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The Opelousas patriot. [volume] (Opelousas, Parish of St. Landry, La.) 1855-1863, March 03, 1855, French, Image 1

Image and text provided by Louisiana State University; Baton Rouge, LA

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I'l.RUK AUX Ul'KLOÜSAS, P ABOIS,SE DK ST. LANDRY, LOUISIANE, TOUS LES SAMEDIS MATIN, PAR ALBERT DEJEAN, CYRUS THOMPSON ET ALF. LIVINGSTON
VOLUME I.
Ol' E LOUS AS, SAMEDI MATIN, 3 MARS 1855.
NUMERO 1.
LE PATRIOTE.
conditions dr t. abonnkm knt.
Sont tie $2 50 par an, payable d'advance, et $3 50 ni
la souscription n'eft pas payé dann le« premiers
troiH mois. Dix cent*» pour un seul numéro du
journal.
lrb avis.
Seront insérés h raison de 5 cents la iipne pour _ chahut
publication. Une déduction libérale aera faite pour
lew avis il l'année ou permanents.
HW II ne sera rien inséré pour moins d'une piastre.
OPELOUSAS:
SA MF. Ill MATIN, MAUS .1, 185.1.
îm " patriote ïrtg ©ptfrmâia;"
Samedi 3 Murs prochain, Ira soulignés com
menceront, duns la ville cira Opelousas, la pu
blication d'un journal en frtiiifivis et en anglais,
noua le titre du Patriote dui Opelousas. Cet
te feuille sera dévouée à la reproduction pério
dique de toutes les nouvelles politiques, locales,
statistiques et variées, d'un caractère propre à
instruire et à intéresser les différentes classes de
lecteurs qui consulteront ses colonnes.
En politique, le Patriote sera indépendant
«ms être neutre. Les Editeurs mettront sans
orainte souh Ira yeux du public et livreront à son
appreciation la conduite des hommes publics
et les tendances des mesures publiques. Re
nonçant aux dénominations de "Whigs ou de
I>£uioerutes," soit qu'ils infligent l'éloge ou le
blaime, ils s'attacheront il suivre avec: atten
tion le cours des événements, dans le but de
recommander ce qui est bon, et de condamner
ce qui est mal. Lis mesures ayant pour objet
Li bien général seront soutenues de quelques
sources qu'elle s émanent, et la conduite officielle
des serviteurs publica sera exposée avec respect
mais sans crainte, à lu censure générale dans
des termes que justifieront les circonstances.
Sous le titre de variétés, le Patriote publiera
Ira articles qui lui paraîtront Ira plus propres
ii satisfaire lu goût des ses lecteurs, et ces arti
cles, soit originaux, suit choisis, seront concis, et
d'une utilité pratique. Sous cette désignation
viendra »! ranger tout ce qnj pourra intéres
ser Ira progrès de l'agriculture et les intérêts
généraux du; alfaires de notre Paroisse.
1/'« Editeurs du Patriote feront tont en leur
pouvoir pour tout ce qui regardera particulière
ment Ira interets du la localité. On ne commit
'pic bien peu au dehors Ira ressources vastes et
eloppeêsque renferment les limi
core développées que renferment les limi
^eJa^ulS! VatoK^W» deVet't. ' ré^
jyioii recevront, de temps en temps, une attention
\ruportionnée à leur importance. 1-t salubri
té, la beauté et la fertilité du pays offrent plus
d'il ne chance a l'émigration, rien no coûtera aux
Editeurs pour faire valoir ces avantages en fai
sant un portrait tidèle et en invitant la popu
lation et l'industrie a wnir développer les ri
rlie.-.-es de notre soi et en augmenter la valeur.
]*• plus grand soin aera donate a l'Editorial,
et dt« écrivains connus pur leur talent, contri
bueront souvent à remplir ses Colonnes, (pliant a
l'exeeution typographique, le Patriote pourra
mutenir la comparaison avec les journaux les
plus renommes a cet égard.
'l'ont article d'un intérêt génréal, lors qu'il
ne sera pad trop long, et accompagne du nom de
l'auteur, sera inséré, tandis que toute communi
cation revêtue d'un caractère personnel sera
invariablement- rejetee. Dans l'expression de
leurs opinions, les Editeurs agiront, avec cour
toisie et éviteront tout ce qui pourrait blesser
la K-nsibilite la plus délicate.
Ix-s éditeur? se sont engagés dans cette en
treprise avec une confiance et un zélé que leur
inspire l'encouragement de plusieurs amis influ
«it« et patriotiques. Avec la resolution de
réussir ils n'épargneront ni peine ni capital afin
de mériter la confiance du publie et de s'en as
surer l'encouragement.
