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The Avoyelles pelican. [volume] (Marksville [La.]) 1859-186?, December 21, 1861, Image 2

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"M
■ ^D O
■louraal officiel du Parti Démocrate et de la
Ville de Mansnra.
ÄiarksviWe, Deeem. \9><S\ .
ABONNEMENT. — Si payables d'avance
eu dans le courant du premier mois. —
Après le premier mois, le prix de l'abon
ement sera de $5.
AVIS. — si par carré de dix lignes au
moins pour la première insertion en cha
que langue, et 50 cents pour les inser
tion» suivantes.
CANDIDATURES. — Quelque soit le nom
bre des insertions, les annonces pour les
candidatures seront chargées $10 pour
la publication en français et $10 pour la
ublication en anglais.
Quand nos comptes seront entre
les mains d'un collecteur, chaque compte
sera augmenté du montant chargé par
1» collecteur, 10 pour cent.
AUX ANCIENS ABONNES DU "PELICAN."
Depuis quelques minutes seulement,
le "Pélican" est ^devenu notreîpro] riété
personnelle et exclusive. Désormais de
rapports suivis et réguliers seront établis
entre nous et nos abonnés, et les jes-sour
ce» employées jusqu'ici à la marche du
journal seront considérablement augmen
tées.
Nos amis et co-paroissiens à qui ce
numéro est adressé, et qui ne nous le
renverrons pas, seront placés par nous
«ur notre première.' liste dontTabonne
ment datera de ce jour; c'est une fav. ni
que nous réclamons du plus grand nom
bre des anciens lecteurs du '-Pélican"
•»t de ceux qui ont toujours applaudi à
nos faibles efforts dans d'autres capaci
tés. Jusqu'à ce que l'abondance du pa
pier nous le permette, notre tirage sera
limité afin que nos abonnés et nos échan
ges soient régulièrement [et fidèlement
servis. A samedi prochain notre pro
fession de foi, ou plutôt la preface de
l 'œuvre que nous commençons.
(Pelican du 14.)
15^° A peine la compagnie de patrouille
que nous commandions samedi soir ve
nait de s'assembler, que deux citovem
de notre village, MM. Elphùge Omivil
lion et Paul Michel, après avoir échangé
quelques paroles insultantes dans le café
de ce dernier, se donnèrent rendez-vous
pour vider immédiatement la querelle à
coups de fusil. Chacun fut chercher son
• 'firme chargée à chevrotines et Cou vil
lion du milieu de la rue et Paul Mic' el
de la galerie de son café se préparèrent
a tirer. Couvillion fit feu le premier, et
de ce coup, sept postes, traversant les
paiois de 1 établissement et la salle, allè
rent se loger dans les contrevents du
fond, labourant la main droite de son an
tagoniste. Lesecond coup de Couvillion
râta A son tour, Paul Michel déchar
gea son arme sur son adversaire, puis
trois coups de revolver qui ne portèrent
pas, ce qui de part et d'autre n'aboutit
heureusement qu'au dommage matériel
d une égrati»nure. Mais 1(5 dommage mo
ral ! Quand cesseront donc ces défis dans
notre village ? cette rage de courir aux
armes pour régler les jiius futiles q erel
les ? La société reclame le respect des
lois divines et humaines, et ces actes de
brutalité ne; devraient plus se commettre
dans le sein de notre paisible population
Le juge E. N. Culliim a instruit l'af
faire mardi dernier et a requis M. E.
Couvillion de fournir une caution de
$2,500 pour sa comparution à la pro
chaine Cour de District.
Inrendie à Mansnra — Vendredi, 13
du courant, vers deux lierres de l'après
midi, le feu n détruit à Mansnra trois
maisons au Nord du pont du bayou La
combe. Le feu s'est déclaré dans la bâ
tisse occupée par M. Rogay et attenante
à son café, et c'est à l'imprudente dispo
sition des tuvaux d'un poêle, que nous
devons d'avoir à enregistrer ce désastre.
Les deux bâtisses, café et maison au
Sud, appartenant à Victor Prostdame,
ainsi que la résidence de M. Jules Frère,
pi intre en bâtiments, ne sont plus qu'un
monceau de ruines. La perte qu'essuient
ces deux messieurs est relativement sé
vère, quoique les propriétés de M. Prost
dame soient en partie couvertes par l'as
surance. Le locataire, M. Rogay, y a
aussi perdu des effets précieux.
