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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, December 16, 1885, Image 2

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J^lù» tf* r^n^si.
MINNEAPOLIS, 16 DEOEMBRE, 1885.
A. E. CARRIER REDACTEUR.
MINNEAPOLIS.
L'ECHO
DÉ L'OUFST
n'est pas
Extraits du message
dent.
respon-
ponssble des idées et ©pinions émises par
ses correspondants.
du presi-
Washington—Au cours de Bon
message annuel adressé au congrès,
le président dés Etats-Unis men
tionne en termes émus la mort du
vice-président
cite le peuple américain des rela
tions amicales qui existent entre
les Etats-Unis et les nations étran
gères.
En ce qui touche la question de
la nomination de M. Kelley au pos
te de chargé d'affaires près le
gou­,,mier
vernement autrichien, le gouverne
ment autrichien, le. président dit
qu'il n'a pu se rendra à la deman
da du gouvernement autrichien
qui voulait que M. Kelley fut rap
pleé. En rappelant cet employé,
le président aurait cru manquer à
son serment d'office. M. Kelley ^a
résigné et depuis la position n'a
pas été remplie.
.L'harmonie
qui existait entre la
Chine et les Etats-Unis a été' dé
truite par les dernières attaques
faites contre les sujets" du Céleste
Empire. Le président admet que
la législation concernant les Chi
nois est loin d'être satisfaisante e*
que les émeutes récentes sont dues
à des préjugés de r£ces qui
ont cours dans une grande partie
des Etats-Unis et qui mettent la
paix en danger, aussi bien qu'ils
menacent de devenir une source de
difficultés avec la £)hine.
Il n'y a pas l'ombre d'un doute
que c'est le droit de tout gouverne
ment de régler l'immigration dans
le pays de races qui soit de nature
à devenir la cause de troubles sé
rieux. Le Canada en offre une
preuve frappante et dans ce pays
l'immigration chinoise est contrô
lée par des lois plus sévères que
celles des Etats-Unis.
Prenant en considération le fait
qu'une réduction dans les droits
de douanes est possible, reste la
question de savoir sur quelles mar
chandises doit se faire cette réduc
tion, afin dt favoriser les citoyens
américains. Je suis d'opinion que
cette réduction devra être faite sur
les articles de première nécessité
que nous importons. Cela aura
pour effet de réduire les dépenses
forcément
faites par les ouvriers
et autres citoyens.
La prospérité est là, hésitant sur
le pas de notre porte, cela est dû
au fait que la capital est timide et
qu'il hésite à se lancer dans nos
industries. En conséquence les
ouvriers manquent d'ouvrage et
grand nombre de nos concitoyens
qui méritent que l'on s'occupe
d'eux, sont dans la gêne.
Un bon vouloir maeifeste a exis
té entre les Etats-Unis et la Gran
de-Bretagne durant l'année qui
vient de finir. Référant aux clau
ses qui existaient entre l'Angle
terre et les- Etats-Unis et qui a
pris fin le 1er juillet dernier, l'a
brogation de ce traité n a pas eu
lieu, vu que cela aurait été con
traire aux intérêts des pêcheurs
amérains qui exercent leur profes
sion dans les eaux britanniques.
Il est heureux de pouvoir annon
cer qu'aucune interruption dans le
traité n'aurait lieu avant qué la
saison de la pêche soit terminée.
Dans les intérêts de bon voisina
ge et de relations commerciales fa
vorables, il est de plus haute im
portance que cette question soit
traitée de manière à ne pas nuire
aux intérêts des parties intéressés.
Cfette question est de la plus haute
importance. En conséquence ie
considère qu'une commission de
vrait être nommée, commission où
seront représentés la Grande-Bre­
tagne
et les Etats-Unis et qui de­
vra en arriver à des arrangements
satisfaisants et honorables pour les
deux nations et de nature à rendre
justice aux intéressés.