1-e " Patriote" sera publié au prix modère
«le deui piastres et demie par an, jaiyable d'a
vance, le mettant ainsi a la portee des classes
les plus nombreuses de lecteurs.
A lhkht D iîjkan,
Cyrus Thompson,
A lf. L ivinustok.
Opelousas, Février, 1855.
Nous devons mie explication à nos amis et
au public, relativement h ce que laisse ii dé
sirer ce numéro de notre feuille pour la partie
française. Ijc manque de voyelles accentuées
dans notre matériel d'imprimerie en est la
(tiuse. Malgré tous les efforts (pie nous avons
faits pour nous .procurer la quantité suffisante
a notre publication, il nous a été impossible
d'y parvenir à la Nouvelle-Orléans. Nous
avons été obligés d'écrire a New York, et nous
espérons en recevoir dans deux ou trois se
maines. Nous en faisons nos excuses a ceux
de nos amis dont la langue maternelle est le
français, en les priant de nous accorder toute
leur indulgence. Quand nous serons bien in
stallés, nous tacherons de les en dédommager
largement.
Selon l'usage, nous envoyons aujourd'hui le
premier numéro de notre journal à ljeaucoup
<k> personnes qui ne sont portées sur nos listes :
nous le fesons avec la croyance quo beaucoup
d'entr'elle nous favoriseront sitôt qu'elles l'au
rorft lu. A celles-là nous dirons que nous fo
rons tous nos efforts pour apporter h chaque
numéro une amélioration notable dans la ré
daction aussi bien que dans le choix de« arti
cles que nous puiseront dan3 les journaux avec
lesquels nous échangerons. Nous osons nous
flatter que notre journal sera aussi intéressant
que n'importe quel autre journal de campagne;
nous sollicitons donc le patronage public avec.
confiance. Dorénavant nous n'enverrons plus
de journaux qu'a ceux qui aurons souscrits ;
ceux qui désireront souscrire voudront bien
nous fournir leurs noms ou les donner a nos
agents.
Afin de rendre notre journal utile autant qu
possible, noua publions aujourd hui un pri
courant du marché de la Nouvelle-Orléans, où
trouvent côtés les prix des produits de notre
partie de l'Etat, ainsi que des principaux pr
luit de l'Ouest Nous continuerons a ton
i
LE PA R Tl A ME HIC AIN.
I xj principe, que les arhérieains doivent gou
verner leur pays à l'exclusion des Citoyens na
turalisés, s'est tellement emparé de l'esprit pu
blie dépais un un, que les Editeurs de ee jour
nal, croiraient manquer de franchise s'ils n'ex
primaient tout d'abord leur opinion sur un
sujet aussi important. Nous ne pouvons pas
faire un exposd complet, dann un seul article
éditorial ; nous nous contenterons pour le mo
ment d'en annoncer les principes généraux,
promettant d'y revenir plus tard.
Le grand mouvement américain mérite notre
attention et oh appelle h nos sympathies pour
bien des raisons ; il n'a pas été organisé dans le
seul bût de s'opposer à . l'influence étrangère
dans nos. élections populaires, mais aussi afin
d'élever aux emplois publics lea natifs du pays
qui sont les plus capables, sans distinction de
parti. Bùr la Constitution des Etats-Unis,
et l'union des Etats qu'elle cimente, ne basent
les principes du parti Américain. En consé
quence il s'oppose à toute prétendue " loi de
conscience " uui serait suprême à l'obligation
qu'impose cette Constitution, à tout fanatisme
politique soit au Nord soit au 8ud, et à toutes
démarches qui pourraient occasionner de l'éloi
gnement entre les différentes portions de
l'Union. IÀmet principal est l'Union sous
l'empire de la Constitution, et. pour arriver à
ce but nous croyons que le moyen,Je plus sage
et le plua certain, est de placer cette Constitu
tion sous le contrôle exclusif des Citoyens nés
dans le pays, qui y sont attachés pour les bien
laits qu'elle assure, et. par les souvenirs du
passé. Le parti Américain n'exige aucune
" profession de foi particulière ne fait aucune
distinction entre les Catholiques efc les Protes
tants, et reconnaît à tous le droit d'adorer
Dieu selon sa religion. Voila en peu de mots
les principes qui ont présidé, à l'organisation
de ce parti. Us se recommandent tout parti
culièrement à notre considération par leur mé
rite intrinsèque, et nous les annonçons par suite
de la promesse que contient notre prospectus
d e présenter de temps en temps une revue " in
'^F^i'ite " des principales mesures publiques,
C'est dans les journaux, dans la conduite des
hommes publies, dans les déclarations volon
taires des particulière, que uou? avons tiré notre
connaissance des principes que nous avons
énoncés plus haut, et ces mêmes sources d'in
formation sont u la portée de tous nos lecteurs.
