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Southern sentinel. [volume] (Plaquemine, Parish of Iberville [La.]) 1848-1858, October 09, 1848, Image 3

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Les mots en politique.
( Extrait d'une lettre. )
Souvent d'une cause petite et insigni
fiante en apparence il résulte des consé
quences graves, immenses. En politique
surtout, cet axiôme trouve son application
malheureusement trop fréquente. Il me
luffira de quelques lignes pour expliquer
ma pensée et démontrer l'incontestable
inflnence que les mots exercent sur les
choses et les événemens.
On a faussé, dans ce pays, le véritable
sens du terme générique de démocrate. Ce
terme s'applique avec la même justesse à
l'un et à l'autre des deux partis qui se par
tagent la grande opinion nationale. On a
fait cependant de ce mot une dénomina
tion distinctive pour désigner l'un de ces
deux partis à l'exclusion de l'autre.
Les Whigs sont-ils moins bons patrio
tes, moins sincèrement républicains que
leurs adversaires, appelés seuls et à tort les
démocrates ?
Les Whigs veulent-ils le renversement
de la constitution, le désordre, l'anarchie
Les Whigs sont-ils donc moins sensi
ties aux souffrances populaires, compren
neut-ils moins les besoins des classes pau
vreset travailleuses, sont-ils moins dévoués
aux intérêts généraux du pays et rêvent
âls moins cordialenientl'honnetir, la gloire
et la prospérité de la nation ?
Se trouve-t-il dans leurs rangs moins
-d'hommes éclairés, moins d'intelligences
OToins de capacités 1
Non, non. Ils se nomment Whigs : et
voilà tout le secret de cette haine achar
née, inconcevable que leur a vouée 1
masse des hommes ma] instruits de l'his
toire de ce pays, et par conséquent peu
capables d'asseoir leur opinion sur une
base raiaonnée, solide. Ici j'ai particuliè
rement en vue la population naturalisée
formée des immigrans dont le nombre
s 'élève, chaque année, au chiffre énorme
d 'un million ! Pour cette population, qui
Certes mérite qu'on y songe et qu'on y
réfléchisse, le ternue de Whig , dénaturé
comme on dénature toutes les vieilles et
bonnes choses, signifie à peu près l'équi
valent de noble ou d'aristocrate. Débar
quée sur cette terre avec ses idées, ses
opinions, ses rancunes européennes, por
tant dans son cœur désillusionné de nou
velles illusions, cette population, que ses
douleurs, dans le passé, ont faite la mor
telle ennemie de tout ce qui seulement
peut lui offrir un soupçon, une ombre de
despotisme ou de tyrannie, ne croit avoir
de vrais amis dévoués et des sympathies
loyalement sincères que dans tout ce qui
lui semble se rapprocher le plus d'elle
et lui rappeler, en les exaltaut, son origine
ses titres et ses droits souverains. Âussi
le mot Démocratie , synonime de peuple
roi, exerce-t-il sur elle un pouvoir magi
que et vraiment fascinateur. Et pourtant
ce mot, exclusivement appliqué àune
seule fraction du peuple, poui' désigner
un seul parti, combien il est vide de sens,
combien il est menteur !
Est-il un homme sérieux qui osât avan
cer que les , Whigs sont les nobles, les
aristocrates de la république ? Car, je
vous le demandé, s'il est véritablement
des aristocrates en ce pays, lequel des
deux partis aurait le droit d'accuser
l'autre î
Le prestige du nom manque donc aux
Whigs ; c'est le mot qui est contre eux,
et vous le savez, les conséquences en sont
grandes ! Si, abandonnant leur dénomi
nation actuelle, vieille importation de la
très-aristocratique Angleterre, que préci
aément cette origine fait un épouvantail
dangereux pour les nouveaux nrrivans,
les Whigs en «adoptait une autre, n'im
porte laquelle, pourvu qu'elle présentât
aux esprits ombrageux ou par trop sus
ceptibles et superficiels une idée plus sé
duisante, plus immédiate en quelque sorte
de solidarité fraternelle et républicaine,
y
de
est
de
Ce
des
que
nos
qui
rive
nes
et
table
leur parti s'en trouverait bien, c'est ma
conviction. Dégagés alors de tout ce qui
contribue à nourrir contre eux une ridi
cule méfiance et de déplorables et absur
des préjugés surtout parmi la classe moins
instruite, je crois que l'on verrait bientôt
leurs doctrines et leurs principes, objet de
tant de mesquines et puériles attaques de
la part de leurs ennemis politiques, obte
nir l'avantage et la suprématie devant
toute intelligence droite et sensée.