Vu que la question des pêcheries
•est liée à d'autres questions d'in
térêt général le président demande
que ce bureau ait pouvoir de dis
cuter
et de prendre les arrange
ments nécessaires pour en venir à
une entente générale sur toute
question intéressant les Etats-
Unis
efc le Canada. Toute corres
pondance à ce sujet sera soumise
au Congrès.
Vu que le'tîaité en ce qui regar
de l'extradition de criminels ne
donne pas toute la satisfaction pos
sible, ce traité devra être revu et
amendé. La procédure dans ces
cas devra être rendue plus Simple
et plus expéditive. Il est à esperer
que les négociations auront pour
résultat de rendre plus ^générales
les raisons pour lesquelles il sera
permis d'extrader.
Du reste cela, sera de^nalure à sous arrêt,
améliorer la condition sociale des
deux peuples.
Nous attirons l'attention de nos
lecteurs sur 1'annonce .de M. H. C.
Peterson épicier, successetft* de Z.
Demeules. ,V-j
commis MM. P. Robinson ôt Louis
C. Demeules qui se feront un de
voir de servir leurs compatriotes
édèlement et honnêtement
Troubles religieux^
iev lëiPdécembfê, à Détroit,
îkïich., l'excitation la plus grande
régnait dans le voisinage de l'égli
se St-Albert et ce plus de-cinq
heures durant. Il paraîtrait aue
plus de 1200 femmes étaient dans
les rues, criant et provoquant la
police qui ne réussit à les disper
ser qu'après unë lutte aeharnée.
Ces troubles ont éolaté à propos
d'accusations portées contre leur
curé, le père Kolosinski, devant
l'évêque Borgess, de malversation
des fonde appartenant à l'église, et
d'autres accusations très sérieuses
par de soi-disant maris outragés
qui ont signés des affidavits à cet
effet Lundi après-midi le père
Kolosinski remit à l'évêque les li
vres de la congrégation et en
échange il reçut son congé. Lundi
soir la nouvelle se répandit que les
révérends pères Logorski et Dom
broski étaient temporairement in
vestis de la charge de ia congréga
tion et un esprit de révolte se ré
veilla immédiatement, les femme®
voulurent rester fidèles à leur pre
prêtre. Mardi matin l'église
fut ouverte pour le
service
se
divin.
Vingt femmes et quatre hommes
allaient s'asseoir sur les bancs.
Ils étaient là depuis une vingtai
ne de minutes lorsqu'un bruit se
fit entendre dans le vestibule et
aussitôt apparurent les Pères Lo
gorski et Dombroski, suivis par
plusieurs centaines de femmes
Rendus au milieu de l'église, quin
ze hommes et l'armée de femmes
saisirent les nouveaux pasteurs et
le» poussèrent hors du temple et
fermèrent les pertes à clefs.
Le capitaine de police Mack fut
mandé et arriva bientôt sur les
lieux avec une escouade de police.
Alors les femmes renfermées dans
l'église soutinrent un siège en rè
gle, et quand la porte céda sous
les efforts réunis de la police, elles
se ruèrent sur le capitaine et le
frappèrent à coups de parapluies
Enfin il s'en suivit un combat où
les femmes
battirent comme des
tigresses mais elles furent obligées
de céder à la force. Durant touté
la lutte les cris et les lamentations
remplissaient l'air. Au plus fort
du combat le père Kolosinski arri
va à l'église et avec quelques mots
il fit rentrer dans l'ordre toutes ces
femmes excitées, montrant par là
.^la puissance qu'il avait sur sës
ouailles. Les femmes venaieat
s'agenouiller devant lui et lui bai
saient les mains en pleurant.
