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Pointe Coupee Democrat. [volume] (False River [i.e. New Roads], Parish of Pointe Coupee [La.]) 1858-1862, March 01, 1862, Image 1

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DfMOCRATE DE LA POINTE-COUPEE
Journal officiel de l a p a e o i s s e
{.. •>'
VOL. V. ^ FAUSSE-RIVIERE, PAROISSE DE LA POINTE-COUPEE, l m MARS 1862. NO. 8.
LE DEMOCRATE.
V u 15 L I E T O U S L K S S A M E D IS
PAR P. A. ROY. *
Les bureaux et ateliers sont sit iwh pies
la Maison de Com*.
ABONNEMENT :
Troia Fiastrespar an,
je9~Payables d'avancc au bureau en sonscii
Vant. Les abonnements qui ne seront pas payes
an bureau dans lcs trow mois qui suivrpnt la
date de la souscription, devront payer CINQ
PIASTRES. Nul abonneinent ne sera disconti
nue avant que les arreragea ne suient paytfs. ;

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SAMEDI MATIN, ler MARS 1862
•t<j| .Iif Jury de "Police s'aSsemblera le per
lnier LL'NDI de mars, terme regulier.
^SB-Lit, Cour de District s'ouvri ra le premier
Ll'N'DI d'avril, session reguliere pour affaires
de juri.
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A CHACUN SA TACHE.
Le gouvernement definitifde la Confederation
«lu Slid vient d'etre inaagure le 22 fevrier. dans
Icscircou-tances difficiles oil se irouve le pays,
et le president Jeff. Davis a fait ressortir, dans
le beau et solennel message qu'il a adresse an
Cengre=, le rapprochement qui venait a tons les
esprits; e'est a cette racme date que naissait la
grand-bomme dont le trait caracteristiqiie a ete
line inebranlable perseverance; et le peuple, qui
scul luaintenant a le respect du uom et des ins
titutions de Washington, doit s'armer de la
meme constancc au milieu de rcvers bieu moins
desastrenx qne ceu.t qu'a endures le I'ere de la
Patrie et dont il a triompjie.
Sans doute la Providence, en nous epronvant
par le> ecliees qui nous frappent "a cette henre,
voulait nous faire connaitre tout le prix d : la
libertd, et nous relreniperdans les hasards d'une
lutie difficile pour noHS reiulre dignesdu bel ave
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mr qui nous aiicim, neutrons eu iiuus-uitiui s
et eonsiderons qti'aucune grande nation n'a
perce' dans le monde sans une Anergic et nne
force morale dont nous pouvons avoir les ger
ines, tnais que rien n'avnit encore deveioppees
et consacrecs. Naguere encore, nous n'erions
qu'un peuple agricole et cominereant et les tra
vnnx de la production et de l'eehange. qui font
l:i gloir<! et la prospt-riW des peuples rassis. ne
i>ont pas cen.v qui donnent le nerf et la viguenr
newsisaircs pour conquerir la liberte et pour
f aider un empire. Its irVtmtttffwMi* ul U» d4
voueiueiit, ni I'endi:ranee des piivntions. ni la
noble lierte, ni la fraternitt" qui ne fait de tout
mi people qu'un sen! honime. Ce sont cos gran
desqualites qui sontle patriotisme; et trop long
temps nous uveas pris la gloriole yankee pour
cette grande verlii qui'eHt le fanatisme des jeuues
nations. Nous avons a souffrir beaucoup, a erain
dre, a esperer. a passer par les piiases.de l'exal
tation etdu desespoir. pour savoir ce que e'est;
qu'une patrie et pour la cbe'rir. Notre debut ;
dans eelte yoie houvclle est assure'ment digne
d't'loses; mai< rien n'efct fait tant qu'il reste
quelque cliose k faire. Le rude enseignement!
qui nous est venn d'en hant s'adi esse a tons, [
aiissi Wen "a ce magistral snpremd qui a termite
ijo meswgtf en iuvoqaaut l 'aide do Dieu, qu'k
chacun de nous dans sa sphere inline.
A lui, qui pari.' uu langage digne de sa haute
position et du peuple qu'il reprlsente, il importe '
d Vlcver ses actions a la hautenr de sou langage. !
Jtieo parler est qttelque chow, bien faire est j
mieux. II dit etre p6n<?tre* de la rcsponsnbilite i
qui pfese sur lui; elie est immense en effet : mais j
qu'il se demande si dans l'annee qui vient de !
s'ec oulcr, il a fait tout ce qu'il pouvait pour la I
mettre h. convert. La guerre be'rieuse commence;'
ce qui precede n'en est oue la nre'face; qn'one i
ce qui preceue n en esi que la preiace; qn nne
ce qui precede n'en est oue la nre'face; qn'one
ce qui preceue n en esi que la preiace; qn nne
administration Pe'rieuse surgisse en regard, et
que les politiciens, lcs parleurs, les intrigants
rent rent dans 1'ombre. Noe arme'es n'ont pas 6t4
battues par le Nord, elles l*ont par lesincp
pables organisatenrs de cette premi&re campa
gne. Aujourd'hui l'elaa est donnd; le pcnple a
acclanVtS ses gen^ranx de confiance; que la con
fiance dn President les investisse. Les masses
ee sotiJuvent; qn'un veritable miuistre de la
guerre lour fournisse des armes et des munitions
et veIKe a leurs besoins; e'est pour l'heure pre'
eente toot ee que lc pays demande : Point do
diplomatie. ni avec lo Nord, si avec lVtranger :
point dVsperancc fondees eur i'Europe; trois
inois d'une lutte acbarode, du-pain ,de la poudre
et des canons, voil'a ee qu'il &ut pour sauver k;
pays. «
Mais aussi, e'est a la condition que k 1 pays se
KUircra Ini-m4me. A chacun At tacbe; la siennc
est fle foumirles hommes,.et pour qnll lefasse
dans la proportion nccessairc, il fau t .que sa r4
sohuiog soil de vali??re da de p^rir. Une reso
lution pareiile est trop grace pour qu'clle soft
prise sans conviction. Chacun dmt doaa envi
sagerla sitaation et, apres 1'avoir pes^e, d?
