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Le pionnier de l'Assomption. (Napoleonville [La.]) 1850-185?, March 18, 1855, Image 1

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LE PIOnnER DE L'AHOMFTIOM,
JOURNAL POLITIQUE. AGRICOLE, LITTERAIRE ET_ÇMIU. C I A I
VOL. ▼.
KAPOLBONVILLE, DIMANCHE 18 H&RS 1855.
NO. 24
LE PIONNIER DE L'ASSOMPTION.
PUBLIE PAR
feUGENE SöPER VIELLE.
tri MANCHE 18 MARS 1855.
«•nwtloiw ïu SoiinuU:
ABONNEMENTL'abonnemehtest paya
41e d'avauce.
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»t. charlys
} M. E.
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E. End«, P*#jwgé
Bourse, N'o >6,
encoignure Conti.
MM.Richard & Templet.
M. Firmin Duplessis.
M. J. Breau.
M. Auguste Tbérîot.
J M. Edgard Perret
I 'ost- B reaux, At. Edmond Bnlliard.
"T hibodadx '. . • . M. Adolphe Blanchard.
Honni a ...... M. F. Gagné.
SrF. M ari* . ... M. Etienne Pénisson.
A ssomption .... G. Rodrigue«, Café Star
B elle R iviere . . M. Pierre Thérrôt.
P aincokktville , . M. C. J. E. Gauthier,
\T OnnR les paroisses oA nous n'avons pas
«ommé d'agents, nous prions les Maîtres de
fest* de voulvir se charger de l'agence de notre
feuille. •>-.
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^vrages typo^raplilqitéfl, (Jnhs,) tels que ,car
v'm ^actoiies. pampiii.rts, blancs. etc., etc
TRAUKIMK dans I.K MI^OtîRI. — Un
diurne épouvantable s'est passe il y a
«|*iel «f*io*> jour» dans la petite ville de
\Ves»*iniboiir£, com'«* de JohnstQii Mis
souri, Deux colporteur! Irlandais, John
Kanahan et James Carrigan, porteurs
de deux M lots de ilchft « marchandises
étnieat vênu* ne loger pour ta nuit dans
litte nnberg* de fette *ille. l/uii
d'eux katihépui mont h immédintemcnt
dans la chambre qui lui avait été assi
gnée. Carrigan ne s'y rendit qu'en
guée. i;urrigan ne s y renau qu en
viron ur>e heure ftprè« .ou compagnon \
qu'il fut tout étonné de lté pi» «m<m r
Code hé. Eu tntaut le lit "tl fl df'Viiit
se reiJO-er, il fut elïrayé ii'y soiitir une
chaude hum.dité et il » vinpfoMa d^al
lumer une chniideflo |K»«ir en « onualtre
la Cause. Le* drap* et les matelas
étaient inondé« de «ang» A peine Cnr.
rigxn avait-il (ait celte horrible détou»
verte qu'un bruit de pas »e fil entendre
Hu-dev»u» de »a tête. Tirer un route il»
peignaid , »oütfler la ebsfodelle et se
placer derrière la porte fut pour le col»
porteur l'affaire d'un moment. A pel
ne était-il cache que troia homme* por
teurs d'une lumière et aimé« de haches
et de massues sanglantes se précipitent
dans la chambre. Sans leur donner le
temps de se recoanaître, Carrigan s 'é
hince sur les assnistM qoi venaient de
tuur son camarade» Afant qu'ils soient
revenus de, leur surprise, ils sont tous les
trois frappée par le couteau de l'Irlan
dais et tombent morts sur le plancher
MEUNIER D'ANGIBAUT
VII.
iib tob
BfcANcHBMOIfT.