Jene vous donne pas les considérations
ci-dessus comme nouvelles et émanant de
ma peisonnelie réflexion ; Je les ai lues
quelque part, elles m'ont frappé et je le
ai jugées dignes d'être soumises à la su
rieusö appréciation de tous les homm
éclairés et graves de votre parti.
Quoiqu'il en soit et malgré ce qui pré
cède, il faut avoir confiance dans le bon 1
sens qni a toujours distingué les citoyens
de la Louisiane. Dans la grande question
actuelle, i! y va d'ailleurs, moralement
parlant, de leur vie ou de leur mort, à
moins qu'ils ne se soucient de conjurer Its
orages et les tempêtes d'un avenir sombre
et douloureux.
" A cette heure solennelle où le peu
ple des Etats-Unis s'apprête à déposer
dans l'urne électorale le vote qui doit dé
cider peut-être l'intégrit é d e l'union amé- !
' ' trouvera-t-il au «■"' - . |
ricaine, se
Sud,
parmi
nous, quelqu'un dont la main soit assez 1
;
inintelligente, le cœur assez faible, l'esprit
assez faux pour y laisser cheoir un nom
qui ne serait pas celui de Taylor, cet
illustre fils adoptifde la Louisiane? Si
celui-là se rencontre, qu'il réfléchisse, il
en est tenis encore. "
Chronique locale.
Un article des plus graves et en pur
Gaulois ( ce qui ne veut pas dire en pur!
français ) a circulé, Samedi soir dernier, '
dans la charmante petite ville de Plaque- :
j „... i n c |
doiu les rues, ruelles et carrefours
étaient tellement encombrés que le susdit
i„ i .
article des plus graves seul pouvait circu- j
1er. On prétend que le journ... le Démo
enra... Mexi... lay... Cas... L. D... ^
le-mor... Cet article a d'autant plus de |
gravité que... Pol... Cong... ministre des
aff... ultimat... Etats-Un... Cependant il
y a lieu d'esperer que la reine Pom... le
vo... popu... d'autant plus qu'Abd-el...
Conso... pr... de Mett... Foreign-office...
Mai« blanc
Nous ne garantissons aucune de ces
nouvelles gravement reproduites, après
trois semaines de méditations profondé
ment caucasses, par le susdit article tou
jours des plus graves et en gaulois pur
Nous nous contentons de les livrer à la
sagacité de nos lecteurs.
05 s * Mr. X.,*. excellent viveur et lion su
perbe de la Nouvelle—Orléans, avait com
plaisamment endossé un billet à ordre
pour un de ses amis qui, au moment de
'échéance, ne se trouva point en mesure
de paier. Tout naturellement, le tiers por
teur vint chez Mr. X...'au remboursement
Voici ce que Mr. X... lui répondit :
— J'ai endossé ce billet pour S... qui
est de mes amis et j'en endosserai bien
d'autres encore, parce que je suis toujours
disposé à rendre service aux gens que
'aime ; mais vous voulez que je donne
de l'argent à vous que je ne connais pas î
Ce serait absurde, et je ne suis point assez
riche pour dépenser aussi sottement mes
revenus.