toutes ees convictioas individuelks, naW nn
eathouvsiasrac calme et ruiwntt#, qui, par son in
vincible perseverance, d<?flera 6ms les revers et,
easoulevant toot an poftnle r les rendrn impos
t-ibtei - " t
Or cctte situation, la voici: lahaine que nous
peewfttoaspour h) N»rd, n'est rien 1 c(M de
celle qn'il epronve pour nwis : notre haine n'est
q«e de 1'indignation coat re nn Kro^e envalus
•wftr, mais die est aa&mpagne'e du trop de me
pris potfrqtiVlie soit vivace; si nous e'tions dt3i
vr»Js de leur contact, n»us les oublierioas bicu
Vlftf «ia.w i:< ttrtfpi* Ia( fin '
IS
la
;
| notre liberte. Leur execration a eux, se com
• . plique de toutes leurs passions ni.iuvai.-cs, la fu
~ | reur do notre emancipation, la ciipiditc de'rue.
S ; lavasite blesse'e, le souvenir de leurs defaites.
le sentimeRt de leur inferiorite individuelle, le
tableau de leur aHRi.-scment devant le monde en
s ; ''er. le spcetucle de leur inisere et de notre pros
; perite comparative, l'avenir terrible qui les at
, tend, et eelui ipii nous est reserve. Quand jadis
; tine horde dts barbares de l'Asie envahissait
' I une contree. i!s y exercaient le pillage ct la des
traction et passaient comme un torrent de'vasta
a tenr. Mais ils u'y apportaient que la fe'rocite
i de leur nature, sans qu'elle fOt aigufsee par le
^ besoin de vengeance; le Nord vomit sur nous des.
( barbares raffiue's; le mot d'ordre a cette heure.
I est, dans toute les villee ynnkces. que le Sad soit
i ccrasc !_!
Et e'est devant un pareil mot de rallictncnt
: qu'ilpouiraitse rencontrerquclqueshesitations!
Ce U'est pas a cette heure qn'il faut nfflecbir : il
r le fallait. avant de lancer le premier boulet au
s fort Sumter. Mais, depuis un an, on excite la
furenr de la bete ft'roce yankee par des plaies
: qui font saigner tes veines, son orgneii et sa
bourse, et- !'on necomprendrait pas qu'il n'y a 'a
t en attendre ni pitie, ni treve : e'est un combat ;
3 amort; nous l'avons votilu; il faut qu'elle pe
, risse, on Lien nous.
< | Ainsi posee, la situation est franche ct nette.
i Soar ne pas pe'rir, il faut combattre. Done il
i fantqu'aus morts, aux blesses, aux prisonniers,
! d'autrcs succedcnt,, deax pour un. Re'sister
trois mois, e'est require le monstrc mix abois; il J
l'avoae lai-meme par toutes les bouches de son I
infarne publicite, unanimes et veridiqties en ce 1
> point.
Apres ceux que leur cnthousiasme, leur age, i
leur position ont. lances lcs premiers sur le champ
; de butaillc, doit se lever une nouvdle generation :
I de combattants. et cette fois, tous ceux qui peu- i
vent porter une arnie. En l'absence d'une loi >
de conscription, e'est aux citoyens eutr'eux k ;
t exercv'r unepressiou morale parfois plus puis-j
saute que la loi, et a lever les obstacles souvent;
respectables qui font hesiter cntrc la patrie et
la famille.
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Deancoup de retardataires partiraient, disent
: ils, s'ils etaient rassures mr le sort de leurs fa
milies. Qu'un somite assigne aux habiUntsplus
ai.-es till voisiuage le so in de pourvoir par des
prestations en nature, sinon en argent, aux be
,-oinsdeces families indigentes. Alors il ne
restcra plus de pretexte au refas de partir pour
une campagne de quelqut's mois; rester sonrd a
riroperieuse logiqne des circonstances actuelles.
d»* I 'inwpt l u t iWrtMH- pai' eiuiuUt
du daiigi'r serait de la lachete. Or le peuple de
la Louisiane n'est-ni stupide. ni lache: aussi
deja se leve-t-il en masse; la ville est devenue
un vaste camp. La plujfart des cainpagnes ras
seinbleut leurs derniers homines et lenrs dernie
res armes. La I'ointe Coupee qui s'est tenue en
tete dugran t elan de l'aunee pas-iee, se Iaissera
t-elle devancer cette anne'e ? En avant!
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.!
APPEL AUX LOUISLVNAIS.
Le gouvemeur Moore vient de lancer sa pro
clamation appelant sous les armes 5000 hommcs
pour la de'fease de la valle'e du MLssissipjii.—
Ceft e requisition est faite pour le general Beau
regard qui demande 20,(M)0 homines pour re
pousser 1'ennemi. Le Mississippi auquel il a
demande 5000 hoinmes, doit lui envoyer 10,000.
