OCR Interpretation


Le pionnier de l'Assomption. (Napoleonville [La.]) 1850-185?, September 22, 1850, Image 3

Image and text provided by Louisiana State University; Baton Rouge, LA

Persistent link: https://chroniclingamerica.loc.gov/lccn/sn86090609/1850-09-22/ed-1/seq-3/

What is OCR?


Thumbnail for

UN DERNIER MOT.
\ bout d'arguments, la feuille whig
,j ;i ouvert contre nous un feu si mal
nourri, quoique si continu, nous adresse
1,-s dueluues lignes flatteuse* qui suivent:
LA. PRESSE LOCOFOCO.
La presse locofoco nous FAIT (1) l'air tie
^sembler prodigieusement à ces fils de fa
mille , mot bete, comme le dit fort spirituelle
. ment 'un de nos amis, qui a acquis une répu
tation littéraire, elle nous FAIT l'air, disons
- nous, de ressembler à ces fils de famille , pe
t its prodiges, stupides et ineptes, qui se
vautrent, comme de véritable goujats, dans la
i,,, uc et dans l'orgie et qui, courbés sous la
lourdeur de leur bassesses et de leur vilenies,
vomissent contre l'honnête passant, l'outrage
rt les immondices au milieu desquelles ils ont
•' croupi- Nous n'exagérons pas notre pensée
m les comparant ces pirjue.-assiettes à roue
ries vaniteuses qui font pitié et qui soulèvent
1 If cœur de dégoût. "
Voilà ce que re journaliste appelle
plu? loin sa dignité!
Quand bien même nous ne serions pas
Uli ,/f fimillc , ( ce qui nous semble fort
'diflirile) no,,s savons assez notre monde
pour ne jamais donner à nos lecteurs, le
«pectacle d'une polémique toute fan
geuse,
A de? articles auxquels une plume dé
cente pourra répondre, nous répondrons;
tniti» des articles poissards, dans le style
•di*c-Hui dont nous venons de donner un
V( hantillon , appellent le bâton : ce se
rait mie polémique de laquais.
Nous ne répondrons pas.
(1) Dans le numéro de la feuille whig, à la
quelle non« empruntons ce joli petit alinéa, il y
a : la presse locofoco nous a l'air... cette phrase
étant à peu près française, elle nous étonna, car
nous connaissons de longue date la phraséologie
du spirituel éditeur, et ne pas rencontrer une
enormité, en cinq mots, cela nous surprenait
étrangement. Nous allions crier au miracle,
lorsque nous nous aperçûmes que, sur notre
r.umèro, on avait sournoisement gratté trois let
tres, un/, un i et un *! nous rétablîmes alors
les lettres supprimées et nous trouvâmes _ le
mot original, (Ob' très original.) qui est d'un
dr braillé grammatical, i faire pâlir de rage et
Lhomond "et Chapsal. Il faut donc lire : La
presse locofoco nous/«# l'air (Allons donc!
elle voue fait bien antre chose!) et passer con
damnation sur cet oubli des principes... de Boni
fiée.
Il nous faut croire que le brave rédacteur du
journal eu question, appartient à la famille des
rongeurs, pour avoir, avec autant de patience,
gratté les trois lettres accusatrices, que nous
nous faisons un fc devoir d« remettre à leur place
primitive.
wmivvts »»sis,
triste probabilité : — Le Comodore
Johnson et le lieutenant Stanley, ce der
nier appartenant à la marine américaine,
ont en, il yahuit oti dix jours une dis
cussion très sérieuse et fort animée, par
suite de gestes insultants dujeune homme.
Le lendemain M. Stanley recevait un
cartel 'tans les formes et faisait répondre
parson premier témoin M. Dupéru, qu'il
laissait à son adversaire le choix des
armes. — On nous assure que le Commo
dore, sVn remettant a<j seul hasard, a
pris le pistolet à bout portant, une seule
arme étant chargée ; il est malheureuse
ment probable qu'à Pheure où nous
écrivons ces lignes, ce terrible duel a eu
un sanglant dénouement.