La population de la ville et de« envi
rons est accourue sur les lieux du sinis
tre et a réussi à circonscrire l'incendie
dans les limites décrites. On a remar
qué, on cette circonstance, le dévouement
de MM. Dégastile Armand, Victor Hel
minger et Joseph Féréol.
îdP 'Le docteur Jclbs Desfosses
ayant acheté à l'encan la bibliothèque
de feu P. d'Artlys, prie les personnes
qui pourraient avoir en leur possession
des livres empruntés à cette bibliothè
que, de vouloir bien les lui faire parve
nir à Mansura ou d« les déposer à notre
•Aie«.

Devenu l'acquéreur du V cl ean depuis
quelques jours dans le but d'en continuer
la publication, il est juste que j'expose
ici la marche que je compte suivre afin
que mes lecteurs sachent ce qu'ils doi
vent espérer de moi.
Les patriotes île tous les partis ont
pris la résolution de renoncer aux dis
tinctions politiques du passé et qui mal
heureusement divisaient le peuple du
Sud. Ils ont voulu se réunir dans un
concert unanime pour établir un nouveau
gouvernement sur des bases plus perma
nentes et surtout plus fraternelles, et nul
ne peut contester que cet acte ne fut ar
demment appelé de tous les vœux. Y
t er i. i n m- i « i ■
Les efforts du Pelican tendront a mf
I
moniser les éléments contradictoires r.e
la politique locab\ afin que les inimitiés
puissent disparaître et être remplacé s
par une entente générale pour le bien ne
la société. On doit, comureiidiv qu'à
moins que les cliques et les factions n<
■ -i,., . , ,
soietit réduites au silence par la reproba
titres à la faveur populaire n'aura rien à
espérer on Pélican. Si un candidat n'of
fre pas pour unique levier ■ ] ropn
tion des masses agissant de concert, l'ap
pât du gain et l'ambition domineraient
toujours et prendraient le pas, chez
quelques-uns, sur le bien-être général.
Le passé nous fournit des leçons de sa
gesse et nous devrions essayer d'éviter
le roc contre lequel se sont brisés tant
d'intérêts publics. Par exemple, re
marqm z !< r-- déplorables débris du mérite
social et de la supériorité intellectuelle
qui ont croupi, tenus dans l'ombre, pour
faire place à des hommes dont la cons
cience était élastique et les esprits bor
nés. Cet ordre de choses a été suivi de
puis le chef de la nation jusqu'au consta
ble de la paroisse, et c'est à la marche de
l'esprit humain que nous devons d'ap
plaudir aux réformes qui se préparent,
indices certains de temps meilleurs.
Tant qu'il me sera donné de conduire
le Pélican, je ne cesserai de battre en
brèche ces mesquines ambitions de quel
que cô é qu'elles se déclarent. Le ton
de mon journal s'accordera toujours avec
la voix du mérite honnête, et cela sans
m'inquiéter du nombre ou de la position
de ceux qui l'appuient ni de ceux qui
lui sont hostiles.
Et puisqu'il parait exister parmi le
peuple différentes manière de juger la
question des Conventions politiques,
j'essaierai de dire, en peu de mots, com
ment le 'Pélican' l'envisage pour qm
l'on ne puisse se méprendre sur la posi
tion de ce journal.
Premièrement. Les colonnes de la
feuille seront complètement libres d'op
poser ou de soutenir les candidats choi
sis, agissant ainsi que l'esprit d'indépen
dance pourra le suggérer.
Secondement. Le journal ne soutien
dra pas des candidats indépendants par
la seule raison qu'ils sont indépendants,
ni ne fera d'opposition à d'autres parce
qu'ils auraient été le choix des Conven
tions. Dans chaque cas, l'appui ou l'op
position du Pélican dépendra des cir
constances que l'on ne peut prévoir. Je
puis. néanmo : 'is. poser ici une règle
générale dont je ne me départirai jamais.