Avec ces lumières devant nous, nous exami
nerons plus tard l'organisation Américaine ou
" K now Nothing " dans ses rapporta avec
toutes le? questions politiques, du jour, 'elles
que celle de l'esclavage, de religion- et d'influ
ence étrangère.
Les principes du parti Américain reçoivent
l'approbation de bien des Citoyens naturalisés
les plus intelligents. Ils comprennent très bien,
eux, qu'il ne s'oppose pas à. ceux qui sont res
ponsables et intelligents, mais bien au rebut de la
population européenne composée- en grande
partie de pauvres et de criminels, qui en arri
vant aux Etats-Unis, deviennent de bruyants
fanfarons intrétables, et faciles à corrompre.
Il 11e prétend pas d'empêcher l'établissement
parmi nous de l'étranger qui vient chercher
fortune et qui s'adonne aux occupations ordi
naires de la vie privée ; mais le but avoué du
parti, est d'empêcher l'Europe de débarquer
sur nos rives, ses vauriens et ses mendiant-:,
pour peupler nos villes et nos maisons d'asile,
et ses criminels pour remplir nos pénitentiaires.
Ix« citoyens naturalisés qui pensent bien, ne
peuvent-pas s'opposer ù ceci. L'Amérique sera
toujours le lieu où viendront ee réfugier ceux
qui sont persécutés che/, eux. Les étrangers
entreprenants et industrieux, qui sont en re
cherche d'un gouvernement plus libéral que ie
1e r sont invités à s'établir parmi nous à amé
liorer leur sort, et à élever leurs enfants dans des
sentiments Républicains. 11 leur est accordé
ce. que n'accorde aucune autre nation aux
étrangers, d'obtenir après un lapse de temps
d'épreuve, le droit de citoyenneté, et le droit de
suffrage ; mais ici le parti Américain, s'inter
pose cf. leur dit, vous devez être satisfaits de
jouir de tous les bienfaits de notre gouverne
ment et d'avoir la protection de no? lois ; pour
ce qui regarde l'administration de notre gou
vernement nous la réclamons pour nous même,
nous en avons le droit en vertu de cette ( 'ons
titution qui nous a été léguée par nos ancêtres.
DE L'A VENIR Dit SUCRE.
[Nous traduisons tin Wekhj Tme Delta l'ar
ticle suivant qui intéressera, nous l'espérons nos
lecteurs.]
De touts les districts sucriers de notre Etat,
noua arrivent, chaque jour des rapports sur les
dommages irréparables causés aux souches et
cannes par la sécheresse et les fortes
qu'elles ont eu h supporter cette saison Nous
ne nous rappelons pa^ d'avoir jamais entendu
parler qu'un tort, aussi considérable et aussi
général, se soit fait sentir II est arrivé par
fois que de certains districts ont eu des causes
pour s'alarmer. Mais le mal, aujourd'hui, s'é
tend sur toute la région suerièro, et nous inspire,
la plus grande alarme pour la récolte pn -
chaine. Déjà nous trouvons, que plusieurs de
nos planteurs prévoyante, dans l'appréhension
des plus tristes résultats, est dé terminés s'ils inci
dent la récolte plantée maintenant, a ne pas
rester sans plants, ont envoyé dos agents a
Cuba, afin de s'en approvisionner, agissant ain
si avec une prudence judicieuse que. nous re
grettons le ne p;.\. voir imitée plus tr< néra!e
mem.
primons l'opinion que c'est une mesure sage en
même temps que peu coûteuse, de se garantir
d'une calamité aussi désastreuse pour notre Etat
que serait celle d'un manque de récolte, même
celle d'.uno moitié ou d'un tiers de récolte, qui
mettrait en danger de ruine nos planteurs indus
trieux et entreprenants, aussi bien qu'un grand
nombre de nos maisons de commerce les plus
stables et les plus solvables.
I^s embarras qu'apporte h chaque branche
d'industrie dans notre ville une difficulté quel
conque pour quelques parties de l'Etat, d'en
voyer ses produits à notre marché, nous mon
trent assez quels seraient les effets d'un man
que total de n'importe lequel des grands pro
duits de notre agriculture.