Mr. X.... a six pieds, de larges et
massives épaulés, et il se trouve être une
des meilleures lames ainsi que de pre
mière force au pistolet : ce qui, dans
cette république modèle, affranchit pres
que toujours de toute espèce de tribunaux.
Barbecue Tayloriste — Nous prions
nos lecteurs de ne pas oublier de remar
quer, dans notre numéro de ce jour, l'a
nonce d'un Grand et Solennel Barbecue
qui doit avoir lieu Jeudi prochain, â la
pointe de MM. Camp et Hagau, sur la
rive opposée et en face de Bayou Goula.
Cette fêle patriotique en l'honneur du
modeste et brave Z. Taylor, est une oc
casion de plus pour les citoyens et citoyen
nes de Plaquemine de rendre un nouvel
et éclatant hommage au mérite incontes
table du vainqueur des Mexicains.
fi?" En Georgie, les Whigs ont élu leurs
candidats au Congrès par 1640 de majori.
EoSgQ and Ready.
{t-r'Un Barbecue Tayloriste aura lieu,
Des discours seront prononces par M.M. Benja«
min ' Kenner, Cyprieu Dufoi .r, Pilié, Preaux,
P'eutiss, Sparks, Hunt, et autres orateurs distin
le JEUDI 12 Octobre, à la Pointe de MM. Camp
et Hagau, vis-à-vis de Bayou Goula.
Il y aura, prés de l'habitation de M. C. Adams,
junior, en face de la place de Réunion, des bateau*
destinés à transporter, sur l'autre bord du fleuve,
toutes les personnes qui voudront s'y rendre.
gues.
^ os . n,iîlâ du P arl ' démocratique sont spécial
ment invites à assister à cette Assemblée.
Les Daines s'int très respectuensemsnt priées
d'embellir cette Assemblée de leur présence. Elles
entendront des morceaux de musique exécutés par
les meilleurs artiste* de la Nouvelle-Orléans.
ROBERT C. CAMP,
NORBERT LAUVE,
J. HAGAN, Jeune.
EUGENE BABIN,
PIERRE COLE,
A. SIDNEY ROBERTSON.
'
:
| gre, nommé Willis, de la Virginié, qui l'a loné à
un nommé Scudder, habitant de la Paroisse Est
Baton Rouge, aû il a travaille quelque temps. Le
dit nègre est âgé d'environ 28 ans, taille 5 pieds
j 9 pouces.
oct2 3t" HENRY SULLIVAN, Geôlier.
MARRON EN PRISON.
Il été amené à la geôle de Plaquemine le
30 du mais de Septembre, 1846, un nègre
. arrêté comme marron, nommé JOHN, et
■ qui se dit appartenir à un marchand de né
Etat de la Louisiane-Paroisse d' Iberville
| VENTE DE SUCCESSION,
»^n vertu d'un décret ou ordre de
JCi l'Hon. Cour du lôème District judi
ciaire de l'Etat de la Louisiane, en et
pour la paroisse de Lafayette, en date du
® e P tcm ^ re 1848, à moi adressé, j ex
poserai en vente publique au plus haut et
dernier enchérisseur, LUNDI le 30 Octo
bre prochain 1848, à 10 heures A. M
la maison de Cour de la dite paroisse, les
propriétés ci-après décrites, appartenant
à la succession de feu Joshua Stricklen,
savoir
La moitié indivise d'un certain mor
ceau de terre situé dans la paroi&se d'I
berville, sur la rive droite du Bayou Pla
quemine, mesurant environ cinq arpens
de face, plus ou moins, sur le dit bayou,
sur une profondeur d'environ quarante
arpens, borné en haut par la terre de Jac
ques De Villiers, et en bas par la terre de
Félix Léonard, l'autre moitié appartenant
autrefois à M. John Tool et maintenant
à Mme Claria Rils, épouse de M. Eugè
ne T. Gaiennié.
Termes de vente.
