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Le pionnier de l'Assomption. (Napoleonville [La.]) 1850-185?, March 25, 1855, Image 1

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LE PIONNIER DE L 'ASSOMPTION,
JOÏÏMAL POLITIQUE. AGRICOLE. LITTERAIRE ET COMMERÇAI,
vol.. V.
KTAPOLEONVIX.I.B, DIMANCHE 26 MARS 1855.
NO. 95
L6 PIONNIER BE L'ASSOMPTION.
rtrHLlK PAR
EUG ENË SUPERVIELLE.
■ i*\ "f 111 ' f "
WM ANCHE 55 MARS 1855.
CttittUdius Ku $wt\tin ■:
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-L'abonnement est paya
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AGENTS DÛ PIONNIER.
l Ii. B. Kude, Passage
Nllb-Oblbaks . . > de la Bourse, No 96,
» , v ) ençéTgijure CoriL
Aaeia.io» -, . M^Richjrd & Teçq-let.
Rivibbb-Neuve . . M. Firrrfm ünplessie.
a iff - *< • ?î- ^ ® reR ü^
' ' NI. Auguste T*hériot.
tbÙ""' i M. BdgardPerret
-ErffWinl Bu H tard.
Tksbodäüx . V . . M» Adolphe Blanchard.
... ; M.T. Gagné.
■'S r< Miau . ; . . M. Etienne FéniMon.
AaeoMrrioK .... «. Rodriguez, Cafe Slnr
Émut*. RinKHK . . M. Pierre Tbcïiot.
Tiii»coyBT»j|^*, . M. Cf. J. P
M" Dix* le« paroiaaéB où nous îh'jivoni pas
«rtktti'd'ageqU, no#g prion« Irt Maîtres de
I>a«to4»v«a!uir ««.cliarger de l'agence de.notre
ANNOUSRS^-Pour 1« inwHion«, snnonceg
• etc., les condition» àontiea auhranU»
Par ai* Lt«BBaj pourra Hrt insertion $1 0#
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qui tondra stmpènSi'e son abon
t, 'è»»fa- prévenir, par «ft¥it, l'Edifear
" «a.moins, avant l*«jtar *tioh du tri
«HjÄ&itte V riitffffîmifteiljti Pfoimt* et cè
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signale députa
: .t*"* «<»» •*>* dm» te ' but
RtMr d« r^!b^»»-rIVtivwlli«*m»»nt de
gîre aux Etats-Unis et
d'^jK^ r tujé digue au torrent de *.\Smi
ji tfr^imi .qm»oo'»<l'* t u» M pùrtï de la
" J>ki|«*Wii|W.- «-m <w;u-tn*;«l
» teilte et- (Oiittu«iatrice d'une tweocia
lioirp»Kti.,..e «lu niîme g.-f.re, qui a fait
nifilt pi-iH»nt quelque» anneel. * t a en
«iapf» wtâf wmv>
- d' »•»<•» .ylwwi »ieox
a prt* . toup-à roup de* pro
yÇittyi* loîoWates,- fcoitfiiie to ufç t.ou
Viu.té pay« de rapide», pipe **
l^welèppée iiiM< drt pr«'fuii.a«* u^.ftbre«
«Me «, dit on form*« d'initiation, sés ;
jiiitUj .e* -efm'Mit% se» «*crets, ses
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aoeitl) *e()*, e»t un en^.gmc t un
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centaine, de mille» «Henl.
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'"M'i |*dfoqifer 'g*>to» ,j W NM *b**«n«
^é&tiôtff rtUClïné) de« rt«ffcrf#eè ^igou
j^umwoçe .dç* d toils civils, et f^tppcqt
il'iiw ^dtt^ tBh^luiîaux einpM pu
blies tout incita* du s igmate
r -Ofil^.êétrtingère:
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clHté. Iseün fatuité« pOuM*s*eQ«Biit«&t
dévjûÉhBttls» d'àboH i
i 'éteigneilt
. . Fière, et, api-es avoir
• fait toHuae a¥ec tine habilité et aile ra
( »«M^abJelj ilf tombent de Bon
ne heurt datif l'apathie^ le désôrdre et
ï'incfep&Uif Aucune idée setirtlc an»
S i
...