A la Nile-Orleans plnsieiirs compagnies de vo
lontaires ont deja repondn a 1'eioquent appel
dn gouvemeur, et-bientot le contingent deman
de aura rejoin t le drapean du brave flls de la
Louisiane.
t '^,Un mass meeting a ete' teau rnardi der
nier sous la pi'e'.-idence du»juge T. J. Cooley. Le
manque de place nous empeche d'en publier lcs
minutes. Nous donnons un resume des resolu
! tions qui ont ete adoptees.
j La premiere est la formation d'un comite de
i "Salut Public" pour laPointe Coupee, qui sera
compose de 25 mcmbres. Des sous comitlfs de
trois membres seront nommes dans cbaque ward
de Jury de police. Neuf membres formeront un
quorum du comite de Salut Public, et deux un
Quorum des'sous comites. Les devoirs du comi
te de Saint Public sont d'aviser aux moyens d'ai
der les autorites militaires dans la defense du
pays. Un mombre de chaque sous comiteS sera
membre du comite de Salut Public, et onze mem
bres seront choisis dans la paroisRe. Le brigadier
gen. C, N. Rowley et le col. F. H. Farrar sont
nommes membres honoi aires.
Le president nomme ensuite les personnel qui
devront former le comite de Salut Public et les
sous comites. (Pour ies aoms voir la^Mirtie an
gtamej * v
Bur motion, le Jnrjrde police est prie d'im
poser une tasc de 25 cts par $100 sur chaque
contriboaWes; le ioontaat de cette taxe devra
etre verae e*tre res mains da comite dc Saint"
Public. Le Jury de police devra emettrt ses
Bonds et noBimcr ua comite pour les negocier.
Sur motioa ,les citoyens ages de 18 'a 45 ans,
cue tat dc porter lee armes, sont invites k se re'u
nir "a la Mnison de Cdur, samedi, ler mars, afin I
de s'euroler dans le scrvice confedc 're. j
Let meeting s'ajo iirne a samedi.
^30-MM. C. M. Thomas et G, W. MIHer, de
oette paroisse, sont partis'la sethainc derniere
pour^Colombus. comme volontaires d-u batailion
gteflrart. , >
^i^-Nous appeions liUention dw public sur
I'suuioBce de M. J. L- M«ttliews, defendant l'enr
tu'esur sa pr<Tpriete.
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(Continuation.)
KAUUIC'ATION 1)U SAlJ'eTRK.
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| Apres avoir signale a ribs gouveraants ci
qu'on devmit faire pour s'approvjsionner de sal
'i- , .
i petre, nous crayons devoir engager nos eonci
j toyens et leur enseigner a en produire. Le sal
! petre se trouve tout forme dans le sol et les mur?
' S des eaves peu profondes et peu eelairees, dabs
i les materiaux de demolition des parties infe'rieu
! res dc vieax batiments, duns le sol des remises,
v-t ,
_ i ecuries, granges. La coucbe noire de tcrreau,
' | resultant des debris de foin en est impre'gnee.—
L | Ces substances peuvent etre lessivecs imme'dia
tement, ou au moins apres quelques jours d'ex
_ : | position a l'air et a l'abri de la pluie. Ce qui
11 , peut s'effeclncr en grand ii la Nile-Orleans el
I dans les principales villes da pays. Malheureu
' ; sement dans lcs campagnes on n'ea trouverait
.j pas line aussi grande quantity, si ce n'est, p««t
j etre, dans certaines parties d'aneiennes sucre
i ries, dans le sol de quelques ecuries. Mais ce
^ i que l'on peut faire de suite, quoiquc cela de
i mande du temps pour recolter, ce sont des ni
^ ; trieres artificielles.
t j Or il existe deux principales manieres d'eta
_ tablir ces nitrieres. La plus simple, inais a la
ve'rite la plus longae a prodaire et qui n'exige
aucu ils bailments speciaax, est de creuser le sol
j dts ecuries soit pour chevanx, mulcts, soit pour
moutons ou betes a cornes, d'une profondeur de
r deux ou trois pieds ef. de remplacer cette terre
j I par un melange convenable, et de clore ces eeu
, j ries pour les garantir de la pluie et du soleil.—
.' L"autre consiste a construire ce que l'on appelle
j des couches de salpetre. Ce sont des mure d'un i
, melange terreux, doat nous indiqaerons la com-!
( position plus loin, que l'on eieve "a cinq oil six i
| pieds de hauteur sur une base de quatre pieds j
; et une largeur de deax au sommet. lis peuvent j
; etre e'tablis dans an hangard de 22 "a 32 pieds de |
largeur, stir 100 k 150 pieds de longueur, ou!
[ dans de plus petites dimensions saivant la eapa-1
cite dn fabricant. Quclquefijis on construit les ;
nitrierys en forme de voftte.
j Avant d'arriver a 1'exposition des melanges j
: nitriliables, il est necessaire d'expliqaer en peu i
j de mots la composition du salpetre ou nitre, que j
! les chimistes ont aussi appele' succcssivemcnt j
| Nitrate et Azotate de Potasse. Ce sel est forme!