L'église compte,
sept,mille mem
bres. Le pasteur déservait la pa
roisse depuis 4 ans. Durant son
administration il paya une vieille
dette de $7000 il construisit une
nouvelle église qui a coûté $70,000
et sur laquelle plus de $30,000 ont
été payées. La congrégation est
exclusivement composée de Polo
nais et eux aussi veulent garder
leur prêtre, mais les moyens em
ployés dans cette occasion sont dé
plorables. Il faut' se soumettre à
l'autorité religieuse quelle soit A
cette condition seule nous verrons
la paix et là concorde régner par
tout et la prospérité dans toutes
nos congrégations.
Les Canadiens ne sont pas. les
seuls à se plaindre et le même mal
si mal il y a—existe dans toutes
les nationalités qui ne prrlent pas
l'anglais.— La Pairie de Troy.
Est-ce un meurtre
cide
ou un sui-
Samedi matin le Farmer's Home,
un hotel situé près du depot de
l'Omaha à Stillwater a été la scène
de ce que l'on croit être un meurt
tre horrible, dont la victime serai
Henry Hasîi un allemand demeu
rant à Fergus Falls, mais bien con
nu à Stillwater où il demeurait au
trefois.
C'est une affaire des plus mysté
rieuse, entourée de circonstances
plus que suspectes ma's qui n'ont
abouti jûsqu'à présent à aucune
découverte tendant à faire connaî
tre les auteurs de ce meurtre, vfffv*
Hasli a été trouvé à huit heures
du matin assis sur le plancher la
tête traversée d'une balle il était
appuyé Sur son lit dans lequel cou
chait un jeune allemand du nom
de Joe. Luckinger,' a part ce der
nier deux, autres individus occu
paient la même chambre, dont l'un
Fritz Bicking est le garçon de bu
vette à l'emploi de Gbeck.
Cependant aucun d'eux ne pré
tend avoir eu connaissance du ter
rible drame qui s'est passé dans
leur chambre, questionné à ce su
jet Bicking a d'abord déclaré ne
rien connaître de l'affaire, puis à
fini par avouer qu'Hasli avait été
entre trois et quatre heures du
matin et cependant il ne s'est pas
levé pour donner l'éveil mais a con
tinué à dormir jusqu'à huit heu
res du matin alors qu'en descen
dant à son ouvrage il a averti sqp
patron de ce qui était arrivé.
Le lit était tout couvert'de sang
et le désordre des couvertures sem
blaient indiquer qu'il y a dû avoir
lutte.
Le coroner immédiatement pré
venu a ouvert une enquêta et les oc
cupants de la chambre ont été mis
Achetez ce savon. Le savon
pour _blançbiss_age est fait par
OBERN HOSICK à CIE.
Essayez-le.
Le èhiffro^ total des décès qui ont
eu lieu dans la cité de Montréal,
pendant le mois de novembre^ es&
de 849 catholiques et 63 protes
tants soit un total de 912.
Sur ce nombre, 518 décès sont
dûs à la variole. Ê'%
Mes parents ont eu l'heureuse
idée de m'adresser votre (journal
depuis quelque mois, j'en suis très
satisfait et cette semaine, en li
sant votre programme je me mis à
réfléchir sur les événements qui
viennent de se dérouler en Canada,
et me disais pourquoi ne praticjue
t-on pas ce que nous enseiguons.
Combien de fois nos journalistes
canadiens ne conseillent-ils pas à
nos compatriotes des Etats-Unis?