Tout candidat qui cherchera directe
ment ou indirectement, ou qui de que que
manière que ce soit, sollicitera sa nomi
nati >n par nue Convention, sans d'autre,,
lovicr -
mérite, j» • ne viendrai jamais à sov aide
il pourra s aun
plus d'important
an
dictum ' d'une i
ceux uni attac -eut
Convention qu'aux considérations snpé- ,
. i , .i, i
rtoiifiic rill Tühinr pi *!<-» m v*i onr iinrcttu.
rieures du talent et de la valeur person
nelle. Il ne servirait a lien que ces |
Conventions nomment des hommes de i
talent dans de telles circonstances, puis
que s'ils devaient s'appliquer à encoura
ger ce qui est faux en politique, le pu
blic serait, mieux traité en refusant leurs
services qu'en les employant. Le talent
bien dirigé devrait toujours prévaloir,
a ?• i .. . . ,. . / ., l
mais d moins qu i! ne soit ainsi dirige il
, . „ 1 .
déviait ette combattu. La nomination
d'une Convention n'ajoute légit memcnl
rien au mérite d'un bun. me, et si ce mé
rite ne peut le faire triompher, toute au
tre puissance, en est incapable. En ou
tre, parce qu'un homme pourrait être
choisi sans l'avoir recherché, il ne serait
pas juste non plus, dans maintes circons
tances, de lui faire de l'opposition, sim
plement parce que ses amis ont cru bon
de réunir une Convention et de le nom
mer. Or donc, les efforts du Pélican se
ront dirigés vers le but d'appuyer le mé
rite honnête contre les intrigues du ta
lent perverti d'un cot«, «t contre les pom
peuses prétentions de l'autre. Je ne
soutiendrai pas dans mes colonnes aucun
homme, quelque élevée que soit sa posi
tinn et f l ni n'offrira pas, selon moi, les
garanties que sa candidature ait été lé
gifimement obtenue.
Je crois que l'honnêteté et la droiture
en politique sont rares dans notre pays,
et, après épreuve, on trouverait que ces
deux qualités seraient le meilleur dra
peau à suivre en politique, comme l'ex
périence le prouve dans les différents in
d" pi^ée.
Ce que j ai dit des Conventions s ap
l^ ,,( i U( ' paitieulièrement r.ux affaires de
! ,aroisRe ' rê S 1,iS P ps(5es Beront sui "
vie? ' d Wi P rés <l Utt P ossi ^> dans ce
( l ui re S ar(lt>ra leS autres Conventions po
IltUjUeS. i
• . , ,
J aurai le plus grand soin den înserer
dans le Pélican rien de contraire aux
lois de la délicatesse, et j'espère que mes
efforts réussiront à rendre mon journal
digne d'être, accueilli dans le cercle de
chaque famille. Le choix des matières
en sera v:irié et puisé aux grandes sour
1 &
ces de la bonne presse qui pourra m'être
accessible.
Comme mon objet est de publier un
journal destiné particulièrement à rap
porter les affaires de la paroisse, sans
doute rien de ce dont j aurai connaissan
ce et qui pourra intéresser le lecteur ne
sera jamais omis. Je serai toujours
flatté de recevoir des communiqués et
autres articles de ceux qui désireraient
faire part au public du fruit de leurs re
cherches et de leurs réflexions, me ré
servant toujours d'exercer un contrôle
exclusif sur les matières insérées dans
le Pélican.
lîien de personnellement offensant
n'entrera dans mes colonnes. Je ne crois
pas qu'un journal doive se renrlre l'écho
des p-tites chicanes, aussi ne permettrai
je jamais que dans le mien rien de sem
blable ne vienne ie tâcher.
Je nie réserv. le droit de parler des
hommes public- et ries mesures publi
ques comme j.- croirai qu'ils le mérite
ront et eommi' l'intérêt public m'en fera
un devoir. Mais, tu exerçant ce droit,
je ne n.e laisserai pas entraîner par au
cune pas -:<•]) et mon I \ngage ne so tira
pas des bornes du décorum nécessaire et
indispensable. Je défendrai ia cause de
la "V érité," et s'il est des hommes à qui
elle répugne ou qui ne puissent la voir en
face, ils devront se blâmer eux-mêmes
plutôt que de m'en faire nn reproche. Un
journaliste doit écrire pour le bénéfice de
tous, et non pas pour abriter les hommes
contre la censure, publique 1 >,;sqn'ii de
vient !';vess-r. e de les traduire devant
son tribunal.