AMEKi <irE DU su». — Grâce à l'obli
geance d'un négociant de la Nouvelle*
Orléans, nous recevons quelques jour
naux de Rio Janeiro ; les dernières dates
sont du 29 Juillet. Il parait que décidé
ment le gouvernement deBuénos-A y res a
cherché à entrer en arrangement avec
le représentant de la France; les feuilles
que nous avons sous les yeux croient pou
voir affirmer que l'amiral fr* iwjais a signé
le protocole d'un traité de paix définitive
avec le. chef du gouvernement. Les
nouvelles commerciales sont fort rassu
rante- du reste, et tes affaires ont repris
avec activité, depuis la disparition de la
fièvre jaune, et l'annonce d'une conclu
sion pa< ifique avec la France.
TiES AVANTAGES DU TELEGRAPHE ELEC.
trique : — On l'a dit bien souvent et l'on
ne saurait trop le répéter: l'électricité
est destinée a hâter bien des solution»»
à résoudre bien des problêmes qu'on
avait jusqu'à ce jour regardés comme
des énigmes indéchiffrables.
I/autre soir, arrive à Philadelphie, un
gentleman des plus élégants, bottes
vernies, hahits coupés habilement, gants
pailles, linge éblouissant, etc, etc. Ce
jeune dandy, se prélassait de plus, dans
une fort jolie calèche attelée de deux
chevaux Isabelle, le tout conduit par un
cocher tout-à-fait de bon ton. Fashiona
ble, cocher, chevaux et calèche descen
dent dans le premier hotel de Philadel
phie; il font grand bruit, et le proprié
taire présumé des objets ci-dessus énumé
rés, annonce à l'hôtelier qu'il désirait se
défaire de sa voiture et de ses chevaux
Un acheteur se présenta quelques mo
yens après et bientôt le pri* de la vente,
fot réglé, mais au moment où le brave
•'iorîisvit; allait échanger 6es écus con
tre la calèche et les chevaux du jeune
dandy, un officier de police arriva à
' hotel et arrêta net le marché, puis
après avoir dévisagé le vendeur, il l'em
poigna et, sous bonne escorte, le fit
conduire ù. la prison de ville. Il paraît
qu'une dépêche télégraphique de Ne
wark, était arrivée à Philadelphie,
en même temp3 que notre héros, et
qu'elle avait annoncé aus autorités, le
vol d'une calèche et de deux chevaux,
vol commis par deux individus dont le
signalement était donné. Le cocher a
été arrêté ainsi que son maître ou plutôt
son complice ; tous deux auront à répon
dre de leur escapade, à la justice.
deux morts horribles :— Nous trou
vons dans le Traveller , des détails vrai
ment atroces, sur la mort de deux mal
heureux qui ont été noyés, à Topsfield,
Un maçon et son fils, François et
Jules Potter, tous deux habitants de
Topsfield, résolurent de faire une partie
de chasse,le 2 de ce mois; de grand ma
tin il partirent de leur habitation, se di
rigeant vers une garenne qu'ils savaient
ôtre très giboyeuse; après une pause de
quelques heures, ne découvrant pas le
moindre canard, ils convinrent de tra
verser la petite anse d'ips-wich et de
gagner l'autre bord. Potter prit son
fils sur ses épaules et commença à opérer
cette dangereuse excursion, mais à peine
arrivée à deux cents pas du rivage, il
enfonça dans la vase, et les efforts de
son fils qui mit pied à terre aussitôt, ne
purent parvenir qu'à l'enfouir davanta
tage. A bout d'expédiens le jeune Pot
ter voulu rétrograder pour aller chercher
du secours, mais bientôt il s'embourba
lui-même, à dix pas de son père. — Mal
gré les cris de désespoir de ces deux
malheureux, personne ne les entendit;
enfin la nuit vint et le père et le fils,
durent mettre toute leur confiannce, tout
leur espoir en Dieu. A dix heures du
soir, la marée commença à monter, len
tement d'abord, puis rapidement, fouet
tant de ses vagues, les infortunés qu'elle
allait engloutir. Quelles durent être les
angoisses de ces deux hommes, en pré
sence de cette mort montante , qui à cha
que minute faisait un p-^s vers eux, et
semblait en les avertissant du danger,
leur annoncer qu'ici bas, tout allait être
bientôt fini pour eux? — Dieu seul le
sait.