Cbeej'tc
centre« de réiimons, ni los manoeuvres
souterraines de cette formidable légion
d 'esprits invisibles, dont la puissance
occulte se fait sentir en tout lieux, dans
toutes les assemblées politiques, dans les
deux enceintes du Congrès, dans les Lé*
gislaturé de tous les Etats ; car partout
elie a disriminé ses membres muets, ins
ti^ateürs habiles dont pas un seul n'a
voue son affiliation à l'ordre mystérieux,
ni même la moindre relation sociale a
vec aucun de ceux qui en font partie.
Couverte de ce voile impénétrable,
et de cette armure mystique, la Société
marche à «or» but, aveé l'audace du sang
/raid, tout le rèle "Cï toute la ferveur de.»
anciens sectaire«, mai» ce bu!, l II o ne
l'atteindra pas.
Il faudrait avant tout fermer les ports
des Etats-Unis à la matét: montante de
l'émigration européen ne. Ce serait ten
ter de meître «b-tacle n I accômplisse
nienl"d'une des lois de l>ieii
«i l'on voulait supprimer les
; coinmc
eo'i rants
'frta^nétiqueg d'Orient en Occident, que
l'humanité semble avoir suivis dans sa
marche progressive.
questions plus simples en np
paivnce,se inltachent aux plus grands
intérêis des sociétés humaine?, et aux
vues suprêmes de la Providence. En
terre est le domaine que Dieu a donné
srtiX hommes psur l'embellir et .y trou
r<"rieur subsistance. A mesure que !a
population se développe, elle doit se lé
panïlre dans ce vaste domaine Tcccuper,
ie cultiver et y faire naître la rit liesse
et ta prospérité.
'(iuand une fié? zones est trop chargée
d'itab] anls et ne peut plus s ifliré â Ifcui
hubaistatice, il faut que le trop plein se
diverse siir leszon s inhabitée«, vastes
îWlitudes dont la virginale fécondité iu
witent les l^une#'tribus qui se détachent
de d»Patrie, pour suivre los routes Lra
cées par la l'jo% idunce,
L'h in?tiiiçt st(,rèt, comme une voix
ittlimc, iriipérieus»', ébranle^ agitxJ sou
lève la partie la pus nvantuiei^e-, la
plus turt niante, la pauvre ou la
plili disgraciée des vieilles cités, et rte
grands écojlenit lits d'émigration jippoiv
Leut dans un monde i.OuV&jUi de iiom
breuses mullitutles,, de Iravaiileur« pour
défricher les soliUid-iS sauvages, pot:r pa
rer le sein de fci lçrre de mois-oas iftnc
cpuluméçs, cl y f tiré flleufir deà'grttupes
de familles heuieuses, qui «c consti'.ufcMt
bUftilôt en Tiches éotftm'rnatiîéï.
N'est ce pas à cç? grntjds mouvements
de* petinle», quç PLfi-ji^n Atnéricainc
doit sa grandeur cl sa p Rospes lté ? En
vingt-ans, la Grand '•"•Tireta"gut / ,' celte
sfiperbe fi f gate' ' qui >%rr'0'gé'- ta monar
chie dé« mers , a jetiV à elle sente dans
les ports d u ? E'àls-Unis plus de deux
millions d'âincs.
- En Mande 4o spectre de la fajin joi» 1
à la politique inique qui les g mvôrne et
qui los étïeint de ses terres de fef - , chaîse
t<iS 1#$$ Ie»-tilcs et riante?» des fa«
milles au désespoir qaii frappées même
dans leur liberté, de con-ciencéi disent
un, eternal jidiçu aux champs cauvert;
de rfclics moissons dont elles n'ont ja
mais leur prtrt. " * ; Iü ' .
Jin A/iglet^çr^ a? ^'est pas jsrülement
la pauvreto qui force à réinigratïiln :
la,loi civile elle-même, si prodigue de
,*e« laveurs pour #és ^iiiiiléjgTê#, mais si
dgQuréu.se pour 'celle' qu'elle dépouille
de leur, pari dans ^héritage [laternel,
U « inet dnuä ,1a néj(.'^sité d'a|lêr cher»
«jiitr .au loi» une t^re hpspitaljere et le*
.au une t^re
Uçfvet»fjie
tin ( c'est-à-dire les deux bouteilles d#
via blanc à j«un «n guUe.de café ) don
nail i sa naain robuste j pOur présage^
l'époque ptbthrtlne *o3 cet homme si dis
po«i «i maiinnl, si piévoyaut et éi impito*
««éf»®ire. le jugement et jusqu'à In dure
cun sentiment dti jW^frfei né les soutient.