unisses?-vous, serrez vos rangs, tra
vaillez constamment à vous faire
connaître ce que voufi êtes réelle
ment, c'est-à- dire une nation fran
che, honiiête, laborieuse et énergi
que capable de remplir n'importe
quelle charge publique soit dans
les affaires municipales soit dans
les législatures et même au con
grès où vous avez eu des représen
tants- Vous vous êtes montrés ce
que vous êtes c'est-à-dire descen
dante d'une nation chevaleresque,
traînant avec elle dans tous les
coins de l'univers} tous les bien
faits de la science et de la civilisa
tion. Mais-ne vous reposez pas sur
les lauriers déjà obtenus il vous
faut non-seulement conserver votre
position mais l'améliorer davantage
il vous reste encore beaucoup à
faire: Eh, cher monsieur que la
discorde n'entre pas parmi vous,
puissiez-vous ne pas suivre notre
exemple à nous Canadien-Français
de la province de Québec qui pour
nous unir avons eu besoin gravir
les dé^rées d'un échafaud 'par un
héros, un martyr pour expier les
fautes de nos hommes d'Etats, que
le sang de cette victime ne se re
froidisse pas avant que nous ayions
montré à nos ennemis les Orangis
tes, que nous n'entendons pas
courber la tête sous les décrets de
leur loge infernale que la victoire
qu'ils viennent de remporter est
leur dernière: que l'heure dé la
revanche est arrivée.
C'est pourquoi nous devons tous
letter chacun suivant nos forces
dans quelque position que l'on soit
afin d'avoir tous parts au succès
qui ne peut manquer de courron
ner nos efforts.
Veuillez agréer, monsieur, mes
vives sympathies, pour la belle, li
gne de conduite que vous vous êtes
tracée et j'espère vous én donner
en vous augmentant le nombre de
vos' abonnés aussitôt que mes loi
sirs me le permettront.
"Votre très humble serviteur.
-, F. LEBLANC.
Nous' avons visité cette semaine,
le magasin GOODFELLOW et
nous avons été frappé du luxe et
des contenu de ce vaste magasin,
La foule toujours compacte nous
a persuadé que le magasin d«
GOODFELLOW est sans contre
dit, le plus populaire de l'ouest, et
il y a toujours difficulté de pouvoir
se faire servir par M. P. H.
commis canadien, vu qu'il est sans
cesse occupé. Nous faisant l'in
terprète d'inviter les Canadiens de
faire une visite à ce magnifique
établissement, où il nous fait plai
sir de voir que M. Goodféllow a
toujours fait pour les Canadiens à
l'occasion des fêtes et des bazars.
Belle action d'une femme perdue.
Il se produit côntinuèllement des
incidente qui tendent à demontrer
que celles que nous nommons fem
mes perdues possèdent souvent de
bons "sentiments envers leur sexe
et qu'elles savent apprécier à sa
juste valeur de la vertu d'une fem
me. Un, incident de cette nature
s'est produit ces jours derniers.
Une fémme du nom d'Hattië Brush,
qui tient une maison de prostitu
tion sur la première rue—First
Street South—et une jeune fille
commis dans un des grands maga
sins de détail de cette ville, figu
rent dans cette histoire.. La jeune
fille en question était depuis quel
que temps employée dans un ma
gasin ou Hattie Brush avait l'habi
tude d'acheter, et était devenue as
sez intime avec cette femme, ayant
.occasion de parler à cette dernière
chaquè fois qu'elle venait faire ses
achats.
La jeune commis connaissait le
nom et la résidence de cette fem
me, mais elle ignorait lé caractère
de la maison tenue par celle ci.
Il y a quelque jours la jeune
commis perdit sa place et dans
son découragement songea à s'a
dresser à Hattie Brush pour lui
demander conseil et assistance.
jQ'était. une occasion favorable
de garder cette jeune fille et l'invi
ter aux mystères de sa vie crimi
nelle et de la perdre à jamais. La
•tentation était bien forte, et elle
avait sous la main un moyen facile
de se procurer une recrue à bon
Marché. Cependant nous devons
le dire à sa louange, Hattie Brush
dit à la jeune commis le genre de
maison qu'elle tenait et là prévint
d'avoir à partir immédiatement et
lui donna même de l'argent pour
lui aider à vivre en attendant qu'el
le vint .à se trouver une ,autre situa
tion.
p2.00 $2,00
Est le prix d'une
Essayez
$2 00 I
douzaine de
"Cabinet photographs" à la gai 1er
rie de WILLIAM MATTERS,
20GA Central Avenue.