Le lendemain, des pêcheurs trouvèrent
les deux cadavres enfouis à moitié dans
le sable, perpendiculairement! les bras
étaient horriblement tordus, preuve des
efforts qu'avaient fait ces malheureux
pour échapper à cette cruelle mort.
DIGNE EMULE DU CHIEN DE MONTARGIS.
— A quelques milles de Cumberland il a
été découvert naguère la victime d'un
horrible assassinat. La providence s'est
servie, pour donner l'éveil à la justice, de
l'instinct d'un chien révélateur comme
celui de Montargis. Un de ces nobles
animaux a attiré l'attention de son
maître, par sa persistance à fouiller dans
un endroit où la terre avait été fraîche
ment retournée, et par ses aboiements
plaintifs et réitérés. Bientôt une main
est exhumée ; à cette vue le maître du
chien fouille à son tour et découvre au
bout de quelques instants, le corps d'une
jeune femme, qui avait des formes d'une
délicatesse merveilleuse. L'état dans le
quel elle a été mise par son meurtrier est
horrible. Elle a le nez mutilé et le sein
meurtri. C'est avec un fléau que ces
blessures ont dû être faites. Elle a la
gorge coupée d'une oreille à l'autre,
mais les nombreuses contusions qu'elle
a sur le corps et la petite quantité de
sang répandu, fout supposer que ce n'est
qu'après la mort que cette nouvelle.bles
sure a été faite pour rendre cette mort
plus certaine. On a trouvé dans sa
poche un acte de mariage et une lettre
de recommandation de son mari, Tho
mas Me. Laughlin, adressée à Eléonore
Fechley de New-York. D'après cette
lettre les époux devaient se retrouver à
Cumberland.
Un homme qu'on suppose être Me.
Laughlin, à disparu aussitôt qu'avis a été
donné de ce meurtre. Cette fuite a pro
duit une sensation qui fera peut-être
découvrir le coupable. Le chapeau que
dans son trouble et sa précipitation, le
meurtrier avait enterré avec le corps, a
été reconnu pour appartemrau fugitif,
Six officiers de police se sont mis aussi
tôt à la poursuite de l'homme sur lequel
pèsent de si graves présomptions. On
compte l'arrêter dans quelques heures.
Puisse la justice des hommes répandre
la lumière sur cet atroce crime et la
puissance de Dieu, rendre moins fire—
quens de semblables forfaits !
EXECUTION POUR SORCELLERIE. — D'a
près le relevé d'un des journaux du Nord,
deux hommes qui avaient pris leurs
grades à la même université, le profes
seur Webster et le Rév. George Bur
roughs ont été pendus, à cent cinquante
huit ans d'intervalle, le 30 du même
mois.
Le crime qui valut le gibet à G. Bur
roughs, ce fut son grand talent en alchi
mie. Les témoins de ses expériences
et de ses observations le crurent sorcier,
l'accusèrent de pacte avec le diable
et trouvèrent des juges assez éclairés
pour le condamner à la corde.
un marin célébré : — Jenny Lind est
la célébrité du jour, elle fait pâlir le?
questions politiques le? plus brûlantes,
elle fera bientôt la hausse et la baisse
sur les marchés des Etats-Unis, et sa
gloire illumine tout ce qui l'approche.
On vient de découvrir à la célèbre can
tatrice un frère, fort inconnu jusqu'à
présent, mais qui passera certainement
à la postérité sur une tril'-i de sa soenr.
Ce frère nommé John Lind, partit
fo rt jeune sur un bâtiment Suédois, à
bord duquel il s'engagea comme mousse;
il y avait quinze ans qu'il n'avait enten
du parler de sa famille, il ignorait la
brillante position de sa sœur, lorsqu'il
débarqua à Liverpool, précisément le
jour où Jenny Lind, s'embarquait pour
les Etats-Unis. Ne sachant en l'hon
neur de quel saint étaient poussés les
frénétiques hurrahs qui saluaient le ros
signol voyageur sur son passage, il s'ap
procha et, dans la reine qui s'inclinait
devant ses admirateurs, il reconnut sa
sœur, malgré les quinze ans d'absence
qui devaient rendre Jenny Lind mécon
naissable à des yeux moins clairvoyants;
aussitôt double reconnaissance, tableau,
etc. etc.