La*digestion devient l'affaire de ièur
Ttgygt-tetn* rkhes t e si vi^owewMînwti
aç<jui-ç eavant quyls jaient consoli
dée, engagée dans flail Je çfibar^ts el
compremife par mille maladresses., sans
partir de la,vanité qui les précipite dans
des «péeulatioi» au-deê&HS .tje lçur cré
dit î *i bien que tous tes riches sont rui
nés au ^on»»l oà ils font Je plys d'eu
vieux, .eaimodnod nim }
Rfî Bfieolin «'«t, était pas encore là .
Il était à Q^ilgPïJjù i^Gl^vité dans tou,
îSffc Torcc, peut enßorf lutter éon
tré ja. doubl# iyresse.de IVgueil et de
i'int^np.éri»c«i. Mais il sufltsaitûe voir
«e» y.«mrn iridéf* Y&i* ft b 4p-.
men, son liez lui^aat et le trembleroent
ijug^fteptçetjwqu
té de eon ftme, pour devenir on ivrogne
épuisé, un bavard très lourd,gt ua mjiî^
tlfe iàciie à tromper.
Sa figure avait été belle, quoique
pourvue absolument de distinction; Ses
:
| jouissances de la propriété que leur re
[ fuse une injuste politique.
En Allemagne ce n'est pas la faim
qui pou se vers les rives lointaines de
l'Océan, cette masse de population es
sentiellement laborieuse, c'est l'absolu
tisme intolérable de celte foule de petits
souverains des Etats-Germaniques, dé
coupés en lambeaux par le traité de
Vienne : c'est le vague instinct de tous
ces tronçons vivants qui s'agitent pour
se rattacher les uns aux autres et for
mer une giande unité sociale, c'est une
idée morale, nue foi naïve et profonde,
un élan irrésistible vers la liberté! Trom
pés dur»s leurs espérances, trahis dans
leurs elfùrls, ces amants de l'Indépen
dance s'arrachent du sein déchiré de
la Pairie, se mettent en marche de
tous les points les pins reculés de l'inté
rieur, vers le rendcE-vous général, ou
les appelle la liberté civile. [/Alle
magne semble se déverser toute entiè
re dans l'Union Fédérale, pour lui ap
porter une race vigoureuse qui paie no»
bîement son tribut à la loi du travail et
qui fait honneur à l'émigration europé
enne.
Le beau pays de France, 'ses plaines
ondulantes de moi-sons dorées, ses val
lons riches de verdure et de fleurs, ses
côtenux tapissés de vignes, oft mûrissent
les grappes dé pourpre et d'or, retien
nent leurs gais habitants, possesseurs
d'un acie ou deux de ferre bien cultivée
héritage de leurs pères on produit des
économies de leur travail.
Mais l'émigration ne se compose pris
seulement des recrues de la pauvreté et
de 11 faim; de plus nobles pèlerins sont
condamnés à suivre.le courant qui con
duit sur la terre hospitalière. — Je veux
dire ces impétueux adorateurs du pro"
g^ès social, divinité qu'ils placent sftr
l'autel de la patrie ; cl qui se t ran. -for'
me Cftmre cux»nvêmes en idole peifi»
de n Irtqüeüe une patrie estoilerte en
sacrifice, et l'autre échappé dii temple
ensanglanté, emporte à travers l'Océan
le drapeau de sa foi politique qu'elle
vient placer avec confiance sous la sau
ve garde de la bannière étoilée ) car si
la religion »'a plus de martyrs, la poli
tique ft toujours des victimes.