-Tmè photographie de 8x10 don
née gratis avec chaque doz.
l§ savon 4'OBERNE
HOSICK
"BOHO DBS L'OUEST.
Extrait d'une lettre de de Joa
ohim Miller, le célèbre écrivain
américain, adressé air Chicago Ti
mes, et au cours de la quelle il t'a
dresse ainsi à nos frères du Cana
da. -H
Eh bien, maintenant, voici ce
que j'avais à dire aux canadiens
français: Ne retournez plus jamais
au Canada.
Demeurez ici au milieu de nous
aux Etats-Unis et soyez les bien
Vénus vous êtes mille fois les
bienvenus dans cette terre pour
laquelle Lafayetté s'est battu.
N'ayez pas recours aux moyens
vi^ents- ouPvous êtes. Tout cela
serait insensé. Bouclez tout sim
plement vos malles ët venez ici.
Laissez à ces nobles champignons
anglais le loisir de se pendre les
uns les autres, s'ils y trouvent du
plaisir. Venez ici, car je vous le
dis, d'après les brutales réponses
que l'on a faites à vos appels dans
toute cette misérable affaire, je
suis certain qu'ils n'y a plus pour
vous sous ce drapeau que misère
et insulte. Venez vous en et évi
tez les émeutes et les conflits de
races.
Laissez-là le Haut-Canada.* Sui
vez le cours du grand fleuve jus
qu'au pays qué vous avez coloni
sés, il y a des siècles. Les aca
diens sont là, et ils sont riches. Le
gouverneur du Mississipi, lés gou
verneure d'autres états, mont au
torisé à vous souhaiter la bienve
nue. J'étais dans la Virginié l'au
tre jour faisant la chasse aux din
dons sauvages dans les montagnes
avec le juge Ord, frère de feu le
général Ord qui est venu de la Ca
lifornie et a acheté une
Le Canada mais le Canada
n'est plus qu'un comté au nord de
ftew-Tork."
Mes amis les américains, n'allez
plus au Canada passer la prochai
ne saison d'été "'n'y allez plus l'an
née suivante n'y allez jamais.
Vous pourriez "y perdre un peu la
tête et vouloir que justice fut ac
cordés jÉiax opprimés On vous pen
dr$|t alors pour haute trahison con
tre ""Notre Souveraine Dame la
Reiné" en Terfcu du verdict de deux
ou trois ou de six jurés chargés de
vous condamner. Eloignez vous
Canada pour toujours. On a la
picotte de ce côté-là.
Un seul essai du LINEN SOAP
convaincra tout acheteur que c'est
le seul savon que vous puissiez
acheter & bon marché. Essavez-le.
Un terrible accident est arrivé
ces* jours derniers dans une ville
du comté de Westchester, Etat de
New-York. Les victimes étaient
employés à la construction d'un
aqueduc, et c'est au moment où ils
allaient descendre dans un puits
qu'ils ont trouvé la mort. Quatre
ouvriers ont été tués et un cinquiè
me a été mortellement blessé. Les
Ouvriers descendaient par l'a&cen
ceur pouï se rendre au travail dans
le tunnel ils étaient arrivés à peu
près aux deux tieis de la descente
lorsqu'une
lourde poutre, placée
en travers à l'ouverture du puits,
leur ést tombée sur la tête d'une
hauteur de plus de cent pieds.
Quatre de ces malheureux ont
eu a tête broyée à tel point qu'oji
n'a
pu
reconstituer leur identité
que par leurs vêtements. Le cm
quième, a été jeté par le choc en
dehors de l'ascenseur et est tombé
au fond du puits, d'où on l'a retiré,
quelques instants aqrès, sans con
naissance, mais respirant encore.
On est parvenu à lui faire repren
dre ses sens, mais le médecin a dé
claré qu'il n'y avait aucun espoir
de le sauver. Deux de ces pau
vres ouvriers étaient mariés et pè
res de famille.