On dit que Jenny Lind, voulut emme
ner son frère avec elle, maÎ3 le jeune
homme refusa, il voulait aller revoir son
vieux père, et la gracieuse cantatrice
pour lui faciliter le voyage, lui remit un
portefeuille abondamment garni de
bank notes. — L'enthousiasme des parti
sans du rossignol suédois, était à son
comble, ajoute la chronique.
un ceil a bon marche . — Un gentle
man de New-York, ayant trop caressé
Bacchus dans la journée, se prit à battre
sa douce moitié, en rentrant chez lui, et
la frappant à coups de bouteille, lui ex
tirpa un œil sans doulcttr! — Ce miséra
ble fut condamné à une amende de
douze piastres! — -Ce n'est pa3 cher, au
prix où sont les yeux.
Cette cruauté, me rappelle un acte de
semblable économie, mais qui ne s'appli
quait point à un cas d'aussi révoltante
barbarie.
Sous la République française, en 1792,
une femme de la halle s'oublia jusqu'à
lancer un vigoureux soufflet, à l'inspec
teur des marchés. Citée devant le com
missaire, la féroce marchande de pois
tons (c'en était une) fut condamnée à une
amende de trois livres! par chance, elle
n'avait sur elle que desécus de six livres;
aussi en jeta-t-elle un au commissaire, en
lui disant : Rendez-moi ma monnaie !
puis se ravisant, et au moment où l'offi
cier public allait lui donner un petit écu,
(3 livres) elle lui dit : Au fait, ça n'en
vaut pas la peine, tenez. ( et ce disant
elle lui appliquait un soufflet de mar
chande de poisson) tenez, nous sommes
quittes.
Et bravement, le poing sur la hanche,
elle s'éloigna, trouvant sans doute que le
pauvre commissaire avait bien gagné son
argent.
TERRIBLE CATASTROPHE !
Les rumeurs les plus sinistres circulent
depuis le 14 septembre.
Il parait que par l'arrivée du steamer
Mary- Foley i on a reçu des lettres de la
ville d'Avalanche, située sur le fleuve,
dans l'état du Mississipi, qui annoncent
la perte d'un bateau à vapeur qu'on sup
pose être le Alton .
Ce bateau, arrivé dans les parages
d'Ellis, aurait tout-à-coup sombré au mi
lieu des cris déchirants de tous les pas
sagers. Personne n'a reparu ! Le fleu
ve, à cet endroit, est très étroit, par con
séquent très profond. Cela explique
facilement comment ce bateau a pu être
entièrement englouti dans les eaux.
Ce sinistre accident est arrivé vers
dix heures du soir, lundi dernier.
Certaines personnes pensent que le
bateau qui a péri ne peut-être que le
Pacific. Il passe habituellement en
cet endroit à l'heure que nous venons
d'indiquer.
Ceux qui ont des amis ou des parents
Hammond peuveot
on a aperçu ces bateaux i quelque dis
tance plus haut que les rochers d'Ellis.
(Courrier de la Louiiixnr)
ui wo ...
bord X* Griffin Ye '< ü n Mn "7t da Cks.
irnnvmd peuvent être'sans crainte, car
MORT ÎÎË M7I )Ï; II A I ZA(1
Un des phis beaux génies de la
littérature frainçaise, M. Honoré de Bal
zac vient de mourir, jeune encore, à
Paris, au milieu de sa famille et dr: ses
amis désolés. C'est dans la nuit du 1S
au 19 août dernier que l'illustre roman
cier a rendu le dernier soupir.
Voici, selon V événement^ la relation
exacte des cause* de»cette perte si dou
loureuse à (oui Wis amis des lettres :
u II y a dix-huit mois environ, M. de
Balzac quittait Paris, déjà souffrant.