: d'acide nitrique ou azotique et de potasse.—
1 L'acide nitriqae ou azotique est forme d'oxygene
1 et d'azote. Ceux-ci sont parties integrantes de
' 1'atmosphere, mais n'ont aucune tendance a se
j combiner, si ce n'est sons I'influenee de 1'e'tin
; celle electrique, ou bien lorsqu'ils se trouvent
en presence an moment oil ils to degagent des
; substances qui les coatiennent, et k la faveur
j d'ane cbaleur moderee, del'humidite' et d'ane
! faible lumiere annrocliant del'obseurite.
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. j Tout l'art de fabriquer dn salpetre consiste
j I done k reunir, dans les conditions ci-enonce'es,
.! les elements<pii le constituent, savoir : l'azote
! qui doit s'nnir a 1'oxygene pour former de l'a
cide nitrique, et la potasse sur laquelle doit se
fixer cet acide. L'azote existe uni avec d'autrcs
corps dans presque toutes les substances d'ori
ginc animale, excepte dans les graisses et dans
la plus grande partie des vt ( getaux. La potasse
et le plus souvent le nitrate de potasse lui-meme
existent dans tons les vegetans, et dans leurs
cendres en majeure partie a l'e'tat de carbonate
neutre. Ponr former ces melanges nitriliables
ii faut done employer des matiercs organiques
vege'tales et animates.
Toutefois il est necessaire d'ajouter que pair
obtenir les trieillours resultats des nitrieres arti
ficielles il est avantageax de faire entrcr dans
leur composition une certaine dose de calcsnre
oa raatifere contenaut de la chaux, comme la
craie, la mfirne. te tuf, les coquilles de molhs
ques marins calcines, les mortiers de demolition
ou la chaux elle-meme. II parait qu'un cin
quieme k un dixieme au moins de calcaire doit
entrer dans la composition du melange. La
chaux favorise la nitrification, fixe l'acide nitri
que ou azotique pour former du nitrate de chaux
que l'on trausfonne dans la lessivation et l'eva
poration en nitrate de potasse par l'additionde
carbonate et quelquefois de sulfate de potasse
qui pre'eipite la chaux "a l'etat dc carboaate on
de sulfate de chaux.
V
Maintenant arrivons k la construction des ni
trieres :
Pour obtenir du salpetre du sol des ecurics,
*il faut, quand il n'est pas d'une nature convena
ble, ce qui est generalement lecas en Louisiane,
le remplacer par un melange analogae au sui- ]
vant: terre ie'gere et noire de la surface d'an- j
denies prairies, ou terre calcaire, comme celle j
j qui est mSiee de debris d'e'quipage autour des 1
! sucreries, deux ou trois cinquiemes; ccadres 1
non lessirees un k deax cinqiuemes, le reste en
vegtaux hache's, tel que stramonium (vtilgaire- (
ment cornard), tiges de tabac, plantes legumi- J
nouses, comme ce que l'on appelle ici caK sau- f
vage, tiges de mais, de fcves, graines de coton. t
bagasse fraichc on decotnposee en tcrreau, de- ^
bris de legumes, de choux, moatanle, sciuie de -
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bois, Enfin ce que l'on peut se procurer en sub
stances Vege'tales. Tout etant exactement mele
est depose jur le sol de Pe'curie. Au bout d'un
an cette terre peut etre lessivee et donne # an
moins unedomie livre de salpetre par pied cube.
11 faut observer que si l'on n'a pas de terre
calcaire, il est tres avsntageux d'ajouter de la
i chaux ou des eoquilles calcine'es, et qu'il est in
dispensable que le sol soit a l'abri de la filtra
tion des eaux pluviales ou du fleuve, ce qui en
trainerait le salpetre. On coneoit qu'en p*reii
c,n. au lieu de creuser le sol, il faudrait I'exhaus
ter.
LE SALI'ETUE.
En Prusse on mele cinq mestires de let
; noire ve'getale. de terre de caveaa oil mitres so
j terrains, avec une me-ure de cendres non les
vees et de la paille d'orge hache'e. On petrit c
ma fibres avec de I'eau de t'uinier ou d'egout
on eieve des liiurs de 20 pieds de long sur six
sept de liaut et trois k la base qui se reduise
k deux au sommet. Des planches servent d'et
ou de uioule pour poser les fondations. On m
des batons en travers de la couclie, de distam
en distance, et on les retire quand elle a pt
assez de retrait ou de consistance pour en pe
mettre la sortie. Les tnnrs sont places dans li
lieux les plus humides. a l'abri du soleil. et eo
verts d'un toit de paille qui deborde pour mien
garantir de la pluie. On les arro.-f de temps (
teinns I't on ncnt lcs Icssivcr :ni limit, ill. 1 *:ii
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j nee.
! Eu Suede on forme des couches a salpetre
ait; 1
t I avec un niortier compose d<* terre des pres. de
cendres et de chaux alterne avec des lifs de
chaume ou paille. La base est construite en
ce
bnques pose'es dc champ. Sur eette base est tin
. : lit de niortier fait avec la terre de pres. la een
nt
: dre, la chaux et sufiisantc quantite d'eau-mere
I de salpetre ou d'urine; on le recouvre avec un
| lit de chaume. On gu ran tit les couches de la
j pluie avec des perches et uu toit de bruvere.— j
CTQ j '
! On les arrose avec de l'urine, des eaux cronpis
iol i . , " i
j tes, etc.