,U Des nuées de dindons^ d'oie» et de
bainrdi «c^ehKlgctit d'empêcher qu'on
puisit meltre * ei ried «vec sécurité sur
«i* «tedroit épargné par Péeouiftftient
/««moi« Ci« , t«» de £umi CI ). ^
rain, iwjh I *t pcké e« Ira^r^ p „ r une
voie pavée, qui en eet irntnnt, n'était
Csplt» praticable que le re,te. Lei
bris dein vieille toiture de «hàteau
mvS étnat atstés épais «ur le «oh ^n
m«ch»ît bttéfnlemeiit sur un cbamD de
rnjmibn**- Il j «x«t
pw* 4e six moi» que b travail de« r,ou
vreurs était terminé J mais cet sépara«
tioù» étaient è la charge d» proprié
t»ire,4amli* que le soin d'enlever le
deeiHitl>ide MUoyer la eonrregardait le
,£«*rUle prtrotWÄ. ShUn
*** le «CBlfàliMM it l'éli aorei.pt
S u f *** pourraient
ieb charger, Duuè paH, il y avilit le
sans avoir eu le temps de se mettre en
défense. Cairigin apiès avoir si terri
blement vengé son ami, est allé se met«
tre à la disposition des magistrat.«, qui
l'ont jugé et acquitté, séance tenante.
mortalite de i,a semaine. — Le chif
fre des décès constatés à NevwYork
pendant I i semaine dernière à été de
532, toit une augmentation de 11 sur le
total des soj t jours précédents. D'après
le rapport de l'Inspecteur de la ville,
lei maladies de poitrine et la fièvre ty
phoide fout toujour« de rapides progrès
tentative d'enleveuent . — Vendre
di dernier, la population de Jlarri-burg,
Pent-ylvanie, a été mise en émoi pur une
tentative d'enlèvement d'un eh fa ni de
couleur nommé Geoige Claïk. Deux in
dividus au service d'un chercheur de
ègres Appelé Snyder avaient eu pour
mifrioii d'enlever le jeune Claik qui,
sous le préttxle d'une commission à re
cti oir, fut entraîné dnns la maison où
on devait le garder. En «fret à peine
fut-il rentré que les portes sa ref< rmè
rent sur lui. Clark en se trouvant en
face de Snyder reconnut le danger qu'il
courait, et voyait t sa retraite coupée, il
fanchit lestement un escalier qui se
trouvait devai t lui et domina fCto baissée
dans une fenêtre dont il fit vol r les
vitres en éclat d'un gtul coup de lôte.
Bi< M qu'il fut aussitôt Biiisi |>ar Snyder
et sa femme, ces derniers lie purent ce
pendant empêcher la victime de pousser
dfrs cris a-sez perdants pour alliier un
grand nombre de personnes. La porte
de la maison fut immédiatement enfon
cée par un nommé VVéidner Boyrr et
le j< tine Cl a i k fut délivré, tandis que
les ravi seurs étaient conduits devant le
juge B ader qui 1rs a fut conduire en
prison. L'ara station de &nyder est re
guide comme une béné !i< tiou | ar h
population de couleur dont il est depuis
longtemps la terreur»
aitniver n 'wtiionv burn -. — Tonte
i'nrntocratio noire ou colwrée de Nc\v
Yoik se trouvait réunie, vendredi soir
duns le temple d i mini tie nègre, le ré
vérend docteur Pennington, pour faire
les honneurs de la cité Impériale à mon
sieur Airtbony Burin l'esclave fugitif
dont lacapturo coûta aux Etats-Unis
50.000, apiès avoir causé à Boston une
dont Tn-gHaiion Cure encore,
^.1», (!lt ^l ,|, ;. lt \ ) ond . e ^ 0 :
§ I J^OO ; si l'on en juge donc par tout
lu bruit fiit autour de lui et l'argent
dépei.sé. pour sa cause, co nègre virgi
iiien doit tire en ce n omeiu un vrai
lion — il hest en etfet ce qui s'cxpli pie
en outre, par sa facilité de parole. Il
suffit de l'avoir entendu, une seule foi',
peindre sous de sombres couleuis et avec
un hardi pinceau les hoireurs de l'es
clavage pour deviner tout le parti qu'ij
saura tiicr de sa position exceptionnelle
von i>e lettres . — La négligence qutî
beaucoup de personnes mettent à reti
rer do la poste les lettres qui leur sont
«drcîséts, a donné lieu cci nicremént 4
à une exploitation d'un nouveau genre,
de I» pari d'unu association de trois en
fants d'une déplorable précocité.