J'éprouve dans ces temps de telles
diiiieuliés à me pDcuvcr du papier â
j mrnal que ne-s lecteurs voudront bien,
jusqu'à nouvel ordre, accepter une demi
feuille qui paraîtra régulièrement tous
les sa ; je,lis matin.
Après avoir ainsi trac«' la route que je
me propose de suivre, j'ose espérer que
le public accordera un patronage libé
ral à mon en reprise, et (pie des bénéfi
ces mutuels résulteront des rapports qui
existeront à l'avenir entre nous.
A. LAFARGUE.
Shkrif et Journaliste.— L'Union
de Nachitoches raconte l'anecdote sui
vante :
Il y avait, il y a quelques années, dans
une paroisse de cet Etat, un vieux shérif
très connu et très aimé à la ronde, mais
dur à la détente comme on dit et payant
ses dettes le plus tard possible. L'édi
teur du journal de la paroisse lui avait
cent fois présenté sans succès des comptes
arriérés. Sur une dernière réclamation,
j le sln rif le renvoya au lendemain.
' — Si je ne vous paie pas demain, ajou
ta-t-il c'est que je serai mort.
Le lendemain se passe, et point d'ar
gent. Jugez de l'émotion du shérif,
lorsqu'on ouvrant son journal il y voit
annoncer la perte, douloureuse de Phi
B. ... eeuyei, shérif delà paroisse,
dans une longue notice nécrologique.
_ v - V 1 _ .
On v faisait l'éloge du caractère du dé
f lin t, auquel on ne trouvait qu'un seul
et unique défaut, celui de ne pas payer
ses dettes,
B sans prendre le temps de
déjeuner, court au bureau du journal.
Chemin faisant, il rencontre nombre
dames qui passent sans le voir, mais ne
semblent nullement affectées de la nou
velle qu elles viennent d'apprendre. Ils
'ont pourtant du lire leur journal! B
,! v , -> ,• -n
Ise livre a de mélancoliques reflexions
fragilité des affections humaines.
II arrive au bureau du journal pour
démentir en personne la nouvelle de sa
mjrt.
— Tiens, c'est vous, shérif, dit l'édi
teur, moi qui vous croyais mort !
— Mort ! s'écria le shérif, qui a pu
vous mettre en tête une pareille, idée l
— Et qui donc ? si ce n'est vous, ré
pliqua l'éditeur ; no m'avez-vous pas
dit :
— Ali, oui, je comprends maintenant,
dit le shérif; voici votre argent, mais
rectifiez cette nouvelle dans votre pro
chain numéro, s'il vous plait ?
— Inutile, ami B , l'article n'a pa
ru que dans le numéro qui vous a été
adressé.
ÊyNotis appelons l'attention de nos
lecteurs sur l'annonce, dans notre partie
anglaise, de la candidature de l'Hon. A.
M. GRAY pour représenter les parois
ses A voyelles, Pointe-Coupée et Ouest
Féliciana, au Sénat de l'Etat.
Election aux Avoyelles, mardi, 24
décembre.
PîPNous comptions annoncer que nos
bureaux devaient être transportés cette
semaine au High Scholl, lorsque lisant
l'Organe du 14 courant, nous trouvons
que notre confrère nous avait précédé.
Nous ajouterons seulement qu'au prin
temps, nos bureaux seront placés à l'en
coignure des rues Marks et Monroe
Nous remercions sincèrement
notre jeune et patriotique concitoyen,
Marcelin Bordelou. pour les journaux de
Richmond qu'il nous a apportés.
Membre de la compagnie du Capt.
Boone, des Gardes, de l'Atcliafalaya. il a
dû â son zèle et à sa bonne conduite
d'obtenir un congé jusqu'au 26 courant.
Notre brave volontaire partit du Camp
Pelican, en Virginie, le 1er décembre
et jusqu'alors la santé des troupes sur ce
point était satisfaisante. Toutefois, deux
de ses camarades, Tom Rogers et John
son étaient gravement malades. Le corps
où nos "Gardes" sont attachées devait
bientôt prendre ses quartiers d'hiver. Le
célèbre Brownslovv, du Tennessee, a été
arrêté lors du passage de Marcelin à
Knoxville.
La France et le Coton.
Il y a longtemps que la Grande
Bretagne cherche à se rendre indépen
dante dans la question du coton et de
s'en rendre tributaire le reste du monde.