Un certain nombre Irlandais
catholiques du Minnesota se sont
réunis il y a quelques jours à Pilot
Mound afin de former un comité
de: sécours pour venir en aide a la
famille Riel. Mgr Ireland a été
prié de vouloir bien agir comme
trésorier de ce comité.
Qu'est-ce que je donnerai bien
à mon vieux pour cadeau de Noël
ou du jotu' de l'un? C'est l'épouse
qui parle|l|Et moi qu'est ce que
je donnerai à mon amoureux, c'est
une jeune fille'qui se pose mainte
nant cette question. Elle veut re
connaître les marques d'attention
que son cher prétendant lui a don
né durant l'ànnéè§f|jA celles nous
dirons allez au Plymouth clothing
îouse, sur la Wasniogton près de
la ïlennepin. Vous y trouverez
tout ce\ qui' peut satisfaire nos
goûts et cela à des prix extraordi
ttairement bas. s%
V.
LOUISVILLE, POLE
Déoembre 1885.
.. .... ....
Co., MINN., 11
Au rédacteur de I'EOBO DE
L'OUEST.
-R ..
Monsieur,
Veuillez, s'il vous plaît publier
la correspondance ci-incluse et en
le faisant vous obligerez i
Votre dévouéf
Louis Huol.
Pàïvre Elell
'J
Mercredi, 9 décembre 1885, a eu
lieu à Louisville, Polk Ço., Minn.,
un service solennel pour le repos
de l'âme de Louis Riel. L'église
remplie,tant des paroissiens du lieu,
que de ceux des paroisses voisines
.présentait un aspect des plus lugu
bre, et lé noir dont était tendu les
murs n'était que l'ombre du deuil
qui remplissait le cœur des assis
tants. La grand'messe chantée
par le Rév. CTA. Gam ache, fut des
plus solennelltes, et le sermon qui
précéda l'Absoute fut un élogieux
panégérique du noble héros 4ue
nous pleurons.
Après la messe, la vaste assem
blée se dirigea à la demeure de M.
Louis Huot, où lia résolution sui
vante fut adoptée à l'unanimité.
Proposé, par M.Alex Roberge
et secondé par M. J. B. Garon, que
les paroissiens de St-Louis de Gon
zague offrent leurs plus sincères
remerciements au Rév. Père Ga
mache pour la part active qu'il a
prise en cette occasion. Il est ve
nu avec nous prier pour l'âme de
l'un de nos frères, mort victime de
la lâcheté de trois ministres du
gouvernement Canadien victime
lde
Arme
de
quatre mille acres et l'a transfor
mée en terre à paturages. Le fait
de laisser la Californie pour venir
acheter une propriété dans la Vir
ginie paraît singulier.
J'en fais mention pour vous
prouver que la terre coûte moins
cher dans lr .Virginie que dans
l'Ouest. Vous, pouvez vous établir
dans la Virginie, y jouir d'un cli
mat très bj^fiu, de. lois justes, de
votre liberté religieuse, et y garder
vos terres, y récolter du raisin,
élever des dindons et y devenir ri
che avec la moitié moins de travail
qu'il vous en coûte maintenant
pour 'gagner votre vie avec le cli
mat froid et l'humanité plus diroide
encore du Canada, Venez.
~Laissez-là ce poste avancé du
pôle Nord que les ours y grognent
et s'y battent. Je vous le dis, je
le.dis au monde entier, candide
ment, le Canada ne vaut pas la
moitié de ce qu'il.valait il y
moins d'un an dan s l'esprit d'hom
mes généreux et braves.
la barbarie et du fanatisme de
l'orangisme victime enfin, de la
haine que l'Anglais a pour le Ca
nadien-jfrançdis.
Riel est mort, mais du fond de
son tombeau, il nous dit: Canadien!
tiens-toi prêt souviens toi de la
mission que tu as à remplir Tu es
le Moïse—l'orangisme est le Pha
raon—Il y aura aussi une mer
Bougel Defends tes droits, ta na
tionalité, ta religion.