Personne ne se rappelle avoir vu ce temps
semblable à celui que nous avons depuis quelques
mois dans la Louisiane, et afin qu'il ne soit aussi
tristement mémorable qu'il est. sans exemple,
nous devons ardemment espérer que toutes les
précautions nécessaires et pratiquablos seront
prises par nos amis qui s'occupent des intérêts
agriculturaux.
La production du sucre est loin d'être pros
père et sat isf'esante, depuis deux ans les prix
obtenus sont, ainsi qu'à présent, au dessous de
ce qne rapporterait un intérêt loyal du capital
investi, et même de la juste; rémunération du
travail que demande la culture de la canne.
Si, alors, un manque absolu ou partiel de ré
colte arrivait malheureusement. Il nous est im
posible d'évaluer les pertes et les embarras qu'il
causerait. C'est, donc, dans cette convict ion et
dans la crainte que nous sommes bien loin d'être
ù l'abri du tort que la température a causé aux
cannes plantées maintenant, que nous sommes
désireux de voir acorder une attention méritée
au moyen de les reproduire, an cas ou elles vien
draient à manquer entièrement ou partiellement
à la récolte prochaine.
Lu saison qui s'écoule est certainement la
plus extraordinaire dont nous puissions nous
rappeler depuis les fortes pluies de septembre
dernier, nous n'avons presque pas eu de pluie,
la terre est. maintenant si sèche et si dure, que
beaucoup d'habitants n'ont encore pu labourer;
nos bayous ne sont pas encore navigables, et,
nous n'avons pas l'espoir de voir arriver nos
bateaux aussitôt qu'il le faudrait pour la com
modité de tout le monde. On parle d'un mon
tage de l'Ohio, mais nous crayons qu'il ne soit
pas suffisant pour mettre de l'eau dans le Cour
tableau. Nous ne pouvons compter que sur
les fortes pluies qui pourront surveuir avant la
montée des eaux.
I a grande quantité de nos produits, accu
mulée dans les warehouse à Washington, atti
rera sans doutes plusieurs bateaux dans nos
parages. Nous apprenons que déjà plusieurs
barges sont au port, attendant qu'il y ait assez
d'eau pour aller chercher les récoltes de nos
amis du Bayou Bœuf.
II est fort à désirer que la navigation s'ouvre
bientôt car les provisions deviennent de plus
en plus rares et sont par conséquent hors de
prix. — «as*
FOR TJFICA TIONS A PR OC TOR VILLE.
11 y a quelques jours, une dépêche télégra
phique de Washington nous annonçait que la
Chambre des Représentai» avait voté une al
location de $125,000 pour construire un fort sur
les bords du Lac Borgne, l'extrémité du che
min de 1er du Golfe du Mexique. Notre cor
respondant confirme le fait, et dans une let t
que nous publions plus loin, il nous apprend
que la Chambre, faisant un moment trêve à de
vieilles habitudes, a entendu les trois lectures
du projet de loi et l'a voté le même jour.
Ce résultat est dû non seulement au zèle et
à l'activité de notre représentant, M. T. Hunt,
mais h l'estime qu'il inspire à ses collègues.
Ceux-ci n'ont pas hésité à lui accorder ce qu'il
demandait et à donner la préférence à son bill,
malgré l'intérêt que chacun avait de faire pas
ser au plus vite certaines mesures particulières.
Cet hommage rendu à M. llunt est mérité, et
nous sommes heureux de la manifestation de
respect dout il vient d'être l'objet au Capitole
l! prend au sérieux son rôle de représentant et
il consacre tout son temps aux affaires {.y.ibli
queis. truant aux intérêts de la Louisiane.il eût
ét é difficile de les confier à des mains plus sûres
et plus honnêtes.
Revenons à l'allocation des $125,000. Si le
Sénat la ratifie, un îles points découverts de
nos côtes sera mis en parfait état de défense.
Nous ne comprenons pas que l'on n'ait pas
songé plus tôt ù fortifier Proctorville. Le;
chemin de fer du Colfe du, Mexique est une
voie toute tracée pour l'ennemi qui voudrait
débarquer sur nos rivages et marcher contre
la métropole du Sud. Partout, uilleur un dé
barquement. serait une operation difficile et
l'armée d'invasion se trouverait d'ailleurs sépa
re«: de la Nouvelle-Orléans par d impenetrable ;
taillis, de\s Cy pri ères impraticables, des terrains
marécageux, des fondrières et de« prairies trem
blantes. Ces obstacles naturels sont la plus
sure protection «le notre ville; ils la défendent
mieux que ne le feraient des remparts hérisses
de canons. En 3 81-4 ion Anglais pour atteindre
les bords du Mississipi ont dû s'engager elans
un petit bayou et subir les plus dures fatigues.