De là, sa grande furore pour l'émanci
pation des nègres. Si l'esclavage était
aboli dans le Sud et que ces Etats en
fussent réduits, pour leur produit, au
point où se trouvent la Jamaïque et les
autres Antilles anglaisee, 1 Inde Orienta
le fournirait du coton au monde entier.
La nature du climat des Indes, avec ses
alternatives de pluie et de sécheresse,
n'était pas considérée comme contraire
aux plus belles qualités de ce riche pro
duit L'expérience a cependant prouvé
que le seul moyen d'employer le coton
des Indes, c'était sou almagame avec le
coton américain. Et comme le manque
de coton se fait sentir en Europe, nous
voyons s'agiter en Angleterre, les esprits
monopoliseurs, cherchant à supplanter
notre culture pour remplir les marchés
de leurs cotons récoltés dans les IndëS
Orientales et Occidentales.
Supposons que cette supplantation ait
lieu, où en seraient la France et les au
tres nations manufacturières du globe ?
dépendantes de l'Angleterre, elle qui
est leur rivale pour les cotons manufac
turés. Telles que les choses existent
aujourd'hui, les Etats Confédérés ne ri
valisent avec aucune nation pour le pro
duit manufacturé. Nous sommes agri
culteurs, nous produisons la matière pre
mière et en échange nous recevons les
produits industriels des autres nations.
Serait-il de l'intérêt de la France et des
autres Etats Européens de sacrifier cet
admirable échange pour se placer sous
la tutelle anglaise ! Dans notre pays,
le commerce avec ces mêmes nations est
basé sur des intérêts mutuels et qui s'é
quilibrent, tandis qu'avec la Grande
Bretagne tout serait de son côté et à son
avantage. Quelques fondées que soient
les espérances que la guerre entre les
Etats Confédérés et les Etats-Unis peu
vent inspirer à l'Anglerre, en vue de ses
avantages futurs par rapport au coton, la
France et les autres nations n'en retire
raient que la ruine et l'ébranlement de
leur riche industrie.
Les intérêts de la France souffrent
aussi sous un autre aspect que la guerre
développe. Le beau coton des Iles (Sea
Island) est ravagé par les hordes de
Lincoln et c'est ce coton qui produit en
France les belles moussellines. Les pa
triotes planteurs brûlent leurs précieuses
récoltes plutôt que de la voir tomber
dans les mains des Vandales. La France
ressentira la force de ce coup plus amè
rement peut être que les planteurs eux
mêmes. En effet, si l'industrie de cent
bras est détruite ici, elle supprime le tra
vail de deux mille ouvriers en France.
Le coton est une superfluité dans le Sud
tandis qu'en Europe c'est une nécessité.
Suspendez leurs manufactures et les ou
vriers manquent de pain. Le "mal ne
s'arrête pas même là, car tous les rap
ports du commerce sont ébranlés et le
inécontentament règne sur tous les points
de la France industrielle.
il. 3EÏJ L.I£3,
66 rue royale 66
PIANOS
DE IIERZ ET DE PLEYEL.
ßggr A. EUE est l'agent des manufactu
res de JI. MERZ, qui a reçu la médaillé
d'nonneurà l'Exposition Universelle.
— IL EST LE SEUI, AGENT —
DES INSTRUMENTS DE SAX
Harmoniums et Orgues Mecaniqnes,
CORDES DE TOUTES SOUTES.
Il a reçu par les derniers arrivages un
;arge assortiment de Musique de chant et
pour instruments, ainsi qu'un assortiment de
PIANOS Herz et Pleyel. 8dec — 6m
Eêicattteur public.
SON bureau est à Marksville au bureau
du Greffier M. Ludger Couvillion. Toute
affaire de vente laissée an bureau du Greffier
recevra l& prompte attention de l'encanteur
VARIETES.
PETITE BIOGRAPHIE DE Ll JEIINESSB
I
la petite clarisse.
Il y avait au Bayou Jdes Glaizes une
petite fille douce, charmante et studieuse.
Son nom était Clarisse, et à peine âgée
de neuf ans elle était la première sur son
banc prête à la lecture, son alphabet à
la main ; car il faut que vous sachiez
que cette aimable enfant fréquentait l'é
cole et s'v distinguait par son assiduité,
sa mémoire et sa bonne conduite.