O Dieu, sntends nos vœnx!
206^ Central Avenue est là pla
ce ou vous pouvez vous procurer
sur le plus court délai une bonue
photographie pour vous en con
vaincre allez chez W. MATTERS
ou tout ouvrage est garanti et on
les prix défient to.ute compétition
206| Central Avenue.
L'affaire Teipner.
Nous avons raconté déjà les dé
tails de cette cause, cause révol
tante si jamais il en fut. Après
un procès qui a duré deux jours,
Teipner a été trouvé coupable du
crime de viol dont il était accusé.
La punition pour ce crime
est l'emprisonnement pour un ter
me d'au moins dix ans et pas plus
de-trente ans dans la prison d'Etat.
Le cas de Teipner, d'après la
narration faité par sa jeune victi
me est particulièrement odieux.
Ordinairement ce crime est com
mis par des brutes ou des nègres,
à demi privés de raison.
Mais l'affaire Teipner est bien
différente. L'accusé paraît doué
de beaucoup d'intelligence. Il est
âgé ide trente ans, marié et père de
deux enfants. Il prétend avoir
pratiqué le droit dans le Wiscon
sin avant de venir se fixer à Min
neapolis. Christine Peterson, sa
victime est une jeune Scandina
vienne âgée de seize ans, c'est une
jolie fille à l'air modeste elle ne
parle que très imparfaitement la
langue anglaise. Cë fut comme
domestique qu'elle entra au servi
ce de Teipner.—D'après la preuve
produite au cours du procès, il ap
pert jque' le soir même de son en
trée en service, il lui demanda de
l'accompagner à un magasin où il
allait, dit il, chercher des provi
sions et l'ayant conduit au maga
sin où il était employé, il lui fit
boire un narcotique, puis l'outra
gea brutalement. Le lendemain
il renouvela les mêmes outrages et
cette fois en présence de sa femme
qui ne s'objeta nullement à l'igno
ble conduite de son mari.
D'après l'histoire racontée par
la jeune fille, Teipner répéta l'of
fenser à différentes reprises ét l'o
bligea même à avoir des rapports
criminels avec d'autres hommes
par qui il se faisait payer. Heur
reusement de ce nombre il s'en
trouva un à l'âme charitable Chris
tine Peterson lui ayant ^raconté son
histoire et la conduite de son in
fâme séducteur il prévint aussitôt
la police qui se chargea de la jeu
ne fille et fit arrêter Teipner qui a
été condamné hier au matin à dix
ans de prison aux travaux forcés.
Cette cause est pleine d'ensei
gnements pour les parents qui
sont obligés de laisser leurs filles
aller en service. Leur devoir est
tout tracé et ils devront: avant de
leur permettre d'entrer dans une
maison, bien s'assurer d'avance du
caractère et de l'honorabilité des
personnes à qui ils confient la ver
tu de leurs.filles.
3-
Z. Demeules tiendra son bureau
ouvert, tous les samedis jusqu'à
9 heures ^du soir afin de faciliter
ses anciennes pratiques qui dési
rent régler leurs comptés.
A Vendre
-r
7
1
A bon marché. Lots 8 et 9,
31ock 42, dans l'addition de High
and Park.
A vendre à bien bon marché1,
condition de paiement faciles. S'a
dresser que Z. Demeules, 125
Nicollet Avenue.
GOODFELLÇW-
ta w ",*?*' i» V i,
,,, _ivis aux acheteur d'étrennes pour Noël et jour de lan.
avons en vede d'offrir au public les plus grandes variétées de marchan
dises qui n'ont jamais été instalées sur au conptoirdes magasins de
Minneapolis, invitation générale est faite afin de pouvoir vous assurer
et constater de la veritée.
Nous citerons premièrement.