Effrayes par l'aspect désolé du pays qu'ils ve
naient de traverser, brisés ele fatigue et. crai
gnant de ne. pouvoir jamais regagner leurs vais
seaux, il.
taieiit «leja profondément déeoura-1
^es lorsque Jackson, avec su petite troupe de
lieros, vi.it intrépidement le*? attaquer un milieu
d'une sombre nuit d hiver. ^
%
h - .
pourraient pénétrer dans le lac Borgne, s'abri
ter dans les anses de quelqulle voisine de Proc
torville. et. envoyer à terre dans des barges »les
troupes, de l'artillerie et des munitions. Quel
ques heures suffiraient.au débarquement et le
chemin de la ville serait ouvert aux envahis
seurs. ïm, voie ferrée du Golfe du Mexique, en
admettant même qu'on eut le temps d'arracher
les rails, formerait une chaussée solide et unie
qui permettrait à l'ennemi de se diriger rapide
ment sur la Nouvelle-Orléans avec tout le ma
tériel de guerre nécessaire.
La résolution que vient d'adopter la Cham
bre eles Représentons, a été présentée par le
■omité des affaires militaires ele cette dernière
assemblée à la suite ele la réponse transmise
par le brigadier-général Tôttefll (appartenant
au génie) au secrétaire de la guerre, qui lui de
mandait s'il était nécessaire de fortifier ce point
du rivage du lac Borgne oû vient aboutir le
chemin de fer du Golfe du Mexique. I/? géné
ral Totten a reconnu l'importance stratégique
du point qui lui était signalé et a recommandé
d y établir une batterie dont les feux pour
raient tenir ft distance lev bateaux qui tente
raient. de s'approcher de terre avec des troupes
de débarquement. Quant ii la garnison, une
tour inaccessible construite à une petite dis
tance la mettrait à l'abri de toute surprise.
Nous croyons devoir reproduire quelques lignes
du rapport du général Totten :
" Du débarcadère de Proctorville A la Nouvelle
Orléans il n'y a que 28 milles ; le chemin est l'un dos
meilleurs (lu pays, et il n'y a maintenant aucun obs
tacle, «oit naturel soit artificiel, pour empêcher des
troupes ennemies débarquant l'roctor de marcher
sur la ville avec do l 'artillerie et tons leur» convois.
C'est en ce moment la seule avenue conduisant a la
Nouvelle-Orléans qui no Hoit point défendue. 11 est
clair que si noua ne la protégeons pas, tous les efforts
quo nous porrous faire sur d'autres points devien
dront inutiles. L'ennemi ko détournant de toutes les
issues défendues cherchera naturellement celle qui
•■era restée ouverte. Je ne comprends pas pourquoi
on a négligé de protéger cette grande voie d ap
proche dans le système de défense de la Nouvelle
Orlùans. Quoiqu'il en soit, il importe que nous la
fermions le plus vite possible,
" Le Ia< n'est navigable que pour de petits stea
mers ou des bat eaux à cause du peu de profondeur
des eaux. Nous n'avons donc pas besoin de formi
dables défenses. La dépende total pour la construc
tion d'une tour et d'une batterie, a été estimée, il y a
quelques années, à $11)0,000. En allouant quelque
chose pour l'augmentation du prix des matériaux, je
crois que les ouvrages dont il s'agit pourraient être
exécutés pour $125,000, pourvu, bien entendu, que
cette somme soit votée intégralement tout de suite
afin qu'il n'y ait point d'interruption dans les travaux.
Le tout pourrait être terminé en un an A partir du
jour oû le gouvernement fera l'acquisition du terrain."
Nous avons l'espoir que le Sénat ratifiera le
bill avant la fin de la session, car elans les cir
constances actuelles il serait imprudent ele lais
ser à découvert le point du rivage du lac
Borgne dont il e-àt question plus haut. Quoi
qu'il en soit, il est certain que les ouvrages re
commandes par le général r i otten seront con
struits tôt ou tard au débarcadère de Proctor.
Indépendamment eles considerations de sûreté
publique, ce sera une bonne fortune pour le
chemin de fer élu Golfe du Mtedepie, qui devien
dra le trait-d'union nécessaire entre la garnison
et la ville. 11 s'y fera naturellement un plus
grand mouvement d'affaires, car les vivres, les
munitions, le matériel, les approvisionnemens,
les matériaux ele construction, etc., seront en
voyés de la Nouvelle-Orléans. ijc fort devien
dra aussi un luit de promenade et les convois
dujaihvay, au lieu de transporter quelques
douzaines ele personnes par jour, seront encom
brés comme ceux du chemin de Pontchartrain.