Un jour, son instituteur voulant^exer
cer l'intelligence de ses élèves et orner
leur esprit de quelques traits de morale
choisis, selon 1 âge et la portee dechacun,
donna des morceaux à apprendre par
cœur, tels que quatrains, fables et his
toires. Clarisse eut bientôt appris douze
quatrains et plusieurs fables qu'elle ré
citait chaque semaine, à la grande satis
faction du maître et des parents de notre
petite élève.
Fière de ses petits succès, Clarisse
n'aspira qu'à lire couramment pour étu
dier des morceaux d'une plus grande
étendue, et sans doute elle y parvint
bientôt, excitée qu'elle était par l'ap
probation que lui donnèrent tous ceux
qui l'entendirent au concours, et par l'a
mour de ses parents qui avaient pour elle
tant de bontés depuis qu'elle paxut si
studieuse et si obéissante. Que vous au
riez été charmé, lecteur, de voir ce petit,
ange â l'amphithéâtre, en juillet 1847,
devant une nombreuse assemblée ! Com
me sa révérence était naturelle, connue
la fable de "Flore et l'Enfant." qu'elle
récita fut bien rendue. Les grâces ju
véniles brillaient sur son joli visage pen
dant ce petit quart d'heure de Rabelais,
et rien en elle ne décelait la contrainte
ni l'embarras qu'on éprouve dans un pa
reil moment. Aussi ses condisciples
restèrent-ils loin derrière elle, lorsqu'il
leur fallut délivrer leur composition.
Voilà de qu'elle manière la petiri»
Clarisse occupa ses plus jetines années.
L'avenir la récompensera de son zèle et
de ses efforts. C'est nn exemple que
devraient suivre tous les petits enfants
qui sont destinés à vivre un jour dans l.i
même société. A. L.
Septembre 1848.
AVIS D'ELECTION.
Bureau du Slierif. — Par. des ^/voyelles.
EN vertu d'une Proclamation de so-i
Excellence THOMAS O. MOORE,
Gouverneur de l'Etat de la Louisiane,
datée du 6 décembre 1861, une élection
aura lieu
Mardi le 24me jour de décembre. 1861.
A l'effet d'élire un Sénateur pour les
paroisses des A voyelles, Pointe-Coupée
et Ouest ï eliciana, pour remplir le siég >
déclaré vacant de l'Honorable Fénélon
Cannon.
Les Boites d'élection seront ouverte"!
à 9 heures P. M. jusqu'à 4 ? heures P. M.
dans chaque lieu d'eJeciion, afin.de re
cueillir les votes de tous les votants éfi
ment qualifié de la paroisse des Avo
yelles, sons la surveillance des Commis
saires nommés à eAt effet dans les diffé
rents précincts de la paroisse.
Les retours dûment certifiés de.ladite
élection seront faits par les commissaires
dans le délai voulu par la bd.
Fait et signé à mon office, à Marks -
ville le 14 décembre 1861.
P. P. NORMAND. Sherir
Succession de Putdext d'Artlys , dé
cédé.
A V I S .
Les personnes ayant des réclamations
contre la succession ci-dessus, sont no
tifiées de les présenter au soussigné,
dûment assermentées, et celles qui doi
vent à ladite succession sont informées
d'avoir à régler promptement, sans quoi
il sera pourvu à en opérer le règlement
par des mesures légales.
II. Se S. L. TAYLOR,
Avocats de la succession d'Artlys.
AXilÉee.
Le public est prévenu par les pré
sentes que' je collecterai strictement et
d'après la loi, les amendes imposées
contre les personnes qui négligeraient de
paraître aux revues.
Bureau du Shérif, Marksville, le 29
novembre, 1861.
P. P. NORMAND,
Shérif.
~
AIT PËl7lCÂ^. ~
CHOL,
130 RUE ROYALE m
■Encoignu re de la rue Toulouse,
NouvelTS-Orleans.
lÀ\m\u'u\ Française
— HT —
PAPIER PEIIVT.
MA. CHOL informe messieurs les Ha
• bitants que s^n choix de
Roman« Français
est le plus compfet de la ville, ainsi que Ion
STOCK de
qu'if vend à d/s conditions avantageuses.

LAZAIîfcTLLVASSEUR & CO.,
Red House, betwee, the two Markets»
NEW ORl^jvs.
\

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