Ur j Ces couches rapportent au bout d'un an et
[ ' e | durent dix.
re i On en de'taclie- le salpetre avec des balais tous
j les huit jours, et oil les arrose des qu'elles sont ;
~ ! balayees, avec des eaux-meres etendues d'eau 1
| pure. [
111 1 Le residu au bout de dix ans est un excellent j
f j engrais pour la culture du chanvre on da lin. i
IX i
^ | Eii certains lieux on construit des voutes ponr
, i l'etablissement d'une sai lie trie re. On commence :
! . i
2 ! par fabriquer des briques. Elles sont petrics j
^ i avec lin niortier compose de dotizejparties de,
^; terre argilense. quatre parties de cliaux-vivc, |
w i deux parties de sel inarin. de la fe'cule de pi- j
j geon, de volailles, dc moutons on autres nuttieres!
! animates et de paille hackee. Ce niortier est 1
CSS 1 '
j I detrenipc avec de l'urine ou des egonts de fit-!
(e | inier. On peut ajmiter avec avantage descen-j
1 1 dres au melange. Ces briques subissent ensuite j
gj line deinie cuisson. Ou en construit des vofites j
_ de qninze a vingt pieds de large, de huit a dix <
[e de haat, sur une longueur proportionnee a la i
l 0 quantite des materiaux. Cette voftte est dirige'e !
, y duSud au Nord avec une porte aux deux extre'- j
mite's pour donner un libre passage k l'air. Le j
comble est bati cn forme de terrasse qne l'on !'
s CDITTro drr mfrni' Iiu'lnn^r qui a ?trrri h fufrrs
quel- les briques. On couvre cette terrasse avec
un toit de paille. I/espace compris sous cette
voute est utilise pour y clever des piles du meme
e melange, que l'on arrose tous les huit ou dix
jours avec de l'urine. An bout de huit. ou dix
mois le nitre vient cristalliser k la surface des
vofttes, et des lois on peut ea recueillir plusieurs f
quintaux par mois. *
e Quand la voftte menace ruine, 011 la demolit '
s v '
pour la lessiver, ainsi que les piles qu'elle recou- j
vre. 1
5 Ainsi, par l'expose de ces differents modes de •
5 nitrieres, il est facile de comprendre les princi- r
; pes post's plus haat, pour arriver a produire le c
5 salpetre. II s'agit de nielanger avec les cen- j
! dres ct la chaux on toule autre matiere calcaire r
> de la terre vege'tr.le, les plautes les plus chargees r
> de nitre, comme les plantes vireuses dejk eiiu- ®
me'rees et tant d'aufcres qui croissent en abon- t
dance dans les bois, dans lcs champs et sur les c
■ bonis des chemins. Le filmier des animaux
c
' dont on ne fait aucan usage dans ce pays, le mor- 8
' tier que donne leur fiente sur la voie publique, c
le sang des animaux de boucherie, l'eau des *'
0
tanneries, des savonneries, des buanderies, les
vidanges des latrines et l'lirine de tous les aai- b
manx, la saie, les cendres des sucreries, peuvent t(
q
enfin entrer tous dans la composition des ma> q
tieres, et les liquides amuioniaux servir k Far- k
rosage. - ^
(a continuer.)
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COMBATS AU FORT DONELSON.
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II noas cut ete impossible dans la confusion
des premieres depeelies de donner a nos lcc
teurs line esqaiee de la defense de ce fort. Nous
einprnntons au Picayune un simple rc : cit qui,
nous Pesperons, tera lu avec plaisir, quoiqu'il
vienne un peu tard.
La se'rie des combats commenya mercredi, le
12, par unc escarmoache qui dura presque toate
la journee, et qui fat renouvek : e le jetidi. IX—
Les canounieres durant cet engagement firent
leur apparition sur le Cumberland, a environ 2
milles en aval dn fort ct laneerent quelques
boulet". Ce n'etait qu'une reconnaissance; nos
pieces riposterent par quelques coups bien ajus
te's.
Le vendred, 14, vers midi, 1'ennemi avec une
force imposante entreprit sur notre droite un'
vigoureax assailt. mais fut repousse par 500 seu
lement de nos hoinmes-qui combattirent cn de
scsperes tant des puits k tirailleurs que des re
tranehements. Cet engagement dura pins de
deux licnres, notre perte etant insignifiante.—
Une lettre trouvee plus tard sur uu des morts
de 1'ennemi admet l'ecbec sulii par les fe'deraax
en cette circonstanc. La cav«i1erie iTu colonel
Forrest fit ce jour Ik plusieurs cliargcs bril
lantes.
Conjointement avec cette aftaque. les canon
nieres. au nombre de six. s'emliosserent a envi
ron trois cent yardes du fort ct ouvrirent le feu.
Le fort repondit vaillamment; nos informations
nous apprennent que ce fut un rugissement fn
cessant pendant deux keures entieres. Un bou
let d'une de nos pieces de 12S faillit "a chavirer
une de lenrs canonnieres, on la vit s'incliner.
sur l'eau a un angle de 43 degres; elle fut im
me'diatement retiree de la ligne ; nous pensoas
qu'elle sombra plus tard. Deux autres fureut
de'sempare'es, nos boulets les ayaut transper
cees. la s pieces les plus utiles en cette eir-1
eoustance furcnt unc dc l-iS. uue de til ordinai'
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rre ' re et uue de 34 raye«. L'artillerie fut parfaite
ment iiian<ruvre'e par nos hoinnies.