Cette généreuse adoption dans la
fnaïille iunéricjiiie, cllerti: par la Cons
titution aux | roscrits de toutes les cro
yances et de ij^ute^ les idées de réforme
a fait la grandeur mûialo des États- Unis
et los mêmes pn'viiègcaétcndus aux émi
grés de toutes les classes récruCî de la
mi»èrc et de l'infortune,, ont jeté, dans
leilr sein ces éléments de force tet d'é
nergie qui alimentent cette activité fou
droyante que rien n'arrête, que rien m,
décourage et quls'ôl iice dans les entre
prises los plu« audacieuse?-.
Une conspiration 'clandestine fié réus
sira jamais à tarir ce? sources de fécon
dité dans los "veines des ' Eluts-Unis
elle .aura . beau faire chaque brise qui
«ouifle de l'Oiient, chaque vague de la
haute marée, continuera d'appo.ler à la
République de Washington des cargai
sons vivaiUes . de nouveau* citoyens.
Un million de nouveaux enfants ndop
liA», viendra chaque année fespirer l'i i«
fîùencebienfaisanle d'un beau ciel et
se ré gé tic ne r des souillures» du Al^ux
Monde, en respirant l'air pur et salu
taire de la liberté,, et dans le cours de
vingt années , cinquante millions d'â
itïùb fleuriront sous le soleil , en're f>»"9
deux océarts, traversé dans tdus les fens
traits court? et fortement accentués an*
uonçiient une énergie el une apreté peu
commiinp. Il avait l'œil,vif, noir et dur,
la bouche sensuelle, le front étroit et
bas, tes cheveux crépus, la parole brève
e| rapide. Il n'y aVftîf point de fausseté
dans son regiird j fit d'hypocrtsie dans
ses manières. Ce n'était point un horh
ta pu bled« iii po nn cfie.
D-ailleura
oont.nûre au tien, '' H pensait lui avoir
dému;itré qu'il agissait en vertu des
diofts les plus sacrés, et ^u'il avait fait
i^cte de haute loyauté eu fe lui annon
3avi ; çibjiuM i.Laaa i m»
. ,J)emi-bourgeo^s, demi-mänant , tl por
tait, le dimanche*un costume mixte entre
"lé pay«ah fet le mônsîeur., Son chapeau
av<tit In forine plas bassfe que relui des
uns, et les bords moins larges q^ue ccjui
: des autres. Il avait une blouse grise
m. ceinture tt à plis fixés Sur sa taille
courte, qui Jui donnât . l'aspect d'une
barrique cerclee. S^s guêtre« ex
_
t
l
une Odeur d-étable incébile, et s t erava
le de soie noire était d'un luisant grais
j
*pnr les bannières de l'étoile d'or de l'in
dépendance. Cette grandeur politique
maritime et scientifique, qui étonne
l'Europe est en partie l'ouvrage de l'é
migration.
1. os hommes d'Etat dont la sagesse a
présidé au développement de l'Uniôn
naissant, ont toujours su npprécier les
éléments de richesse et de force appor
tés par J'émigiation au sein de leur jeu
ne république. La loi dès l'origine ac
corde aux étrangers les ficultéâ les plu»
libérales pour acquérir des propriétés
foncières et jouir des droits politiques et
civils.des citoyens des Etats-Unis. C'é
taient des hommes d'Etat plus profond?
que les membres de la "société t myslé
lieuse."
Jusqu'à présent, le même esprit a di
rigé les successeurs de ces pères de la
République -, ils n'ont jamais cessé d'a
méliorer le sort des tribus ^migrantes,
pouvoir à leur besoins, une fois débar
qués sur le sol américain, et même d'é
tendre line surveillance providentielle à
Irâ^rs i'Ucéitn sur les navires qui les
amènent.
Ne cherchez donc pas à repousser l'é
migration ; gardez pour tout éti anger sa
place au foyer de la liberté .' Laissez
l'Europe vous envoyer des bras qui tra
vaillent, des (êtes qui pensent et des
cœurs qui battent de généreux senti
ments. Pressez avec la même frater-.
nité la main qui coupe dans la carrière le
marbre destiné au ciscau de Phidia« cl
la main qui tient le cis'ean dont l'art
divin fait sortir d'un bloc informe une
noble statue de Washington et de Hen
ry Clay. Ouvrez librement vos ports
et vos ligues de chemin« de leh à ce?,
multitudes voyageuses qui viennent s'en
rôler sous le règne do la civilisation
modern", etrmarche vers de nouvelles
conquêtes, à ces intrépides piounieri
dont le nombre Va former cos longues
caravanes qui traversent le Continent
de l'Est à l'Ouest-, marquant d'avance
par les feux de leurs bivouacs les empla
cements de nouvelles cités qui doivent
s'élever sur ks chemins des mines d'or
et Tes centres de nouveaux Etats dont
les étoiles îr'ônt prehdlre leur pla'èo nn
milieu des glorieuses constellations de. .
