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Echo de l'ouest. [volume] (Minneapolis, Minn.) 1883-1929, December 30, 1885, Image 1

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VOLUME III.
ECHO DE L'OUEST
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LA PAUVRE ORPHELINE.
—PAR—
M. F. FESTAS.
(SUITE ET FIN.)
En entendant ce que disait son
grand-père, la petite Jeannette re
tira vivement ce rosier du milieu
des flammes, et le regardant triste
ment, elle dit à sa grand'mère:
—C'est comme moi, ce roiser, un
propre à rien!
La petite fille quitta la chambre
tenant toujours son rosier à la
main. Elle descendit dans le bû
cher, et du bûcher elle alla dans
une petite cour, où Madeleine met
tait ses poules et n'était separée
d'un terrain vague que par une
haie,
En un coin de cette cour, il y
avait une dizaine de pots à fleurs
entassés péle mêle. Jeannette les
changea de place, dessous trouva
un petit tas de terre elle prit, par
mi les outils de son grand-père,
déposés dans le bûoher une petite
bêche, et fit un grand trou, au mi
lieu, qu'elle remplit avec du ter
reau. La petite fille en vit un
gros tas dans un coin ensuita el
ln planta ce rosier, fonlaut la terre
avec ses pieds, car elle avait en
tendu dire à Jacque, quand il par
lait jardinage, que cela était indis
pensable pour faire preudre raciue
aux plantes remises en tarre.
Pauvre propre à rien, disait-elle,
tout en l'installant de son mieux,
je vais bien te soigner, et pour
que les poules à grand-mére ne
viennent pas te becqueter, tu auras
une belle palissade d'épines.
Elle chercha dans le boûcher où
il y avait des branches, des fagot,
choisit oe qui lui fallait, et fit aveo
Iabandonné.d'adresseson
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beaucoup un rempart
impénétrable pour cher petit
..
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Cet arbrisseau occupa entière
les loisirs de la petite fille. Dès
qu'elle revenait de l'école, elle al
lait avoir s'il poussait,l'arosait avec
soin, mettait sur les racines du
fumier de,cheval, si bien que ce
rosier parfaitement soigné, exposé
en plein midi, commença dès le
printemps & donner signe de vie.
D'abord, les épines devinrent
toutes rouges, puis des bourgeons
rosés se montrèrent, ansuite des
feuilles, et entre les feuilles qnan
de boutons.
Si le rosier prospérait, la pauvre
petite jardinière n'avançait pas dans
les bonne grâces de son grand-père,
il ne s'occupait pas d'elle, ne lui
parlait jemais aussi la pauvrette
disait souvant à sa grand-mère:
—Oh! que c'est donc triste d'être
toujours une petire propre à rien.
Au mois de mai, les boutons du
cher rosier s'ouvrirent et consolèr
ent un peu la filliette, qui put comp
ter sur son cher arbuste, plus de
cent roses, roses un peu pâles,
mais si fraîches si belles, si par
fumées, que tous les motins Jean
nette en mettait une à son petit
corsage. Son petit cœur était plus
joyeux embaumé par ces jolies
fleurs.
Ses camarades de l'école la voy
ant venir, tous les matins, parée
d'une rose, lui donnèrent le nom
de: Rose Jeannette, pour la distin
guer d'une autre Jeannette, pas
rose du tout, ni belle, ni aimable
non plus.
—Tu ressembles à tes roses, lui
disaient ses compagnes.
Les roses eurent unè fin, mais
la petite fille gaada son nom. D,a
près les avis de sa grand-mère,
tes de son rosier, remit de la bon
en terre du fumier, e* continua
de l'arroser soirs et matins.
En juin, le rosier refleurit som
me de plus belle. Le 23 du même
mois, Madeleine fit ses prépratfs
pour souhaiter la fôte à son mari
qui, avec son nom de Jacqae, por
tait encore celui de Jean-Baptiste.
Toute sa famille devait venir diner,
et au dessert, offrir des bouquettets
et des petits présents, pour fêter le
grand-père.
Quand arriva le moment de sou
haiter la fête, Bernard Ferrand fit
un signe à sa femme, qui sortit de
table suivie par ses deux petits en
fants et Jeannette.
Tandis que ses cousins prépa
raient leur offrande, la petite Jean
nette alla dans le coin où était le
rosier, et prit à l'ombre une énor
me botte de toutes les roses fleu
ries, de tous les boutons entr'ou
verts, qu'elle avait cueillis le matin
même.
Tenant à pleines mains cet énor
me bouquet de belles roses, la pe
tite fille rentra dans la chambre
avec ses cousins et sa taate.
Le garçon récita à son grand
père un gentil compliment, la fille
offrit un bouquet et une paire de
jarretières tricotées par elle.
Jeannette, à son tour, s'appro
cha de Jacques. Sa figure toute
entière disparaissait cachée par les
roses et leur feuillage, on entendit
sortir de oe buisson rose et parfu
mé une petite voix tremblante qui
disait:
-Grand-père, voulez-vous rece
voir les roses de mon rosier. Vous
savez le pauvre propre à rien, que
j'ai replanté et soigné.