0 ' Le d>»rnier combat fut livre le samedi. 15. et
*si- noil pus le diinanche comme on le croit gc'iiera
CLS lement. Nous avians ce jour, au fort Dunelson
j 15,D0D honvnes: les forces le ierales etaient. sap
IV posiies de 60.000. La bataille commen^a ii (1
s: k heures du matin par nay attaqite de notre part
, n(: i sur la droite de 1'eniienii. Une partie de la bri
" . gade du Mississippi du general Clark, ceiiiniim
iul dee par Pillow prit la tete de la coloime d';.s
let saut et s'avmieuiit avec resolution repoiissa les
ice debris des colounys enuemies ii pin - d'uu mille,
faisant dans ses rimgs un carnage et une destrue
ns tiou.terribles. Dans ce niouvemonf execute ]>ar
[.(•- G000 homines. Pillow ]iarrint a*touriier avec
1 succes la ilroite de reuneiui forte d'au moins
' j 20,000 hoinmes qui fureut mis eu de'route et re
al- jete's confitseinenl. hors de leurs lignes. Vers
I1S midi nos troupes fureut rappek'es de la pour
suite.
Cl! i Quatre batterie" comple es furcnt prises par
tn- nos troupes, parnii lesquelles se trouvaient deux
fkiueiix canons d'aeier raves d'un fort calibre et
! d'une longue portee. qui jusqu'ii ce moment
,ro nous avaient cause plus de dommages que tout
de le reste de l'artillerie ennemie. Nous conside
( | t> rions la victoire conrme certaine, et la cavale
rie re<;uf ordre de se reiulre sur le champ de ba
en taille et de reunir les effets abandonne's par
in 1'ennemi dans sa fnite. Dans cet intervalle les
fe'deraux envoyerent un pavilion de treve de
mandant a retirer leurs morts, ce qui leur fut
re aeeorde. Pendant qu'on les supposait occupe's
in ] ainsi, les fe'deraux ouvrirent traitiensement le
, : feu sur nos troupes, et avant ete renforce's ra
,l menerent nos hoinmes et K'gagnerent le terniiu
— , qn'ilsavaient perdu le matin.
: Ordre fut alors donne a nos homines de rega
I gner lours ouvrages de defense et les redans, ce
j qu'ifs firent en toate hate. Un instant le regi
et meat tennessicn du colonel Head fut repousse
j de sa position, accable ]iar les forces superieu
! res de I'enaenii. mais a vant ete' secoara par le 2e
ls Kentucky du colonel Hanson, il reprit sa posi
nt■; tiou ct chassa 1'ennemi avec un grand carnage.
j„ I Cet engagement dura une heure et 1'ennemi se
retira encore de'fait et decourage et avec une
• forte perte.
it j Nous ii 'avons perdu durant ces quatre jours
i en tues et blesses que 1(>00 liommes an plus: la
! jierte dc 1'ennemi est au moins de 3500 a 4000,
ir, qnelqiies-uns la portent a 6000.
, 0 : Dans la unit de samedi irons renames des 11011
i velles que l'euueiui se proposait de renouvcler
' s j I'attaqne dans fa, proportion de 5 control. Un
le, conseil de guerre fut aussitot tenn. et nos tron
L , j pes etant epuise'es par ces combats continuels
| sans intervalle de repos, il fut juge que la plane
'■ j n'etait pas tenable~et qn'elle serait rendue apres
•s ; une resistance de forme.
Tel est le rccit de ces engagements qui font
' honneiir k nos armes malgre la chute definitive
de ee fort,
i-| Nous reservons k une autre occasion ce qu'il
! y aarait k blamer d»ns ce qui saivit cette latte
' | de geants. Reiaarqaons seiilcnient que la red
•s | ditioa de l'armee fut decide'e malgre l'avis du
x • general Pillow qui. malle ureasemeat peut etre ;
t pour la Confederation, ne cummandait point en ;
[ chef cette position,
e ! .
j APrEL AUX VOLONTAIRES LOU1SIANAIS.
( i Nous extrayons de VAbciUe'ln lettre sui van te
n du general Trudeau, lui annoneant que le colo
' nel Stewart a besoin de 120(1 liommes potir for
mer avec sa batterie une colonne mobile.
Columbus, 14 fe'vrier 1862.
A messieurs les cditears de YAbeillc.
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Messieurs.
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Le major gene'ral Polk vient, par son ordre
" special No. 23">, de donner aa capitaiae R. A.
s Stewart, commandant la Batterie de la Pbinte
Coapce.raatorisation d'enroler ponr le service
( iles Etats Coniede're's, an regiment de 1200 hom
j mes d'infaaterie et de 200 homines de ea valeric,
■ pour former avec sa batterie unc colonne mo
bile. !
La batterie, oa phitot le batailion d'artillerie 1
de la I'ointe Coupee compte plus de 250 hom
■ mes et possede 12 pifeces d'artillerie Ie'gere de !
. calibres reglementaires; chacun connait a la 1
Nouvelle-Orle'ans la composition de ce batailion,
l'undes plus.bcalix et des mieux disciplines que
' nous avons au service : les noms les plus bono- '
i rabies de la Louisiane y figureat comme simples '
canonniers. Le capitaine Stewart vient d'obte- '
nir comme recompense de ses bons services, l'au
torisation que je viens de mentionner, et qui lui
confe'rera (line fqis sa legion formee) le grade
de colonel. Nul oflicier ne merite davantage
cette recompense; les artilleurs dc sort batailion
se lieront tous en masse pour affirmef que leur
commandant veille sur enx avec la sollicitude
d'un pere ct qu'Hs sont prets a le suivre partout
oil il ira.