Il y revenait, il y a trois mois, mortelle
ment ftteint par la maladie. Il y reve
nait, cependant, pour se guérir et pour
être heureux. Dan« l'intervalle, il avait
pu enfin réaliser le rêve de sa vie, il avait
épousé, en Russie, celle à qui il dédiait
déjà Scrnphitus.e t. qui lui avait apporté,
bien plus encore qu'une fortune prin
cière, la consolation et la tendresse qui
devaient alléger, à ses dernières .'innées,
le travail surhumain qu'il accomplis
sait.
" CVt à Paris, aux Champs-Elysées,
avenue Fortunée, dans un petit palais
tout encombré de merveilles et de chefs
d'œuvre d'art, retrouvés, recueillis, pres
que créés par lui ; c'est dans ce paradis
réel que, depuis de longues et labo
rieuses années, l'infatigable et puissant,
songeur avait donné rendez vous à «ou
espérance, (''est là que la mort avertie
est venue le prendre ce matin.
"Le voyage avait été pénible pour
M. de Balzac. Quatre médecins, par
mi lesquels M. le docteur Louis, appelés
en consultation, le trouvèrent atteint
l'une hypertrophie du cœur déjà bien
avancée. Leurs efforts durent se borner
à maintenir dans les régions inférieures
infiltration de l'hydropisie. La longue
et cruelle maladie se traîna aind, des
jours et des nuits, avec quelques alterna
natives et quelques espérances.
" Le courage, certes, ne manquait pa«
au glorieux patient! Mais il y a quel
ques jours, un abcès se déclara à la
jambe gauche. C'était la décomposi
tion du sang qui commençait. M. le
chirurgien Roux fit l'opération qui réus
sit, et dont il attendait encore de bon
résultats. Cette attente fut trompée à la
levée de l'appareil qui découvrit un com
mencement de gangrène. Il fallut re
faire l'opération. Mais le second appa
reil, levé avant-hier, ne laissa voir qu'une
plaie rouge, sèche et brûlante. La
suppuration n'avait pu reprendre son
cours. M, de Balzac était perdu. Sa
femme et son beau-frère eurent beau
frapper à la porte de tous les médecins
et chirurgiens de Paris La science se
déclara impuissante à sauver le génie.
" Après ce long martyre, hier matin,
dimanche, à neuf heures, l'illustre mala
de cessa de parler. M. le curé de Saint
Philippe du Roule, appelé par Mme de
Balzac, vint lui administrer l'extrême
onction. M. de Balzac de sa forte intelli
gente tête décharnée par la maladie, fit
signe au prêtre qu'il comprenait eî qu'il
remerciait. A onze heures,sasœur vint lui
prendre la main, il répondit encore à ce
serrement. Ce fut le dernier signe de con
naissance que donna cette intelligence
si haute et si fière. L'agonie com
mença.
» Elle se prolongea toute la journée.
» M. de Balzac mourut dans la nuit.
" Nous n'ajouterons qu'un mot. — Ce
n'est pas dans ce premier moment d'émo
tion que nous pouvons, que nous devons
apprécier et mesurer l'œuvre immense
de cet observateur et de ce penseur, qui
comptera parmi les trois ou quat e plu
grands artistes de notre temps. Expri
mons seulement un regret cruel : quel
que étendue, quelque pleine qu'elle soit
déjà, cette œuvre est inachevée.
C'était là la pensée aiguë qui, dans
ses derniers jours, torturait M. de Balzac
plus que son abcès. Il avait amassé, du
rant ces dernières années,des matériaux,
des idées, des actions, de quoi édifier,
animer, peupler autant de livres encore
que ceux qu'il avait publiés déjà. Voilà
ce que la mort nous vole en emportant
ce cerveau débordant de richesses !
« Antre pensée non moins pleine d'a
mertume et d'indignation, — et celle-là,
comme elle interroge et accuse ce qui
peut répondre, nous la laisserons tomber
de tous poids sur les plates médiocrités
et les basses envies qu'elle écrase : M.
de Balzac est mort sans être de l'Aca
démie.