Cinquante*piastres payables comptant
le jour de la vente, et la balance payable :
la moitié en Mars 1850, et l'autre moitié
en Mars 1851
L'acquéreur fournira ses billets avec
bonne et valable caution in solido, paya
bles à l'ordre de Jean Baptiste Benoît, ad
ministrateur de la dite succession, lesquels
pillets porteront intérêts à raison de huit
pour cent par an en cas de non paiement
à l'échéance, à dater de leur échéance
jusqu'à parfait paiement. Hypothèque
spéciale sera retenue sur la dite terre pour
assurer le paiement des dits billets et de
tous intérêts éventuels.
J. L. PETIT, schérif.
Paroisse d'Iberville, ce 28 Septem. 1848.
~fF7Zf „ j, fi 77"
Louisiane / aroisse d Iberville
E'
VENTE DE SUCCESSION.
vertu d'un décret ou ordre de
l'Hon. Cour du 6ème District judi
ciaire de l'Etat de la Louisiane, en et
pour la paroisse d'Iberville, à moi adressé,
j'exposerai en vente publique au plus of
frant et dernier enchérisseur, Samedi le
28 Octobre prochain 1848, à 10 heure A
M., au magasin de M. Pierre Richard
dans la dite paraisse, les piopriétés ci-a
près décrites, appartenant à la succession
de feu Jean Amant Dugat et à la Com
munauté qui existait entre le dit défunt et
son épouse Marie Brasseux, consistant en
lo, Un lot de mobilier.
2o. George, nègre âgé de 16 aus.
Conditions de la vente : Prix d'adjudi
cation payable à un an et deux ans, à
dater du jour de la vente.
Les acquéreurs fourniront leurs billets
avec bonnes et valables cautions in solido ,
et toutes sommes non payées à échéance
porteront intérêts à raison de huit pour
cent par an, à dater de leur échéance jus
qu'à parfait paiement.
Hypothèque spéciale sera retenue sur
l'esclave George pour assurer le paiement
de son prix d'adjudication et de tous inté.
rêts éventuels.
Paroisse d'Iberville ce27 Septembre 1848,
J. L. PETIT, shérif.
ELECTION.
Etat de la Louisiane. — Paroisse d'Iber
ville.
CONFORMEMENT à la proclama
tion de son Excellence, Isaac John
son Gouverneur de l'Etat de la Louisiane
en date du 7 Août, 1848, une élection
aura lieu dans la Paroisse d'Iberville,
MARDI le 7emejour de Novembre, 1848,
à l'effet d'élire six électeurs pour cet Etat,
pour la Présidence et la Vice Présidence
des Etats Unis.
Le scrutin sera ouvert depuis 9 heure*
A. M. jusqu'à 4 heures P. M. dans les dif
férents districts d'élection, comme suit
savoir: —
Pour le 1er District.
Au café de Mr. Briengue au débarque -
ment du Bayou Goula, sous l'inspection
de Messrs. Paul Hébert, Norbert Lauve
et Albert Allain.
Pour le 2 eme District.
A la maison de cour de la dite Paroisse
à Plaquemine sous la surveillance de
Messrs. Joseph H. Rills, Lucien Landry
et Trasimond Roth.
Pour le 3 eme District.
Au magasin de Messrs. Bissell et Schla
tre sous la surveillance de Messrs.
Adolphe Dupuy, Jules Sellier et John A.
Dardenne. s
Pour le 4 eme District.
A la résidence de Mr. Paul Dupuy,
sous la surveillance de Messrs James E.
Robertson, Richard Reames et Valsin J.
Dupuy.
Pour le 5 eme District.
Au magasin de Mr. Pierre Richard,
sous l'inspection de Messrs Charfes Da
venport, Thomas C. Brown et Edward
Moore.
Pour le 6 eme. District.
A la résidence de Mr. Joachim Blan
chard, sous la surveillance de Messrs.
Jean Bte. Guédry, Achille Landry et
Pierre Colle.
Pour le 7 eme District.