200 doz. de mouchoirs en toiles avec initiales Brodés au
prix variant de 30c, à $1.00
passant par Sf-Boniface. Depuis
ce temps à venir à samedi il a été
exposé dans la maison de sa mère
à St-Vital.
Vendredi soir un grand nombre
de métis amis de Riel, passèrent
la nuit à veiller et à prier. Dne
garde, composée de 100 métis ar
més de carabines Remington passa
la nuit en faction devant la rési
deoca de Madame Riel, et personne
n'était admis à pénétrer dans la
maison avant de s'être soumis à
l'inspection de ceux qui étaient
chargés de donner l'éveil en cas de
surprise. Dans la journée en effet,
le bruit courut qu'une attaque se
rait faite ët qu'une tentative d'en
lever le corps de Riel aurait lieu.
Cette impression devint générale à
la lecture du placard suivant écrit
en lettres rouges, affiché en plu
sieurs endroits, et répandu à pro
fusion par toute la ville de Winni
peg
Une guerre de races!—Oui, si
cela est nécessaire, guerre à ou
trance. Est-ce que le public déjà
outragé, insulté se croisera les bras
pendant qu'une grande démons
tration aura lieu sur la tombe de
ce misérable rebelle efc traite, Louis
Riel, dont les mains sont encore
rouges du sang de ses victimes?
Non, décidément, Non Que les
sujets vraiment layaux de 8a ma
jesfé se rendent en foule à St Bo
niface demain, où le traître doit
être
enterré*, et si là la moindre in
sulte est faite aux canadiens an
glais, jalors qu'ils détruisent la ca
thédrale de fond en comble et qu'ils
eusevelissent sous ses de coinbres
touâ deux qui exaltent le rebel et
qu'à jamais* ils les fassent dispa
raître de la surface du globle.
Dieu sauve la reine
Comme on peut le voir, les pré
caution prisés étaient pleinement
justifiables mais, heureusement
tout s'est passé^avec le plus
grand ordreM.^ J"
La nuit s'est passé én prières
auprès des restés de ce pauvre
Louis Riel. La scène dans la
chambre mortuaire était réellement
déchirante. Auprès du cerceuil la
vieille mère de Riel a passé la nuit
pleurant et priant pour son fils
bien aimé. L'épouse de Riel ayant
à ses côtés son fils et sa petite fille
étaient assise sur ui lit la tête
courbée duraut toute la nuit elle
né fit aucun mouvement ne pro
nonça pas une parole. Les frères
et sœurs de Riel étaient aussi pré
sents. A 8.30 le cortège funèbre
se mettait en marche pour se ren
dre à la cathédrale de St Boniface
distance de six milles.
Pour donner une idée de l'esti
me que l'on portait au défunt il
suffit de mentionner que durant le
trajet de St Vital à St Boniface,
six métis portèrent le oerceuil .sur
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Les funerailles de Louis Riel.
LE CHEF DES METIS ENTEBBE A
ST BONIFACE.
Les funérailles de Louis RieF
ont eu lieu samedi à St-Boniface.
Ses restes avaient été transférés
de Régina à Winnipeg ou la gar
de de quelques métis, accompagnés
du Rév Père Cloutier.. Le corps
arriva à Winnipeg mercredi der
nier au soir une foule de Métis et
de Canadiens-frânçàis l'escortèrent
en voiture jusqu'à St-Vital, en
Lé cortège se composait de la
mère et de la feiime de Riel qui
suivaient en voiture, venaient en
suite à peu près huit cents métis,
qui étaient accourus de toutes
parts, désireux de rendre les der
niers devoirs à "fcelui qui avait été
leur chef et jÉotectêur.
Le service funèbre fut chanté
par Mgr. Taché, assisté du clergé
de la cathédrale. Les restes de
Riel sont déposés dans le caveau
de la cathedrale. Au nombre des
amis de Riel qui assistaient
aux obsèques était Maxime Repine
son compagnon de 1869.
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