Voici cemment procédaient ers jeu
nes voleurs, dont lo plus âgé n'a pas
plus de treize aas. Aussitôt que la liste
motif d'écoitomiser quelquos journées
d'ouvrier; de l'autre, cette profonde apa
thie du Pcrrichon, qu« laisse toujours
quelque cltoâe d'idacliuvé, comme si,
après un elFort l'activité épuisée deman
dait au repos indispensable et les déliées
■d© In négligence avant la (in de la tâ
che.
Marcelle compara celle grossière et
repoussante opulence agricole» au poé.
tique bien-être du meuuier; et elle lui
aurait adressé quelque reflexion à cet
égard, si, au milieu des cris de détresse
des dindons effarouchés ut pourtant im«
mobiles de terreur, du sifflement des
oies mères de famille, et des aboiements
de quatre ou cinq chiens maigres au
jaane, elle eût pu placer une parole.
Comme c'était le dimanche, les boeufs
étaient i rétable et les laboureurs sur
le pas de la porte, dans leurs habits de
fête, c'est»à»dire en gros drap bleu de
Pruwe, de la tête aux- pieds. Ils ré
gardèreut entrer la patache Avec beau
coup d'étonnement, mais aucun ne se
dérang«« pour In recevoir et pour aver
tir le fermier de l'arrivée d'une visite.
Il fallût que Grand «Louis servit d'intro*
ducteurà madame de Blanchemont; il
u'y fit pas beaucoup de forons et entra
sans frapper, en disant i
de3 lettres paraissait sur les ufurs de
la po=te ou dan3 les journaux, ils choi
sissaient les noms les plus à leur conve
nance et allaient réclamer ces lettres
qui leur étaient remises avec une déplo
rable facilité. Bon nombre de ces mis
sives renfermaient des valeurs qu'ils em
ployaient entre autres moyens d'amuse
ment, à ce payor une loge nu mi.s-e
de Bamum les jours de grande repré
sentalion. La présence réitérée de ce
trio ne tarda pas à faire naître dans
l'esprit du régisseur du Musée, des soup
çons dont il fait paît au chef de police,
qui curieux de savoir de quelle source
piovenaient les fonds dont les jeunes li
ons paraissaient si bien munis, les lit ar
rêter et conduire à son ofiiee.
Là, une perquisition faile dans les po
cht s d'un des | revenus lit découvrir l'en
veloppe d'une lettre adressée à MM.
Shc'ppard et Cie., éditeurs Fullou direct
Le porteur de cette enveloppe était ha
bituellement chargé de retirer les lettres
de cette maison, mais comme souvent
des envois d'argent ndres és à MM.
Sliepp.ird et Cie. , n'étaient pas parve
nus à d< stiiiation, la police a été mise
par ce fait sur la voie de nombreux dé
tournements dont la justice auia à s'oc
cuper prochainement.
■ H " IB I M Il M
Nouvelle-Ori.eans, 10 mars 133G.
On se le rappelle, le dernier vélo du
Président Pierce a .'enlevé les colères de
la presse de l'opposition : elle a écrit et
écrit encore que lé chef de notre Répu
blique avait, une fois de plue; traité
cavalièrement la volonté du peuple, en
refusant sa signature au bill des spo
liations française?. No is savons ce
(|uu ces mcîsieurs entendent par la
volonté du peuple : ils croient que ce
peuple ie résume en eux, et sous le pré
texte de leurs espérahees trompées, ils
accusent le pouvoir d : manquer à ses
devoirs.
Lorsque ces attaque? ont eu lieu, n«u*
avons discuté et le bill des spoliations
et le veîo dont l'a frappé M» Pierce,
et nous croyions avoir prouvé que le par
li, pris par le Président, csl le plus sage
auquel on pût s'arrêter.