Au moulin-à-scie de Samuel Ives, sou»
la surveillance de Messrs Gaspar Gall,
Wm. H. Carr et James Sullivan.
Peur le 8 eme District.
Au magasin de Theodore Johnston,
sous la surveillance de Messrs James H.
Johnston, Ursin Daigre et Maximilien
Cotoire.
J. L. PETIT, Shérif.
Paroisse d'Iberville c e 5 Sep t. 1848.
BUTLER'S EFFERVESCENT MAGNE»
SIAN APERIENT—-For dyspepsia, indi
gestion, nervous debility, giddiness, head ache, aci
dity of the stomach, habitual costiveness, cutaneoui
diseases, gout, gravel, &c.,and highly valued as a
gentle, cooling purgative. For sale by
aulO L. C. THOMAS, Druggist.
TWO Thousand yards Lindsey; 1500 yard«
Jeans, for sale by
au21
ROTH, BRO & CO.

1^8 Sentinelle fcu Sit*.
PAR W. P. BRADBURN.
Termes — Cinq piastres per an, prix d'abon
nement, payable d'avance:
Les avis se payeront à raison d'une piastre
pour douze lignes pour la première insertion
et cinquante cents pour toute publication subsé
quente.
fl.IQ fK.w/.ri?!
LUNDI, 9 OCTOBRE, 184«.
WINER'S
Canadian Vermifuge.
mHE best remedy ever yet discovered
for all kinds of WORMS. It not only destroys
Worms and invigorates the whole system, but it
dissolves and carries off ihe superabundant slime of
mucus, so prevalent in the stomach and bowels of
children, more especially of those in bad health.—
The mucus forms the bed or neat in which Worms
produce their young, and by removing it, it is im
Eossible for worms to remain in the body. It is
armless in its effects on the system,and the health
of the patient is always improved by its use, even
when no worms are discovered ; the medicine being
palatable, no child will refuse to tako it, not even
the most delicate.
Sold Wholesale and Retail by J. Wright &. Co.,
151 Chartres st.. New Orleans. A. E. R ichards
is the agent for "Winner's Canadian Vermifuge,"
in Plaquemine, and also for the sale of " Dalley V
Pain Extractor." marll'ly
Plaquemine March 11,1848.
State oj Louisiana—Parish of Iberville.
S!itr , r , i?ac!TrnvT o n n
State of Louisiana, in and for the Parish
of Iberville, to me directed, I will offer at
public sale to the highest and last bidder on
SATURDAY, 28 Ik day of October,
1848, at 10 o'clock, A. M., at the store of
Pierre Richard, in said Parish, the fol
lowing described property, belonging to
J the succession of Jean Amant Dugat,
Idec'd., and to the commuuity which ex
isted between said deceased and his sur
viving widow, Marie Brusseux, consistin"
in— °
1st. A lot of Moveable Property;
2d. Georgè, a negro boy, aged sixteen
I years. ,
tekms op sale.
Price payable at (»ne and two years'
I credit from the day ot sale, purchasers to
■furnish their notes with approved security
in solido, and all sums not paid when due
'o bear interest at the rate of eight per
[cent per annum from lime due till paid.
I Special mortgage to pe retained on the im
U>ovable property, to secure ths payment
of* !he price of the pruehase money and
all interests.
B SUCCESSION SALE.
X virtue of a decree or order of the
Hon. Sixth District Court of the
J. L. PETIT, Sheriff.
Parish of Iberville, Sept. 27, 1848.
State oj Louisiana —Parish of Iberville.
