," lui dit l'ange en
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'le sacrifice sera cette foisff
ien léger le faible espoir de re-^'
trouver Elima, tout ce que Brama~3
te demande d'abandonner en éch an-f
ge des délices dont il.va te com
bler."
"Cet espoir peut-il donc me res-
ter encore?" s'écija vivement Nar
zim.
"Brama," (fît l'ange, "ne m'a
point ordonné de te l'ôter, mais je^r
ne puis rien pour te rendre Elima.|jT
"puissant Depta, je cours cher-^
cher Elima par le avouée entier
l'espoir que tu me laisses est un
bien que je ne puis changer contre^*
aucun autre." s
"Ya, et quand éu seras encore^
plus malheureux, appelle-moi, Bra
ma m'a ordonné de ne te jamais
refuser mon secours."
Narziin vendit son petit héritage
et partit, cherchant partout les._
traces d'Eiima, quelquefois se cro
yant au moment de la trouver, quel
quefois désespérant de jamais l'at
teindre. Souvent tout près de suc
comber à sa douleur, À la fatigue,
à la faim, jamais il ne fut tenté
d'aspeler le Depta, qui lui aurait
demandé de renoncer à l'espoir de
retrouver Elima.
Il lui sembla dans son rêve,
qu'un soir il était tombé à la porte
d'une grande ville et que, ne pou
vant plus résister à ses maux, il at
tendait la mort et ne désirait plus
de vivre. L'ange s'offrit à ses yeux,
environné d'une grande lumière.
"Narzira," lui dit-il, "tu peux vi
vre, tu peux renaître à la joie, à la
santé, Elima pourrait même t'être
rendue écoute seulement cet hom
me, et apprends de lui quei sacri
fice Brama te demande pour tant
de biens."
Narzim se retourna, et à la clar
té qui émanait du corps de l'ange,
il vit près de lui un homme vêtu,
mais pâle, tremblant, les regards
sombres et effrayés.
"Ecoute," lui dit cet homme avec
précipitation: "un crime honteux
vient d'être commis, j'en suis l'au
teur on m'a découvert, on me
poursuit, on est près de m'attein
dre la conviction à laquelle je ne
puis échapper me privéra dë mon
honneur, de mes richesses toi,
pauvre infortuné, tu n'as rien à
perdre, une punition légère, mais
infamante, sera le seul châtiment
que tu puisses avoir à craindre
prends cet habit qu'on va recon
noitre, donne-moi le tien, déclare-.
toi le coupable, et tu jouiras le res*
te de ta vie d'une aisance que t'as
sure le besoin que j'aurai de t'en
gager à garder mon secret" Nar
zim ne répondit rien. "Hâte-toi,
les moments sont précieux: peux
tu hésiter, misérable créature qui
n'a pas-deux heures à respirer l'air
des vivans, peux-tu tenir à leur.es
timer
"Laisse-moi mourir," dit Nar
zim, inconnu aux hommes, je ne
prétends pas à leur estime, mais
j»ne pourrais vivre avec leur mé
pris." «j
L'ange avait disparu, et l'obscu
rité environnait de nouveau Nar
zim, le coupable était toujours
près de lui, et cherchait à le forcer
à l'échange qui devait charger Nar
zim de l'apparence de son crime
mais la présence de l'ange avait
rendu au fils de Missour toutes* ses
forces: il se défendait les yeux vi
gilans qui avaient épié le crime
avaient percé la nuit jusqu'au lieu
où s'était réfugié le criminel Tl est
saisi: Narzim, délivré et rendu à
la misère, ne regrette point l'op
probre qui l'eût enrichi.
Cependant ses idées se sont con
fondues, comme il anlve souvent
durant le sommeii et sans qu'il
ait pu suivre le fil'de sesdeâtinées,
il se trouve plongé dans de nou
veaux et de plus grands malheurs:
accusé d'un meurtre qu'il n'a pas
commis, il. est plongé dans un ca
chot, et prêt à subir son supplice
muet, accablé du plus sombre dé
sespoir, il voit paraître l'ange.
"Que viens-tu me demander?"
lui dit-il "quel sacrifice puis-je
offrir à Drama? il ne mie reste plus
rien à perdre qui puisse payer le
bonheur qu'il voudroit m'offrir."
5*S
'ë-
N
Le messager céleste, sans lui re
pondre, le regardait d'un air in
quiet et attendri.
"Tu te trompes," lui dit une voix i
qu'il crut entendre comme si elle
partait du fond de sa pensée sans
frapper ses oreilles, "il te reste en-
core à faire un sacrifice qui peut
te sauver. -Vais dormir près de
toi cet homme jadis puissant s'il
dort, c'est que l'accablement a sus
pendu Bes facultés: il a attenté
la vie de son -souverain, rien ne
peut le sauver, ni sa puissance pas
sée, ni son or, ni ses pierreries,
dont il s'est entouré jusque dara
sa prison rien ne saurait séduire,
en sa faveur, des gardiens «qti
payeraient de leur vie un instant
de faiblesse bu même de négligée*
(Jba suite sur la quatrième page.
-V

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