De reste, on a pu lire le message qui
a cni| èi lié Cet acte du Congrès d 'avoir
force de loi, et ceux qui l'ont étudié at
tentivement , doivent, s'ils ne sont pas
dominés par des idées injustes, préc n
çnes, avoir reconnu que toutes les rai
fonljfcilléguéeà par le Président, ïoat
ju -te-. en même temps qu'honnêtes.
l'ai mi les objections avancées par les
adversaires de l'homme qui est n ht tète
de nos affaire?, se trouvait celle-ci : ils
disaient que M. Pierce avait mesuré de
la prérogative qui lui est accordée par
!a Conslitu ion; ils affirmaient que celle
ci, en conférant au President le droit
de tenir les Chambres fédérales en
échec, avait eu on vue de re fermer ce
magistrat dans un cet tain cercle : que,
selon «on texte et >on espiil, la Consti
tution veut que la prérogative du veto
soit exercée, alors seulement que la lé
gislation, soumise au Président, est en
tachée d'mconstitutionnalité.
— Les auteurs de cette objection con
naissent trop bien le pacte, qui Mit
de base à nos institutions, pour qu'ils
nient été francs, lor?qu'ils ont pris cette
position. Ils voulaient seulement en
to'ircr leur < pposilion de motif?, quels
qu'ils fussent, ils voulaient trouver,
quand même, un casus belli.
— Madame Bricolin, venez donc !
madame de Bl&nchcmont qui vient vous
voir.
Celle nouvelle imprévue causa un si
vif saisissement aux trois dames Bricolin
qui venaient de rentrer de la messe, et
qui ëtnieht en train de manger debout
une légère collation, qu'elles restèrent
stupéfaites, se regardant comme pour se
demander ce qu'il fallait dire et faire
en pareille circonstance ; et elle»
n'avaient pas encore bougé de leur
place lorsque Marcelle entra. Le grou
pe qui se présenta à ses regards était
composé de tiois génération«. La mère
Bricolin, qui ne savait ni lire ni écrire,
et qui était vêtue en paysanne; mada
me Bricolin, epouse du fermier, un peu
plus élégante que sn belle-mère; ayant
à freu piès la tenue d'une gouvernante
de curé : celle-là savait signer son nom
lisiblement et trouver 1rs heures du le
ver du soleil et les phases de la lune
dans Palmanadh de Liège; enfiri, rnade
demoiselle Rose Bricolin, belle et fraî>
che en effbt comme une rose du mois
de mai, qui sait très-bien lire des ro
mans, écrire la dépense de la maison et
danser. Elle était coiffée en cheveux,
et portait une jolie robe de mousseline
couleur de rose* qui dessinait à merveil
Celui-là fut, il fuit l'avouer, des plu
malheureux. Un coup d'ceil jeté sur
notre Constitution met à néant tout
l'argument en «piestioiu et établit qu'il
résulte ou de la mauvaise foi ou de
I ignorance, deux fort vilains péchés pour
des publicistes.
Nous avons déjà cité, tout au long-,
cet ailicle constitutionnel, et on y a vu
que la prérogative, accordée au prési
sident^n'est nullement renfermée d;ins les
limites qu on lui a assignées, pour la
plus grande commodité de lu discussion.
Afin de mieux édifier encore nos lec
teurs, à ce sujet, nous mettons aujour
d'hui sous Luis yeiH, une esquis-e de la
discussion, qui eut lieu en 1787, alors
que fut soumi-e au mémorable Congrès
de Philadelphie, la proposition qui cré
ait le veto.
Celte discustion, que nous allons résu
mer autant que nous le pourrons, nom*
bre ce qu'avaient en vue nos pères lors
qu'ils décidèrent que ce vrlo devait être
consacré par In Constitution*
Ce fit M. Randolph qui fil la pre
mière proposition à cet égard, et qui
demanda que l'Exécutif et un certain
nombre déjugés fédéraux composassent
un conseil de révision législative ; à
ce fcor^H il donnait charge d'examiner
tous les actes de la Législature nationa
le, avant qu'ils devinrent lois, d'une'
manière définitive. <
M. Geury fit la motion de renvoyer
la proposition de M. Randolph, dans le
but de soumettre celle-ci : " L'Exécu
tif aura le dro t d'annuler tout acte lé
gislatif, qui subséquemment à son veto,
ne serait pas voté par une certaine pro
portion de chacune des branches du
Congrè*.
En présentant celte motion, M. (Jer
ry ajouta qu'on ne pouvait constit ur les
magistrats dn la Cour-Fédérale j * de
de I opportunité des me.'urcs publiques.