SUCCESSION SALE,
BY virtue of a decree or order of the
Hon. the 15th Judicial District
Court of the State of Louisiana, in and
for the Parish of Lafayette, to me direct
ed, bearing date the 25th of September,
1848, I will offer at public sale to the
highest and last bidder, on MONDAY,
the 30fA of October next, 1848, at the
Court House of the Parish of Iberville,
at Plaquemine, at 10 o'clock, A. M., the
following described properly, belonging
to the succession of Joshua Strickland,
deceased, late of the Parish of Lafayette,
consisting in—
The undivided half of a certain tract of
Land, situated in the Parish of Iberville,
on the right bank of the Bayou Plaque
mine, measuring about five arpents front
more or less on said Bayou, by about forty
arpents in depth, bonnded above by lands
now occupied by Jacques De Villiers, and
below by land of Felix Leonard, the oth
er half of said land formerly belonging
to Mr. John Too! and nowto Mrs. Claria
Rils, wife of Eugene F. Gainnié.
Terms of Sale.
Fifty Dollars payable in cash, on the
day of sale, and the balance of the price
of adjudication payable in two equal in
stalments, the first on the 1st of March,
1850, and the second 011 the 1st of March,
1851. Purchasers furnishing their notes
with approved security, in solido, payable
to the order of Jean Baptiste Benoit, ad
ministrator of said successon. Said notes
to bear interest at the rate of eight per
cent per annum from time due until paid;
in case of non-payment at maturity,
special mortgage to be retained on the
land to secure the payment of said notes
and all eventual interests.
J. L. PETIT, Sheriff.
Parish of Iberville, Sept. 28th, 1848.
ROUGH AND READY COOPERAGE
at bavou goula landing.
THE undersigned has now on hand a large
quantity of NtOLASSES BARRELS, of 40
gallons. Also a large lot of HALF BARRELS,
of 20 gallons; and will keep constantly a large sup
ply of the above on hand, which he offers for sale
at the most reasonable and accommodating terms
He will engage to furnish Sugar Hogsheads at mo
derate prices, in any number that may be oidered.
Barrels, Half Barrels and Hogsheads, warranted
to be of the best workmanship ami materials,
•ell ly C. H. MENSLAGE.
:
ELECTION.
\ Stale of Louisiana — Parish of 1 bet ville:
i WIVI r ...
fontormity with the law and agreea
JB. bly to a proclamation of his Excel
lency, Isaac Johnson, Governor of the
State of Louisiana, dated August 7th,
1848, an election will be holden in the
Parish of Iberville, on TUESDA Y, the
7th day of November , J848, for the pur
pose of electing six Electors for this State,
for President and Vice President of the
United States.
The Polls will be open from 9 o'clock,
A.M., until 4 o'clock P. M., and holden
as follows*
In the 1 st Precinct.
At the cofiee house of H. Biiengue, at
Bayoti Goula landing, Messrs. Paul Hé
bert, Norbert Lauve, and Albert Allain,
Commissioners.
In the 2d Precinct,
At the court house in the town of Pla
quemine, Messrs Joseph H. Rills, Lucien
Landry and Trasimond Roth, Commis
sioners.
In the 3d Precinct.
At the Store of Messrs. Bissell & Schla
tre, Messrs. Adolphe Dupuy, Jules Sel
lier and John H. Dardenne, Commission
ers.
In the 4th Precinct.
At the residence of Mr. Paul Dupuy,
Messrs. Valsin J: Dupuy, Balthazar Du
puy, and Michael Schlatre, senior, Com
missioners.
In the 5th Precinct.
At the store of Mr. Pierre Richard,
Messrs. Charles Davenport, Thomas C.
Brown and Edward Moore, Commission
ers.
In the 6th Precinct.
At the residence of Messrs. Joachim
Blanchard, Messrs. Jean Bte. Guidry,
Achille Landry and Pierre Colle, Com
sioners.
In the 7th Precinct.
At I've's Mill, Messrs. Gaspar Gall,
Wm. II. Carr, and James Sullivan, Com
missioners.
In the 8th Precinct.
At the Store of Theodore Johnston,
Messrs. James H. Johnston, Ursin Daigre
and Maximilien Cotoire, Commissioners.
J. L. PETIT, Sheriff.
September 5th, 1848.

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