Le grand-père étonné, écarta le
"bouquet et vit la figure rouge de
Jeannette, et des larmes qui cou.
laient sur joues. Il la prit vive
ment dans ses bras, la serrant
avec force sur son cœur, en lui di
sant:
—Oui, ma Jeannette, je veux
bien tes roses et ton petit coeur
avec, va tu as touché le mien.
Le grand-père assaya bien de
dominer son émotion, mais ses lar
mes coulèrent malgré lui tenant
son heureuse petite-fille serrée
contre sa poitrine, il pleura long
temps.
Des bras de son grand-père
Jeannette passa dans ceux de son
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oncle qui, lui aussi, ne pouvait re
tenir ses larmes.
On plaça le beau bouquet de ro
ses dans un verre sur la table, et
le vieux Jacques dit:
—Tu ressembles à tes roses, ma
fillette, tu es fraîche, tu es douce,
tu es mignonne comme elles.
—Eh! bien, répondit la bonne
Madeleine, c'est sans doute pour
ça que ses petites camardes de
l'école lui ont donné le nom de
Rose Jeannette. Il faut le lui
laisser, puisque tout le mondé trou
ve qu'il lui va si bien.
La petite fille est devenue la fa
vorite de Jacques, elle est plug
souvent sur ses genoux qae sur sa
chaise, il lui conte tous les soirs les
vertus, l'utilité des fleurs et des
plantes, et la bonne influenee que
la plupart ont sur nous. Les di
manches, après la messe, il l'amè
ne sur les fortifications et dans la
plaine, pour lui apprendre à con
naître les plantes qui la couvrent
A la fête de sa petite-fille, Fer
rand planta, près du rosier benga-'
le, un autre beau rosier blanc, et
tous les deux semblent fleurir à
l'envi l'un de l'autre.
Si vous demandiez dans la rue
d'Italie La petite Rose Jeannette,
tout le monde vous indiquerait sa
demeure si vous la connaissiez,
vous comprendriez, qu'elle ait
adouci îa rigueur de son grand
père. Le pauvre homme croyait
pouvoir se défendre d'aimer sa pe
tite fille
Mais les fleurs et les enfants at
tirent les cœurs, croyez-le bien.
FIN.
Ils vivaient tous deux dans une
petite maison basse près d'Avignon.
11 était ridé, plié et tordu com
me un vieil olivier, et elle, brunie
sous ses cheveux blancs, se tenait
encore droite et fière.
ils allaient célébrer leurs noces
d'or. Il y avait cinquante ans
qu'ils étaient mariés il avait soi
xante et onze ans, et elle seule
ment soixante huit. Comme ils
s'aimaient !... Comme ils s'enten
daient bien?
La Théréson connaissait toutes
les manies du vieux, lui faisait de
bons petits plats, l'envoyait au ca
fé pour le distraire lui aussi était
plein d'attention pour sa Théréson,
lui évitait les courants d'air, les
ennuis pénibles du ménage, et,
chaque jour, on les voyait partir
tous deux, côte à côte, cherchant
le soleil pour réchauffer leur vieux
sang. Ils avaient un mas au mi
lieu des vigues, c'était leur grande
richesse ils allaient, au moment
des vendages, s'installer dans leur
propriété, surveiller la cueillette.
Par bonheur, la vigue avait été
préservée du phyllozers, et chaque
année, les bons vieux récoltaient
leur petit bénéfice il économi
saient avec bonheur, non pour eux,
les pauvres ineis ils avaient un
fils!.. .un fils adoré
Pour lui, ils avaient fait les plus
grands sacrifices, et, après son bac
calauréat péniblemént passé après
deux insuccès, ils l'avaient envoyé
à Paris, espérant que la grande
ville en ferait un homme célèbre
et riche.
Les paysans, les vieux surtont,
ceux qui ont encore peur du che
min de fer, croient que Paris ne
doit forger que de grands hommes
glorieux et millionnaires. Les pe
tits vieux avaient donc un intérêt,
une passion: leur fils unique, par
ti depuis longtemps déjà pour la
capitale, comme on dit encore à
Avignon.
Chaque mois, arrivait une lettre
plus ou moins détaillée, finissant
toujours par une demande d'argent,
mise en postscriptum discrète
ment...
Et cependant Roger était un
homme de Bourse! ce qui semblait
étourdissant
à
Théréson. Pendant
les huit derniers jours du mois, le
petit vieux et sa femme allongeaient
leur tour et allaient au devant du
facteur, d'un pas pressé.
Le facteur les connaissait bien,
et, ma parole d'honneur il bâtait
le pas quand il y avait une lettie
du Parisien, comme on appelait
Roger il savait aussi qu'en reven
ohe un petit verre de doux l'atten
dait. Cette fois Roger avait pro
mis de venir au pays pour les "no
ces d'or" des parents.
(La suite sur la quatrième page.

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