41 Trois fois il s'était présenté. 1/
deux premières, il a eu une voix, la voix
de M. Victor Hugo; la dernière, quatie
voix; celles de MM. de Lamartine,
Victor Hugo, de Vigny et Empis.
les généraux. — Le nombre des gé
néraux de division est de 179. Trois
datant de la première République [le
généraux Lapoyre, Ambert et De
peaux], —2 du consulat,— 30 de l'empire,
—31 de la restauration,— 81 du gouver
nement de juillet,—3'2 de la nouvelle
République» — Les généraux de brigade
sont au nombre de 360.— Un date du
l
règne de Louis XVI [M. Alexandre de
Lameth qui est, probablement, le plus
ancien oflScier-général de l'EuropeJ, —
1 de la première République [général
Despierre], 1 du consulat, l de I empi
re, —63 de la restauration, —212 du
gouvernement de juillet^ —59 de la nou
1 vcllc République.
ELECC10N DEL 30 DE SETIEMBRE.
En la convencion que tuvo lugar üliima
mente en Donaldsonville, el juez Bullard
lut- escojido por la mayoria de dicha con
vencion corno eandidato al Congreso, â pe
sar de la delegacion de Nueva-Orlcans y
de algunos delegados de las paroquias.
El juez Bullard es un hombre de bien, un
ciudadano, cuyanioralidad politic» es al abri
go do todo ataque, cuyo talento coino juez
es grande, cuva carrera tiene algun brillo,
pero cuyo mérita sin embargo, no tiene li
tulos â la popularidad como los servicios
rendidos à la Lui^iana tan repetidas veces,
l >or Enrique Johnson, que fué gobernador
del estado.
El procéder de la convencion para cou
los delegados de Neuva-Orleans lia indigna
do â muchos whigs de la gran ciudad que
queiian sostener al coronel Hunt. Pues es
de présumir que recibiendo una leccion de
algunos lacistores del campo que pretendian
en dicha convencion, ser la espre-ion del
pueblo, los whigs de la ciudad irnpongan â
la convencion otr<> whig que serâ sostenido
por todo cl partido democrâtico. Ese whig
presentado por sus coreligionarios, tan jus
tamente descontentos, es Enrique Johnson,
lié aqui los motives que haran apoyar ese
candidate por los demôcratas y que le ren
dirân asi el verdadero eandidato del pueblo.
Enrique Johnson es whig; pero para él,
la concieneia pasa antes que el partido ; el
deber, antes que cualquier programa. El
es whig, pero primero él es Américano y
buen patriota. En las varias circunstancias
en que se presentô la ocasion de defender
los derechos y los intereses de la mayoria
del pueblo, sieinpre se le viö en el campo
de los defensores de dichos derechos. Y
hallândose la mayoria del pueblo verdadera
mente demécrata.nunca les fanàticos del par
tido whig le perdonâron de haber seguido la
linea que le era indicada por su conciencia.
De ahî proviene la indiferencia, el odio que
se le demostrù en la convencion.
Pero muchas veces sucede qus las obras
de algunos ambiciosos son dcpreciadas por
el pueblo. Eso es lo que sucede â los whigs
de la convencion. Sus coreligionarios po
lîticos rechazan la election del juez Bullard
y sostienen â Enrique Johnson. Todo el
partido democrâtico se une â ellos porquo
prefierc entre dos maies el menor.
Que el apoyo de nuestro parlido sea una
nime y el triunfo de Enrique Johnson
whig, serâ tambien un triunfo para los de
môcratas.
Vr,N'l E PAR LE SHERIF.
Julien Labotièrc vs. Vincent Laborde.
3 TAT DE LA LOUISIANE. — Ç'owr du
Cinquième District Judiciaire , dans
et pour la paroisse Assomption. — No. 241.
En vertu d'un ordre de vente à moi adres
sé par l'Honorable la Cour susdite, dans
'affaire ci-lessus intitulée et numérotée, j'of
frirai en vente publique, nour du comptant,
selon la loi, le samedi, Sème jour du mois
d'Octobre prochain, 1850, à il heures du
matin, à la maison de cour de cette paroisse,
les propriétés ci-après décrites, savoir :
Deux chevaux créoles, un cheval améri
cain, 2 charettes à pain, 1 charette à che
val, 3 barils de farine, $ d'un baril de whis
key, 1 pendule et les ustensiles d'une bou
langerie. A. F. HICKMAN, Sherif.