Api ès lui, vinrent MM. Wilson et
Hamilton, qui proposèrent de donner
à l'Exécutif le droit absolu de repous
ser des actes législatifs.
Ainsi donc, tout I g monde s'accordait
sur l'utilité du veto, la discussion ne rou
lait que sur les questions de savoir à qui
on le conférerait, si ce pouvoir serait
absolu, ou s'il tomberait devant t ne se
conde action du Congrès.
Un vote unanime rejeta la proposition
d'en faire une prérogative absolue.
Ou compléta la proposition de E.
GerhV , en décrétant que les deux tiers
des Chambres réunies annuleraient le
veto, et ainsi conçu, l'article conslitu»
tionnel fut voté par huit Etats.
En suivant attentivement cette discus
sion, on voit que les membres de la
convention de Philadelphie n'attribuè
rent pas à l'exercice du veto une certai
ne calhégorie de lois; tous ceux qui fi
rent des propositions â. ce sujet voulu
rent que le veto put atteindre non seule
ment les lois inconstitutionnelles, mais
encore celles qui seraient regardées
comme inopportunes par le Président.
M. Wilson demanda la réconsidéra
lion du vote qui excluait le Judiciaire
du conseil de révision, et proposa enco
re d'adjoindre à l'Exécutif un certain
nombre de juges.
Al. Madison appuya celte motion, et
termine ainsi les observations qu'il adres
sa alors à la conven'ion :
Que le pouvoir chargé de la révision
oit créé, en vue d'empêcher la présente
égisl.atio» d'empiéter sur les autres dé
le une taille charmante, un peu trop mo
lée par l'exagération du corsage et des
manches collantes, à la mode du mo
ment. Celte ravissante figure, dont
l'expression était fine et naïve à la fois,
cffica chez Marcelle le lâchcux eflctde
la mine aigre et dure de sa mère. La
grand'mère, hâJée et ridée comme une
campagnarde éprouvée avait une physio
nomie ouvarte et hardie. Ces trois fem.
mes restaient la bouche béante; la
mère Bricolin se demandant de bonne
foi si celte belle jeune dame était la
même qu'elle avait vue venir quelque
fois au château (rente ans auparavant
c'est-à-dire la mère de Mircellc, qu'el
le savait pourtant bien être morte de
puis longtemps j madame Bricolin, la
fermière, s'apercevont qu'elle avait re
mis trop vite, en rentrant de Ja messe,
un tablier de cuisine sur sa robe dë mé
rinos marron ; et mademoiselle Rose
pensant rapidement qu'elle était irrépro
chablement vêtue et chaussée, et qu'elle
pouvait, grâce ail dimanche, être sur
prise par une élégante Parisienne, sati?
avoir à rougir de quelque Occupation
domestique trop vulgaire.
Madame de Blanchemont avait tou
jours été, aux yeux de la famille Brico
fin, un être problématique qui existait
i parlements, ou sur les droits d'un peuple
! ou de rendre impo-sihlo I i passation des
lois injustes dans le fond, vicieuses, dans
la forme, il n'en reste pas moins certain'
qu'il serait utile d\adjoindre le Judi
ciaire à l'Exécutif»
Dans ces paroles de ce grand homme
d'Etat se trouve la définition bien claire
du veto, et n'ôus ïa recommandons aux
adversaires, dont lions parlions plus haut
La ino'ion de M. Wilson ne préva
lut pas comme on le sait ; mais cet ho."
norable citoyen eut aussi l'occasion de
diie ce qu il entendait par ce pouvoir
du veto.
"Des lois peuvent être inconsidérées,
injustes, et Cependant n'être pas assez
"inconstitutionnelles" pour que des
juges refusent de les appliquer. Il se
rait donc bon de donner voix à ceux-ci
au chapitre de leur erérttion, ef de les
mettre ainsi d même d'éclairer le pou
voir législatif.
M. C ouram répliqua que des juges
pouh-aient soufrent liés mal comprendre
"l'utilité de mesures publiques."