Je voas prie, messieurs, de voaloir bien pu
blier cette lettre dans votre journal, alia de por
ter ii la connaissanife des jeunes gens Louisiannis '
quide'sirent entrer au service, lcs a vantages
qa'ils frouveront k s'enroler dans le corps que 1
le capitaine Stewart va former; destine a agir
comme colonne mobile, le service qa'ils feront
sera c'mineminent actif et ne rCssemblera eii rien i
aux ennuis de la vie de garaison.
Que notre jeunesse reponde a I'appel qiii lui F
est fait. Qu'elle vienne rejoiadre aux frontifcres s
ses freres deja aux prises avec 1'ennertii.
Attendre plus longtemps serait trop attendre.
! Recevez, messieurs les editeurs, I'assarance de
j ma haute consideration. j'
J. TRUDEAU, l f l
I Brigadier general commandant l'artillerie j c
j dc la premiere division, arme'e de l'Ouest.
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TAXE DE GUERRE.
Lc she'rif de cette paroisse vient de recevoir
del'Auditeitr des comptes publics la circulairo
suivante :
Bareati de rAaditear.
Baton Rouge, 10 fevrier 1862.
A Fran'/ois Porche, Esq.. .
, Sherif et collecjeur des taxes pour la parolsse
| de la#ointe Coupee.
! Monsieur.—Conforme'ment k la section 9 de
l'acte intitule "Acte poirr fournir des tbnds au
1 ti-esor de FEtat/'approuve' le 22 janvier 1862, et ;
pour payer l'i rite ret courant sur les "Bons e'mis j
en vertu de cette loi, payable en 1863, vousetes ;
par ees pre'sentes nn title qu'arte taxe de un !
dixieme de un poar cent est preleve'e. sur le ta- j
bleandestaXesd'EtalJ ponr l'annee 1861. ElteJ
sera collecte'e de la mftnc maniera que les lustres j
taxes En consequence votts ferez immediate- |
ment votre t«bleau de repartition sitr 1 "assesse- !
ment de 1861, pour votre paroisse, ce qui vous |
donnera un total de SI3.787 41 a collecter, pour j
lequel vous fournirez votre Boml conformement
a la loi. En fa»ant vos re tours it ce bureau, i
vous lesde'signerez "Taxe de guerre.
Votre, etc,
H.NSRALTA. aiidiienr. !
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- AVfri. " i
^-Les membres de la compagnie D du regi
ment de la miliee de la I 'ointe Coupee sont no
tifies de se reunir SAMEDI, lei* mars 1862. a 2
htfftres p. m , k Waterloo, sur le champ de ma- ,
rfnearres. . j
Waterloo, 25 fevrier 1862. j
P. ECHELAliD. tapiUlne.
et
(1
1NFAXTERIE FOYDRAS.
'' Compagnie d'lntknterie ltgerePoydras
s'organise main tenant pour le servic,e contedero
" pendant la guerre. L'uaiforiue, les amies et
*7 eqnipements seront fournis aussitot que l.i com
'' pagnie sera reeue. S'adresser k .MM. Francois
1 Porche, a la Maison de Cour; Frank Netf.au
" Cheaal: I'. Uuuanchaad, dans Pile, ou a Savinieu
Robillard ou XV. II. t'ooley, ofiieiers reeruteurs,
" a la Maison de Cour. I,a compagnie devra etro
s comjdetce et prete a partir le 15 mars.
C. W. POl'E. Livonia.
: .£;£.„Le gouvernement des Etats Confc'deres
r paiera un bonus de $50 k chaque volontalre
3 lirrsque-ia compagnie sera recue. 28 fev
!!i avis
a TT 'ST par le present donne qu'a partir de cette
- 1_J date ilest defendti a toutes personnes de
! chasser ou d'entrer dans les limites de mon ter
[■ rain enclos, sous peine d'etre poarsaivies salon
c la loi. J. L. MATTHEWS,
t Livonia. 24 fe'vrier 1362. ler mars- 3m
le
\\ | PROCLAMATION I)U GOUVERNEUR.
j Quarticrgdueral de la inilice d'Etat.
t ; Nile-Orleans, 11 fe'vrier li'(i2.
rj Le President, des Etats Confe'dere.s m'ayant
(s j adresse une requisition afin de fournir de l'Etat
»- de la Louisiane, cinq regiments et demi 4e troa
it pes poar la dare'e de la guerre, en conse'qaence.
is ! je. r l homas O. Moore, goiivernear de l'Etat de la
e Louisiane, emcts la proclamation qu'on recevra
i- tons les volontaires conformement a la procla
a mation da goaverneur.
| On aeceptera les volontaires cn compagnies,
i- ; bataillons oa regiments.
c | Chaqae compagaie doit etre cornpose'e d'an
- | capitaiae, d'aa premier lieutenant, de deux sous
i5 lieutenants, 4 sergents, 4 caporaux, et pas moins
- | de 64 soldats. Les regiments doivent etre com
e . jioses de pas moins de dix compagnies, ct lesba
- i tail Ions de pas moins de qaatre compagnies.