[Abeille.
NOUVELLES PAR V ASIA.
Le télégraphe nous a transmis les nouvelles
d'Europe apportées par VAsia. Le sommaire
suivant que nous trouvons dans un journal de
Richmond renferme cependant' des détails qui
ne nous sont point parvenus. Nous allons les
reproduire.
A noi.kterre . — En Angleterre, la grande af
faire du jour a été, pendant quelque temps, la
motion de'M. Roebuck déclarant que lé minis
avait cessé de mériter la confiance des !'
■hambres et du pays, par suite de la mauvaise ! a
direction donnée à la guerre d'Orient. Lu ré
solution proposait de charger un comité spécial
de s'informer de l'état do l'armée anglaise de
vant Sébastopol. Sir Stafford et M. d'Israeii
ont. pris la parole à la chambre, .305 voix ont
ét r- acquises il lu chambre et 1-10 ont. été don
nées contre. La majorité était de 157 voix
contre lo gouvernement. Lo niluistère a im
médiatement donné sa démission, qui a été ac
ceptée. Les membres du cabinet devait rester
eu fonctions jusqu'à la désignation de leurs
successeurs. I aî comte do Derby, invité par la
reine à former un nouveau cabinet, l'a laissée
après une entrevue de deux heurt» pour se
rendre ehe?, lord Palmerstot). (Vlui-ei n'a pas
pu accepter las conditions qui lui avaient été
proposées, et le cojnte do Derby a annoncé à la
Chambre qu'il lui était impossible de répondre
à la confiance do la reine. Le bruit courait,
mais on n'y ajoutait pas fois généralement, que
S» Maje.-lé avait dosa propre main écrit, it lord
iîussell pour lo censurer.
1 o bill relatif au traité de réciprocité entra
les Etats-Unis et les provinces anglaises do
l'Amérique du Nord, a subi une seconde lec
La (lotte amrlaiso do la Baltique a reçu l'or
dre diï se tenir pre te à prendre la mer dans lu
première semaine do mars. On croit que k
amiraux Seymour et Marlin la commanderont
N ecocmationh . — L'Autriche w t- quelque pei
cinl>aiTttissé(r par !«.\s c«»mbinaii-'onH diplomat i
qnes dont elle a longtemps teim le fil. Sa pro
position tendant à mobilier l'armée, fédérale a
, tu* rejetéo par le comité fédéral de la Dieto
j m ,Uemande, qui n adopté la proposition de. la
j Vrusse coi;Mstâfrt à mettre !t* conOn^nt» scu
se voir décerner le commandement de l'armée
fédérale. 1/3 cabinet de Vicnno ne ce pronon
cera sans eloute qu'après la formation du nou
veau cabinet anglais.
PnussR. — La Prusse se prépare à la guerre.
Toute son armée est prête à marcher, et. deux
corps, le quatrième et le sixième, ont reçu l'or
dre d'occuper les'provinces de Saxe et de Silé
sie. Dans une dépêche portant la date du 21
janvier, le cabinet ele Berlin annonce à ceux ele
Londres et de Paris que les résultats ele la der
nière conférence de Vienne sont on harmonie
avec les vues de la Prusse, mais que celle-ci
ignore ce qui s'y est passé et demande l'admis
sion d'un représentant prussien dans l'assem
blée.
T a France ayant demandé i\ la Prusse la
permission ele faire passer îhi corps d'armée sur
son territoire, le cabinet de Berlin a répondu
par un refus des plus formels.
Danemark. — Ix> Danemark a noihmô une
commission militaire pour mettre en état ele
défense tons les forts du royaume.
Sardatone . — Le traité conclu entre la Sar
daigne et les puissances occidentales a été pu
blié. La Sardaignc s'engage à envoyer 15,000
hommes en Crimée, sous les ordres de généraux
sardes. I/; transport de ces troupes se fera sur
des navires anglais. L'Angleterre, de son côté,
s engage ti prêter ù la Sardaigne un million de
livres sterling ou deux millions, s'il le faut, à
3 pour cent. La France qt l'Angleterre
prennent. ! 'engagement de protéger la Sar
daigne pendant la guerre.
L 'aixtanob autrichienne . — Une partie- de
l'année française* a été envoyée sur la frontière
d'Autriche pour aider cette puissance ù conte
nir ses provinces italiennes : ces troupes ont
traversé la Lom bardie pour prouver aux popu
lations que l'alliance entre l'Autriche e^t lu
France était une réalité.