L'ÛNÏON AMERICAINE.
Éhe CstitK
L'empereur Nicolas est-il mort? quoi
que les détails fourni« par V Afnca pa
raissent parfaitement authentiques quel
ques journaux expriment, des doutes à
ce sujet. ' * '' ■
Un correspondant du Picayune entre
même dan? de tongues explications ftfiu
de démontrer rtiiôpdssibilîlo defhrrivéc
de cette r.ouVelle à LoÄdrcs à supposer
môme qu'elle fat j»»üteis - '
Dabord parce qu*il est d'« l'intérêt de
<a Russie de tache'r un sbmbla^lé éré
nemeftt de peur d'ébranlei 1 le courage
des soldats engagés dans la lutte. .
EYssuitc parce qu'il n'y a pas de ligues
lions , mai# nous pouvons leur
les termes 'même djj discours de Lord
Clarandon annonçaut .cçt événement à
la chambre des lords ;
u ït est de mon HVfif <îc communiquer
à vos seigneuries le contenu de la dépêi
che re<jue depuis une demie-heute de
Çç personnage court et bru?
fit une impression désagréable sqr Mai
celle, et sa Conversatiön prolixe roulai
tOuîôû.FS "sur l'argent,~|ùr fut ençoie
mmii« sympathiqrfù qlie les prévenaices
désobligeantes de sa moitié.
Voici quel fut à peu piès lé résumé
du bavardage do deux heures qu'elle
eut à subir de la part de maître Bvicô
lin. La propriété dé Blandiétrtoht était'
chargée d'hypothèque^ potir un grand
" "™* '"*" '
tiers de sa valeur. Feu'M. le Baron avait
en outre demandé des avances cônsidé
tables ^or les tûrrnagé?,.et àf|c dés iri
térèfâ énôrmei que Ali Bricoliii avait été
obligé d'exiger, vu la difficulté de se
procurer'de l'argent et le taux uiuraire
établi dans le pays. Madame de Bliltt
rhfomnnt ifeltfit S ft SOhmhltVo à'ïct'coè- 1
vendre la terre ou troùvcr promptem.rnj
des capitaux i en utripot, I t terre valait
avdit été îuitdnM par elle; öti bien .ivîtni
de demander les revenus, et!« devait
paVel* Vamlrl, tapitaflf intérêts, èoau
me ^ui s'életafi: â pfàt de fcbttt mille
fâincs. Qfiahd «lux atltrçs créanciers
ils voulaient Vènirer dans" leurs fondé
entièrerhent ou garder leur créance en-'
frèrë I litre dê placement. Fffatlait donc
notre ambassadeur à la Haye, annon
çant que l'empereur Nicolas est mort ce
matin à 1 heure d l unc apoplexie pulrti'o
naire, après une attaque d'intluence. I.c
gouvernement de Sa Majesté a aussi re
çu une dépêche de Berlin constatant qua
cette mort â eu licü te matin à minuit.
Une heure avant l'arrivée de cette der
nière dépêche, j'avais reçu de lord John
Russell à Berlin, une dépêche annon*
çaut que le cznr était à l'article de la
mort-, et qu 'il avait fait «es adieux i sa
famille, je n'ai dône pas de doute en
raison da ceç faits, sur la Vérité du rap*
port que j 'ai reçu. " , .
Ii nous semble comme â lord ClAren
don, qu'il n'y a pas à élever des doute«
sur l'authenticité de cette Nouvelle. Quel
que soit l 'effet qu'elle puisse avoir sur là
situation, il faut bien l'admettre comme
vr,?î'c.
Lord Clarendon a du examiner, ainsi
que le fait le correspondant du Picayune
la possibilité de la transmission de celte
nouvelle, avant de la communiquer au
Parlement.