•. ! Lcs otliciers commandants aussitot apres avoir
e organise lenrs compagnies presenteront leur
e : rapport ii I'adjudaut-ge'ueral, M. Grivot, Nlle
; Orleans,
s j On enrolera les troupes peur le service, dans
i des camps con venables, et le gouvernement con
i, | lede're leur fournira kiu's vetcmenls et l'equipe
j ment necessaire. Chaqae soldat. recevra du gou
- | vernemeat confedere' une gratification ( bounty)
r i de $50, aussitot apres que sa compagnie ou sou
i ' regiment aura ete en role' pour le service, et on
- ; leur fournira les moyeas de transport de leur
3 doaiicile au rendez-vons. *
jj On espere que les troupes que l'on demande
< ! aai'ont repondit k l'appel aVant le 15 mars.
) Me reposant snr 1'c'nergie et le patriotisme de
t i mes concitoyens. je m "attends d'eux a une re'
• ; ponse aussi prompte que le coftiporte l'urgence
dos circonstances.
1 TIIOS. O. MOORE,
Gouverneuret commandant en chef.
;
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."j ETATDE LA LOUISIANE.
I'AROlSSK UK LA POfXTE COtt'EB
i! *
AVIS est donne par ces presentes que Jere
mie Gauthier s'est presente ii l'lion. Cour du
7e'me District, dans et pour la paroisse de la
Pointe Coupee, pour etre nomme execateur tes
. ta men taire datifde Joseph Gaathier, decede, et
que si dans les dix jours qiii sliivront cet avis,
aucime opposition n'est faite k sa demande, il
• sera nomine* conformement.
Par ordre de la Cour du Septieme District,
A. BONDV, greffier
Pointe Couple, le 22 l'evrier 18t>2.
ETAT DE^A LOUISIANE.
COUK J>L" SKPTIeMB DISTRICT Jl'DK iatrk.
l-akbtase nii la 1» oi.vtb cocit 'lc.
William II. Cooley, Syndic vs. Lucius B. John
son.—No. 113.
EW vertu de ct poitr satisfaire un writ de sai
J sic et vente lance ddtis la Cause el-dessus
Intitnlee. et k irtoi adress^ par i'Honoralde Cour
da Septieme District, daag et pour la paroisse et
Etat susdits,pokr satisfaire a la demande du plai
gnant et aux frais, j'ai saisi et j'offtirai eu vente
publique, k la Maison de Cour de cette paroisSe,
SAMEDI, le ler jour do mars 1862,
A 11 he ares a . m .. tous les droits, tltres ct iafe
retsque le defeiidear a dans et k la dite proprie
te ci-apres decritc, savoir:
ANTHONY, nfegre, Age d"environ 50 ans,
LEAH, negresse, agee d'envifon 50 ans,
CLARA, negresse, agee d'environ 4ans,
BETSEY, negresse, agee d'environ 2 ans.
Tirvits el Conditions de la rente :
Cotaptant, avec estimation.
SEVERIN PORCHE, Sliertf.
Pointe Caucee. 23 ianvier 1862%
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ETAT I)E LA LOUISIANE.
uoufc Dt? ?eme ttisfntet jtblctaikk—raroisse
pe la i'ointe—c'ol'pek.
Minerva H, Tabor et son rnari vs. 0.
II. Courtney, pour oyiircr un partage.
CONFORMEMENT a un of dre dc l'honorable
Cour dn '7me District Judiciaire, dans et
pour la paroisse et Etat susdits, Je, soussigne
sherif, oifrirai en vente publique, sur les lieux,
Mercredi, le 12 mars 1862,
a 11 hfurCs a. m . pour operer^n paitagc entro
les heritiers de Emily A. Winter, epouse dece
dt?e de O. IL Courtney, la propriete' ci-apres dd
i crite, savoir:
I Un lot de terre sitae en cette paroisse sur le
chemin de l'Etat, derriere Livonia, designd sur
le plan des E-Unis conlme etant le quart sud
; oaest de la section 28 et le tpmrt nord-est et
| sud-est de la section 27 du township No. 6. R.
| No 8.coutenitnt 480 acres, avec toutes lesame
| liorations qui j^'y trouvent, consistant en une
i maison de mailre, moulin a -coton. etc; ledit
i lot de terre formaot part ie de la succession de
j Emily A. Winter, epousede'cedec de O. II. Court
I uey,
i Termcs ct conditions de la rente:
j Ladite terre sera vendue h un credit de 1. 2
I et 3 ans du jour de la vente, Pacquereur four
i nissant'ses billets endosse's "a satisfaction inso
; lido et portant tin interet de 8 poar cent l'an de
; la date jusqu'au paiement final ct hypotbequo
i snr la propriete.
| FRANCOIS PORCHE, sheriff
j Pointe Coupee, 8 fevrier 1862. *
[ EPAVE.
ARRETEE par S. II. Huby. snr le bayou
Grosse Tete, cn janvier "dernier, une VA
; CHE noire et son veau tachcte. La vaehe a une
des oreilles con pee en triangle et l'autre eu
carre'c et etampee Dix; etune VACHE jaune,
inarque'e d'un carre sur une oreille et d'un chif
fre Mir l'autre, etampee d'une marque espagno
le. Les proprietaires sont reqais de venir re
clarner leur propriete, fautedeqitoi les animaux
peeront vendus a Livonia, par le sonssigne. daiw
tejf 70 jours qui saivrontcett? date.
C. W. POPE, J, P, 1 le ward,
Livonia. 8 fevrier 1862.
A VEN'liRK,
!00 b.iril* ilc CHAUX. .Tadresscr au bureau
du journal. 20 oct

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