Paroisse Assomption, 21 septembre 1850
VENTE P\K LE SHERIF.
Trasitnon Landry vs. N. G. Pierson et al.
Etat de la L ouisiane.—courdu
Cinquième District Judiciaire, dans el
pour la Paroisse Assomption. — No. 189.
En ^ertu d'un writ de fi. fa. à moi adres
sé par l'Honorable la susdite Cour, dans
l'affaire ci-dessus intitulée et numérotée, j'of
frirai en vente publique pour du comptant
selon la loi, le samedi, 5me jour du mois
d'octoble 1850, à 11 heures du matin, à la
maison de cour de cette paroisse :
Un moulin à sucre étant sur l'habitation
d'Augustin Truxillo, en cette paroisse, saisi
pour satisfaire le writ ci-dessus et les frais
n3,2i] A. F. HICKMAN, Shérif.
Paroisse Assomption, 21 sept. 1850.
SHERIFF'S S \LE.
Trasimon Landry vs. N. G. Pierson , et al
STATE OF LOUISIANA— Fifth Judi
cial District Court , in and for the Parish
of Assumption.—No. 189.
By virtue of, and in obedience to a writ of
Ü. fa, to mo directed by the Honorable the
above Court, in the abovo entitled and num
bered suit, I will offer at public sale for cash
according to law, on Saturday, the 5th day
of October, 1*51, at 11 o'clock A. M. a
the Court House of this Parish .
A Sugar Mill , lying on the land of Augus
tin D. Truxillo in this parish, seized to sa
tisfv the above writ and costs of suit.
parish of Assumption, Sept. 21, 1850.
n3,2il A. F. HICKMAN, Sheriff.
LITTERATURE.
COMEDIE EN TROIS ACTES.
i AH GF.ORGE SAM).
SCENE XI.
LES MEMES. MARICTTP., CATHERIN!;, rr
JEAN'NIE.
Jeaimie et François se jettent dans les bras l'un
de l'autre.
FRANÇOIS.
Oh ! comme il est joli ! comme il a profi
té !. . .Tu n'es pas encore si gros ni si grarirl
pie la Catherine voulait bien le dire, ; mai"
c.a me fait plaisir, Jeannie, parcequeje m'i
magine que tu auras encore besoin de rm-i
pour me faire faire tes petites volontés.
ji :annir. gninnrnt.
Oui, mes quatre ceins volontés, comme, u
disais dans le temps.
rRA>çois.
Oui-da, il a bonne mémoire. Oh! que
c'est donc mignon, Jeannie, de n'avoir point
oublié son François !... Mais, est-ce que
nous avons encore tant de volontés que ça '?
jF,\NNin.
Oh ! je n'en ai plus qu'une, mais elle
est grosse comme moi ! c'est de voir nia
mère mignonne guérie.
FRANÇOIS.
C'est très bien parlé, ça, Jeannie ; va,
j'ai la même volonté, et le bon Dieu nous
contentera . . . Nous allons si bien la soi
gner, notre mère mignonne, et la reconfor
ter, que nous la ferons bientôt rire de nos
foliotés comme autrefois.
CATHERINE.
Elle a servi une table, elle fait asseoir François
malgré lui.
Ah ! ça, c'est à mon tour de l'embrasser,
ce champi ! ( Elle Vembrassc.) Ab ? je cr<>
yais bien, mon pauvre François, que tu m
retournerais jamais. Allons, il faut to ré
chauffer l'estomac .. . (Elle se met à nenour
en face de b rançoit, les coudes appuyés sur
la table.) Mais voyez donc, notre maîtres
se, comme il est devenu beau !... Il m'aurait
fallu du temps, quant à moi, pour le récla
mer ! Est-il beau !... l'est-il !... et qu'i.
a la barbe pour de bon !... ( Elle lui f roth
la joue.) Dam! ça ne piquait pas du tout
quand tu es parti ... et à présent ça picote.
Quels bras !... quelles mains !... un ou
vrier comme ça en vaut deux. Combien
donc est-ce qu'on te paye là-bas ?
makivtte , à Madeleine.