Les doutes exprimés par le corrcr
pondant du Picayune prévalent à l'am
bassade russe à Washington. Le minis
tre russe dit qu'il pense quc'ce rapport
est une fausseté. Si cct événement eut
pu avoir lieu, il eut reçu le premier la
confirmation.
Cependant le Evenng Slar du 17
dit que noire gouvernement et le corps
diplomatique croient au rapport de la
mort du czarj quoique Ve miiiis\rc russe
n'eu ail pas reçu la confirmation officieU
le.
Quoitftfil en soit, si, comme On le dit
,ccj.tc mwr s t doit amener la paix, nous la
déplorons conime fatale à l'Europe. La
paix .va rafïUrmii; ^absolutisme qu'une
guerre longtemps prolongée eut ébranlé.
La paix.c'est le maiatien de ce qui exis
te aujourd'hui ; c'est l'alliance de tous
les despotes en vue de- consolider ^eut
pouvoir. < ( Orléanais^ )
KAOfô na suictDK.— La commune dè
t/audrûviile canton ^'Esföyes { Aube )
Vient d'être lé théâlhî d'un suicidé tes
plus singuliers. l^ft Victime qui est urt
nommé itoïiéré GallaV dit Ca'rmoiiche-,
âgé d'énVuon |0 ans at pécule son fu
neste projet"avec un sàng-froid iéses
pèrant et une persistance inouïe 1 .
Depuis (Ijf&rq'tei tempïf, cet hoiVinrté
qui paraissait en pvoieà Oa^profond cha
grin, était devenu sombre et taciturne - .
S'éiant retiré dsns trrte vieille masure-,
éloignée le plus possible de toûte ft'tltre
habitation, il y vivait dartà 'uii comptet
isolenwïnf, d'un petit revenu et pro
duit d'un chamf> qù'il eultivait tui mé
me. .^oito-r.-.mA
Ûernièremcrçt, i^ prend jun pistolet,
le charge, s'applique cette arme sur la
mâchoire infélieiïVé et pressé là 'déten
te ; en main ayant dévié, îl tic ïé ttï'O pàs
mais il se fait une horrible blesèurc.
Alors il remêt son pistolet daftlia po
che, remoqte chez lùi,?tûft de ie Jp^û'cu
rer un rasoir ; n'en trouvant àucùn Söus
sa mainyil prent}, du couta.'tu serviette,
s'en porte tin -cöiip à la gorge, et, après
avoir essuyé la' fame, qui âvatt pétiéVrè
dans les chairs à une profondeur ae ptu
weurs c<?dtimèt^c», it met aussi ce cou
Jleau dans sa poche, puis il s'en va tout
sanglant à la rivière, distance de 11 d'au
moins don* fc'eitts rfiêlreà, et s'y préci
pita. Retiré prOmptement de i'eau par
des'ptàsantl qui le reconduisir^t chez
finit cent mille francr, elle étmt,gfévée
de quatre cents mille francs dé dettes,
is compter celle envers* M; ^Brleolin.
refeit trofs cé'nt miFc frafcsf uïïiquc
fortupe désormais de ftïfidatne de Blan
di'emönt, indépendante de celle <jue son
mari aVait ou n'avait pas lais«éto!#i son
filt et dont elle né cOnnaissait pa« ki si»
ftÂttiWîH *^**7 si r ' m
Ânriîdllc était loin de «"attendre à
dè Si grands désastres, elle n'en avait
l«t ; moUiéi' S 'Lés erëasiclewn'a
valent pas epeofe réelniné, tt bien nan
tis de leur êtres, ils attendaient, M.
Ùricolin tout le premier que la veuve
i'informat de sa ' position mm lui en de
mander le paiement ihlégtift du bt «Ön
tihualion du revenu que l'emprunt leilr
nattre IlStat de ses affaire?, il hdrépon.
dit avec une brutale franchisé qu'il n'a*
vait pas de raison pour se presser, que
sa créance était bonne , «t <p»e chaque
jour d'indifférence de la part de pcopri
ètaîre ftait On jour de piofit poer te fer«
mier, pehdant lequel il cumulait tes in«
téréis de fO" argent «arrt lion »«enturer.
Ço r lisonncmcnt péremptoire éélaira
prtnhpt'êtfient Mércolle sur le genre do

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