Autriche. — L 'ambassadeur turc, à Vienne u
reçu plein pouvoir pour assister à la Confé-,
ronce.
Crimee . — Le plan d'attaque arrêté dans le
principe par les alliés paraît avoir été essentiel
lement modifié. Deux divisions françaises for
nieront la réserve. La nouvelle position que
doit prendre l'armée lui permettra d'empêcher
les provisionnemens, . dirigés sur Sébastopol
par le chemin d'iukerman, ele parvenir leur
destination.
1*38 anglais ont cédé aux français cette par
tie de leurs lignes où sont établis les ouvrages
qui commanelent la tour de MolakcfT, que les
alliés se proposent incessamment d'attaquer,
Les français échangent de temps en temps
quelques coups de canon, avec les russes, mais
le feu des tirailleurs et des franc-tireurs est per
pétuel. Deux cent cinquante russes ont atta
qué une partie des lignes françaises elans la
nuit du 11 au 12 janvier, mais on été repous
sés à la baïonnette. Quarante cadavres ont
été ramassés sur le terrain.
Les forces françaises en Crimée s'élèvent
maintenant h C$,000 hommes, non compris la
9 me division qu'attendait, aux dernières elates
le général Canrobert.
Les russes ont célébré giument lo Jour de
l'An h Sébastopol. Dans la nuit du 31 décem
bre au 1er janvier, h l'heure où commençait la
nouvelle année, toutes les cloches delà ville ont
été mises en branle pour saluer la venue de
1805. Une heure plus tard, des acclamations
partirent des remparts. Les français s'ainu
sant fort peu dans leurs tentes humides et dans
les tranchées, résolurent de verser un peu d'ab
sinthe dans lu coupe de miel ele leurs ennemis,
ils ouvrirent donc contre la ville un feu terri
ble qui mit fin au carillon moscovite et aux
hourras des troupes. " Celles-ci répondirent au
feu eles français, e;t une épouvantable canonna
de régna jusqu'au jour. Profitant du tumulte,
un corps russe sortit ele la place, at faquu la
!' ilU( 'l»e des auglais, et ne se retira qu'après
! a emparé d'une vedette e'.t, avoir forcé les
avant-postes de se replier. Au mémo moment
une sortie avait été faite conti-e les français, et
les russes ayant escaladé les parapets, réussirent
h enclouer trois mortiers, ^lais ils fui ent vive
ment attaqués » leur tour et rejetés dans leurs
lignes.
Le général Lepraudi a rei^-u des raifort« con
sidérables.
L'état sanitaire de l'armée anglaise s'esl
beaucoup amélioré depuis rétablissement d'un
dépôt central de subsistances. Lord Kaglun
pousse avec, une gru;ide activité les préparatifs
du boiibardoment.. I ü ,'i!/e régiment d'infante
rie anglaise est arrivé au camp.
J.<; in janvier les russes ou fuit leur appiv
ition en nombre considérable près do liulu
lilava.
Ix; 19, nssiégcati3 et assiégés nu songeaient
qu'à icpnfff'ccr cont re la neige.
Dans la nuit du L'0, une sortie a été faite
contre 1« centre de la ligne française; le,i russes
ont tué quelques soldat» et fait quelques pri
sonniers.
L'appareil galvanique destiné à faire sanier
les vaisseaux coulés a l'entrée du port du Sé
bîuUopol esl. arrivé h lialaklavu. avec .le.s' plon
geurs qui doivent adapter à la quille des vais
seaux les cylindres contenant la pondre, tin
pensait que l'explosion oudominseoruit ies fon
dation, d.:. l'or 1 .; tVHistant.iu el. Alexandre. (t)e
se rappelle que notre corresponduneo lelfvra
phiipieiii-.iis annonçait que I explosion iivi.it eu
lieu et que les for
port avaient H6
reur.)
F ranck . L'amiral
eomman.lant rc?e:ulri! i
\\u
idornn
lél'eiidon'. l'entrée du
fraru
u l'ai
c'était un
! >iMpointcs
e u 6\fi ran
Tmtqtff*. — On s'attend on Turquie A un
changement de ministère.
Ile fn! h . — Les deux Bis du Cair ont travers/. 1
Moscon le Ifi janvier.
ItAUg. — De nombreuses arrestation ont en
lieu à Florence et A Livotirne.
Espagne . — l 'k;3 arrestations ont «gaiement,
eu lien en Hspugne.
On <Serit do Madrid, sons la date" An 25 jan
vier, que M. Htmlé ee trouvnil alors gravement
malade. — Abeille.