Est-elle hardie, cette Catherine, d'exa
miner comme ça ce garçon ?
MADELEINE.
C'est qu'elle l'a vu tout petit, et qu'elle lo
regarde aussi comme son enfant.
M ariette , lui versant à boire.
Mangez donc mieux que ça !.. . vous
ne vous nourrissez quasi point. Catherine,
fais donc flamber lo feu, il ne fait point
chaud ici.
FRANÇOIS.
Ne faites pas attention à moi, demoisel
le. .. (La regardant.) demoiselle Blanchct,
car, sans vous offenser, vous ressemblez à.
votre défunt frères
MADELEINE.
Oui, c'est ma petite belle-sœur. Tu ne la
connaissais pas, François? ... Elle est avec,
moi depuis six ans !... depuis ton départ.
Avec Jeannie et toi, ça me fait trois beaux
enfans !... Mais mange donc !...
F rançois , se levant.
Je suis si content d'être là, quo je n'ai
envie de boire ni de manger . . . Mais vouw
toussez beaucoup, Mme Blanchet ?
CATHERINE.
C'est qne, de vrai, il ne fait point chaud
ici . . . (Musique, la màne qui a servi a
Ventrée.) Je vas vous remettre dans votre
chambre, notre maîtresse, et vous y servir
votre soupe.
F rançois ,Yi Madeleine qui veut se lever
Q'est-ce que vous faites ? vous voirie?
donc vous rendre plus malade ?
MADELEINE.
Tu a» raison, mes forces%r.o sont pas en
core revenues.
FRANÇOIS.
C'est moi qui roulerai le fauteuteull de Mme
Blanchet ; il y a si longtemps quo jo n'ai
eu le contentement de la servir?... (It
roule Madeleine dans sa chambre.)
jeannie , prenant Vécurllc.
Et c'est moi qui la ferai manger. . .
II suit sa mère et François
scene xii.
CATHERINE, MARIETTE.
Catherine range la table.
mariette.
Dis-moi done, Catherine, qu'est-cc quo
c'est qu'un champi ?
catherine.
Voilà que vous me demandez des choses.
je no sais comment vous dire . . . Un cham
pi .. . c'est un champi . . . quoi !
mariette.
Je sais bien que cela veut dire un enfant
trouvé dans les champs ... un enfant aban
donné do père et de mère.
catherine.
Eh bien ! oui, voilà ce que c'est.
mariette.
Ce n'est pas leur faute, pourquoi les mc
prise-t-on ?
catherine.
Parce que la misère les rend quelquefois
mauvais. Mais ce n'est point le cas poiu
notre champi, à nous!... Nous l'avons
bien élevé ; il a toujours montré de l'esprit,
de la conduite, et un cœur !...
mariette.
Et alors, pourquoi donc est-ce que raor
frère l'avait chassé?
catherine. (
Qui est-ce qui vous a dit ça 4 ? ... ec u.c«i
pas moi.
mariette.
Enfin, tu vois bien que je le sais.
catherine.
Et moi je sais qui vous l'a dit : ccit la
Sévère ... Elle ne vous a peut-être pas dit
le reßto !...
mabiett*.
Quoi donc ?
catherine.
C'est que dan 3 ce temps-la ... clic trou-

SHERIFF S SALE.
Julien Laboliire vs. Vincent. Laborde.
gTATE OF LOUISIANA— Fifth Judi -
^ rial District Court , in and for the Par
ish of Assumption.—No. 241.—By virtue o£
and in obedience to an order of sale to me
directed by the honorable the aforesaid
Court, in the abovo entitled and numbered
suit, I will offer at public sale, for cash, ac
cording to law, on Saturday the 5th day of
October, 185(, at 11 o'clock A. M., at the
Court House of this parish, the following
described property, to wit :
Two Creole Horses, one American Horse,
two Bread Carts and one Horse Cart, three
barrels of Flour, three-quarters of a barrel
Whiskey, one Clock and Bakery Fixtures.
Parish of Assumption, Sept. 21, 1850.
n3.2i] A. F. HICKMAN, Sheriff.

xml | txt