Dans le cours de ces débats, M. Ma
son dit aussi qu'on dovait s'attendre a
voir le Congres passer souvent des lois
injustes et pcmieîciiscs... Le pouvoir
du veto, ajoutait l'orateur, doit être donc
regardé- comirlc nécessaire» Non seule
ment il empêchera l;i passation d'actes
pareils, mais encore il arrêtera loute
tentative de ce genre; cti les rendant
inutiles,
Tels sont les détails de tes importante
débats que nous avons cru devoir sou
mettre à nos lecteurs.
Ils prouvent jusqu'à l'évidence — sf
la lettre de la Constitution était sujette
â discussion — que le Président des Etats
Unis , au sens du membre du Congres
de Philadelphie, a le droit de repéusslcF
toutes les lois qu'il juge être mauvaises
dans leur fond, et qu'il n'est nülleitlerit'
limité i\ la question de eonstitutionrialité:
Si la Convention de 1787 ri'eät accÖr ;
dé au Prérident que telle prérôgativci
limitée, dont parlent les adVersàir'es de
Mi Pierce, elle se fut livrée à un IfttVsiif
inutile ; la Cour Suprême est là p6ui ;
meltfe à déant les œuvres'législatives
qui peuvent être en désaccord aVec ht
Constitution.* C'est elle qui estIfi pre
mière gardienne, la gardienne naturelle
et éclairée de ce document précieux:
Tönt le monde est d'avis que le veto
est un de ces pouvoirs <}ui ddivent être
exercés nvcfc discrétion, rthiis iidf lié
peut contester le droit qu'à le Présideiifc
de l'appliquer à toutes lois".
Dans le dernier usage i^u'il ert A ifdit
M. Pierce a donné une preuve,de liautié
intelligence, et le pays doit s'inquiétcl"
peu de ces spéculateurs dont il n trompé
les espérances, et qui veulent tticint'eri.'lnt
soulever contre lui l'opinidn publique;
AFFAIRE DU JEUNE ÏIEtlNANDEi. — ftoî
lecteurs se rappellent celte petite telft
pête soulevée il y a peu de ternes Auj
tour d i jeune cubain Elias ïterrtàndfè,
(pie M. Francis Sloughlon, corisùl d'Es
pagne à New-York, voulait i'erivdVcV â
son père sous la charge de M. Ctlstb^
bal Camoveli. Grace à là prôle'cti'dn
de son oncle, Hemande2 put . résislct à
l'autorité paternelle', et rested sefnä ses
désirs, sur le sol arriéiicaiii. Peil bbn*
tent sàris doute', de nette première vic
toire, il n'était pas plutôt röAiis eh liber«
té qu'il intentait un. procès àu coiisbl et
à l'agent de son père deVuttï le juge
peut-être, qu'on h'âvait Jamâis vu et
qu'on ne verrait certainement jamais.
On L'vait connu monsieur son m iri,
qu'on n'aimait pöii t parce «|«l*il était
hautain, qu'on n'estimait pal parce qu'il
était dépensier", et qti'on ne craignait
guere parce qu'il avait toujours besoin
d,argent et qu'il s'en faisait avancer à
tout prix. Depuis sa mort, on pensait
n'avoir jamais a traiter qu'avec des hom*
mes d'alliiire§, vu que le défunt avait
dit maiutei fois, en produisant la com
plaisante signature de sa femme : Mada»
nie de Blanchemont est un enfant qui ne
s'occupera jamais de tout Cela, et qui
s'inquiète fort peu d'où lui vient l'argent
pdur/uque je lui en apporté. Bien en»
teudu que le mari avait coutume de met»
tre sur le compte des goûts dispendieux
de sa femme les prodigalités qu»il fai*
sait à ses maîtresses. On ne soupçon
nait donc nullement le caractère véri
table de la jeune veuve, et madame
Biicolin crut faiit un rêve en la voyant
tomber en personne au beau milieu do
la ferme de Blanchemont. Devait-elle
Ven réjouir ou s'en affliger ? Cette ap
parition bizarre élait -elte d'un bon ou
d'un mauvais augure pour la prospérité
des Bricolin ? Veut-on réclamer ou de
mander? J '

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