ÏURIESi
Aux Opolonsas, Inudl *>ir. !<■ 22 P.îvrlcr, par lo
Dev. Mr. A. r. fltmilwyn, Mr. hmîyîîy h. gooitovn,
rte lu Nom-olle-OrKun», à Mmlli.. Sophia Kino , du
cette ville»
71
1> W C K I> E! E S i
A Washington, mardi mutin, lo 27 Février,
honre. Mmllo. Iiv, A nn Ktu.p».
Ayx OyelaiMm. Vendredi,- 28 Février. Mmllo. A**
M p. i . kmn, j\ do l:i ans.
NEIV ORLEANS MARKETS
ProAYCNi? Oj ?jhck t Saturday Evening, .Fcb. 'M. .
< OTTON- The demand continued ty tïvé, Knd 7000
bales found purchaser? a Innre biwinnf«, eon^dotiupr
the light Ktoek on wile. Prices were-mostly at our
outvie flffiiref.
Ordinary. fi a7 I (Hood Middltag fljwi
Middling Fair l'iaöi
Middling S | Fair m a
TOBACCO—Wo have not henni of a Hale.
SUOAIt—000 htufc. were wold at Ihm price*. Pair
to Fully Fair 3fa t,tc.
MOfiAÄSES-~lf>00 hblp. were Rold at 13al8ic. for
Inferior to Choice.
FLOTH? Sales 1«00 and' 700 hbln. fit Loni-i at 1»
1'2£, 300 at $t) 25, 500 at abont ID 25. and 3l>0 at —
CO UN- Market very dull. Hales oontlned to 510
sacks in three lots at i)5e., and 270 at flSc.
OATS—{Sales 145 sacks 8t. I<ouis at 58c,, 224 and
100 at 00c., 400 at 00a02|c., and 2000 in many lots at
00a02c., mostly at 00c..
BRAN—100 sacks sold at tl 00, and- 400 and 160
at less.
FORK—450 bbls. Men
according to quality.
LAUD- :t(i0 bbla, and tierces Prime vrorc seid at.
!) l-10c.., and 580 koga at O^o.
COFFER—Demand active and pricos firm. Sale«
3390 bags liio, of which 147 at oic., 2332 at. Dè, «00
at 9$, and 120 at 10.
awero soldat f!3afl3 374.
NEW ORLEANS PRJVES CURRENT.
■ corrected wbkki.v.
nnj -Klnjr— Kontunky, per vnrd 1 (1 lo 161
Bast Italia . ... KU to 11
lînle Hope -Kentucky, per lb.
Krntt, per 100 IIw. .
CnlTW- -lîio, per lb
Havana good .. ..
Candle?—N.Bedford Sperm, lb.
Star
Coning«—Manilla, per lb
Tarred American
Corn meal, p er 1,1,1
per bbl
Flouv- Ohio, etc., sup. per bbl.
Illinois and Minsouri
St.. Louis, City
Extra
Fiali -Cod, per box .
Mackerel No. 1, por bbl.
No. 2
No. 3
Herring, per box
Fruit—Raisins, MR, per box
Lemons
Almonds, Soil shell, per lb
" Hard shell .
Grnltt—Wheat, per bushel
Oats
Corn, in oar, per bbl
" shelled, per bushel ..
Beans, per bbl
Otiiipowiit'r—Common, kog .
Sporting
Mo!un««**— -In the City, per gal.
Ou Plantation
Nui»«, 4 to 20d, per lb
Oils—Ij&rd, per gallon
Linseed
Sperm, winter
voviHio»« R ec f, per bbl.
Western Mesa
"" half bhl
Dried, per lb. .
Tongues, per dozen
Pork-Mew, por bbl
M. O
Prime
Iloground, per lb
Bacon —Ilams, per lb..
" cauvased
Sides ,
Shoulders
Lard
... to
9 2R to
10 00 to
. 95 to
17 00 to
14 50 to
7 00 to
50 to
• 3 00 to
3 00 to
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5$ to
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65 to
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98 to
3 25 to
3 50 to
5 00 to
15 to
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75 to
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1 75 to
6 60 to
13 12$ to
11 00 to
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10 60
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0 00
13 76
13 00
12 00
5 J to
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liuttir-T- Goshen ' i r >
Western 14 to
Chew- American ,. to
Potatoes , nor bbl ... to
!«*■—Caroliiin, per lb ft to
S»igiu--I J ouLsiana, in the City, lb.. 2.| to
Louisiana, ou Plantation to
Havana, White (i,î to
Yellow . .. . «i to
Brown to
I jou I", lloHton am! Philadelphia 10 to
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Clarilied
Liverpool, line
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